Vidéo des 10 ans

Qualifs à la place des qualifs (journée 6)

54 équipes vont disputer 274 matches pour désigner les 13 qualifiées pour le prochain Mondial qui se déroulera dans la riante Russie, qualifiée d’office à l’heure actuelle, si elle se sort des accusations de dopage (l’intégralité de la sélection russe au Mondial 2014 est soupçonnée de dopage… Tout ça pour finir 3e de son groupe derrière la Belgique et l’Algérie, c’est ballot !)

Bilan après une sixième journée peu avare de rebondissements.

Rebondissement, à commencer par cette invraisemblable bourde de Lloris à l’ultime minute du match en Suède. Si vous voulez écouter une analyse abyssale de Barthez à ce sujet (tout en revoyant pour la millième fois ce grand moment de solitude), je vous l’offre :

A votre avis, que restera-t-il de ce match pour Lloris ? Le fait qu’il soit à cette occasion devenu le gardien de but le plus capé de l’histoire de l’équipe de France, ou cette relance au pied, ras terre et plein axe, qui permet à la Suède de virer en tête à l’ultime seconde ? En tout cas, le buteur Toivonen s’en souviendra : ça faisait bien longtemps qu’un joueur de Toulouse n’avait pas été aussi en vue lors d’un match de l’équipe de France.

A Borisov, mine de rien, la Bulgarie pouvait se retrouver à un tout petit point du duo de tête si elle parvenait à l’emporter. Seulement voilà, une merveille de but de Savitski à dix minutes de la fin les condamne quasiment à passer l’été prochain devant la TV (Non, je n’ai pas vu en intégralité les 27 matches de ce round de qualifications, mais je rappelle que chaque rencontre est résumée en 3 minutes sur le site de l’UEFA. Vous pouvez en profiter en vous inscrivant – gratuitement et en une minute – sur leur site).

Enfin, dans le dernier match, les Pays-Bas ont prouvé qu’ils pouvaient encore battre le Luxembourg. C’est très méritoire de leur part, et je n’en attends pas plus d’eux, sauf éventuellement au prochain match.

Tendance : Prochain match des Pays-Bas qui les verra affronter la France à Paris, pendant qu’une Suède complètement relancée ira jouer en Bulgarie. Je veux bien exceptionnellement mettre de côté mon aversion pour les Oranje le temps que Robben et Sneijder profitent des largesses de Lloris (à moins que Deschamps ne se résigne à rappeler Charbonnier ?)

La Nati continue à empiler les pions comme un métronome, avec le souffle portugais dans la nuque. Aux Féroés, l’équipe nationale a pour une fois rendu une copie assez solide, restant concentrée de bout en bout, ce qui nous a évité de revivre des moments de tension comme à Andorre, pour nommer un exemple parmi cent. Alors certes nous n’avons pas la force de frappe des champions d’Europe qui en ont enfilé 6 à Thorshavn en octobre dernier. Déjà parce qu’eux ont CR7, ça leur ajoute mathématiquement deux goals par match (6 matches, 11 buts…) Ensuite parce que nous avons l’inimitable Seferovic, qui lui nous en coûte autant par match. Seferovic… L’attaquant aux 4 buts en 29 matches la saison écoulée avec l’Eintracht, et transféré pour 5 ans à Benfica pour lesquels il était la « priorité absolue »… Mes potes fans du Sporting et de Porto sont morts de rire. C’est un peu comme si je montais une équipe pour un Escape Game et que je voulais absolument Natascha Kampusch. OK elle s’est échappée, mais ça a pris huit ans quand même.

Pour l’anecdote, notons tout de même la victoire de Andorre contre la Hongrie, sa deuxième en 101 matches officiels et 23 ans d’existence. Connaissant la mentalité des joueurs du crû, ils ont dû tellement perdre de temps et se rouler par terre après l’ouverture de la marque que le temps de jeu effectif en deuxième mi-temps s’est probablement compté en dizaines de secondes. Je ne retrouve plus le film, mais la RTS a au passage montré une des trente simulations grotesques de ces Sergio Ramos au rabais. Mauvais perdants, mauvais gagnants, 30% de possession de balle… typiquement l’équipe qui n’amène rien à ce sport.

Tendance : Je veux bien croire que les Hongrois sont vexés comme des poux d’avoir chuté à Andorre. S’ils voulaient bien passer leurs nerfs sur le Portugal qu’ils recevront en septembre… Sinon, on se rapprochera encore un peu plus de ce 10 octobre et du fameux Portugal-Suisse qui devrait être décisif. Ce sera l’occasion pour Seferovic de fouler la pelouse de Lisbonne, et ça le changera du banc.

 

Comment ça se passe un déplacement des joueurs de St-Marin en Allemagne, quand on en a pris 8 au match aller à domicile et qu’on a bien pris soin d’énerver le colosse avant la revanche ?

Les gars se chantent des chants d’encouragement dans le bus ? Ils font un haka au vestiaire avant le coup d’envoi ? Ils se donnent des gifles pour s’encourager ? Et le gardien ? A mon  avis il se balade en cilice à genoux dans le car en pleurant. Sept à zéro, quinze goals sur l’ensemble des deux matches. A l’année prochaine, pour la belle ?

A noter tout de même qu’un représentant de Saint-Marin est en tête d’un classement : celui des gardiens ayant effectué le plus d’arrêt

Avec 64% de possession de balle et neuf occasions, l’Azerbaïdjan continue son apprentissage en prenant l’unique goal du match à la dernière minutes, contre l’Irlande du Nord. Le salaire est royal pour les Britanniques, et comme leur prochain match sera à Saint-Marin tandis que les Tchèques accueilleront la Grosse Bertha, ont peut quasi considérer qu’ils sont qualifiés pour la Russie. Il est vrai aussi que dans le dernier match, Norvégiens et Tchèques se sont neutralisés, leur laissant la voie libre.

Tendance : Je me tue à vous le dire depuis le début : L’Allemagne fera trente points (comme la Nati, tiens !) et Saint-Marin zéro. Pour la seconde place, Will Grigg pourrait bien être on fire, c’est moi qui vous le dis.

 

Presque une ronde pour rien, avec trois matches nuls à la clef. Il y avait pourtant un double choc entre les quatre prétendants, qui ne seront plus que trois lors de la prochaine journée de qualifications, comme nous allons le voir.

La première rencontre au sommet voyait le leader serbe accueillir les Gallois, qui n’en finissent pas de courir après le nul qu’ils ont concédés à domicile contre la Géorgie en octobre dernier. En effet, c’est la seule des quatre « grosses » équipes qui a égaré des points contre une des deux « petites ». De plus, ils sont arrivés à Belgrade avec une question majeure en tête : comment marquer sans Gareth Bale, suspendu ? Eh bien grâce à une panenka sur péno, bien sûr, autant faire simple. L’égalisation de Mitrovic permet néanmoins à la Serbie de conserver ses 4 points d’avance.

Dans le deuxième choc, l’Eire pensait faire définitivement le trou, mais a également consenti l’ouverture du score par l’Autriche, avant d’égaliser à cinq minutes du terme.

Tendance : L’Autriche et le Pays de Galles restent  dans la course jusqu’au prochain match, lors duquel ils s’affronteront. Le perdant sera définitivement hors course, alors que le vainqueur aura une dernière chance de refaire une partie de son retard, puisqu’il y a encore un Autriche-Serbie et un Pays de Galles – Eire au programme.

La Pologne, qui avait pourtant débuté ces qualifications avec un hilarant 2-2 au Kazakhstan, domine dorénavant son groupe de la tête, du cul et des épaules, au grand dam de tous ceux qui se souviennent du comportement de ses joueurs lors du match contre la Suisse l’année dernière, dont moi, qui fais pourtant partie des modérés (je passe mes dimanches à snipper des plombiers depuis les toits en espérant tomber sur un Polonais). Lewandowski s’est fait l’auteur d’un triplé contre la Roumanie, et il carbure aux mêmes stats que CR7.

Pour la deuxième place, le Monténégro et le Danemark se tirent la bourre à distance, avant de se rencontrer le 5 octobre dans un match décisif. A noter que contre l’Arménie, le Monténégro a soigné les détails, ouvrant la marque après 90 secondes et parachevant le score via une sublime bicyclette de Jovetic.

