Vidéo des 10 ans

Résultats de mars et Pigeons d’avril

Pour le mois de mars écoulé, vous avez longuement hésité entre deux présidents de clubs romands autant mégalos l’un que l’autre. Finalement, vous avez décidé (par pitié je suppose) d’offrir le Pigeon d’Or mensuel à Mike Echenard, le Président fossoyeur des Red Ice qui aura réussi à faire encore moins bien que René Schwéry. Fallait le faire…

Echenard restera dans le Livre d’Or du HC Martigny (feu Red Ice ?) comme le gars qui aura tout fait faux, en commençant par le recrutement de Matjaz Kopitar comme head coach, lui qui connaissait la Ligue B suisse aussi bien que Christophe Darbellay la fidélité dans le couple. Un autre coup de maître de ce mauvais Président fut de se la jouer à la Chagaev en gonflant le budget des Reds et Noirs à 5.5 millions de francs pour soi-disant jouer les premiers rôles en 2016-17… alors que 4 millions avaient largement suffi la saison précédente. Avec l’argent des autres, c’est toujours plus facile…

D’autoritaire, Echenard devint du jour au lendemain quasi-fantomatique, surtout au moment de venir expliquer le retard des salaires à fin février : « Des contacts avec certains repreneurs seraient à bout touchant ». Touchant-coulant, plutôt ? Un vulgaire blaguatzon que cet Echenard, lui qui aura fini par dégoûter les piliers du groupe de cette saison (Lori, Zanetta, Berland…) ainsi que les actionnaires russes. Rageant pour tous ceux qui aiment ce club car l’avenir est sombre.  

La deuxième place du classement revient au Zamperini du Gros-de-Vaud, Mario Di Pietrantonio, qui bat d’une courte tête ce cinglé de Chris McSorley qui décidément n’aura jamais rien gagné dans le hockey suisse. En queue de peloton, comme à son habitude, on retrouve Léa Sprunger qui est restée lamentablement scotchée au pied du podium de notre classement mensuel, tout comme lors des Européens en salle de Belgrade.

Pigeons d’avril 2017

N’ayant pas succombé à la facilité des faux traquenards débiles du 1er Avril, la Rédac vous propose de vrais Pigeons d’avril récompensant les agissements douteux de certains illustres sportifs ou acteurs ratés du sport suisse. Notre quatuor mensuel est composé d’un Fangio au bacalhau, du carton rouge de l’année en Premiership ainsi que de la pâle imitation lémanique de Christian Constantin. Pour compléter ce trio, on a simplement ajouté le dirigeant d’un club de basket qui devrait absolument postuler au comité d’organisation de son carnaval local.

Postez vos votes sans faute d’ici au 4 juin 2017 !


  • Carlitos

    Carlitos


    Comme d’habitude à l’entame du printemps, le FC Sion vient animer les gazettes locales grâce à des gestes sportifs dont seul le club valaisan a le secret : tout d’abord le jet de la pierre d’Unspunnen sur un car grenat qui passait par là par hasard et ensuite la conduite sans permis d’une Subaru montée-sport avec le traditionnel bacalhau suspendu au rétro.

    Ce dernier « très léger » écart de conduite est à mettre à l’actif de Carlitos qui vient nous rappeler que la voiture est aux Portugais ce que l’envahissement de terrain est aux Bastiais : une fierté nationale.

    Le numéro 10 Sédunois a en effet une interprétation bien cavalière des règles sur la circulation routière en Suisse, comme le démontrent les caravanes de condamnations pénales qu’il a réussi à tracter derrière lui depuis 2007, avec une double récidive en 2009 et 2010. Ne voulant s’arrêter en si bon chemin, le petit Charles lusitanien se fit rattraper par une alerte patrouille à Varone en 2016, non pas pour avoir mal parqué sa caisse dans le parking de Migros Conthey, mais pour une deuxième infraction de conduite sans permis, avec en sus un beau doigt d’honneur pour Madame Via Sicura qui avait gentiment convié cette niquedouille du Tage à une redoutable expertise psychologique. Six ans sans permis ! A ce stade, vous aurez certainement compris que de la paperasse helvétique, Carlitos s’en est toujours totalement secoué les burnes, sauf peut-être celle avec le logo UBS ou Crédit Suisse en en-tête.

