Vidéo des 10 ans

Pour découvrir l’eau de Cologne, il ne faudra pas quitter la Seine trop tôt

Cologne et Paris accueilleront prochainement des migrants temporaires, équipés de crosses et de lames… Faut-il pour autant mettre femmes et enfants en sécurité?

Non, car il ne s’agit que de hockey sur glace. La relative vague de froid actuelle a au moins le mérite de nous laisser croire qu’il n’est pas totalement absurde d’organiser des championnats du monde de hockey en mai (un peu comme si on organisait chaque fois la Coupe du monde de foot en décembre…) Le tirage au sort a voulu que, pour nos Helvètes, un coup de TGV suffise, du moins dans l’attente d’un hypothétique embarquement dans un ICE.
Le tournoi fera quoi qu’il en soit le grand écart entre l’antre d’un des clubs les plus populaires d’Europe (les Kölner Haie et leurs 12’000 spectateurs de moyenne) et une ville dépourvue d’équipe de première division et de toute culture hockeyistique. En tous les cas, entre les besoins de Vigipirate et ceux des jeunes Allemandes désireuses de se protéger des tripotages de Nouvel An, les hockeyeurs pourraient faire don de leurs protections aux autorités hôtes une fois leur tournoi terminé.

Bercy…une grande polyvalence

Sportivement, comme à chaque printemps, « unsere Nati » nous propose toujours une équation à d’innombrables inconnues, entre blessés pour de vrai, blessés pour de faux, motivés pour de vrai et motivés pour de faux. Au moins, contrairement aux footeux, nos hockeyeurs jouent dans leurs clubs respectifs. Mais comme plus nos NHLers marquent de buts, plus ils prolongent leurs play-offs et moins ils ont de chances de rejoindre la Nati, on n’a comme d’habitude pas que du premier choix (ce qui est certes aussi le problème des autres équipes dépendant des ligues nord-américaines). Avoir Josi, Weber et Fiala qui s’éclatent à Nashville (malheureusement aussi le fémur pour ce dernier), c’est bien sympa mais ça laisse plus forcément grand monde pour allumer la lumière rouge à Paris.

Les Français Volants de Paris en 2014 (2e division)

Sur l’étiquette, le millésime 2017 n’est pas le plus prometteur. Et avec paradoxalement une préparation notamment faite de victoires contre la Russie et de deux confrontations équilibrées contre le Danemark, on n’est pas trop avancé dans notre jugement. Quand on se souvient qu’un seul des sept matches du dernier tournoi de la Nati a affiché plus d’un but d’écart, on saisit aisément que les détails auront leur importance… dès le début. Car pour rappel, l’entame de la campagne 2016 avait consisté en une mortifiante défaite contre le Kazakhstan, qui résonnait un peu comme une version glacée et glaçante du fameux naufrage de Bakou de 1996, sous la férule du peu fringant Fringer. Après un quasi-fiasco ponctué d’une 12e place, Fischer a pourtant été prolongé pour deux ans. On se demande alors ce qu’il aurait fallu pour qu’il ne le soit pas; une relégation ? un zéro pointé ? L’ancienne vedette inexpérimentée (tiens, comme Raphaël Wicky au FC Bâle !) a donc droit à un quitte ou double.
Au surlendemain du deuxième tour de la présidentielle française, sa troupe affrontera les Bleus (Marine ou Macron ?); mais contrairement à Emmanuel (l’Amiénois est-il d’ailleurs vraiment fan des Gothiques ?), Patrick serait lui déjà content de passer le premier tour. Les Tricolores font franchement moins rigoler depuis qu’ils ont quelques mercenaires dans la meilleure ligue du monde; déjà qu’avant cela, à la sueur de leur front (National?), ils refroidissaient régulièrement nos Helvètes lors des joutes mondiales… Pour pouvoir aller sentir les effluves d’eau de Cologne recouvrir l’odeur de transpi refroidie des vestiaires, il n’y aura quoi qu’il en soit guère de joker contre la Biélorussie, la Norvège, la Slovénie et les susmentionnés co-hôtes du tournoi. On espère qu’à Paris, le Moulin rouge et blanc tournera bien, mais que les souvenirs argentés de 2013 paraissent quand même lointains!