Tendance : J’ai beau retourner la situation dans tous les sens, je ne vois pas comment les Polacs pourraient ne pas se qualifier. Il faudrait à minima que lors de la prochaine journée, les Danois s’imposent contre eux et que dans le même temps Lewandowski soit retrouvé pendu et noyé dans un accident de voiture. Prions.

 

Depuis le temps que je dis que ce groupe est dramatiquement faible (et qu’il faut bien ça pour que ces brèles d’Anglais se qualifient), je vais vous livrer un petit calcul complètement inutile : si on prend les rangs au classement FIFA des adversaires des Three Lions (j’aurais aussi pu utiliser le fameux indice FIST, faudra qu’on pense à la réactualiser pour le Mondial 2018), on arrive à Slovaquie 21, Slovénie 56, Ecosse 61, Ltiuanie 104 et Malte 182, ce qui nous donne une moyenne de 84.8, soit la force d’opposition moyenne d’une sélection qui serait classée entre le Cap-Vert et le Congo.

Lors du choc de Glasgow, sur fond de Brexit d’un côté et de reférendum d’indépendance de l’autre, l’Angleterre a pris ses deux premiers buts des qualifications, deux fois sur le même coup-franc aux 87e et 90e minutes, ce qui m’a rappelé le doublé de Barenetta à Wembley en 2011. Malheureusement, l’égalisation au bout du bout des arrêts de jeu par Kane élimine quasi de fait l’Ecosse. Derrière, la Slovaquie et la Slovénie restent en course pour la deuxième place, elles qui s’affronteront à Trnava lors de la prochaine ronde.

Tendance : Le vainqueur du duel entre les deux Slov’ pourra rêver de la deuxième place et plus si affinités, l’Angleterre recevant les deux équipes coup sur coup en septembre et octobre. On imagine mal l’Angleterre se faire surprendre à domicile, mais franchement ils sont capable du meilleur comme du pire, et – pour paraphraser Coluche – c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs.

C’est à la faculté de planter des goals au minuscule Liechtenstein que se sera jouée la première place du groupe entre les deux monstres italien et espagnol. C’est quand même ballot. Un peu comme si deux finalistes du Goncourt étaient départagés par leur faculté à réciter l’alphabet.

A Udine, comme à Leon il y a dix mois, le Liechtenstein ne perdait que 1-0 à la pause, avant de lâcher prise. Mais l’Italie n’a planté que 5 goals, contre 8 aux Ibères. Au moins, les joueurs de la principauté participent activement à la statistique qui veut qu’un goal est marqué toutes les 31 secondes dans ces qualifs…

Les Espagnols ont un goal-average de +4 par rapport à leurs principaux rivaux, avec un match à suivre à Vaduz dans deux mois… Comme on le pressentait depuis le début, c’est lors du prochain match que tout se jouera, au Santiago Bernabéu, où la squadra azzura devra s’imposer si elle veut éviter un barrage. Ce sera LE choc de la septième ronde.

Derrière, Israéliens et Albanais espéraient un faux pas des deux favoris, et les Bleus et Blancs avaient pris une longueur d’avance en allant s’imposer 0-3 à Elbasan en novembre, au terme d’un match houleux (Faute-Penalty-Expulsion à la 17ème,,, Puis Faute-Penalty-Expulsion à la 55ème…). Eh bien les Albanais ont remis les pendules à l’heure à Haïfa en s’imposant eux aussi 0-3, sous les huées du public. Résultat : les deux ogres ont désormais 7 points d’avance et peuvent même se permettre une plantée. Merci pour les jokers !

Tendance : Une affiche de finale de Coupe du Monde pour choisir le leader de ce groupe G. L’Italie ne va pas pouvoir se contenter de défendre, ni l’Espagne de faire tourner la balle. Je mise une pièce sur un match un peu fou. Les autres rencontres du groupe sentent bon le remplissage, en attendant le tout bonnard Macédoine-Albanie.

Les indices à la con c’est comme les cacahuètes : une fois commencé, tu ne peux plus t’arrêter. Etant donné que je prétends que ce groupe est une bénédiction pour les Diables Rouges, j’ai calculé la force moyenne de l’opposition : en prenant donc le rang des adversaires au classement FIFA, cela donne Bosnie 29, Grèce 40, Chypre 91, Estonie 98 et Gibraltar 206, soit une moyenne de 92.2, pile entre la Libye et Antigua-et-Barbuda.

La Bosnie et la Grèce s’étant neutralisées à Zenica, les protégés de Martinez bénéficient en plus d’un joker, qui ne sera finalement pas forcément un luxe, puisqu’ils devront se rendre encore en Grèce et en Bosnie.

A noter que le Chypriote adore se faire peur : en deux matches contre Gibraltar, ils ont concédé deux fois l’égalisation, avant cette fois-ci de s’imposer à la 87ème minute… L’équipe qui deviendra la risée de la planète football pour avoir lâché un point en match officiel contre cette sélection bout de bois et ses 600 licenciés n’est pas encore connue.

Tendance : La Belgique décide qu’elle n’a le droit de marquer qu’avec la tête contre Gibraltar et l’emporte tout de même 8-0. La Grèce et la Bosnie font le plein et seront gonflés à bloc au moment de recevoir les leaders.

Ce groupe qui comprend quatre équipes qualifiées à l’Euro en 2016 est complètement fou. Avec un ou deux chocs par journée, il suffit qu’une équipe prenne un peu d’avance lors d’un match pour qu’elle perde le suivant. C’est ce qui est arrivé à la Croatie, qui perd la rencontre en Islande sur un but à la dernière minute de Magnusson (comme quoi on peut s’appeler Magnusson et savoir jouer au foot, ce qui devrait intéresser les plus anciens fans de Servette). Bien entendu les deux autres favoris que sont l’Ukraine et la Turquie ont fait le job contre les petits et le classement s’en trouve plus resserré que jamais.

On peut imaginer que le moindre faux pas contre le Kosovo ou la Finlande serait immédiatement fatal pour l’un des quatre prétendants. Mais on peut aussi imaginer qu’il n’ait jamais lieu et que ce groupe se joue lors des confrontations directes à venir, à commencer par Ukraine-Turquie lors de la prochaine ronde, qui pourrait voir son éventuel perdant éliminé de la course à la deuxième place. Mais sachant qu’il reste encore Turquie-Croatie, Islande-Ukraine, Turquie-Islande et Ukraine-Croatie, bien malin celui qui pourra deviner la tendance.

Tendance : Justement, je suis bien malin. Donc la Turquie va perdre en Ukraine, ce qui va enfin entraîner la démission de Terim, qui gangrène le football depuis bien trop longtemps. L’Islande va sa qualifier et le dernier match à Kiev contre la Croatie sera décisif. Ou pas.

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Qualifs à la place des qualifs (journée 5)

54 équipes vont disputer 274 matches pour désigner les 13 qualifiées pour le prochain Mondial qui se déroulera dans la riante Russie, qualifiée d’office et qui échappe donc ainsi aux contrôles antidopage, à la grande satisfaction des ses sympathiques supporters.

Bilan après la journée de reprise de 2017, à mi-parcours.

 

Finalement, les grands animateurs de ce groupe sont les ineffables Hollandais, qui n’en finissent pas de nous faire marrer. J’avais déjà bien ri à la pique de Gary Romain avant l’Euro 2016 « Il faut vraiment être un sacré numéro de Hollandais pour manquer un mois de juillet en France. Les types y sont allés 13 fois entre 0 et 18 ans en caravane avec papa-maman et ne sont pas capables d’y emmener l’équipe nationale. » Là, ils sont menés 2-0 après 20 minutes en Bulgarie (Bulgarie : depuis 2000, jamais qualifiée en coupe du monde, une seule fois à l’Euro en 2004 avec un bilan de trois matches, trois défaites. Des cadors), perdent le match, virent leur sélectionneur Danny Blind et font quasiment une croix sur la Russie à mi-chemin.

Dans les autres matches, la France et la Suède font le job contre les deux petits, et s’affronteront à Solna lors de la prochaine rencontre en juin.

Tendance : Le Luxembourg s’en va gagner à Feyenoord en juin. Les fabricants de peinture orange font faillite et tous les gamins du coin qui tiennent pour les Pays-Bas par effet de mode se rabattent sur le FC Bâle.  Dans l’autre match, rêvons un peu : La Suède bat la France et relance complètement le groupe. Les Bleus implosent et se font sortir en barrage par l’Irlande, en prolongations, sur un centre entaché d’un double contrôle de la main de Duffy.