    De navrantes, les péripéties au volant de Carlos Alberto Alves Garcia en devinrent consternantes (à l’image de ses performances sur le terrain depuis quelques mois). Lisez un peu les excuses à deux escudos utilisées pour sa grotesque défense: « J’ai mal compris le jugement de 2010, notamment à cause de ma mauvaise maîtrise de la langue française ! ». Nous on ne doute pas que ce benêt de Carlitos soit déstabilisé à l’idée de passer un test psychologique. Car après tout, qu’espérer d’un gars à qui l’on a seulement rabâché depuis qu’il a 5 ans comment taper égoïstement dans le ballon et fréquemment… se rouler par terre ? Hélas pour le Fangio lisboète, dribbler la justice valaisanne fut bien plus difficile que de slalomer autour de piquets du FC Vaduz et au final, une amende dantesque de… 33,000 balles vint justement pénaliser ce St-Exupéry du pauvre. Espérons que les futurs 24 mois sans bleu du chauffaillon portugais lui laissent suffisamment de temps pour câliner son pigeon d’Or et… se familiariser avec Google Translate afin d’éviter une autre convocation pour une avaliação psicológica.

    Paul Carruzzo

  • Serge Duperret

    Serge Duperret


    Ainsi donc le FC Le Mont a un supporter. C’est la nouvelle du jour et c’est déjà pas mal pour l’un des clubs qui suscite le moins de sympathie dans la région. Depuis que son président mégalo a décidé il y a une vingtaine d’années que sa danseuse devait coûte que coûte faire partie de l’élite, Le Mont a en effet perdu son identité de club de village.

    La première équipe est fermée aux juniors du club. Elle est devenue l’ANPE du foot vaudois, là où tous les joueurs sans club viennent faire une pige faute de mieux, en attendant de se casser. Il y a quelques années, Serge Duperret parlait même de fusion avec Yverdon, c’est dire s’il considère que son club a une identité forte. De fait, le FC Le Mont suscite plus d’intérêt à Baulmes, où il joue ses matches à domicile, que dans son propre village, ce qui est presque logique : en tant que Montain, comment aimer cette équipe sans attache, qui ne représente rien, hors les ambitions de son président ?

    Bref, le FC Le Mont a un supporter, qui s’appelle Manu. Comme tous ceux qui suivent un vrai club, autrement qu’au pub avec sur le dos le maillot d’une équipe anglaise dont ils ignorent tout de l’histoire, Manu n’apprécie pas les matches en semaine, et il l’a dit. Note qu’il ne parlait pas des quelques rondes de championnat qui tombent le mercredi, celles-ci sont malheureusement inévitables pour faire le nombre, et qui ne s’est pas tapé une bonne vieille virée à Locarno en semaine ne peut pas comprendre. Non, il parlait des matches qui sont censés avoir lieu le week-end, mais qui sont déplacés au lundi soir pour que Teleclub et ses pathétiques collaborateurs puissent massacrer ce si joli métier de commentateur sportif.

    Ces matches le lundi sont une plaie, pour les spectateurs locaux qui hésitent à emmener les gamins ou qui sacrifient la rencontre pour ne pas commencer la semaine avec un déficit de sommeil, et pire encore pour les supporters qui se déplacent, qui eux doivent souvent prendre congé. Manu l’a dit via une bâche « NON AUX MATCHS EN SEMAINE » pour la venue du leader FCZ. Pas bien virulent vous en conviendrez. On n’est pas dans certains messages racistes qui fleurissent çà et là au stade. Mais il est vrai que poser une bâche raciste pour un club dans lequel évolue Ndzomo, au vu des mensurations du gaillard, ce serait suicidaire.

    Mais vous savez quoi ? Serge Duperret a fait enlever cette bâche.

    Ses explications sont juste dégueulasses :
    « Manu est gentil, il se donne à fond pour le club. Tout le monde l’aime bien, moi le premier ». Vous la sentez peser, la grosse couche de condescendance ?