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La No-Challenge League

La Swiss Football League avait certainement senti venir ce papier, puisqu’elle s’est empressée, la veille de sa publication, d’annoncer étudier une réforme de ses ligues pro. Car effectivement, la Challenge League, actuellement, c’est…

 

… dix équipes, seules deux, chaque saison, se renouvelant

Telle est la triste règle depuis quelque temps

Malheur à ceux qui, à l’été, ratent leur entame

Quelques défaites et on peut oublier le sésame

 

Dix-quinze points de retard et déjà plus d’espoir

C’est bon, on peut tout de suite sortir les mouchoirs

Même pas d’Europe en mire, c’est la fin des haricots

Tous les matches ressemblent presque à des amicaux

 

Zurich, Xamax, Servette comme trio de tête

Souvenirs, souvenirs dignes des eighties

Mais avec l’ogre du Letzi, pas de surprise

En juin c’est lui qui sera à la fête

 

Pour les seconds couteaux, la crainte est restreinte

Un seul cancre ira en 1ère ligue défunte

Quant au foot des talus, peu d’espoir de lumière

Qu’ils courent, qu’ils courent, et gardent leurs œillères

 

Presque aucun autre championnat n’est si fermé

La ratio de mouvement y est plus élevé

Le suspense y demeure, pas de telle mascarade

C’est pas toujours le bonheur, mais les gens vont au stade

 

Ici « Comment décourager les passionnés ? »

Semble être le nom d’un séminaire concocté

A l’intention de nos édiles de Muri…

Murir de rire, oui !…pour arriver à ce chenit

 

Dynamisons, dynamitons, trêve de roupillon !

On veut de la promotion, de la relégation,

Pas à foison, mais assez pour garder la passion

Et tout ça ne vous fera pas perdre de pognon

 

Pas besoin de grandes études, de mandats externes

Un peu de bon sens suffit à la gouverne

On regretterait presque la formule Rumo

Quand sur un malentendu on jouait même Gossau

Quand certains arrêteront de se jeter des fleurs et réfléchiront à une réforme…

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Evian, « Mourons jeunes »

Or donc, le jour de la Saint-Nicolas, l’Evian-Thonon-Gaillard FC a été mis en liquidation judiciaire dans l’anonymat quasi-général. Ce drôle de « machin », issu de fusions successives et de décisions improbables, aura notamment eu la bénédiction temporaire des eaux d’Evian, dont le slogan, « Vivons jeunes », a aujourd’hui un goût amer…

En effet, si la dernière décennie aura permis au club de prendre de la bouteille au cours d’une fulgurante ascension (en particulier deux promotions successives l’ayant amené dans l’élite en 2011), le tout est tombé à l’eau au t(h)erme d’une dégringolade encore plus rapide. A Evian, l’eau est douce, mais l’addition salée.

Le mouvement junior a tout de même pu être sauvé et, à vrai dire, les âmes catastrophées par la disparition du secteur professionnel ne courent pas les rues. A l’époque déjà, moult suiveurs de la Ligue 1 espéraient voir des clubs de tradition à la place de l’ETG. L’arrivée du sponsor aquatique, puis les maillots roses étonnants et détonants qu’il a imposés, n’ont d’ailleurs pas contribué à une extension de la popularité des Hauts-Savoyards. Le roman à l’eau de rose n’a donc pas duré, d’autant plus que le soutien populaire n’a jamais décollé.

Premier match à l’extérieur de l’ETG en Ligue 1 et premier flop populaire

Quelques fans de foot genevois peuvent quoi qu’il en soit tirer un trait sur la possibilité de satisfaire leur soif de beau football grâce aux affiches offertes au Parc des sports d’Annecy. Curieusement, ils en étaient même plus proches que les Evianais, qui à part leur sponsor visuellement envahissant, n’avaient, de manière invraisemblable, presque rien à voir avec le club, dont le siège administratif était donc situé à près de 80km du stade !

Au final, l’ETG a vécu un destin étrangement similaire à celui de l’Athletic Club Arles-Avignon, qui avait explosé dans le bon sens du terme avant de le faire dans le mauvais, pour aboutir également, à l’automne 2015, à une liquidation judiciaire. On félicitera au passage Gaël Givet qui, après avoir connu tant les Bleus qu’une finale de Ligue des champions, a réussi la performance de passer furtivement dans ces deux clubs lors de sa bien triste fin de carrière!