Je ne vais pas revenir sur la pénible victoire de la Nati, Chessex l’a fait très mieux que moi. Dites, entre nous, au passage… Vous aviez compris le titre de son article, « Du billard avec une corde » ? Parce que moi j’ai dû lui demander, toute honte bue. Il s’agit d’une expression à connotation sexuelle : essayer de pénétrer sa partenaire avec une molle érection, ce serait comme jouer au billard avec une corde. Merci Carton-Rouge de nous instruire chaque mois ! Ceci dit, avec cinq victoires en autant de matches, la Suisse fait partie des deux nations européennes à faire carton plein, avec l’Allemagne. On ne va pas bouder notre plaisir. Mais n’allons pas croire que la qualification nous tend les bras. Les Portugais atomisent tout sur leur passage et ont leur feuille de route : se présenter le 10 octobre avec la meilleure attaque du continent devant la paire Djourou-Schaer. Brrrrrrr. A noter qu’avec 19 goals en 5 matches, ils sont troisièmes,  derrière la Belgique (22 goals) et l’Allemagne (20).

Dans le dernier match, Andorre a mis fin à une coquette série de 58 défaites en matches officiels en obtenant le nul 0-0 contre les Féroés. Je ne sais pas si des supporters Féringiens ont fait le déplacement. Si oui, j’ai une pensée pour eux.

Tendance : La Suisse remporte les 4 prochaines parties 1-0, pendant que le Portugal en plante 7 par mi-temps. Lors de l’ultime match, Petkovic aligne à la surprise générale Gandalf seul en défense centrale. D’entrée de jeu, celui-ci hurle « Vous ne passerez pas ! », plante son bâton dans la pelouse et ne bouge plus. La Suisse en prend 9. En barrage, la Nati sort la Pologne aux pénalties à Varsovie, et les Helvètes font la fête devant le mur des ultras de Legia. Les supporters suisses sont gardés 36 heures dans le stade et exfiltrés un par un via un hélicoptère de l’armée.

Les Allemands sont donc la seule sélection à avoir engrangé 15 point en 5 matches, avec Unser Nati. En Azerbaïdjan, ils ont carrément pris leur premier goal des qualifs, c’est vous dire s’ils maîtrisent leur sujet. Après un début de feu, les Azéris de Prosinecki marquent le pas (mais en fait, toute équipe qui affronte l’Allemagne marque le pas).

A St-Marin, les locaux ont pris 4 goals en 9 minutes contre la République Tchèque. On peut quand même parfois se demander d’où ils tirent leur motivation, eux qui ont même réussi il y a un mois à offrir en amical sa première victoire à Andorre depuis treize ans…

Dans le troisième match, l’Irlande du Nord a définitivement débranché la Norvège et confirme sa prétention d’accrocher le barrage.

Tendance : Non contents d’être certains de prendre une valise lors de leur prochain match à Nuremberg, les Saint-Marinais ont en plus réussi à vexer les Allemands au match aller (lire leur porte-parole ici). Quand tu mesures un mètre douze, est-il nécessaire de traiter Tyson de petite bite juste avant de monter sur le ring ? Ça sent quand même l’immense déculottée… Azerbaïdjan-Irlande du Nord sera le vrai choc de cette journée.

La sélection de Géorgie est relativement jeune (première apparition en 1990, après l’effondrement de l’URSS), et son manque d’expérience se transforme parfois en incapacité à provoquer la chance. A Cardiff cet automne, la latte sauve les Gallois dans les dernière minutes. Cette fois-ci, contre la Serbie, Katchavara ouvre la marque d’entrée suite à une bourde défensive à faire pâlir Senderos, puis la Géorgie rate le break quand deux joueurs se présentent absolument seuls devant Stojkovic, pour mieux tirer à côté. Ils finissent par perdre une rencontre qu’ils semblent avoir dominée. C’est le métier qui rentre. D’un autre côté ils viennent de perdre en amical contre la Jordanie, on va les laisser grandir un peu.

Eire-Pays de Galles devait être un choc. Le choc a bien eu lieu entre Taylor et Coleman, double fracture tibia péroné et rouge direct. Pour le reste, pas grand chose à signaler, mais ça nous fait quand même quelques jolies photos en souvenir. Aux dernières nouvelles Coleman pourrait être absent « pour une durée indéterminée ». Tu m’étonnes.

Ce nul fait les affaires de l’Autriche qui reste en vie grâce à sa victoire sur la Moldavie.

Tendance : Les 4 « gros » s’affrontent directement lors de la prochaine journée, qui pourrait bien être décisive. Si l’Eire qui reçoit l’Autriche et la Serbie qui reçoit le Pays-de-Galles s’imposent à domicile, il n’y aura plus de suspense sur les noms des deux premiers.

J’avais (poliment) demandé que quelqu’un pète les genoux de Lewandovski, mais personne ne m’écoute. Résultat, il ouvre la marque à Podgorica et la Pologne s’envole, merci pour elle. On ne voit plus très bien ce qui pourrait les arrêter. Par contre, la lutte pour la place de barragiste fait rage avec 4 équipes séparées d’un seul point. Pensez que la Roumanie qui a remporté un seul match est encore dans la course, de même que l’Arménie… Du suspense donc, même si on aurait évidemment préféré que les joueurs polonais demandent pardon à genoux de s’être comportés comme des connards en huitièmes de finale à St-Etienne, et perdent tous leur match par forfait en raison de crises de botulisme. Parfois, quand je pense à eux en scalpant des bébés loulous de Poméranie, je me dis qu’ils sont condamnés à parler une langue qui  compte sept cas (nominatif, génitif, datif, accusatif, vocatif, instrumental et locatif) et cinq genres (le masculin personnel, le masculin animé, le masculin inanimé, le féminin et le neutre), et ça m’apaise.

Tendance : Lewandovski va continuer à se tirer la bourre avec CR7 pour le titre de meilleur buteur de ces qualifs. Les Danois qui péclotent depuis quatre ans et qui ont débuté ces qualifications de manière bien poussive vont complètement se relancer en s’imposant au Kazakhstan. Le Monténégro, qui reste sur deux défaites, n’a pas dit son dernier mot et n’aura pas le droit à l’erreur contre l’Arménie. Bref, la bouteille à l’encre pour cette deuxième place.

Savez-vous quelle équipe a la plus haute possession de balle en Europe sur ces 5 premiers matches ? L’Espagne… D’accord, c’était facile. Mais ils sont à égalité avec l’Angleterre, et là on sort subitement du cliché sur le foot anglais et son éternel kick and rush (dont on retrouve des traces dans l’ADN du championnat anglais, ce qui participe de nous donner parfois des matches spectaculaires, mais qui n’est plus tant d’actualité en équipe nationale). Sans briller – et souvent sans Rooney – les Three Lions sont solidement installés en tête. L’Angleterre est la seule nation a n’avoir pas encore pris de goal, Joe Hart ayant décidé de mettre fin à la série de boulettes des gardiens anglais (disons au moins depuis sa trouée contre l’Islande à l’Euro…) et Southgate est en poste depuis plus de six mois, presque une éternité dans le contexte mouvant qui a suivi l’élimination de carnaval en France.

La Slovaquie, la Slovénie et l’Ecosse batailleront donc pour accrocher le barrage, avec entre autres un savoureux Ecosse-Angleterre le 10 juin, sur fond de Brexit d’un côté et de reférendum d’indépendance de l’autre. Cela pourrait bien nous donner un match électrique, et en tous les cas une ambiance folle.

Enfin, notons que Malte n’est pas en fin de classement partout : elle est première au classement disciplinaire, avec 4 cartons rouges et 14 jaunes (en 5 matches, donc). De la belle ouvrage. Saint-Marin n’est pas bien loin d’ailleurs, tout comme Andorre, le Luxembourg et le Kazakhstan… De l’eau au moulin de Thomas Müller, quand il se plaint que les petites équipes cisaillent tout le match…

Tendance : La prochaine journée va être éclipsée par le choc de Glasgow, d’autant que les Slovènes (contre les moissoneuses-batteuse maltaises) et les Slovaques (contre la faible Lituanie) devraient faire le plein, obligeant la Tartan Army et leur équipe fétiche à créer l’exploit contre l’ennemi anglais, sous peine de laiser filer définitivement le train. L’Angleterre sera probablement favorite à dix contre un, mais je ne peux pas m’empêcher d’y croire.

