Vidéo des 10 ans

Clubbing: AS Monaco

Top ! Je suis un club de football français ou presque, évoluant en rouge et blanc. Dans les années 2000, je parviens une fois en finale de la Ligue des Champions mais n’arrive pas à remporter le titre. J’ai comme figures emblématiques des joueurs comme Thierry Henry ou Emmanuel Petit. Le nom d’Arsène Wenger m’est également associé à jamais. Je suis ? Je suis ? Arsenal ! Perdu ! Vous passez la main…

L’histoire complètement bidon du club

L’histoire officielle veut que l’AS Monaco ait été créé en 1919 par fusion de plusieurs petits clubs sportifs. Pour tout dire, la date de création fait débat et personne ne semble être d’accord… On te vend du 1919, du 1923 ou encore du 1924. Bref, il semble régner un flou total sur l’histoire de la création du club et c’est bien normal. La vérité est sans doute que le club a été construit par des mecs cherchant à planquer leur pognon afin d’éviter le fisc de leur pays.

Couleurs, symboles et surnoms à la con

On a presque envie de formuler nos plus plates excuses, car pour la troisième fois consécutive dans clubbing, on va devoir dire le rouge et le blanc. Pas très original, mais cela reflète finalement bien la proportion de rouges et blancs dans le sport et plus précisément le football. Un fléau. Toutefois attention, ce qui fait la marque de fabrique de Monaco c’est ce maillot divisé entre les deux couleurs les plus répandues de manière diagonale. Le genre de maillot qui fait que tous les adversaires rouges ou blancs doivent sortir leur deuxième équipement (à condition qu’il ne soit pas rouge pour des blancs et blanc pour des rouges) et cela représente sans doute plus de 50% des équipes de football. En résumé, ils font un peu chier tout le monde comme la Croatie avec leur damier. Ces couleurs proviennent du drapeau de Monaco qui n’est pas beau à voir. Une bande rouge et une bande blanche, le même drapeau que l’Indonésie et le contraire de celui de la Pologne (ou de Soleure voire de la ville de Lausanne si tu es plus local).

Côté symbole, l’AS Monaco a repris la couronne de la famille royale, les Grimaldi qui font du bobsleigh, du cirque et des gamins avec n’importe qui, comme Gad Elmaleh.  Pas de surnom très marquant pour le club de la Principauté. Tout au plus l’ASM, ce qui traduit une nouvelle fois l’amour des Français pour les acronymes. A ranger dans la longue série des Péessegé, Ohème, Ohelle , Téfécé, Losque, Ogécé, Ahesse,… Smique, Ereuher, Médèphe, Ahainepéheu. Nous, on aurait bien aimé qu’on les surnomme les millionnaires ou les friqués, à la limite les BCBG pour faire plaisir aux Français… Ça aurait eu plus de gueule.

Stade et supporters

La raison pour laquelle on n’a franchement pas envie d’aimer l’AS Monaco, c’est son stade Louis II. Tout d’abord, sa capacité est de 18’000 et quelques places, ce qui en fait un des moins grands stades de Ligue 1. Il possède à titre d’exemple une capacité aussi importante que celle du Roudourou à Guingamp. Cela se tient néanmoins étant donné que Monaco ne compte pas plus de 40’000 habitants. Mais là où le bât blesse, c’est que les tribunes de Louis II sont aussi massivement fréquentées qu’une église le dimanche matin (j’en sais rien, je n’y suis jamais allé) et l’ambiance y est certainement aussi folle d’ailleurs. Même lors des grands chocs, Louis II peine à se remplir. Il n’est même pas rare d’avoir plus de supporters visiteurs que locaux… Et puis surtout Louis II reste le stade lié à la Supercoupe d’Europe, ce titre dont personne n’a rien à foutre. Depuis le prestigieux trophée a été délocalisé dans une ville différente chaque année. Pour que tout le monde ait aussi le droit de voir jouer Messi ou Cristiano Ronaldo et être heureux. L’an passé c’était Trondheim, cette année ce sera Skopje. En ce qui concerne les supporters… pas grand-chose à dire, il y a le Prince Albert et sans doute quelques types un peu rebelles qui ne viennent même pas de la Principauté. Oui l’ASM a un certain nombre de supporter un peu partout en France.

Ça sent encore le match à huis-clos du côté de Louis II

Les grands rivaux du club

Avec son armada de supporters et ses fans totalement barjots, Monaco a bien entendu une flopée d’ennemis dans le football. Non, on peut résumer les rivaux des Monégasques à un seul club, l’OGC Nice. Les raisons sont purement géographiques, vingt kilomètres séparent les deux villes et les deux clubs se disputent le derby de la Côte-d’Azur. Ce qui en fait presque le seul « vrai » derby de France. En réalité, ce sont plus les Niçois qui détestent Monaco par sa proximité et son côté bourge. Ce n’est pas parce que tu n’as pas 30% de millionnaires que ta ville est un bastion du prolétariat non plus. On peut également parler de rivalité avec l’OM et le PSG. Mais ces rivalités sont uniquement sportives dans la mesure où l’ASM a souvent lutté pour le titre ces dernières années. Certains voient en un Paris-Monaco une nouvelle rivalité depuis qu’il s’agit des deux clubs les plus riches de France. Le Milliardisco. Et puis sinon il y a de la rivalité en formule 1 et en tennis. Puisque quand ça n’est pas en Suisse, la plupart des pilotes ou des tennismen choisissent Monaco comme lieu de résidence. Tiens, on se demande pourquoi ? Sans doute parce qu’ils sont accroc au casino.

Les Red-White Principals, la frange dur des supporters de l’ASM

Le ou les joueurs qui pourraient avoir leur statue à l’entrée du stade

Remettons chaque chose à sa place. Posséder sa statue à l’entrée du Stade Louis II équivaut pratiquement à avoir sa statue entre deux bacs à fleurs sur les quais de Montreux. Ce qui n’est déjà pas à la portée de tout le monde, il est vrai. Et puis on pourrait se demander quel genre de joueur pourrait avoir l’idée saugrenue de passer toute sa carrière à Monaco ? Beaucoup d’anciennes gloires du foot français y ont fait leurs armes, elles n’y sont cependant pas restées assez longtemps pour y devenir de vraies légendes. Citons les Henry, Trezeguet, Petit, Thuram, Djorkaeff ou encore Barthez (que des mecs que j’adore, à part Djorkaeff) qui y ont tout de même joué pas mal de saisons. Bref, c’est un vivier à mecs de 98. Il y a également plusieurs stars étrangères qui y ont laissé leur empreinte comme Enzo Scifo, George Weah ou Jürgen Klinsmann. Mais le vrai symbole de l’ASM, c’est Jean-Luc Ettori, le gardien moustachu des Bleus dans les années 80. Presque 20 saisons disputées en Principauté et la conquête de trois titres de champion de France, il y a même passé toute sa carrière. Après je ne me souviens pas très bien de cette époque, celle des Marcel Dib et Luc Sonor. Un peu plus récemment il y a également Claude Puel (actuel entraîneur de Southampton) qui y a également passé toute sa carrière professionnelle. Franchement chapeau, ça a plus de mérite que de faire toute ta carrière à Chelsea ou au Barça.