    « On n’a eu que deux fois les équipes de télévision au stade un lundi soir. Alors pour une fois qu’on les accueille, on ne veut pas qu’elles soient mal reçues. » Mal reçues à cause d’une bâche ? On n’a pas le droit de penser que la TV est une pute qui se sert de son poids pour imposer ses conditions et fausser les calendriers, même en le disant poliment ? Eh, grand Serge, si ç’avait été les 150 fans du FCZ qui sont descendus en Sous-Ville qui avaient bâché, tu aurais envoyé l’officiel du FC Le Mont pour enlever la banderole ? Bien sûr que non… Mais Manu, il est trois fois gentil, on peut.

    « Il n’a pas la vision d’ensemble du problème ». Sous-entendu, s’il l’avait il serait forcément d’accord ? Eh bien non, Monsieur Duperret. On peut avoir la vision d’ensemble du problème et ne pas être d’accord avec toi. On peut penser que sur le principe, 8000 balles pour faire un doigt à ceux qui auraient fait l’honneur à ton petit club en venant le voir jouer si cela avait été samedi soir, c’est mesquin. On peut penser que le football doit rester populaire, et que c’est incompatible avec le fait de jouer le lundi soir. Et c’est peut-être justement parce que tu as un seul supporter que tu devrais écouter son avis.

    Manu, je te dirais bien de laisser tomber ce club ingrat, mais je sais que ce n’est pas possible. Premièrement quand tu es fan, il en faut beaucoup plus pour tout envoyer péter. Et deuxièmement, pour aller soutenir qui ? Le grand frère ? Tu y retrouverais la même race de dirigeants, de ceux qui inversent un quart de finale de Coupe pour trente deniers, car ils ont la vision d’ensemble du problème.

    Il ne te reste donc qu’à faire le poing dans la poche, sans jamais cesser de revendiquer ton droit à t’exprimer. Manu, contacte-nous sur info@carton-rouge.ch. On s’engage à te rembourser ton prochain achat de tissu et de peinture pour que tu puisses continuer à emmerder les cons.

    En attendant, Duperret se retrouve en position de gagner le seul trophée auquel il pourra jamais prétendre avec son équipe de clapier : notre Pigeon d’Or.

    Yves Martin

  • Christophe Roessli

    Christophe Roessli


    Le basket suisse vole décidément aussi haut que ce qu’il vaut. Après le hara-kiri sportivo-financier du BBC Lausanne en février, voici que ce sont les voisins montheysans qui viennent faire parler de ce sport vraiment amateur en Helvétie, à cause de l’attitude « Serge Aurier » de ses « dirigeants » lors de la récente Finale de la Coupe de Suisse à Genève.

    Cloués au poteau pour un point par les Lions locaux (78-77, et ce après avoir mené de 15 unités à la trentième minute), les deux têtes mal pensantes du BBC Monthey (Grau et Roessli) décidèrent de se comporter comme des syndicalistes d’Air France devant une élégante chemise Versace. Ne pouvant sélectionner deux arpettes en même temps pour notre Pigeon d’Or mensuel, l’autocratique direction de Carton-Rouge.ch décida de focaliser sa verve désobligeante sur Christophe Roessli : un ex-capitaine Montheysan au faux air de Bourvil, devenu vice-président du club par erreur, ostensiblement.

    Se croyant sur un char dévergondé au Carnaval de ville, Christophe Roessli décida de se transformer en Hulk le justicier doublé d’un Mélenchon donneur de leçons pour partir insulter (avec une intimidante agressivité SVP) le président de Swiss Basket (Sergi) et le secrétaire général de la FIBA (Baumann). Rien que ça, et ce au milieu d’un rare parterre de 5’000 spectateurs (on suppose beaucoup de VIPs !) interloqués par les sauts de cabri du VP montheysan. Car c’est bien connu, quand tu perds au basket c’est uniquement la faute des arbitres, des masseurs, des stadiers et de Marie-Laure Viola. Incapable de la moindre autocritique (« On ne se laissera pas faire ») ou de la simple maîtrise de son clapet, Roessli détruisit en quelques minutes le peu de crédibilité que son club possédait auprès de la Fédé, mais surtout il mit à mal l’étiquette de club familial qui colle assez bien aux baskets des Montheysans.