Avec sa victoire contre Israël, l’Espagne est invaincue depuis 13 matches de qualification (12 victoires et 1 nul). On se dit que c’est déjà une bien jolie série… Mais de son côté, l’Italie bat l’Albanie et reste invaincue  depuis… 54 matches et plus de dix ans ! Sa dernière défaite en éliminatoires remonte à septembre 2006 contre la France, avec entre autres un doublé de Sydney Govou, j’ai vraiment l’impression de parler d’un match d’avant-guerre diffusé en noir et blanc sur ORTF Télévision.

Evidemment, difficile contre ces deux monstres de se frayer un chemin pour les autres équipes. Israël a perdu ses dernières illusions à Gijon, bien aidée par son gardien Marciano, qui nous fait une « Joe Hart » sur le deuxième goal et une « Benny Hill » sur le troisième. L’Albanie a quasi joué à domicile à Palerme, avec sa cohorte de supporters, ses six sélectionnés qui évoluent en Italie et son sélectionneur De Biasi… Cela ne les a pas empêché de perdre.

Tendance : Au risque de me répéter, tout ne sera que remplissage avant le choc du 2 septembre entre l’Espagne et l’Italie. Cette dernière devra s’imposer pour effacer sa mauvaise différence de buts (+17 pour la Roja, +9 pour la Squadra…) Le deuxième de ce groupe sera clairement l’épouvantail des barrages.

La Belgique sauve l’essentiel à 11 contre 10 et dans la dernière minute du temps réglementaire contre son dauphin grec. J’imaginais vraiment qu’ils allaient dérouler sans accroc dans ce faible groupe : ils ont d’ailleurs la meilleure attaque du continent avec 22 goals, dont 6 pour ce buteur de grande classe qu’est Lukaku. Mais les Diables sont décimés par les blessures (dont celles de Eden Hazard et de Kevin De Bruyne pour ne citer que deux stars) et les Grecs, en ce jour de fête nationale pour eux, sont passés tout près de l’exploit, dans le style de jeu qu’on leur connaît depuis au moins 20 ans (aussi recroquevillés en défense que Kampusch au fond de sa cave).

La Belgique n’est donc pas à l’abri d’un faux pas qui pourrait profiter soit à la Grèce, soit à la Bosnie. A noter que les deux poursuivants s’affronteront en juin à Zenica, et que les Diables doivent encore se rendre chez l’un comme chez l’autre.

Rien à signaler chez les trois petits que sont Chypre, l’Estonie et Gibraltar. Ah oui, tiens, pour l’anecdote, Gibraltar aligne régulièrement les trois frères Ryan , Lee et Kyle Casciaro, et les deux frangins Joseph et Roy Chipolina. Ça ne nous fait toujours pas une équipe qui tient debout, mais ça me permet de tirer à la ligne.

Tendance : La Belgique peut-elle foirer ces qualifs ? Ceux qui pensaient après l’élimination en quarts l’été dernier que cela était plus un problème de mental que de sélectionneur garderont un oeil sur la suite. J’avoue que j’en ferai partie.

La Croatie consolide sa deuxième place dans un match joué à domicile et devant son public. Ça n’a l’air de rien mais avec le nombre de matches à huis clos qu’ils se tapent à cause leurs abrutis de fans, c’est déjà un exploit en soi. En battant l’Ukraine, elle prépare au mieux le choc à Reykjavik en juin. L’Ukraine voit le Mondial s’éloigner, même si rien n’est joué. D’un autre côté, quand on voit le merdier politique à l’Eurovision de la chanson entre les organisateurs Ukrainiens et la participante russe, on se demande si les joueurs de Shevchenko pourraient passer la frontière russe.

L’Islande s’est chichement imposée à Shkodër, concédant même le premier but de l’histoire du Kosovo marqué sur une phase de jeu (après leur penalty obtenu en Finlande).

Enfin, la Turquie de Terim le schgterzu (je n’ai plus de mots pour le décrire) a encore un peu d’espoir après sa victoire contre une très très faible Finlande.

Tendance : Avec dans ce groupe quatre équipes qualifiées l’été dernier, chaque journée propose un ou plusieurs chocs. Islande-Croatie, Ukraine-Turquie, Turquie-Croatie, Islande-Ukraine, Turquie-Islande, Ukraine-Croatie… La route est encore longue et tout semble pouvoir se passer, à part évidemment un sourire de cet empaffé de Terim (ça y est, ça m’est revenu).

 

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Après plus de mille matches du LS, un jour j'ai eu envie de voir du foot.
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Qualifs à la place des qualifs (journée 4)

54 équipes vont disputer 274 matches pour désigner les 13 qualifiées pour le prochain Mondial qui se déroulera dans la riante Russie, qualifiée d’office et qui échappe donc ainsi aux contrôles antidopage, à la grande satisfaction des ses sympathiques supporters.

Bilan après la dernière journée de 2016.

(Chaque match est résumé en 3 minutes sur le site de l’UEFA. Vous pouvez en profiter en vous inscrivant – gratuitement et en une minute – sur leur site. C’est ma banque de données au  moment de rédiger, et c’est bien pratique pour ne surtout pas avoir d’images des émeutes de Roumanie-Pologne).

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La France a gagné 18 de ses 23 derniers matches (mais ça n’empêche pas de ne se souvenir que du nul contre la Nati et de la défaite en finale, hein…) Elle se retrouve en tête après quatre matches, sans avoir encore rencontré le Luxembourg. Bénéficiant en plus d’un arbitrage « à la Bâloise » contre la Suède, avec un penalty non sifflé et un but validé sur hors-jeu, on ne voit pas très bien ce qui pourrait lui arriver, à part si Giroud se tirait une balle dans la tête et que toute la sélection était aspirée par le vide. Les Pays-Bas, en bleu à l’extérieur alors que le LS joue en orange, je te jure, ont battu leurs voisins luxembourgeois. La Bulgarie est comptablement encore dans la course, mais elle ne le doit qu’à ses deux victoires contre les petits.

Tendance : Derrière l’intouchable France, une Suède de gamins – après les départs de Ibrahimovic, Källström et Isaksson – se battra avec des Pays-Bas encore traumatisés de leur été. Le match décisif sera le match de clôture du groupe, Pays-Bas – Suède, le 10 octobre. D’ici-là, on pourrait bien se faire chier à cent sous l’heure dans ce groupe.

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Ne boudons pas notre plaisir, le classement parle au-delà des « oui mais » (Oui mais le match en Andorre… Oui mais quelle difficulté à concrétiser… Oui mais Stocker est teeeeeeeeeellement con…) Derrière, on ne peut s’empêcher de penser que le ‘Tougal n’a pas encore joué contre la Hongrie. Alors certes on ne va pas rattraper les 16 goals qu’ils ont plantés en 3 matches, mais qui sait s’ils ne peuvent pas égarer un petit point, le tout petit point qui ne nous condamnerait pas à l’exploit le 10 octobre, chez eux…

Tendance : Si la Nati gère ses matches contre plus faible qu’elle, ce qui n’est pas sa spécialité, elle sera en bonne position lors de la finale d’octobre 2017. Mais il reste quelques chausse-trapes, comme le match aux Féroé (franchement, il n’y a à peu près que le Portugal sur cette planète qui peut y planter 6 goals…) Il ne faut pas trop compter sur un coup de pouce des Hongrois, mais va savoir, les sondages ont tendance à se planter dernièrement.

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Toujours autant de suspense pour la première et pour la dernière place. Le mois dernier, j’avais conseillé aux joueurs de Saint-Marin de ne pas s’aligner devant l’Allemagne. Ils n’ont rien voulu savoir, en ont pris huit (aucun tir au but…) et Thomas Müller a déclenché une jolie polémique en remettant en cause l’utilité de ce type de matches, surtout quand les défenseurs cisaillent tout le match. Le porte-parole de Saint-Marin a répondu en dix points, dont un élégant « Cela a servi à confirmer que vous les Allemands, vous ne changerez jamais, alors que l’histoire vous a appris qu’agresser les autres n’était pas toujours garantie de victoire. » Il signe à Carton-Rouge quand il veut.