Le joueur qui a joué pour le club mais qui se ferait balancer des tomates à la gueule s’il osait revenir

On parle de Monaco… jeter des tomates sur quelqu’un n’est sans doute pas dans les mœurs, jeter des billets de banque voilà une pratique monégasque. En plus, ça n’est pas franchement un club réputé pour la fidélité de ses joueurs. Aucun ne rêve véritablement de faire une grande carrière à l’AS Monaco, même si cela offre quelques avantages. Pour toutes ces raisons, il devient difficile de trouver un joueur spécialement haï à Monaco. On peut citer le cas de Cyril Rool. L’ancien bad-boy de Ligue 1 a bien joué une saison pour l’ASM avant de finir chez l’ennemi niçois et de surenchérir en filant ensuite à l’OM mais cela lui aura certainement valu un petit « bouh » venu de quatre supporters dans les tribunes.

Le match d’anthologie du club dont on se souviendra dans 50 ans encore

Beaucoup de monde s’en souvient, l’exploit de l’AS Monaco reste d’avoir disputé une finale de Ligue des Champions. C’était en 2004, une défaite 3-0 face à Porto. On s’en souvient particulièrement bien parce que c’est peut-être la seule fois de l’histoire qu’un vent de folie s’était emparé de cette compétition. Personnellement, je n’arrive pas à comprendre comment il est possible qu’en 25 ans d’existence, il n’y ait jamais eu l’once d’une seule surprise (hormis 2004 et 2012 avec l’APOEL Nicosie en quarts) dans cette foutue compétition. Et les choses ne vont pas en s’arrangeant. Bref, revenons à l’AS Monaco et à la saison 2003-2004. Une sacrée performance en Ligue des Champions avec par exemple une victoire 8-3, dont un quadruplé de Dado Pršo, sur le Deportivo La Corogne en phase de poules. Mais le match qu’il faut probablement retenir de cette épopée demeure le retournement de situation face au Real Madrid. 4-2 pour le Real à Bernabeu. Menés 1-0 par un but de Raul, les Monégasques vont parvenir à en planter 3 à Casillas et à éliminer le grand Real en quarts de finale. Ce soir-là, le nabot Ludovic Giuly est énorme et Fernando Morientes crucifie son club de cœur. Au final, 3-1 et Monaco s’adjuge le droit de défier Chelsea en demies où là aussi, l’équipe alors entrainée par Dédé Deschamps sortira deux sacrés matchs.

Mais c’est le Barça-PSG de 2013, 2014, 2015 ou 2017 ?

Bon ok, et actuellement

Personne ne porte vraiment les pensionnaires de Louis II dans son cœur. Pourtant, ils ont largement leur place dans le championnat français actuel. De par leurs résultats et de par les talents qui y sont passés ou qui y ont été formés, Monaco demeure un club mythique et attire même un peu de sympathie. Parce que aussi bête que ça peut paraître, supporter Monaco est presque devenu un acte de rébellion. Récemment passé dans l’ère du football 2.0 avec le rachat du club par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, l’ASM a de beaux jours devant lui. Pour preuve, les Monégasques sont actuellement en tête du championnat de Ligue 1, après plus de 4 ans de domination parisienne. Ils sont également toujours engagés en Ligue des Champions et ont pris part à un match bien plaisant face à Manchester City. Au final, il se pourrait bien que leur parcours s’arrête en huitièmes de finale et qu’ils perdent le championnat au profit de la machine à fric PSG, mais Monaco est bien de retour et le stade commence à se remplir petit à petit. Le club attire même une ou deux pointures comme l’éternel blessé Falcao par exemple. Pourtant, il y a de cela quatre ans Monaco croupissait en Ligue 2 et disputait des matchs endiablés face au Havre et à Châteauroux. Au moins, il y avait une bonne raison à ce que le stade Louis II soit vide.

La nouvelle blessure de Radamel Falcao

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Clubbing : Etoile Rouge Belgrade

Attention, attention ! Ce mois-ci on a décidé de s’attaquer au mastodonte du football serbe : l’Etoile Rouge de Belgrade. Et il y a beaucoup trop de choses à dire, tant l’histoire et la politique de ce pays ont été mêlées au destin de ce club. Bon, on a essayé de faire court hein, et de placer quelques vannes aussi parce qu’on peut rire de tout.

L’histoire complètement bidon du club :

On ne va pas s’étaler sur le sujet puisqu’on a pas mal de chose à dire dans les autres catégories. Le club le plus populaire de Serbie a été fondé par l’amicale de la raclette valaisanne en Serbie. C’est donc en hommage au Valais et aux étoiles du drapeau valaisan que l’Etoile Rouge de Belgrade a été créée. Cela n’a rien à voir avec une quelconque idéologie communiste, ne vous y méprenez surtout pas ! De nos jours encore on sert de la raclette dans les travées du stade Rajko Mitić. Ils seraient également amateurs de fendant.

Couleurs, symboles et surnoms à la con :

Au niveau des couleurs, comme on peut s’y attendre, le bleu et le jaune caractérisent l’Etoile Rouge de Belgrade. Pour la symbolique, un soleil. Ça coule de source. Et c’est en toute logique qu’on surnomme l’équipe les soleils jaunes. Bon, je te mets au défi de trouver un club au monde où l’identification des couleurs et du symbole est plus enfantine, puisque tout est dans le nom. Pour être plus précis, l’Etoile Rouge adopte une tunique à rayures verticales rouges et blanches, le tout assorti d’un short rouge. Le symbole est une étoile rouge à cinq branches, la même qu’il y avait sur le drapeau yougoslave à l’époque. De là on tire les surnoms toujours très originaux de Crveno-Beli (les rouges et blancs) et de Zvezda (l’étoile). Oui, car pour bien t’embêter l’Etoile Rouge possède un nom difficilement prononçable en VO. Un nom qu’on traduit systématiquement dans les langues de chaque pays. Ainsi on passe de Crvena Zvezda à Etoile Rouge en passant par Red Star, Stella Rossa, Roter Stern, Estrella Roja ou encore Sarkana Zvaigzne (en letton au cas où tu serais inculte). Et si on se mettait à dire Royal Madrid et Manchester Ville, ce serait quand même plus sympa non ?

Stade et supporters :

Le Crvena Zvezda évolue au stade Rajko Mitić, anciennement stade de l’Etoile Rouge que tout le monde connaît sous le nom de Marakana. Un surnom qui provient bel et bien du mythique stade de Rio, car il lui ressemblerait d’un point de vue architectural et une ambiance parfois similaire y régnerait. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi la Pontaise ne se surnomme pas aussi le Maracana suisse. C’est incompréhensible. Il s’agit en réalité du plus grand stade du pays qui accueillait la plupart des matchs des feues équipes nationales de Yougoslavie puis de Serbie & Montenegro. De nos jours, les Aigles de Serbie y disputent également leurs rencontres devant pas moins de 55’000 personnes. Une nouvelle enceinte serait à l’étude depuis quelques années. Oui un truc qui comprend centre commercial, fitness et tout le toutim afin que l’UEFA l’affuble de son estampillage cinq étoiles. Enfin, l’Europe de l’Est a aussi droit au développement.

