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Résultats de février et Pigeons de mars

Qui dit que les Suisses n’aiment pas la Turquie et leurs émérites ressortissants ? Pour preuve, la nette victoire de l’ex-Président du FC Wil Mehmet Nazif Günal à notre pigeonnage du mois de février. Et dire que le club St-Gallois aspirait à la montée en Ligue A au mois de juillet 2016 et qu’il se retrouve sans le sous et presque relégué neuf mois plus tard. On dit merci qui ? Merci Mehmet.

Arrivé en 2015 avec des ambitions stratosphériques dans les brumes catholiques de St-Gall (« Mon ambition, c’est la Ligue des Champions ! »), notre généreux musulman décida de tout plaquer début février 2017, de manière fort peu catholique. Avec ses 70 collaborateurs (!) et des salaires de joueurs allant jusqu’à quarante mille balles par mois (!!), le FC Wil s’est donc fait planter par cette enflure de Günal, un peu comme une BMW plaque belge chaînée à l’avant sur les hauts de Grimentz.

Lui remettre un beau pigeon était le minimal cadeau d’adieu que les lecteurs de Carton-Rouge.ch pouvaient lui offrir pour sa contribution au foot suisse. Le mégalo turc devance deux Lausannois au classement : l’inutile Président du BBC Lausanne Rey-Bello et le minuscule portier du LS, Kevin Martin. Au pied du podium, on retrouve comme d’habitude le taciturne Carlo Janka.

Pigeons de mars 2017

Le printemps a juste débarqué et de beaux pigeons attendent vos votes en roucoulant de plaisir. Place à la demoiselle pour commencer: une athlète vaudoise au mental aussi solide que la paire Gaspoz-Janka réunie. Pour entourer valablement cette charmante mimine, il fallait bien dénicher de gros cerbères avec à votre gauche, le Zamparini du Gros-de-Vaud et à votre droite, l’autre agité vendeur de burgers du bout du Lac Léman. A ce trio, on a également ajouté le beau parleur aux poches percée du coude du Rhône. Venez les découvrir ci-dessous et n’hésitez pas à voter en masse d’ici au 30 avril..


  • Mario Di Pietrantonio

    Mario Di Pietrantonio


    Alors certes des présidents qui virent leur entraîneur, y en a une belle brochette. De Zamparini, l’ex-président de Palerme qui en a usé 28 en quinze ans, à Constantin, mais lui après il nous fait rire en engageant Gattuso, alors on lui pardonne.

    Mario Di Pietrantonio, le Président d’Yverdon Sport SA, n’est pas un obsédé de la gâchette. Mais le contexte dans lequel il a viré Julien Marendaz il y a une année, puis Philippe Perret tout récemment interloque. Bon, j’avoue que si j’étais président d’un club, j’engagerais aussi Perret pour le simple plaisir de le virer ensuite. Mais c’est parce que je suis une mauvaise personne. Bref, reprenons les faits.

    Il y a un peu moins de deux ans, à l’intersaison, Di Pietrantonio va chercher Julien Marendaz à Echallens, à grands coups de « On compte sur lui pour le long terme » et autres « On veut que ce soit lui l’entraîneur qui nous accompagne au cours des prochaines saisons. » Forcément, il n’allait pas lui dire « On va te sacquer comme une merde dans neufs mois alors même qu’YS sera encore en course pour les finales ». Marendaz est donc remplacé par Philippe Perret. En gros on a demandé à Marendaz de présenter du beau jeu (Echallens était réputé pour sa jouerie), on ne lui a pas laissé le temps de mettre cela en place et on le remplace par Perret, dont les équipes présentent le football le plus ennuyeux depuis l’invention de ce jeu. D’accord, je n’ai pas suivi tous les matches de Petchon entraîneur, mais je vous promets que la FC La Chaux-de-Fonds entraîné par Perret entre 2004 et 2007, ça me donnait envie de débrancher Vincent Lambert.

    Perret n’aura donc pas fait mieux que Marendaz, et a été remercié il y a deux semaines. Toujours très classe, Di Pietrantonio déclare « La qualité du jeu présentée au Stade Municipal ne plaît pas. Ni aux spectateurs, ni aux sponsors et encore moins aux dirigeants. Philippe Perret a été engagé chez nous en tant qu’entraîneur de qualité. Cet hiver, force est de constater que nous nous sommes trompés en lui confiant notre équipe ». Mouais. Engager Perret et déplorer la pauvreté du spectacle, c’est faire venir le mime Marceau et se plaindre du manque d’épaisseur de ses textes. Et malgré cela, YS pointe au troisième rang, à un point de la deuxième place…

    Voilà donc un président qui vide chaque année son entraîneur à la même époque, alors que son équipe joue les premiers rôles. C’est original. Accessoirement il a aussi fait signer Matt Moussilou en début de saison, ce qui témoigne d’un caractère primesautier. Enfin, il a débaptisé le club qui, jusqu’en 2014, s’appelait officiellement « FC Romandie SA », ce qui me faisait tellement rire et me rappelait à quel point son prédécesseur Paul-André Cornu était un très vieux Monsieur qui n’avait plus toute sa tête.