Sinon, Will Grigg’s on Fire a battu les Azéris, relançant la bataille pour la place de barragiste à laquelle la République tchèque espère toujours se mêler, au contraire d’une Norvège en phase terminale.

Tendance : Je modifie encore légèrement ma tendance du mois dernier. Les Allemands vont faire trente points, Saint-Marin zéro. Entre les deux, Tchèques, Azéris et Irlandais vont s’étriper pour la place de barragiste.

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L’avantage dans un groupe où il y a quatre prétendants (trois participants au dernier Euro – dont un demi-finaliste – et la Serbie, qui vaut mieux que sa dernière campagne de qualifications épouvantable), c’est qu’il y a au moins un choc à chaque journée. C’était doublement le cas cette fois. Premièrement avec la victoire de l’Irlande à l’extérieur contre l’Autriche d’Alaba (à mon époque on disait « l’Autriche de Toni Polster » et ça avait quand même une autre gueule…) Deuxièmement avec le nul arraché par la Serbie à Cardiff. A la 84ème le serial-buteur Bale touche le poteau, 40 secondes plus tard la Serbie égalise… C’est comme au foot. Prochain choc en mars : Eire-Pays de Galles. Putain, ça va chanter à l’Aviva Stadium de Dublin !

Tendance : L’Autriche est en passe de décrocher, mais elle joue la Moldavie en mars, ce qui devrait lui permettre de rester en vie. Les trois autres favoris se tirent la bourre, mais si ça se joue à la sympathie qu’inspirent les supporters, pas sûr que les copains d’Ivan « le Terrible » Bogdanov, l’espèce de gorille trisomique qui avait fait interrompre Italie-Serbie à Gênes en 2010, l’emportent devant les sympathiques alcooliques Gallois et Irlandais.

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Coup d’arrêt pour le Montenegro, qui menait 0-2 à la mi-temps chez la lanterne rouge arménienne, avant de se faire remonter et de prendre le 3-2 à la 93ème. Ça doit quand même être rageant de perdre en Arménie, l’un des pays qui a le moins d’ambitions footballistiques en Europe : songez qu’il y a deux ans ils étaient encore entraînés par Bernard Challandes. C’est d’autant plus rageant que les infâmes Polonais ont cartonné en Roumanie lors d’un match  qui a permis à l’UEFA de s’adonner à un grand exercice de négationnisme : allez voir les 3 minutes de résumé du match sur leur site, c’est fou comme on ne dirait pas qu’on a eu un match interrompu deux fois, des fumigènes sur le terrain, Lewandowski sonné par l’explosion d’un pétard tiré sur lui… Bref, les plombiers s’envolent. Il faut souhaiter très fort que tous les Z, les Y et les K disparaissent instantanément de leurs claviers, juste pour les emmerder.

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Tendance : Le prochain match verra les Polonais se rendre à Podgorica. Si quelqu’un pouvait péter les genoux de Lewandowski à coups de batte sans faire exprès, je serais plus serein. Le Danemark jouera sa dernière carte à Bucarest (à huis-clos ?) Au passage, si vous croisez des dirigeants arméniens, vous pouvez leur dire que Victor Zvunka est libre.

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Rarement groupe n’aura été aussi désespéramment chiant à suivre. Il faut vraiment être supporter de l’Angleterre (Dieu m’en préserve) pour trouver un quelconque intérêt à suivre la qualification inévitable de l’équipe aux trois Lions, qui réussit l’exploit de ne même pas convaincre après quatre matches contre la Slovaquie, Malte, la Slovénie et l’Ecosse, et en attendant la Lituanie : que du lourd, vous en conviendrez. La victoire 3-0 contre les voisins écossais ne reflète d’ailleurs pas la physionomie d’un match dominé pendant une heure par des scottish maladroits, excusez le pléonasme. Coincée au 67ème rang du classement FIFA, entre le Bénin et la Guinée-Bissau, la sélection entraînée par le mythique Gordon Strachan n’en finit pas de couler. Pour la deuxième place, la simple idée de revoir le poète  Martin « Terminator » Škrtel en Russie me fait froid dans le dos, misons donc une pièce sur la Slovénie.

Tendance : Après une défaite surprise en Ecosse, Gareth Southgate devient le quatrième sélectionneur anglais à se faire virer en une année. Les dirigeants rappellent Capello pour un intérim de quatre matches, puis se décident pour Challandes, qui se profile comme étant le seul à la hauteur de leur réelles ambitions pour la campagne de Russie. Effectivement, ils finissent dernier de leur groupe avec trois défaites, terminant exactement là où on les attend.

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Quand tu te retrouves dans le groupe avec les deux monstres que sont l’Italie et l’Espagne, tu te bats pour quel objectif  exactement durant ta campagne de qualifications ? Ben on ne sait pas, mais les Albanais eux doivent savoir tant ils se sont lâchés contre Israël : Faute-Penalty-Expulsion à la 17ème,,, Puis Faute-Penalty-Expulsion à la 55ème… Je vous laisse imaginer l’ambiance délétère à Elbasan. Dans les deux autres matches, l’unique enjeu était de savoir si l’Italie allait profiter de son escapade à Vaduz pour refaire une partie de son retard au goal-average (+7 pour l’Italie contre +14 pour l’Espagne), retard qui – si tout se passe sans accroc – l’oblige à vaincre en Espagne en septembre 2017. Eh bien contre toute attente, menant 0-4 à la mi-temps, la Squadra a calé après la pause, ratant le coche. Pas sûr que le tout récent coach Ventura ait goûté à la plaisanterie.

Tendance : Sur le plan du foot, Israël jettera toutes ses forces dans la bataille lors de son prochain match en mars, en Espagne. Il faudrait au moins rejouer l’exploit de Paris 23 ans plus tard (souvenez-vous, quelle riée !). Sur le plan de la guerre des tranchées, il y aura un petit Macédoine-Albanie en septembre.

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La Belgique n’en finit pas de s’amuser dans ce groupe, avec plus de cinq goals par rencontre. En recevant la Grèce au prochain match, elle a l’occasion de plier définitivement le groupe, pour le plus grand plaisir de son entraîneur des gardiens entraîneur adjoint Thierry Henry. La Grèce a de son côté arraché le nul à l’ultime minute contre la Bosnie sur un missile que n’aurait pas renié Ivo Karlović au service. Les deux sélections restent donc en course pour la place de barragiste, parce que franchement, l’Estonie, Chypre et Gibraltar… Pour l’anecdote, Gibraltar a égalisé contre Chypre. J’imagine que ça sentait bon la panique chez les Chypriotes : personne n’a envie d’être la première équipe à perdre des plumes contre Gibraltar et ses 600 licenciés.

Tendance : Les Diables finissent avec un goal-average de +127 et débarquent en Russie avec le même melon qu’ils avaient déjà chopé cet été, en oubliant en complètement qu’ils n’ont joué que des petites nations durant deux ans. Ils en prennent 3 contre l’Australie lors de leur premier match.

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La Croatie a battu l’Islande lors d’un énième match à huis-clos dû à la bêtise de ses supporters, ceux-là même qui avaient interrompu le match contre la République Tchèque avec leurs bagarres et leurs fumigènes durant l’Euro de cet été, souvenez-vous… Cette fois il leur était reproché des chants fascistes lors de rencontres amicales de ce printemps, ainsi que d’avoir dessiné une croix gammée sur la pelouse d’un précédent match contre l’Italie, qui se jouait également à huis-clos… Bref, on n’en sortira jamais. Leur équipe étant en tête, cette bande de joyeux drilles pourraient bien fraterniser avec leurs homologues russes en 2018, ça va faire une bonne concentration d’intellectuels au mètre carré. L’Ukraine, l’Islande et l’épouvantable Turquie sont toujours en course.

Tendance : Lors du prochain match, les supporters croates organisent un méchoui nationaliste à base de viande de fan ukrainien. La sélection est condamnée à jouer à huis-clos jusqu’aux qualifications du Mondial 2068. Fatih Terim ne comprend pas que la Croatie soit sanctionnée pour si peu et plaide pour une amende de 2 bitcoins avec sursis. L’Islande profite du merdier pour se qualifier et cherche un supporter un peu méchant pour se donner une contenance.