En Serbie, le football est un terrain dangereux. Le supporter le plus fameux de l’Etoile Rouge reste le troisième frère Bogdanov, Ivan, mieux connu sous le nom d’Ivan le Terrible, le hooligan serbe à cagoule. Il s’était notamment illustré à Gênes lors d’un Italie-Serbie en 2010. Ça donne le ton… Puis il y avait Željko Ražnatović, mieux connu sous le nom d’Arkan le Tigre des Balkans, qui a joué un rôle majeur lors des massacres de la guerre entre Serbie et Croatie en 1991. Mais ça c’est au TPIY de s’en occuper, pas à moi. Tu l’auras compris, les supporters de l’Etoile Rouge sont plutôt réputés pour soutenir le nationalisme serbe. Les plus fervents supporters se dénomment la Delije, ils seraient à l’origine de l’émeute de 1990 entre l’Etoile Rouge et le Dinamo Zagreb, point de départ de la dislocation de la Yougoslavie. Mais ne mettons pas tout le monde dans le même panier ! Si tu croises un mec qui soutient l’Etoile Rouge de nos jours, ça n’est pas qu’il est un fasciste nationaliste de première catégorie, c’est juste sans doute un type normal puisque 50% des Serbes soutiennent l’Etoile Rouge, le club le plus supporté dans le pays.

Mignons comme tout les supporters de l’Étoile!

Les grands rivaux du club :

A l’époque de la Yougoslavie l’Etoile Rouge partageait une rivalité féroce (parfois trop) avec le Dinamo Zagreb et l’Hajduk Split, les deux grands clubs croates. Mais le grand rival a toujours été, et demeure, le Partizan Belgrade qui a son stade à 500 mètres à peine. Sans aucun doute un des derbys les plus chauds d’Europe, celui de Belgrade porte un nom bien évocateur, le derby éternel (Večiti Derbi). A la base, l’Etoile Rouge représentait le parti communiste yougoslave et le Partizan l’armée yougoslave, soit. Lors de l’implosion de la Yougoslavie, l’Etoile Rouge représentait plutôt les nationalistes serbes et le Partizan plutôt les fédéralistes yougoslaves. Durant les années Milošević, vers l’an 2000, le Partizan était synonyme de soutien à Milošević, tandis que l’Etoile Rouge signifiait volonté de se défaire du despote. A cette époque, les derbys se transforment d’ailleurs souvent en véritable guerre de tranchées. On le voit la politique a donc souvent servi à nourrir l’antagonisme entre les deux clubs de Belgrade.

Et de nos jours, qu’en est-il ? Et bien on se déteste toujours autant, même si la politique s’est peu à peu éclipsée. Ce qui prime à mon avis, c’est la culture hooligan largement répandue en Serbie. Il s’agit avant tout de choisir un des deux camps et d’y rester fidèle jusqu’à sa mort. Cela donne bien évidemment lieu à des derbys extrêmement chauds qui partent parfois en vrille totale, comme durant l’année 2016 à peine écoulée. Pour être complet (même si ce sujet mérite un article à lui tout seul), cette rivalité touche également le basket, autre sport très populaire en Serbie. Le Partizan et l’Etoile Rouge se disputent aussi bien en football qu’au basket un duel sempiternel pour le titre. Notons encore que l’Etoile Rouge a noué des liens particuliers avec le Spartak Moscou et l’Olympiakos du Pirée. Ils forment ensemble les frères orthodoxes.

Encore un de ces derbys où on ne reconnaît pas bien les maillots !

Le ou les joueurs qui pourraient avoir leur statue à l’entrée du stade :

La légende du Crvena Zvezda se nomme Dragan Džajić. Ancien attaquant charismatique de l’Etoile Rouge dans les années 60 et 70, il a disputé plus de 300 matchs et inscrit plus de 100 buts avec le Zvezda. Il en est d’ailleurs aujourd’hui le président, c’est dire l’importance du bonhomme. Autre légende Rajko Mitić qui a donné son nom au stade mais alors là on est dans les années 50. Bon perso, je n’étais pas encore né à ces époques, donc ça ne me parle pas beaucoup. Pour ma part, les légendes sont plutôt à aller chercher du côté de l’équipe championne d’Europe en 1991 et qui ont été un peu par la force des choses obligées de s’en aller à cause de la guerre. On peut citer Dejan Savićević, Robert Prosinečki ou même le Roumain d’origine serbe Miodrag Belodedici, (qui avait fui son pays), vainqueur 5 ans avant de la Coupe d’Europe avec le Steaua Bucarest. Et puis bon on citera aussi Dragan Stojković même si le pauvre a eu la mauvaise idée de se tirer l’année précédant le titre à … Marseille, club justement vaincu en finale. Actuellement, il ne faut pas attendre très longtemps avant qu’un bon joueur de l’Etoile Rouge ne soit repéré par Chelsea ou Manchester et se tire dès que possible. Difficile de devenir une légende dans ces conditions… pourtant Dejan Stanković ou encore Nemanja Vidić sont bien passés par là.

Le joueur qui a joué pour le club mais qui se ferait balancer des tomates à la gueule s’il osait revenir :

On pourrait penser que le fait de porter les couleurs de l’Etoile Rouge et du Partizan durant ta vie va indubitablement te conduire à l’assassinat. Et pourtant, plusieurs joueurs ont osé porter les deux maillots durant leur carrière. Alors pour que ce soit clair, à l’époque de la Yougoslavie, avant les années 90, la chose n’était pas si grave. C’est depuis que ça se corse un peu. Le cas de traîtrise le plus fameux revient à Vladimir Stojković gardien actuel de l’équipe nationale, notamment passé par le FC Nantes et le Sporting Lisbonne. Portier ayant fait ses débuts pro avec l’Etoile Rouge, Stojković rejoint comme beaucoup de jeunes la « vraie Europe » après la Coupe du Monde en Allemagne de 2006. N’arrivant pas à s’imposer à Nantes, puis au Sporting, Vladimir est prêté à gauche à droite sans succès et retourne finalement en Serbie quatre ans plus tard mais… au Partizan ! Le tout après avoir été désigné membre honoraire du club par les dirigeants de l’Etoile Rouge quelques semaines auparavant. Enorme tollé en Serbie, surtout lorsque des rumeurs courent comme quoi le portier de l’équipe nationale aurait demandé une clause spéciale dans son contrat pour ne pas être aligné lors des derbys. La conséquence : menaces de mort envers le joueur et sa famille. Lors du fameux Italie-Serbie de 2010 le gardien serbe est visé par des projectiles adressés par les supporters de l’Etoile Rouge et le match est annulé puis perdu par forfait. Quant au derby de cette année-là, curieusement rien de terrible ne s’est produit, Stojković a défendu les cages du Partizan et sa femme possède toujours cinq doigts à la main droite. Après oui. Stojković est toujours haï par les fans de l’Etoile Rouge lorsqu’il garde les buts en équipe nationale, mais il aura au moins eu le mérite de briser un tabou… Il évolue désormais à Nottingham Forest en Championship.