Les défunts affichent d’ailleurs également comme point commun d’avoir compté sur d’ex-Servettiens (mais on ne saurait bien sûr y voir un mauvais augure…) René Exbrayat, entraîneur des Grenat à l’époque Canal +, est en effet l’Arlésien le plus capé de l’histoire. Mais surtout, son recruteur et manager général au SFC s’appelait à l’époque Patrick Trotignon; un homme qui n’a pas laissé que de bons souvenirs au bout du lac d’Evian. Et « Tropmignon » a remis ça à l’ETG, quittant le navire dans le sillage de Danone (propriétaire d’Evian). La multinationale ne s’était pas faite que des amis et les joueurs ont même, de manière apparemment volontaire, fait une campagne de promotion les bras croisés afin de masquer le sponsor-maillot…

On en viendrait finalement à penser que les clubs montés par le biais d’artifices se portent mal, mais ce serait ne faire aucun cas du succès actuel du RB Leipzig et de la survie durable de Hoffenheim au plus haut niveau. Il faudrait peut-être plutôt chercher un problème du côté des clubs bâtards, à cheval sur différentes régions, qui peinent à susciter l’engouement et à trouver un public. Tiens, ça fait d’ailleurs longtemps qu’on n’a plus entendu Constantin parler d’un Olympique des Alpes qui fusionnerait différents clubs romands!

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A l’assaut des gros poncifs

L’Euro étant encore proche et la Champions League battant son plein, bien des commentateurs sportifs ont récemment eu maintes occasions de nous abreuver, match après match, de la même soupe fadasse et indigeste.

C’est tellement plus simple quand le spectacle sportif peut être réduit à une suite de saynètes si prévisibles qu’un bout de papier suffit à contenir tout le champ des possibles. Dans ce petit microcosme, l’usage est de se contaminer mutuellement de ces formulations dont on oublie de vérifier l’exactitude et l’opportunité. L’Helvétie du ballon rond compte des footballeurs moyens et des arbitres qui ne percent plus au niveau international, alors si on pouvait au moins avoir des commentateurs qui donnent envie…

Pour  une petite piqûre de rappel de l’ensemble du répertoire, le scribouillard s’attardant sur la langue française pourrait par exemple se contenter d’une mi-temps commentée par une ancienne vedette des stéréotypes,  dont l’acronyme (la classe, les mecs qu’on reconnaît par leur simple acronyme!) est suffisamment utilisé sur ce site pour ne pas nécessiter une nouvelle mention. Le susnommé étant toutefois désormais relégué aux matches dont personne ne veut, le sacrifice de subir une affiche de troisième zone en plus des commentaires lénifiants paraît néanmoins quelque peu disproportionné. Nos souvenirs feront donc l’affaire…

 « A ce niveau, la moindre erreur se paye cash »

Heureusement pour bien des carrières, ce n’est pas le cas dans le journalisme sportif. Car si une imprécision au milieu du terrain peut faire concéder un but, au micro par contre, il semble qu’il faille un sacré enchaînement de foirages sur le long terme pour risquer une sanction.

« C’est un coaching gagnant ! »

C’est le duo de remplaçants qui te renverse un match cinq minutes après être rentré. Mais pourquoi ressert-on bêtement ce constat sans évoquer que ces jokers auraient pu être plus utiles dès le coup d’envoi ? A moins qu’ils soient hors de forme et incapables de tenir 90 minutes, on pourrait au moins oser l’hypothèse. Mais évidemment, c’est toujours plus délicat de remettre en question un coach qui a gagné…

thumbnail_pyrrhus« Une victoire à la Pyrrhus »

Un autre classique, c’est le cas de le dire… On ferait volontiers un petit sondage dans les tribunes de presse pour voir qui connaît l’origine de l’expression. Mais allons-y progressivement et contentons-nous déjà d’en faire la dictée…

« C’est simple le football »

C’est la formule qui permet aussi de simplifier les commentaires. Sa concision évite de devoir chercher des explications tactiques quant à la facilité affichée par une équipe. Peut être parfois remplacé par: « c’est beau le football quand c’est joué comme ça ». Ces expressions sont toutefois peu utilisées pour les matches de Super League.