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Après plus de mille matches du LS, un jour j'ai eu envie de voir du foot.
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Qualifs à la place des qualifs (journées 2 et 3)

54 équipes vont disputer 274 matches pour désigner les 13 qualifiées pour le prochain Mondial qui se déroulera dans la riante Russie, qualifiée d’office et qui échappe donc ainsi aux contrôles antidopage, à la grande satisfaction des ses sympathiques supporters.

Avant la dernière journée de qualifications de 2016 dans une semaine, tirons donc un bilan des deuxième et troisième journées (la première journée a été commentée ici).

(Chaque match est résumé en 3 minutes sur le site de l’UEFA. Vous pouvez en profiter en vous inscrivant – gratuitement et en une minute – sur leur site. C’est ma banque de données au  moment de rédiger, et c’est bien pratique pour avoir des images de la joie du buteur de Saint-Marin).

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a-pogbaAprès des débuts poussifs à Minsk, la France a remis le groupe à l’endroit en fessant une faible Bulgarie et surtout en s’imposant au Pays-Bas, sur un missile de Pogba, qui n’aura pas mis longtemps pour devenir imbuvable (voir la tête de con pleine d’arrogance qu’il fait au lieu de fêter son goal, qui me fait penser à un sous-Balotelli de la grande époque). Décidément, même sans Giroud sur le terrain, il faut toujours qu’il y ait une tête à claques dans cette sélection. Les Suédois restent dans la course avant le choc de vendredi à Paris, mais ils ne semblent pas armés pour lutter pour la première place, et c’est peu dire qu’on ne remplace pas Zlatan facilement. Reste le cas des Pays-Bas qui peinent à trouver la relève des Van Persie, Huntelaar, Kuyt et autres Van Bommel. Ils n’auront pas le droit à l’erreur au Luxembourg dans un choc durant lequel les supporters devront compter sur autre chose que leurs drapeaux pour se différencier :

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A noter que si le Luxembourg n’est pas encore de taille à faire trembler l’Europe, il a déjà planté 4 goals en 3 matches et fêté son premier point, en Biélorussie, en égalisant à 10 contre 11 en toute fin de match. On peut être 130e au classement FIFA et avoir sa petite fierté.

Tendance : La Suède et les Pays-Bas vont se tirer la bourre pour la deuxième place. La France va arriver en Russie avec un melon énorme, c’est comme ça qu’on les aime et qu’ils deviennent capables de tout. Et je suis prêt à parier que le Luxembourg ne terminera pas dernier.

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Je ne suis pas aussi hagiographique que Chessex quand j’écris sur Petkovic, et je pense même que c’était assez facile de succéder à ce gros nul de Hitzfeld, l’escroc qui m’a fait regretter Artur Jorge. Mais quand même, le simple fait que sa présence emmerde les journaux alémaniques le rend sympathique. Et puis il a réussi à me faire aimer Stocker, ce triste con. Certes pas très longtemps, mais tout de même quelques secondes après son but en Hongrie, dont on se rendra compte à la fin des qualifications que c’est ce goal qui aura été le tournant décisif. La victoire poussive contre les bûcherons Andorrans nous évite de plus de choper le melon, et c’est très bien comme ça. De leur côté, les Portugais déroulent et se vengent sur plus petits qu’eux de leur défaite initiale à Bâle. Les deux équipes semblent capables de tout gagner jusqu’à l’affrontement final, au Portugal, en octobre 2017… Mais rappelons tout de même que le Portugal n’a pas encore joué la Hongrie. La journée de ce week-end ne devrait pas rebrasser les cartes, les 3 « gros » recevant les 3 « petits ». Pour nous, j’ai tendance à penser que l’absence de Embolo est compensée par celle de Shaqiri, donc ça devrait passer.

Tendance : Les Hongrois abattront leur dernière carte au Portugal en mars. Mais si tout se passe selon la logique, la finale du groupe se jouera le 10 octobre 2017. Il s’agira de bien boucler Ronaldo, il m’agace déjà rien que d’y penser.

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Le mois dernier je brocardais gentiment le match Azerbaïdjan-Saint-Marin en le nommant « le choc des titans »… Finalement la vraie surprise de ce début de campagne européenne est bien de voir les Azéris se poser comme seuls contradicteurs de l’Allemagne. C’est dire si la Mannschaft a un boulevard. Les Norvégiens sont complètement à la rue (ceci dit on est mal placés pour se moquer du fait qu’ils aient perdu à Bakou…) et les Tchèques n’en finissent pas de sombrer, dans la prolongation de leur Euro dramatique. Finalement, la deuxième place se jouera peut-être entre l’Azerbaïdjan et l’Irlande du Nord (dont les supporters chantaient Will Grigg’s on Fire au coup de sifflet final de leur défaite à Hanovre, si si, je vous jure). A noter que Saint-Marin a égalisé en Norvège. L’auteur du but a manifesté la même joie que s’il avait gagné la coupe du monde tout en remportant l’Euromillions en éjaculant dans Milla Jovovich. Ceci dit, ils reçoivent la Mannschaft vendredi. Je serais eux, j’irais pas.

Tendance : Je modifie légèrement ma tendance du mois dernier. Les Allemands vont faire trente points, Saint-Marin zéro. Entre les deux, Tchèques Azéris et Irlandais vont s’étriper pour la place de barragiste.

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Le groupe le plus équilibré, avec 4 nations qui pourraient être en lice jusqu’au bout. Le Pays de Galles, la Serbie, l’Autriche et l’Eire vont se rendre coup pour coup, et si ça se trouve, la qualification se jouera à celui qui négociera le mieux les rencontres contre les deux faire-valoir que sont la Géorgie et la Moldavie. Le Pays de Galles pourrait à ce titre regretter amèrement le nul concédé à domicile contre la Géorgie, qui aurait même pu l’emporter en fin de match, si la latte en avait décidé autrement. La journée de samedi sera des plus instructive avec le double choc Autriche-Eire, et Pays de Galles-Serbie.

Tendance : Dur d’y voir clair. La Serbie semble remise de sa cauchemardesque non-qualification pour l’Euro et pourrait tirer son épingle du jeu. Pour la deuxième place, bien malin qui saura départager les trois autres nations, toutes présentes en France cet été. Ce groupe promet d’être passionnant.

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La Pologne, c’est Lewandowski. Co-leader du classement des buteurs avec les mêmes stats que CR7 (7 tirs cadrés, 5 goals), l’attaquant du Bayern a signé un triplé contre le Danemark et le but de la victoire à la 95e minute contre l’Arménie (dont le sélectionneur à démissionné dans la foulée). Tu enlèves Lewandowski, et cette équipe redevient le petit tas de merde qu’elle a été durant l’Euro, au moment de fêter sa qualification en quarts en narguant le mur des supporters suisses à St-Etienne. Je te jure, quand je repense à ce moment, j’ai envie d’égorger un lolcat, et pas plus tard qu’hier, j’ai sodomisé un mogwaï. Qu’ils meurent. Le salut pourrait venir du surprenant Monténégro, qui est allé s’imposer au Danemark, rien que ça. Reste enfin la Roumanie qui rêve de se mêler à la lutte. Ils reçoivent la Pologne vendredi, souhaitons leur bonne chance.

Tendance : A chaque déplacement, l’avion de la sélection polonaise se crashera au retour. Le Monténégro, qui avait barré la route de la Suisse dans la course à l’Euro 2012 avant de s’incliner en barrage, termine en tête et se qualifie pour sa première compétition, 10 ans après son premier match officiel.

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L’Angleterre restera toujours une énigme pour moi, en raison du décalage entre la réputation qu’elle a (celle d’une des toutes meilleures équipes du monde) et la réalité (une sélection plutôt moyenne, qui n’a gagné qu’une coupe du monde truquée il y a cinquante ans et qui ne s’est pas qualifiée pour une demi-finale d’Euro ou de Mondial depuis vingt ans). Complètement dans la tourmente après avoir connu 3 sélectionneurs en 4 mois (Hodgson, Allardyce et Southgate), peu aidés par un Rooney remplaçant à Man U et qui n’était pas titulaire en Slovénie, les Three Lions ont la chance d’être tombés dans un groupe d’une faiblesse insigne. L’Ecosse connaît quand même un passage à vide depuis 20 ans au point que les plus jeunes ne l’ont jamais vue participer à un tournoi majeur. Leur seule façon de faire parler d’eux est de jouermaillot-ecosse-exterieur-2016 en rose à l’extérieur (Minute culturelle : c’est un hommage au 5e Comte de Roseberry, Archibald Primrose, ancien Premier ministre et patron du foot écossais, qui équipait ses chevaux de la même manière). La Slovaquie et la Slovénie ne sont jamais que d’honnêtes sélections de milieu de tableau. Restent la Lituanie et Malte, avec mon nouveau chouchou Jonathan Caruana, expulsé au premier match, donc suspendu au second, et re-expulsé lors du troisième. Une sorte de William Prunier du pauvre quoi.