Le match d’anthologie du club dont on se souviendra dans 50 ans encore :

C’est un match dégueulasse et immonde qui est devenu le match historique du club le plus populaire de Serbie. Une finale de Coupe des Champions, parmi les premières dont je me souviens, qui a mis aux prises nos chers Serbes à l’OM de la grosse bouche Nanard Tapie. Une vilaine victoire aux tirs aux buts à Bari au terme d’une finale aussi passionnante qu’une partie de scrabble entre Stéphane Henchoz et Chapuisat. Une finale qui se joue finalement sur un seul tir manqué, le premier de l’OM signé Manuel Amoros. Une équipe formidable qui traduit bien la puissance de la Yougoslavie footballistique à la veille de son anéantissement total, sans doute le meilleur football du début des années 90. Une équipe qui compte dans ses rangs des stars comme Siniša Mihajlović, Dejan Savićević, Robert Prosinečki, Vladimir Jugović ou encore Darko Pančev et Refik Šabanadžović. Bref des Serbes bien sûr, mais aussi des Croates, des Monténégrins, des Bosniaques ou encore des Macédoniens. Et c’était ça la Yougoslavie à la base, la réunion des Slaves du Sud…

La dernière participation de l’Etoile Rouge à Ligue des Champions

Bon ok, et actuellement :

Actuellement, aussi bien l’Etoile Rouge que le Partizan ne parviennent bien entendu pas à s’illustrer dans une compétition européenne. Le football serbe est sans doute trop pauvre et ça tombe bien son image ne colle pas vraiment avec celle que l’on veut donner de la Champions League par exemple. Tout au plus le Partizan parvient parfois à disputer une phase de groupe de Ligue de Champions et l’Etoile une phase de groupe d’Europa League et c’est tout… Concernant l’Etoile Rouge la dernière vraie participation à la Champions League remonte tout de même à 1991-1992 et pour l’Europa League à 2007-2008. Tiens cette année l’Etoile Rouge était qualifié pour les préliminaires de la Ligue des Champions mais s’est fait sortir par Ludogorets puis par Sassuolo en barrage de Ligue Europa, ça laisse pantois. C’est donc au niveau national que se constitue l’essentiel de l’enjeu saisonnier. Savoir qui de l’Etoile ou du Partizan remportera le titre, voilà toute la question… La même qu’on se pose déjà en basket en fait.

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Clubbing : Feyenoord

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L’hiver a frappé à notre porte et le calendrier de l’Avent a commencé à ouvrir ses portes. Bientôt les rues se pareront de décorations et de lumières, les magasins seront victimes de la traditionnelle frénésie consommatrice. Bref, ça sent le pain d’épice, ça sent Noël. Justement, s’il y a bien un pays qui ne fait pas penser à Noël ce sont les Pays-Bas (à égalité avec la Mauritanie) et pour éviter l’overdose on a décidé d’aborder ce mois-ci le club le plus populaire de cet autre plat pays : Feyenoord. On te prévient, il y a pas mal de mots en néerlandais, nous déclinons toute responsabilité en cas de saignement de la bouche.

L’histoire complètement bidon du club :

On est aux Pays-Bas, dans la ville qui possède le plus grand port d’Europe… Donc de là à dire que le Feyenoord Rotterdam a été fondé en 1908 par une bande de marins trafiquants d’armes drogués et proxénètes à leurs heures, il n’y a qu’un pas. Et pourtant c’est parfaitement faux. Le plus populaire des clubs de Rotterdam a été fondé par les frères jumeaux Franklin et Ronald Vandeputte, les frères Dupuis si vous préférez. Ces magnats du polder habitaient dans un moulin, cultivaient des tulipes et effectuaient tous leurs déplacements à bicyclette. Oui la tradition des frères dans le foot batave date de la nuit des temps.

Couleurs, symboles et surnoms à la con :

Feyenoord ou l’association de couleurs très originales : rouge et blanc. Exactement comme tous les clubs néerlandais en fait, Ajax et PSV en tête. Ce qui différencie le club de Rotterdam des autres, c’est le short noir et le maillot caractéristique moitié blanc moitié rouge, comme quoi il n’y a pas que la fondue qui soit moitié-moitié. On fait encore plus dans l’originalité, et là on est à la limite de la provocation, concernant le symbole du club, un beau F majuscule. Mais ce qu’il y a surtout de remarquable et qui te marque à vie, c’est la mascotte du club. Tu avais trouvé Trix et Flix de l’Euro 2008 bien ridicules ? Ça te faisait rire que tout le monde insulte et siffle le risible Super Victor lors du dernier Euro ? Et bien c’est que tu ne connais pas encore Coentje la mascotte du futur. Un enfant blondinet qui est censé te faire un clin d’œil alors qu’en fait il a l’air d’avoir un œil crevé. On ose à peine évoquer les surnoms du club qui, on l’espère, sonnent mieux en néerlandais qu’en français. Ce qui est une évidence tant le néerlandais est une langue mélodieuse. Tiens De Trots van Zuid ou de club van het volk ça sonne mieux que la perle du sud ou le club du peuple non ?

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Borgne to be wild!

Stade et supporters :

J’ai encore de la peine à en parler 16 ans après les faits … L’antre de Feyenoord c’est le stade De Kuip, la cuvette, restée célèbre pour avoir accueilli la finale de l’Euro 2000. Alors non seulement l’Italie l’avait perdue à la dernière minute (puis en prolongation) mais en plus contre la France. Un vrai traumatisme. Cuvette de chiotte. Hormis ces vieilles rancœurs qui ne servent plus à grand chose, le de Kuip c’est 51’000 places, soit la deuxième enceinte des Pays-Bas et sans doute la meilleure ambiance de cette partie de l’Europe. Pour être exact, il faudrait l’appeler Feijenoord Stadion, du nom du quartier de Rotterdam dans lequel il est censé se trouver (alors que ce n’est pas tout à fait le cas). Oui à ce propos on écrit Feijenoord en néerlandais et la version avec un « y » a été introduite pour des raisons internationales, la lettre « IJ » étant trop difficile à prononcer pour un étranger avec une bouche normalement constituée (d’où les Van Nistelrooy, Kuyt, Cruyff, …)

Les supporters de Feyenoord passent souvent pour des méchants. Ils boivent beaucoup, ils se droguent et ils veulent tout casser lorsqu’il se déplacent à l’étranger tellement ils sont bourrés (en fait ça me rappelle un ou deux copains). De plus, ils sont violents, ils aiment se battre et ils parlent fort, bien entendu (c’est le cas de tous les Hollandais ivres). Comme si ça ne suffisait pas, l’enfant hooligan, un des plus célèbres clichés du football, est justement un jeune fan de Feyenoord. Bref, un club qui n’a pas une très bonne image, contrairement aux « gentils » supporters de l’Ajax. Ce qu’il faut toutefois préciser, c’est que le club de Rotterdam est probablement l’équipe la plus populaire des Pays-Bas et peut compter sur les fans les plus fidèles du pays, même si quelques néo-nazis se cachent sans doute dans le lot. Feyenoord incarne donc avant tout la passion en Hollande avec ses bons et ses mauvais côtés, et si tu veux de l’ambiance aux Pays-Bas, c’est bien au Feijenoord Stadion qu’il faut aller !

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Le petit Jordi, fiché et interdit de stade à 5 ans!