« Chaque match va être une finale de Coupe »

Offre l’avantage d’éviter trop de calculs sur le long terme, les multiples hypothèses mathématiques défiant rapidement la capacité de calcul du commentateur moyen. La variante « On va prendre match après match et on fera les comptes à la fin » est d’ailleurs encore plus favorable, car elle sous-entend que ce ne sera pas au commentateur de faire les comptes, limitant ainsi ses risques d’erreurs…

« Il y a 0-0 pour les deux équipes au début du match »

En gros, « même pas peur ! »  Certes, mais ce sont souvent les mêmes qui diront après le match: « Bon, avec un budget douze fois inférieur, c’est normal de prendre 3-0. » Et c’est ainsi que Bâle poursuit sa chevauchée sans discontinuer au firmament du foot helvétique. Et c’est également ainsi que Bâle cale toujours à un stade honorable des compétitions européennes…

« Ils ont aussi deux bras et deux jambes »

Variante de la précédente. En l’occurrence, en regardant certaines légendes vieillissantes de la tour des bords de l’Arve, on pourrait aussi rappeler que d’autres commentateurs sportifs ont eux aussi « une bouche et un micro », sans que le résultat ne soit pourtant aucunement comparable… Il est tout de même à noter que la nouvelle génération de la RTS a bien redressé la barre et qu’elle remplace avantageusement ce qu’il reste de l’ancienne.

« L’ace est le coup imparable »

Ça, c’est la brève incursion tennistique dont le seul et unique but est l’évocation de cet immonde pléonasme. Contrairement aux expressions ci-dessus, celle-ci semble avoir été enfantée dans la tour de la RTS; le copyright étant détenu par le mec à l’acronyme ci-dessus. Personne, visiblement, n’a jamais osé le corriger. Pourtant, qui oserait dire « qu’un but, en foot, c’est l’arme fatale » ou « qu’une fois que le ballon a franchi la ligne, on ne peut plus rien faire » ? C’est effectivement alors trop tard, comme quand on a dit une connerie en direct au micro…

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Cours d’anatomie avec BB

Heureusement, ce cours n’est pas donné pas Brigitte Bardot, ni par Boris Becker. On parle là de Belinda Bencic…

Néanmoins, si certaines jeunes pousses de la WTA donnent réellement envie de suivre des cours d’anatomie, ceux de Belinda Bencic commencent un peu à nous gaver.

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Pas la grande forme…

Après le dos et la hanche, c’est donc le coccyx qu’elle nous évoque, sans parler encore de sa maladie contre Puig au mois de janvier. Le jour où la série de finales victorieuses de Stan a été brisée, Belinda a elle persévéré dans le jet d’éponge programmé. On n’oubliera pas non plus les absences à Roland-Garros, à Rio et en demi de Fed Cup… Cinq abandons sur une saison de 37 matches, qui dit mieux dans l’histoire de la petite balle jaune?

C’est certes normal de découvrir son corps à l’adolescence, mais à 19 ans, ça fait un peu tard. A ce rythme, Belinda risque de prendre sa retraite plus jeune que sa prédécesseur de la filière slovako-saint-galloise. Peut-être faudrait-il une double dose de l’amère Molitor, la mère fameuse au nom de médicament? Pour celui-ci d’ailleurs, pas besoin d’AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques). Sinon, un stage chez Pierre Paganini pourrait faire l’affaire pour renforcer tout ça. Heureusement que la Belinda a pas encore de gamins à qui filer le bain, car on craindrait alors pour son genou…

Quoi qu’il en soit, à un moment, tu dois commencer à sentir si tu vas pouvoir jouer correctement ou pas et soit tu y vas conquérante, soit tu restes à la maison et laisses la place à une lucky loser. Car quand tu rêves d’être première mondiale, tu vas pas juste chercher des primes d’engagement et de premier tour. C’est presque comme si Marcel Ospel demandait une Mastercard Cumulus juste pour chopper les 3’000 points de bienvenue. Et, bon, dans le pire des cas, Belinda, essaye de finir le match quand il te reste que trois jeux!

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Ce que BB préfère jeter

Bref, ca ressemble quand même furieusement à une gestion de carrière un peu dilettante. Il suffit de songer encore à la volée prise contre une troisième couteau (Vesnina, alors 85e) à Charleston la semaine avant l’importantissime demi de Fed Cup, histoire d’être sûre de pas se rétablir à temps… Bon, là au moins, elle avait pas abandonné à 6-1, 5-1…

Sinon, on l’aime plutôt bien Belinda, elle semble quand même plus proche du top ten que de la top teigne. Passer de la 7e à la 40e place en un semestre, ça fait mal, mais c’est pas Timea qui va dire qu’il n’est pas possible de rebondir après une année pourrie. Peut-être que ça passera par l’éloignement de papa Bencic et maman Hingis…

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