    Pour toutes ces raisons, je vous remercie de bien accueillir Mario Di Pietrantonio dans cette sélection de Pigeons du mois de mars.

    Yves Martin

    (Les citations ont été reprises depuis l’excellent site http://footvaud.ch/, qu’il faut aimer, s’il vous plaît)

  • Mike Echenard

    Mike Echenard


    Tu ne connais pas Mike Echenard ? Et tu te dis féru de hockey sur glace en Romandie ? Non mais allô quoi ! Bon, on ne peut franchement pas t’en vouloir car le néophyte Président des Red Ice de Martigny (le seul club valaisan qui en vaille la peine) est un peu arrivé sur la pointe des pieds aux manettes du Forum, tout juste muni de son expérience de hockeyeur inline (ceci explique peut-être cela, a posteriori…).

    Le premier hic dans sa gestion calamiteuse arriva avec la décision discutable de ne pas nommer officiellement Adrian Plavsic comme entraineur 2016/17, lui qui avait juste échoué en demi-finale des play-offs face à Rappi. Non, cet arriviste d’Echenard fit débarquer Matjaz Kopitar au HCM, lui qui connaissait la Ligue B suisse aussi bien que Christophe Darbellay la fidélité dans le couple. Le deuxième coup de maitre du sieur Echenard fut de faire gonfler par ensorcellement le budget des Reds et Noirs à 5.5 millions de francs pour soi disant jouer les premiers rôles en 2017… alors que 4 millions avaient largement suffit la saison précédente. Avec l’argent des autres, c’est toujours plus facile, si bien qu’avant que le premier puck de la saison ne soit effleuré par Balej et consorts, ça puait déjà le déroutage à mi-janvier, toute cette histoire.

    Et dans la pure ligne droite des affabulateurs à la Marc Roger, Echenard continua à essaimer sa poudre de perlimpinpin en faisant miroiter à qui voulait encore l’écouter la possibilité d’une promotion dans un proche futur en Ligue A. Il ne fallait pas être Elisabeth Tessier pour deviner que la Ligue Suisse n’entrerait pas en matière au vu de la tristesse architecturale de la patinoire du Forum. Après ce premier coup de patin dans les tibias, ce rêveur de Mike allait recevoir un deuxième coup de canne décoché cette fois par le démissionnaire du Club, Andrey Nazheskin. Pas consulté sur l’éviction illogique de Kopitar lors de la souffreteuse série face à Ajoie, l’actionnaire principal russe du club coupa fort justement les vivres illico à la chauve cigale du Forum.

    D’autoritaire, Echenard devint du jour au lendemain quasi-fantomatique, surtout au moment de venir expliquer le retard des salaires d’un grand nombre de joueur à fin février : « Des contacts avec certains repreneurs seraient à bout touchant ». Touchant-coulant, probablement. Dès lors, pas sûr que ce soit une si bonne idée de remettre un pigeon à ce blaguatzon, car il risque bien de se faire plumer, tout comme le compte courant du club martignerain.

    Paul Carruzzo

  • Chris McSorley

    Chris McSorley


    Parce que les pigeons d’avril sont les plus salissants, c’est Chris McSorley qui doit être leur champion.

    Recalage
    Le meneur d’hommes qui porte l’outrance en étendard et la haine feinte en tic nerveux, recalé cette semaine au rôle de directeur sportif, mérite un trophée pour une œuvre de 16 ans qui s’achève avec la naissance de ce printemps, dans une indifférence injuste.
    Les emportements de ce nominé n’illusionnèrent pendant sa carrière sur le banc genevois que les supporters de hockey, dont je suis assez pour pouvoir analyser sans rougir qu’ils sont tarte ou – plus rarement – tarte et demi lorsqu’ils quittent la vie normale pour rejoindre le monde des crosses, mitaines, rolba et dégagements interdits, laissant froids les gens d’outre-patinoires, incrédules devant les gesticulations malsaines du barde.

    Ainsi McSorley campa un colérique qui ne peut exister, comme une Barbie aux mensurations surnaturelles, qui servirait au mieux dans la société civilisée à réaliser un spot de prévention contre les accidents vasculaires cérébraux. Le regarder s’écheveler contre le monde entier, arbitres, adversaires, ligue, championnat était divertissant. Ca amusa des bouts de dimanches.