Les grands rivaux du club :

En tant que membre éminent du triumvirat ou du Big Three néerlandais, Feyenoord se doit d’avoir comme rivaux ses deux challengers les plus sérieux. Tout d’abord l’Ajax, avec qui le Stadionclub entretient bien évidemment une relation tumultueuse. D’un côté, Feyenoord incarne les prolétaires et la ville moderne, industrielle tandis que de l’autre, l’Ajax incarne la bourgeoisie, la ville historique et la capitale. Les mauvaises langues diront que Feyenoord c’est les réacs et les fachos qui traitent ceux de l’Ajax de Juifs, ce qui n’est historiquement pas complètement faux. Les deux formations s’affrontent lors du Klassieker, un match qui a drainé son lot de violence ces dernières décennies. Au point que les Klassieker se disputent désormais sans fans du club extérieur depuis plus de cinq ans. Certaines franges de supporters de Feyenoord vouent une haine viscérale à l’encontre de ceux de l’Ajax, le contraire étant bien vrai aussi. Une haine qui dépasse bien souvent le cadre sportif, puisque des incidents éclatent tantôt entre supporters sans même qu’il y ait un match de foot en fait. Pour être complet, il faut tout de même ajouter que Feyenoord se fait largement dominer sur le plan sportif par l’Ajax (et par le PSV) depuis les années 2000. Autre rival, le PSV, mais alors là il s’agit d’une rivalité purement sportive. Enfin, soulignons encore les deux derbys de Rotterdam face au Sparta et à l’Excelsior. Si le premier entraîne une certaine rivalité, le second est plutôt du genre amical mais de toute manière ces deux équipes de Rotterdam font souvent l’ascenseur entre première et seconde division.

Le ou les joueurs qui pourraient avoir leur statue à l’entrée du stade :

Feyenoord est un club qui a connu de grands succès dans les années 60 et 70. Après de bonnes années 90, il est vrai que ce club connaît actuellement quelques difficultés sportives. Les joueurs mythiques sont donc plutôt à chercher du côté des années où être hippie était à la mode. L’emblème du club est sans doute Coen Moulijn vainqueur en 1970 de la coupe aux longues oreilles avec Feyenoord et plus de 15 ans passés au club. De la même époque, on peut également citer Wim Jansen, Eddy Pieters Graafland et Rinus Israel, le héros de la finale. Un peu un comble qu’un mec qui s’appelle Israel soit une des figures mythiques d’un club qui traite péjorativement ses principaux rivaux de Juifs. Personnellement, les joueurs de Feyenoord qui m’ont le plus marqué sont Regi Blinker et Gaston Taument les deux attaquants chevelus surinamais indissociables des années 90. Mais pas qu’eux, je pourrais te citer des dizaines de mecs qui m’ont marqué dans ce club tel John de Wolf ou Ed de Goey. On terminera par quelques gloires un peu plus récentes comme Dirk Kuyt, Giovanni Van Bronckhorst ou Robin Van Persie, tous liés au club de Rotterdam. D’ailleurs le premier y est retourné l’an dernier en tant que joueur, le deuxième en tant qu’entraîneur et le dernier finira bien par s’y ramener.

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Gaston les cheveux longs

Le joueur qui a joué pour le club mais qui se ferait balancer des tomates à la gueule s’il osait revenir :

Peu d’anciens joueurs de Feyenoord ont osé passer chez l’ennemi de l’Ajax et s’infliger ainsi des soirées de Klassieker bien cauchemardesques. Seul cas à peu près notable celui d’Arnold Scholten, le Socrates Blanc qui gagnera la Ligue des Champions avec l’Ajax mais en étant remplaçant de Jari Litmanen. Etant donné que depuis il a entraîné les jeunes de Feyenoord on considérera qu’il s’est fait pardonner. Mais il y a actuellement un cas de traîtrise qui défraie la chronique aux Pays-Bas celui de Kenneth Vermeer. Le deuxième gardien des Oranje est passé de l’Ajax à Feyenoord, ce que les supporters du club amstellodamois n’ont pas apprécié. Ils ont ainsi pendu un mannequin à son effigie dans les tribunes en février dernier. Une affaire qui a fait grand bruit aux Pays-Bas.

Le match d’anthologie du club dont on se souviendra dans 50 ans encore :

Comme on l’a déjà dit, Feyenoord a de la peine en ce moment. Pour retrouver un match d’anthologie, il faut remonter à 2002 et une finale assez mythique gagnée 3-2 face au Borussia Dortmund au… stade de Kuip comme par hasard. Une finale dont les grands bonhommes avaient été Pierre Van Hooijdonk (avec un coup-franc magique) et Jon Dahl Tomasson, le seul Danois qui finit en -sson. Après, tout les vieux fans du club rotterdamois, qu’on sait nombreux sur ce site, diront que le match référence c’est la finale de Coupe des Champions 1970 gagnée 2-1 en prolongation face au Celtic Glasgow. Feyenoord devient ainsi le premier club batave à remporter un titre européen, mais pas de pot les trois titres suivants le seront par l’Ajax. Godverdomme !

Bon ok, et actuellement :

Depuis la fin des années 90, c’est la crise ! Aucun titre de champion des Pays-Bas depuis 1999, et une difficulté chronique à se mêler à la course pour le titre. Feyenoord n’est plus le club qu’il était. Il se fait même régulièrement devancer par l’AZ Alkmaar ou Twente (qui a bien failli disparaître l’an passé). Symbole de cette nullité, non pas un 5, un 6 ou même un 7-0 mais un 10-0 pris en championnat face au PSV en octobre 2010 ! Tu te rends compte 10-0 ! La raison à tous ces problèmes est avant tout financière, le club peine à tourner et croule sous les dettes, il est même menacé de faillite en 2010. Mais depuis quelques années, on respire du côté du de Kuip, ça va globalement un peu mieux aussi bien financièrement que sportivement. Pour preuve Feyenoord réalise un bon début de championnat et pourrait devenir champion d’automne. Si la qualification pour les seizièmes en Europa League sera difficile à obtenir, le club de Van Bronckhorst a tout de même réalisé un parcours intéressant en battant notamment Manchester United (qui ne vaut pas grand-chose cette année). Et si les finances continuent à s’améliorer ils pourront même se payer un mec capable d’élaborer une nouvelle mascotte qui possède deux yeux valides.

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Clubbing : Everton

Un certain nombre de mes amis ou de mes connaissances supportent Liverpool et bon sang je n’ai jamais vraiment compris pourquoi. Bon, ils ont le droit, c’est un club plutôt sympathique si l’on excepte les vieux problèmes historiques d’hooliganisme. Mais au fond de moi, j’ai toujours cet esprit de contradiction de petit con rebelle qui fait que je vais préférer les autres, les outsiders. Comme le football anglais n’a pas encore été à l’honneur dans cette rubrique, il est grand temps de te présenter Everton, le club anglais moyen par excellence.