Tendance : Faute de combattants, l’Angleterre va se qualifier et nous faire un remake du type « élimination par l’Islande » en 2018. Pour la deuxième place, franchement, c’est la bouteille à l’encre. Au vu du niveau des équipes et étant donné que seuls les 8 meilleurs deuxièmes joueront un barrage, autant que ce groupe soit celui qui ne qualifie pas deux équipes.

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Après s’être neutralisés à Turin (avec une des plus belles boulette de la carrière de Buffon), l’Espagne et l’Italie sont allés s’imposer à l’extérieur et s’installent en tête du groupe pour ne probablement plus la lâcher. N’empêche, il y a en a bien un des deux qui va devoir aller en barrages, et l’Espagne me semble mieux armée que la Squadra. La Macédoine a failli vivre trois jours de gloire, du haut de sa 147ème place au classement FIFA. Mais elle maudira longtemps ses fins de matches :  il a fallu qu’elle rate un pénalty à la 94e contre Israël, avant de bousculer l’Italie et même de mener 2-1 à l’heure de jeu dans une ambiance de feu à Skopje, de se voir rejoindre à un quart d’heure de la fin et de prendre le but du 2-3 dans les arrêts de jeu. L’Albanie guette le faux pas des deux grands, mais sans beaucoup d’espoir. Dans la rubrique « On aura tout vu », le Liechtenstein a marqué un but.

Tendance : Le prochain frisson aura lieu le 2 septembre 2017 avec Espagne-Italie. Jusque-là il va être difficile de s’enthousiasmer beaucoup, sauf si Buffon nous fait des sorties de bédouin à chaque match. Les Espagnols ayant pulvérisé les Lichtensteinois au premier match (8-0), et si aucune des deux équipes n’égare de point jusque-là, il est probable qu’un nul en Espagne ne suffise pas à la Squadra… Le défi sera donc de taille.

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Avec 13 buts marqués contre aucun encaissé, la Belgique a le meilleur goal-average du continent. Wilmots, considéré par quasiment tout le Plat Pays comme le principal responsable de la défaite en quarts de l’Euro face au Pays de Galles, a été remplacé par Martinez. Celui-ci – avec Thierry Henry comme deuxième adjoint – a amené une autre approche, avec par exemple le soutien d’un drone pour filmer les entraînements. La démonstration contre la Bosnie, qu’on voyait un peu comme leurs seuls contradicteurs dans ce faible groupe, quittance le changement de méthode. La surprise pourrait du coup venir de la Grèce. L’équipe n’a pas subi de gros bouleversement dans son effectif ni dans sa manière de jouer depuis l’invraisemblable campagne de qualifs de l’Euro 2016 (dernière du groupe après avoir perdu deux fois contre les Féroés…), mais ce qui ne marchait pas avec Ranieri, puis Makarián, semble fonctionner avec le nouveau sélectionneur Skibbe. En tout cas, les goals grecs sont célébrés par les joueurs avec toute la rage de ceux qui ont été profondément humiliés ces derniers temps. A noter enfin que Gibraltar a pris le but le plus rapide de l’histoire de la coupe du monde en 7 secondes, alors que c’est eux qui avaient la balle d’engagement. Même le FC Elan n’a pas fait pire.

Tendance : La Belgique va se qualifier sans trembler et on attendra prudemment le résultat de Grèce-Bosnie vendredi avant de faire un pronostic pour la deuxième place. A l’autre bout du classement, Gibraltar va continuer à nous faire rire (comme l’a très bien résumé Chessex ici : Gibraltar, qui se résume à une piste d’atterrissage, trois pubs anglais et une plage, ne peut être réellement considérée comme une nation de foot…)

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Ce dernier groupe est le seul qui comprenne quatre qualifiés du dernier Euro sur six équipes. Cela promet donc de chaudes empoignades. La Finlande et le Kosovo vont regarder tout ça de loin. L’Islande est un peu miraculée après avoir renversé le score contre la Finlande aux 92e et 96e minutes, mais sa victoire contre la Turquie la propulse en tête du groupe aux côté de la Croatie. Les deux sélections se rencontreront samedi dans le choc au sommet. L’occasion pour l’Ukraine de Shevchenko de se relancer dans la course à la deuxième place si elle dispose de la Finlande. La Turquie est déjà décrochée, qu’ils commencent par virer ce fumier de Terim, on en reparlera ensuite. Enfin le Kosovo, après un nul historique en Finlande pour le premier match de leur histoire, vient d’en prendre neuf en deux rencontres. C’est le métier qui rentre.

Tendance : La Croatie et l’Islande arrivent lancées dans le choc de samedi, qui promet une belle opposition de style sur le terrain comme dans les tribunes. L’Ukraine, qui menait 2 à 0 en Turquie avant de se faire rejoindre sur un péno inexistant, n’a plus le droit à l’erreur. Ces trois équipes vont se tirer la bourre, et cantonner la Turquie dans un rôle d’arbitre.

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Qualifs à la place des qualifs

54 équipes vont disputer 274 matches pour désigner les 13 qualifiées pour le prochain Mondial qui se déroulera dans la riante Russie, qualifiée d’office et qui échappe donc ainsi aux contrôles antidopage, à la grande satisfaction des ses sympathiques supporters.

Il y avait deux façons de traiter ces qualifications : soit confier la tâche à un passionné qui allait suivre un maximum de matches, s’abonner à l’Equipe, et qui aurait été capable d’expliquer que le 4-5-1 bulgare d’aujourd’hui, avec Nedyalkov latéral gauche, reste très éloigné de la tactique qui leur avait permis de battre l’Italie 3-2 en match aller des quarts de l’Euro 1968, sur des buts de Kotkov, Dermendzhiev et Zhekov… Soit me demander de m’en occuper et me laisser dire du mal de gens que je ne connais même pas.

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L’équipe qui a joué le Luxembourg est en tête, c’était attendu. Mais ce serait marrant que la Bulgarie confirme sa première place vendredi en France, non ? Eh les copains… France-Bulgarie, ça ne vous rappelle rien ? Ginola, Kostadinov… Allez, pour le plaisir. D’autant que de leur côté, les Bleus se sont fait accrocher par les démocrates biélorusses, dans un bon vieux 0-0 pourri lors duquel l’idiot modèle Giroud a vendangé sa palanquée d’occasions. Lors de la dernière rencontre du groupe, des Suédois traumatisés par le départ de Zlatan ont concédé le nul à des Hollandais traumatisés de ne pas s’être qualifiés pour le dernier Euro, j’en ris encore.

Tendance : On imagine difficilement la France ne pas se qualifier, mais ce serait quand même rudement rigolo. Ça pourrait être assez équilibré pour la deuxième place, surtout si le Luxembourg continue à planter trois goals par match.

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Pas besoin d’en remettre une couche sur Unser Nati, Chessex le fait très mieux que moi. On a battu une petite équipe, qui a passé douze ans à piorner contre ces salauds de Grecs qui ont remporté l’Euro en jouant de façon dégueulasse, avant de faire exactement pareil cet été. Le Portugal va pouvoir passer ses nerfs sur Andorre ce week-end, ce n’est pas beau de se défouler contre les petits à la récré. Les Hongrois (avec un certain Gulácsi aux goals… Rendez-nous Király !) vont devoir passer la deuxième vitesse contre nous après leur petit 0-0 aux Féroé. Méfiance donc. Enfin, la Lettonie a engrangé les 3 points à Andorre-la-Vieille devant 1115 courageux. J’espère au moins qu’ils ne font pas comme à Lausanne en gonflant systématiquement le nombre de spectateurs.