    L’homme singeait le non-aligné et recevait en ça mon estime de bouffonophile. Il est l’heure, au soir de sa carrière, de célébrer sa constance dans le transport disproportionné par l’attribution d’un pigeon d’or mérité.

    Succession

    On apprend au moment de mettre sous presse que l’homme qui succèdera à Mc Sorely et deviendra le nouvel entraîneur de Servette, équipe de hockey désincarnée, sans histoire, sans culture et sans prestige, soumis aux ordres d’un directeur sportif tellement plein de lui qu’il se déborde sera en partie salarié par Rentokil, le spécialiste du nettoyage des fientes de pigeons, dont on connaît les dommages potentiels qu’elles génèrent sur les organismes, par leur concentration en acide nitrique.

    Les fientes de pigeons fraîches sont, en principe, jugées plus contagieuses que les excréments plus anciens, secs et décolorés par le soleil. Les agents pathogènes peuvent aussi adhérer au plumage des pigeons et être transmis par l’air. La cause d’infection est presque toujours l’inhalation de fientes de pigeons infectées car les microparticules d’excréments pulvérisées peuvent contaminer l’air ambiant.
    (…)

    Comme même les vieilles fientes de pigeons séchées peuvent encore contenir des agents pathogènes vivants, il est absolument nécessaire de procéder à une élimination professionnelle des fientes de pigeons, consistant en un nettoyage professionnel des infrastructures souillées et à une élimination soigneuse des excréments conformément à la règlementation relative aux agents biologiques.
    (…)

    N’hésitez pas et demandez à Rentokil l’élimination des fientes de pigeons dans les règles de l’art. Où que vous vous trouviez en Suisse, en appelant le 0800 171800, vous serez mis en relation avec le plus proche de nos spécialistes qui vous viendra immédiatement en aide sur place.

    (Source : rentokil.ch)

    Il devra faire avec un directeur sportif qui a décidé que le restaurant de la patinoire s’appellerait le Pub McSorley et qu’il servirait des steaks à la sauce McSorley. Et il devra, comme tout le monde, faire semblant d’écouter le patron (comme dans cette séquence surréaliste dans laquelle notre nominé passe une journée sans que personne ne lui adresse un regard). Mais ça ne devrait pas


    Alan Maclero

  • Léa Sprunger

    Léa Sprunger


    Le doute n’est plus permis. Léa Sprunger rejoint médaille en carton autour du cou les Gaspoz, Janka et autre Tiffany Géroudet au club des sportifs suisses qui auraient dû mais qui ont pas su, en raison d’un mental aussi solide qu’un Ragusa oublié en plein soleil sur ton siège passager.

    Après avoir merdé ses vacances aux JO 2016 de Rio (« La pire course de ma vie »… euh non, ostensiblement !), l’athlète vaudoise n’a pas hésité à saccager ses Européens en salle de Belgrade. Malgré son rôle d’archi-favorite du 400 mètres féminin au plateau si peu relevé qu’on se serait cru à l’Amicale des randonneurs du Val-d’Illiez, Léa Sprunger se liquéfia en finissant piètrement 5ème de cette finale.

    Si le résultat final de la Nyonnaise est fort décevant vu son meilleur chrono mondial de l’année sur la distance en 51″46 (probablement établi dans les souffleries de l’écurie Sauber), que dire de la forme… ? Après être partie bien trop vite sur le premier tour de piste, notre levrette lémanique (féminin de lévrier pour les mal-pensants) se scotcha littéralement à 80 mètres de la ligne, un peu comme si ses baskets à pointes avaient fait velcro sur le tarmac serbe. «J’avais bien dormi, bien mangé, j’avais de bonnes jambes, la tête était bien. Je ne me sentais pas nerveuse, je me réjouissais de cette course ». Ah ben nous on veut bien ma chère, mais si comme coach tactique tu as choisi Laurent Meuwly, une sorte de vague assemblage entre un Artur Jorge et un Phil Scolari, ça explique sûrement ta débandade…

    Léa, ouvre vite les yeux et vire ton coach car pour entendre ça: « Les efforts consentis la veille lors des premiers tours lui ont coûté trop de force » ou bien encore ça : « Ses rivales avaient de l’expérience et du pédigrée », nous on se dit que tu es coachée par le fils adoptif de Stevie Wonder. « Peut-être que ce sport n’est pas fait pour moi », confessait Léa Sprunger penaude après son déchet d’œuvre, mais à notre avis, ce pigeon de mars est entièrement tout fait pour elle.

    Paul Carruzzo


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Start date 31-03-2017 22:30:00
End date 30-04-2017 00:00:00
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Qui est le Pigeon de mars ?
Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz

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Commentaires (1)

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    Big Red One

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    « débrancher Vincent Lambert », je vais pas me remettre de celle-là !

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