L’histoire complètement bidon du club

Everton est un club ancien, comme nombre de clubs anglais en réalité. Après tout, ce n’est pas pour rien qu’ils veulent nous faire croire qu’ils ont inventé le football. Donc rien d’étonnant à ce que les origines du club liverpuldien remontent à un joueur brésilien Eduardo da Verzinha Tondela dit « Everton ». Un mec qui était un pionnier du football dans son pays d’origine, mais son amour trop prononcé pour les tacles, les dégagements en touche et les duels aériens musclés l’a contraint à l’exil vers d’autres cieux (il risquait la prison dans un Brésil où seul le beau jeu était autorisé). C’est tout naturellement que ce milieu de terrain incompris dans son pays partit s’établir à Liverpool où on l’apprécierait à sa juste valeur. Il y fonda en 1878 l’Everton FC, antre du tacle et du dégagement.

Couleurs, symboles et surnoms à la con

Si Liverpool c’est les Reds que tout le monde adore parce que « ça c’est un vrai club ! T’as vu l’ambiance ou bien ! » Everton c’est les Blues ou plutôt les Toffees. Un surnom un peu pourri qui signifie « caramels » mais qui fait surtout fortement penser à une marque de chocolats allemands qu’on achète souvent dans les Selecta. Parce qu’il demeure autant de mystères dans le football qu’autour d’une soirée qui se termine tard au Bamee Bar, on ignore les raisons exactes d’un tel surnom. Topo assez similaire en ce qui concerne le symbole du club. Non, à Everton on n’a pas choisi un animal ou un truc qui a de la gueule, mais une … une tour. La Tour Rupert, une ancienne prison qui n’est pas du tout un symbole charismatique de la ville de Liverpool. On termine enfin avec la devise du club : « Nil Statis Nisi Optimum » ce qui signifie « Seul le meilleur est satisfaisant » une phrase sans doute prononcée par un Empereur romain à propos de je ne sais quelle débauche sexuelle. Nul doute que « We fucking eat pies » aurait été une devise plus appropriée pour la circonstance.

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Moi à la mi-temps je ne vais pas pisser, je vais prier

Stade et supporters

Oui fan inconditionnel de Liverpool, le temple du football moderne actuel qu’est Anfield a d’abord été la demeure d’Everton. Ce n’est qu’à la suite de disputes internes parmi les dirigeants des Toffees que Liverpool FC a été créé. Les Blues ont ainsi déménagé à Goodison Park (à 15 minutes à pied, il suffit de traverser un parc) et les Reds ont repris Anfield. Goodison Park est de nos jours bien vétuste et possède ce que l’on peut appeler du vécu. Par exemple, on ne voit pas l’ensemble de la pelouse depuis certaines places des tribunes. Soit un bon vieux poteau te gâche la vue, soit il faut te lever pour apercevoir ce qui se passe le long de la touche. Une vieille enceinte qui se trouve au beau milieu d’un quartier résidentiel. Tu peux aller boire ta pinte au bon vieux pub du coin d’en face, puis tu n’as plus qu’à traverser la route pour aller au match, ce qui est vachement sympa. Si tu as une bonne descente, tu peux même aller t’en boire une pendant la mi-temps. Et si t’es plutôt religion tu peux aller prier à l’église jouxtant le stade pour que les Blues reviennent au score en deuxième mi-temps. D’ailleurs ne t’y trompes pas Sylvester Stallone et Dolph Lundgren sont eux aussi des Toffees invétérés, si ça c’est pas un signe.

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Soutiens les Toffees sinon Dolph va te casser la gueule!

Le public d’Everton n’est pas encore essentiellement composés de Chinois accrocs aux paris sportifs ou de Valaisans qui ne peuvent s’empêcher de faire un parallèle entre leur équipe de cœur et celle qu’ils supportent dans le meilleur championnat du monde. Everton reste pour l’instant un club à envergure humaine. Dans les travées de Goodison Park on applaudit les récupérations de balles et le tacle est un geste technique autant apprécié qu’un quadruple passement de jambes à la con. On y fait « Oooooh ! » lorsqu’une frappe termine sa trajectoire en tribunes et on y fait « Yyyeeeaaaah ! » lorsqu’il y a un but pour les locaux.  Bref, une ambiance qui passe sans doute pour quelque chose de typique du coin. Un public très flegmatique qui ne met pas une ambiance de feu mais qui vit le match avec son équipe. Un truc so british j’imagine. Une atmosphère de l’Angleterre des années 80 (les hooligans en moins) qui pourrait bien disparaître, puisqu’un projet de nouveau stade est en train de voir le jour. Un stade moderne bien à l’extérieur de la ville où il sera sans doute possible de faire du shopping et d’aller faire toiletter son chien en dehors des jours de match. Super.

Les grands rivaux du club

L’ennemi tout trouvé d’Everton c’est bien entendu son voisin ou plutôt son petit frère (en termes d’âge en tous cas). Les Toffees et les Reds se disputent le Merseyside derby. Un derby d’ailleurs sans doute inconnu des nombreux « fans » internationaux de Liverpool qui ignorent probablement qu’Everton n’est pas une petite ville d’Angleterre et le rival principal de leur équipe fétiche. Oui car depuis là où je rédige cet article, j’ai trouvé un tag Liverpool sur le mur au bout de la rue et pourtant on est à 10’000 km de la ville des Beatles. Je doute que les mecs d’ici sachent situer Everton. La rivalité entre les deux clubs n’est pourtant pas aussi acharnée que ce que l’on pourrait penser, il n’existe pas de contentieux majeurs entre eux. Ce qui explique peut-être que ce derby soit assez méconnu du grand public. Autre facteur, la différence de niveau actuelle. Il est vrai que depuis 20-30 ans Everton n’arrive plus à figurer au sommet du championnat contrairement à Liverpool qui ne gagne jamais certes, mais termine régulièrement dans le quatuor de tête. Je serai même tenté de dire qu’il existe une certaine forme de respect entre les deux camps et des mecs d’Everton ne t’insulteront pas et ne te jetteront pas des bouteilles vides si tu portes un maillot de Liverpool devant eux et vice-versa. Et pourtant Liverpool est une sacrée ville de déglingués quand même. Résultat des courses les vrais rivaux d’Everton ça reste comme pour Liverpool, les deux équipes de Manchester.

Le ou les joueurs qui pourraient avoir leur statue à l’entrée du stade

Quand tu débarques à Goodison Park, il y a des statues, des murs avec une flopée de noms de joueurs. Seulement qu’il s’agit de joueurs dont tu n’as jamais entendu parler. Il faut dire qu’Everton est un club ancien qui a connu ses années de gloire à une époque où pleins de méchants moustachus dirigeaient les pays européens et tuaient plein de personnes. L’autre période faste de Toffees ce sont les années 60-70 et le début des années 80 où certains noms deviennent un peu plus connus comme Neville Southall, Alan Ball, Kevin Sheedy ou Graeme Sharp. Plus récemment on peut signaler quelques joueurs emblématiques tout de même, avec des Tim Cahill ou encore Tim Howard. Mais c’est dans l’effectif actuel que se trouvent deux futures légendes des Blues à savoir Phil Jagielka et surtout Leighton Baines et sa gueule de Beatles. Tous deux internationaux anglais, cela fait bientôt dix ans qu’ils sont fidèles au club et à 30 ans passés on les voit mal aller chercher ailleurs. De plus, Leighton Baines, le latéral gauche excellent tireur de coups-francs, est un vrai gars du coin qui ne changerait probablement de club que sous la torture.