Tendance : La Suisse étant objectivement la meilleure équipe de l’Histoire tant qu’elle ne doit pas tirer des pénos devant des équipes de l’Est, la première place lui est promise. On imagine que le retour du gominé permettra à la Seleção de se donner un peu d’air.

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Difficile de faire sourire en parlant de l’Allemagne, ce n’est pas le genre de la maison. Y a bien Özil qui a un je-ne-sais-quoi dans le regard, mais les autres n’ont définitivement pas des têtes à jouir facile. Ils ont fait le job en Norvège, et Müller – le même qui a tout raté à l’Euro – a planté deux goals. De son côté, la République Tchèque, qui a complètement foiré son été (souvenez-vous : un seul point, offert par les supporters croates) n’a pas réussi à battre Will Grigg’s on fire. Enfin, dans le choc des Titans, l’Azerbaïdjan a péniblement battu Saint-Marin.

Tendance : Les Allemands vont faire trente points, Saint-Marin zéro. Entre les deux, Tchèques et Irlandais vont s’étriper pour la place de barragiste.

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Les Gallois, demi-finalistes il y a deux mois, continuent à marcher sur l’eau, avec entre autres deux goals et un assist de Bale, impliqué sur plus de la moitié des buts de son équipe depuis deux ans. Certes la Moldavie n’est que 165e au classement FIFA, mais c’est toujours plaisant de voir un ancien de Servette en prendre 4 (le sélectionneur s’appelle Igor Dobrovolski). La Serbie espère se relancer après avoir complètement massacré sa campagne de qualifications pour l’Euro, avant-dernière de son groupe avec 3 points de pénalité après son forfait en Albanie, mais l’Eire a quelques prétentions également et ils ramènent un bon nul. Dans le dernier match, l’Autriche d’Alaba – l’homme invisible de l’Euro – a fait le job à Tbilissi.

Tendance : Peut-être le groupe le plus équilibré, même si les deux derniers sont connus. A mon sens la grosse inconnue est le réel niveau des Serbes. Le match de jeudi entre l’Autriche et le Pays-de-Galles donnera de premiers indices.

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Le groupe de l’Enfer pour les supporters danois, avec uniquement des adversaires de l’Est et quelques déplacements bien relous. Eliminés en barrage par la Suède dans la course à l’Euro, ils se retrouvent en tête du groupe après leur chiche victoire face à l’Arménie. La Pologne, complètement malade de ses supporters qui foutent la merde partout où ils passent en grands défenseurs de la culture européenne, s’est fait remonter deux goals par le Kazakhstan, à la grande joie de tous les Suisses qui se souviennent encore de leur piteuse fiesta devant le mur des fans helvètes à Saint-Etienne, qu’ils crèvent la gueule ouverte (et sur cinq générations). Enfin la Roumanie, dernière du groupe de la Nati en France, a timidement commencé par un nul à domicile contre le Monténégro.

Tendance : La Pologne perd tous ses matches, ses joueurs se couvrent de scrofules et leurs femmes se blètsent tous les orifices lors d’une soirée satanique. Les exorcistes localisent l’auteur de l’envoûtement dans la région du Bamee Bar, à Lausanne. M.-O. R. (nom connu de la rédaction) est mis sous protection policière.

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En attendant leur première confrontation lors du quatrième match, les Ecossais et les Anglais ont fait le job. La Tartan Army a dû se faire plaisir à La Valette où personne n’attendait une victoire si large. De leur côté, les British s’imposent sur le fil à la 95e, bien aidés par l’expulsion de « Terminator » Skrtel, qui s’était déjà mis en évidence pour son jeu tout en fines touches lors de l’Euro. Enfin, la Slovénie, qui peut prétendre à l’embuscade, prend un bien mauvais départ chez les Lituaniens, 117e au classement FIFA, juste devant la Palestine (vous pouvez vérifier).

Tendance : Les Anglais ont un boulevard, mais ils sont capables de tout, c’est pour cela qu’on les aime (surtout moi, en fait). Ça va jouer des coudes derrière. Je me réjouis déjà de parler du choc entre la Lituanie et Malte.

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Le paisible Liechtenstein est tombé dans un groupe qui dégouline de testostérone, entre les sélections du Sud, celles de l’Est et les souvent rageurs Israëliens (c’est pas Barnetta qui dira le contraire…) C’est probablement ce qu’on appelle un groupe sanguin. N’empêche, je me demande ce que le sélectionneur liechtensteinois a dit à la mi-temps à ses joueurs, alors qu’ils ne perdaient « que » 1-0 en Espagne. Parce qu’ils en ont tout de même pris à peu près un toutes les 6 minutes en deuxième période… Si la qualification se joue au goal-average, la Roja se souviendra de ce match. La Squadra Azzura, malgré l’expulsion de Chiellini, a mis de côté trois points très précieux à Haïfa, sous les yeux de son nouveau sélectionneur Ventura. Enfin, l’Albanie a battu la Macédoine en deux temps, le match étant interrompu par la pluie à 1-1 et le dernier quart d’heure joué le lendemain. Cela n’a pas empêché Baloj d’offrir la victoire aux siens à la dernière minute. A noter pour les fans de Lausanne que Veseli et Basha étaient sur le banc.

Tendance : Autant dire qu’on en saura un peu plus jeudi, après le premier choc entre l’Italie et l’Espagne. Mais entre nous, ce serait tout de même étonnant que le moins bon deuxième émane de ce groupe… Les quatre autres équipes semblent devoir jouer pour un symbolique podium, sauf grosse surprise.

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Je n’arrive pas à m’ôter l’idée que nos amis belges ont déçu cet été (bon, quarts de finalistes quand même hein !) parce qu’ils avaient un peu le melon suite à leur première place décrochée en qualifs. J’espère pour eux que ce n’est pas une fatalité d’avoir les chevilles qui enflent, car à mon avis ils sont dans le groupe le plus faible de ces éliminatoires, et vont logiquement remettre ça. Alors certes ils tombent à nouveau contre la Bosnie, comme lors de leur dernière campagne, mais pas certain que cela ne les freine, malgré le départ en trombe de l’équipe de Capitaine Dzeko. Ce n’est pas une Grèce dévastée par la situation au pays, ni encore moins Gibraltar, qui vont pouvoir les freiner. Il faudra d’ailleurs m’expliquer un jour comment un lopin de 6,5 km carrés (10 fois plus petit que Saint-Marin, pour donner une idée) ne comportant aucun stade homologué pour son équipe nationale peut intégrer l’UEFA. C’est à ma connaissance la seule fédération qui est obligée de jouer ses matches à domicile officiels dans un autre pays, même pas limitrophe puisque les matches ont lieu au Portugal, à 400 km de distance. Bref, ils n’ont pas fini de prendre des tatanes.

Tendance : La Belgique va dérouler. Les Bosniens finiront deuxièmes faute d’adversaire. Seule façon de frissonner dans ce groupe, si vous aimez les paris, risqués : une victoire de Gibraltar contre la Grèce était cotée à 77 contre 1.

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Groupe très relevé pour les débuts de la sélection du Kosovo, qui ramène un point forcément historique de Finlande. Avec les renforts évoqués mais encore hypothétiques de Xhaka, Shaqiri, Behrami et Abdi, le petit dernier de l’UEFA pourrait rapidement grandir (après c’est un peu un manque d’ambition de s’encombrer avec Xherdan, mais ils font comme ils veulent). L’ambitieuse Croatie a concédé le nul face à la Turquie de l’épouvantable mafieux Terim. Quant aux Islandais, les nouvelles idoles du monde de l’univers, ils partagent aussi l’enjeu avec l’Ukraine de Shevchenko. Trois matches nuls, trois fois 1-1, tout le monde à égalité parfaite. Aucune victoire, je suppose que c’est ce qu’on appelle un groupe sans gain.

Tendance : Les 54 derniers matches se terminent sur le score de 1-1. Toutes les équipes ont le même nombre de cartons, et lors des tirages à pile ou face la pièce retombe sur la tranche. Des supporters d’Aarau proposent un classement par ordre alphabétique, mais les fans de Zurich ne sont pas très chauds. La FIFA décide de qualifier l’Ukraine, afin d’assurer une chaude ambiance lors de certains matches en Russie.

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Après plus de mille matches du LS, un jour j'ai eu envie de voir du foot.
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