Le joueur qui a joué pour le club mais qui se ferait balancer des tomates à la gueule s’il osait revenir

Ah cette catégorie je l’attendais avec impatience ! Pour les Toffees, il y a deux « fucking bastard » dont un est toujours en activité. Le premier c’est Nick Barmby, grand espoir du foot anglais dans les années 90 (encore un). Après avoir passé 4 ans à jouer pour Everton, il a quand même réussi à être transféré des Blues aux Reds en l’an 2000. Les deux clubs ont beau ne pas avoir une relation très conflictuelle, il y a des choses qui ne se font pas. De toute façon, Barmby est un mec de Hull qui va pas mal foirer sa carrière alors voilà. Le deuxième c’est l’inévitable Wayne Roux né. Enfant de Liverpool, Shrek ne jure à la base que par Everton. Il y dispute ses juniors et y fait ses grands débuts en Premier League, il passe déjà à cette époque pour un futur grand joueur. Il semble très attaché à son club de toujours et exhibe des t-shirts « once a blue always a blue » pour fêter ses buts. Mais en fait, il n’en a rien à foutre ! Il se casse à United et continue sa carrière comme si de rien était, fêtant même ses réussites sous ses nouvelles couleurs à Goodison Park en embrassant l’écusson des Red Devils. Des rumeurs courent que Rooney pourrait retourner à Everton terminer sa carrière, mais la vérité c’est que les fans n’en veulent surtout pas.

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Once a Blue, always a Red Devil

Le match d’anthologie du club dont on se souviendra dans 50 ans encore

Mais alors ça n’est pas facile de te trouver un match d’anthologie pour un club qui n’a plus rien gagné depuis 20 ans. Il faut donc remonter à 1995 et à une finale de Cup gagnée face à Manchester United sur un vieux 1-0 à Wembley. Un but assez vilain de Paul Rideout dont personne ne se rappelle qui a d’ailleurs fini sa carrière en Chine (mais à l’époque ça n’avait rien de cool, on trouvait la bouffe chinoise dégueulasse). L’effectif comprenait alors le vieux dinosaure gallois moustachu Neville Southall (une sorte de Seaman en plus vieux), Daniel Amokachi, Anders Limpar et David Unsworth si tu es féru de vieilles stars. Une époque où Everton avait encore NEC comme sponsor sur son maillot, ça faisait clairement moins classe que les éléphants thaïs de Chang Beer qui est meilleure que la Singha en passant.

Bon ok, et actuellement

Tu veux que je te dise, Everton n’a pas le moindre espoir de remporter quoi que ce soit durant les prochaines années. Avec les machines à groupies et à fric qui évoluent en Angleterre actuellement rien à espérer. En même temps tu veux faire quoi face à des équipes qui ont plus de budget que certains pays d’Afrique. Je suis sûr que le Soudan du Sud et la Centrafrique réunis ont moins de pognon que Manchester United. Bon, je concède qu’Everton brasse pas mal de fric aussi et arrive à se payer des Romelu Lukaku, des Yannick Bolasie ou des Ross Barkley grâce aux faramineux droits TV, mais le retard est trop conséquent. On me dira toujours, oui mais Leicester a bien réussi… Ben, justement maintenant c’est fait pour 50 ans au moins ! De toute façon d’ici 5 ou 10 ans l’UEFA nous aura pondu sa nouvelle merveille de Ligue des Champions qui se joue en Chine, à Dubaï et à New York, ce sera réservé aux « grandes équipes » et Everton n’en fera assurément pas partie… Et c’est tant mieux en fait !

 

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Clubbing : Panathinaïkos

Le football grec n’est pas en très bonne santé depuis quelques années, comme la totalité du pays d’ailleurs. Avant que l’ensemble du football grec ne succombe à une courte mais terrible maladie ou qu’il ne soit sauvé par un émirat du Golfe ou des Chinois (mais la médecine chinoise ça ne marche pas), on s’est dit qu’il était temps de rendre hommage à l’un de ses plus grands représentants, j’ai nommé le Panathinaïkos.

L’histoire complètement bidon du club

Les sources divergent et les historiens du sport n’arrivent pas à se mettre d’accord. D’après certains, le club aurait été fondé durant l’Antiquité par la déesse Athéna. Athènes était alors une cité rayonnante, chantre de la démocratie. Le Panathinaïkos (club de tous les Athéniens) disputait des matchs contre le Pansparta (ancêtre du Sparta Prague) et le Pancorinthianos (ancêtre du club brésilien Corinthians). Seul problème, à l’époque, on pratiquait le sport à poil ce qui, il faut l’avouer, n’était pas très pratique pour les sports d’équipe et expliquerait leur disparition pendant le Moyen-Âge. D’autres affirment que c’est Jésus Christ lui-même qui aurait fondé le club durant sa jeunesse, mais beaucoup pensent à juste titre que cette hypothèse ne tient pas la route, car Jésus a fondé l’équipe du Brésil et le Barça, cela paraît évident, chers historiens de pacotille.

Couleurs, symboles et surnoms à la con

Le Panathinaïkos évolue en vert et possède comme symbole un trèfle. Un peu plus et on confondrait presque ce club mythique en Grèce avec la verte Erin ! Manquerait plus qu’ils se mettent à jouer au rugby ou au football gaëlique. L’origine de ces couleurs et de ce symbole est sérieusement à chercher du côté de la sympathie du fondateur du Panathinaïkos pour l’Irlande et ses athlètes au début du XXe siècle. Au niveau des surnoms, on ne les appelle malheureusement pas les Irlandais, mais de manière très originale les Verts ou les trèfles, voir le Pana mais ça c’est plutôt un diminutif créé de toutes pièces dans notre langue, il ne faut pas confondre.

Stade et supporters

Traditionnellement le Pana joue au stade Apostolos Nikolaidis mieux connu sous le nom de Leoforos. C’est en réalité un petit stade situé assez près du centre historique de la ville d’Athènes dont la capacité n’excède pas les 16’000 places. Dans les années 80, le Panathinaïkos avait déménagé au nord de la ville dans le stade olympique, à Maroussi (celui des JO 2004), stade qu’il partageait avec un autre club phare, l’AEK. Mais la crise financière du club mêlée à une volonté farouche de retourner dans « son » enceinte ont fait que le Pana est depuis quelques années de retour dans son stade originel. Certes, la capacité en termes de spectateurs y est moindre, mais l’ambiance y est très chaude. Juste au cas où tu ne serais pas au courant les fans grecs en général sont des gros malades, un petit tour sur le net s’impose si tu n’es pas au courant… Sans doute parmi les plus grandes ambiances que peut offrir un rassemblement de gens dans le monde et on n’exagère pas du tout ! Aussi bien au football qu’au basket les ultras du Panathinaïkos, la Gate 13, mettent un sacré bazar et vendent franchement du rêve, ils sont entre autres à l’origine du « Horto Magiko » (herbe magique, oui ça parle de drogue), une des chansons les plus chantées dans les kops de supporters en Europe et dans le monde ces dernières années…

Les grands rivaux du club

En Grèce, il y a trois catégories d’équipes : celles d’Athènes, celles de Thessalonique et les autres. Pour trouver le ou les grands rivaux du Panathinaïkos, il faut forcément aller chercher du côté des derbys athéniens. Et là sans grande surprise on trouve l’Olympiakos, club du Pirée, le port d’Athènes. Ces deux équipes, les plus titrées de Grèce, se disputent « le derby des éternels ennemis » ce qui annonce clairement la couleur. Oui, les deux équipes se détestent, l’ambiance y est très chaude, voire électrique et pas qu’en foot d’ailleurs (en basket surtout). Et là on ne rigole pas avec ça en Grèce… Matchs arrêtés, interdiction du secteur visiteur, émeutes, alertes à la bombe, bagarres en tout genre, matchs truqués, assassinats, bref cette rivalité-là est un sacré dossier qui mériterait largement son article à elle seule, voire une série. Comme toujours, à la base il y a une histoire de riches contre pauvres, d’ouvriers contre bourgeois, de périphérie contre centre. Mais de nos jours ces histoires de lutte des classes qui datent de nos grands-parents sont dépassées et de toute façon avec la crise tout le monde est pauvre en Grèce. L’autre grand rival c’est l’AEK Athènes, club des réfugiés grecs venus de Turquie dans les années 1920 qui a une étiquette d’extrême-gauche en Grèce. Même si ce derby n’atteint pas la folie de celui des éternels ennemis, il reste quand même très chaud. Mentionnons encore la rivalité qui oppose les clubs de Thessalonique (PAOK, Aris et Iraklis) aux clubs d’Athènes dont le Pana. Une rivalité sans doute plus ressentie du côté des clubs de la deuxième ville du pays au Nord que chez les clubs de la capitale.

Le ou les joueurs qui pourraient avoir leur statue à l’entrée du stade

Les vraies légendes du Pana sont, à quelques exceptions près, à chercher dans les années 70, à l’époque où le football grec était encore amateur et le pays une dictature. Des noms qui ne disent probablement rien à personne qui composaient l’excellente équipe de 1971 et qu’on pourrait allègrement inventer sans que personne ne le remarque. Mais vu que l’on essaie parfois d’être honnête on citera Mimis Domazos, Antonis Antoniadis, Giorogios Moustakis et Anthimos Kapsis. Bon on te laisse trouver l’intrus qui s’est glissé dans la liste et peut-être gagner ce chèque de 10’000 Euros à encaisser auprès de TF1. Plus récemment, l’idole du peuple vert a été un Polonais qui est devenu une légende. Ce Polonais, pas forcément très connu, c’est Krzysztof (Christophe) Warzycha qui a passé 15 ans au club, disputé presque 400 matchs officiels et scoré près de 250 buts. Une jolie moyenne quand même pour l’attaquant qui n’a connu que deux clubs dans sa carrière et a poursuivi sa carrière en tant qu’entraîneur en Grèce (sans grand succès). Il s’est même récemment lancé dans la politique dans son pays d’adoption où c’est bien le bordel, bien du courage. Sinon on est obligé de citer Giorgios Karagounis, presque 300 matchs avec le Pana, puisque c’est tout simplement – je l’avoue – mon idole.

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Le joueur qui a joué pour le club mais qui se ferait balancer des tomates à la gueule s’il osait revenir

Il y a bien eu Djibril Cissé, Sidney Govou et Jean-Alain Boumsong, ce qui ensemble réuni fait beaucoup quand tu y penses. Heureusement, Nikos Aliagas serait supporter de l’Olympiakos, ça équilibre un peu. Mais quand quelqu’un ose passer des verts du Panathinaïkos aux rouges et blancs de l’Olympiakos ou vice-versa, il te tend une perche pour figurer dans cette catégorie. Ils sont pourtant une poignée à avoir réalisé une telle folie, sans doute des individus qui n’ont pas un sens de l’autoconservation très développé. Citons plus particulièrement le cas d’Antonis Nikopolidis. Le gardien héros du hold-up grec de l’Euro 2004 est resté fameux pour son titre mais également pour être passé d’un ennemi à l’autre dans la foulée de son sacre européen au Portugal. Celui que l’on nomme volontiers le George Clooney grec s’est brouillé avec les dirigeants du Panathinaïkos durant la saison 2003-2004 ce qui l’a précipité remplaçant après plus de dix ans de loyaux services. Des histoires de renouvellement de contrat et d’augmentation de salaire bien sûr, quand on vous dit que l’argent corrompt la société. Peu avant l’Euro héroïque des Grecs, il est révélé au grand jour que Nikopolidis aurait signé chez l’archi-rival de l’Olympiakos… club avec lequel il évoluera pour la fin de sa carrière professionnelle et même plus encore. Une trahison sur fond d’argent qui vaudra même au gardien grisonnant des huées lorsqu’il soulèvera le trophée lors du plus grand succès sportif grec de l’histoire qui fait que tout le monde les déteste.

Le match d’anthologie du club dont on se souviendra dans 50 ans encore

Le palmarès du Panathinaïkos comprend 20 titres de champion, ce qui ne représente même pas la moitié de ceux que compte le rival Olympiakos. Sur la scène européenne, aucun club grec n’est parvenu à s’adjuger le moindre titre… C’est pourtant le Panathinaïkos qui en a largement été le plus proche avec une finale de Coupe des Champions perdue en 1971 face à l’Ajax de Johann Cruyff ainsi que deux demi-finales en 1985 et surtout en 1996. Cette dernière est probablement la plus marquante puisque le Panathinaïkos alors emmené par Warzycha, Apostolakis ou encore Kalitzakis retrouve le grand Ajax, champion en titre, qui compte dans ses rangs les De Boer, Litmanen, Kluivert, Davids, Kanu et surtout Kiki Musampa. Un match aller à l’ancien stade Olympique d’Amsterdam (qui sera détruit l’été suivant) où les Grecs verts s’imposent « à la grecque » en inscrivant le 1-0 sur un modèle de contre emmené par Giorgios Donis et conclu par l’inévitable Warzycha. De quoi faire rêver et espérer un peuple entier d’une finale. Malheureusement, au retour les Athéniens seront cruellement battus 3-0 dans leur antre en craquant dans le dernier quart-d’heure.

Bon ok, et actuellement

Après avoir connu quelques années compliquées, le club de tous les Athéniens est de retour à la deuxième place du championnat grec, place qu’il a occupé régulièrement ces dernières années. Il faut dire que sur les 20 dernières éditions de championnat, 18 ont été remportées par le rival Olympiakos et ça n’est a priori pas prêt de changer… Et après on ose se plaindre de la domination du FC Bâle en Suisse. Plus sérieusement, le Panathinaïkos a récemment été en partie racheté par les supporters eux-mêmes, un peu comme ce qui se fait en Espagne, ce qui a permis au club de sortir un peu la tête de l’eau. Bon bien tout cela est très joli, mais la date du début du championnat grec a été reportée cette année pour causes de violence entre supporters mais également, et surtout, pour des histoires de désaccords entre la Fédération grecque et plusieurs clubs (dont le Pana). Ceux-ci menaçaient de se retirer du championnat afin de dénoncer la collusion entre la fédération et l’Olympiakos… Bref, le football grec est encore et toujours dans de sales draps.

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