    Car sous sa houlette, le BBC Monthey n’en est pas à son coup d’essai ayant déjà reçu moult avertissements et remises à l’ordre de la part de Swiss Basket. Au lieu d’accepter la loi du sport, Roessli veut la faire avec son palmarès de joueur de second couteau et de dirigeant de troisième zone. Tout simplement grotesque. Et si tu veux te faire une idée finale du coco, va zieuter la bouffonnerie que fut la conférence de presse qu’il co-présida après cette débâcle (un festival de sourires goguenards accompagnés de balbutiements benets). Alors que l’on s’attendait à ce que cet irresponsable offre sa démission avec un mea culpa aussi gros que le cul de la Kardashian, on eut droit au fameux « devoir de réserve » qui colle merveilleusement à ce couard de Roessli. Alors, on espère juste que les fans et sponsors du club Bas-Valaisan sortiront leurs plus beaux doigts d’honneur lorsqu’il viendra quémander une obole pour la prochaine saison. Il ne manquait qu’un pigeon pour venir égayer le triste carnotzet montheysan lors de cette stupide conférence de presse. N’hésitez pas l’offrir à ce bouffon de Roessli !

    Paul Carruzzo

  • Granit Xhaka

    Granit Xhaka


    S’il y a un mec qu’on aurait envie de pigeonner chaque mois c’est bien le bloc granitique d’Arsenal et de la Nati. Le genre de mec qui arrive à t’énerver presque quotidiennement autant que Massimo Lorenzi et Edmond Isoz réunis. La tête à claque par excellence. Un des joueurs les plus surévalués de la planète foot et peut-être aussi l’un des plus idiots.

    Bon théoriquement, un type qu’on transfère l’été passé de Gladbach aux Gunners pour 40 millions d’euros, ça ne devrait pas être une brèle non ? Ah vous dites que le PSG en avait mis 42 pour Pastore ? Ouais OK c’est un mauvais exemple. Mais tout de même : 40 millions d’euros ! D’accord l’Albano-Suisse sortait d’un bon Euro avec la Nati et d’une saison correcte avec les Fohlen mais vaut-il vraiment ce prix ahurissant ? Le moins qu’on puisse dire c’est que depuis son transfert dans la banlieue londonienne, il ne les vaut pas. Et loin de là.

    D’abord il y a ce mauvais rendement sur le plan footballistique pur. Titulaire quasi indiscutable uniquement en raison de la faiblesse de la concurrence à son poste, il semble avoir perdu ce talent absolu et cette clairvoyance dans le jeu qui en faisaiemt un des espoirs les plus talentueux de sa génération. S’il n’est peut être pas inexistant, son génie semble s’être fortement estompé. Et ses ouvertures lumineuses se sont vite transformées en un festival de mauvais choix et de passes ratées.

    Et ce n’est pas tout. Il y a aussi cette indiscipline crasse et chronique. 10 cartons rouges récoltés depuis ses débuts professionnels en 2010 dont 3 cette saison. S’il paraît bien emprunté lorsqu’il s’agit de tacler, il serait faux de mettre cette propension à voir rouge sur le compte de la maladresse. Granit Xhaka a trop fortement tendance à n’être qu’un petit criseux passant sa frustration sur les chevilles et les tibias adverses. Ajoutez-y une propension à concéder d’innombrables penalties stupides et des cartons jaunes aussi bêtes les uns que les autres et vous aurez devant vous une proie facile pour les tabloïds britanniques.

    Et comme par-dessus le marché il n’a rien trouvé de mieux que de proférer des insultes racistes envers une employée de British Airways qu’il aurait traitée de « Salope de blanche », on se dit que ça commence à faire beaucoup pour un seul homme en si peu de temps et qu’on a là un sacré pigeon en puissance.


    Grégoire Etienne


Qui est le Pigeon d'avril ?
  • 2.17% - ( 5 votes )
  • 59.13% - ( 136 votes )
  • 31.74% - ( 73 votes )
  • 6.96% - ( 16 votes )

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Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz
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Résultats de février et Pigeons de mars

Qui dit que les Suisses n’aiment pas la Turquie et leurs émérites ressortissants ? Pour preuve, la nette victoire de l’ex-Président du FC Wil Mehmet Nazif Günal à notre pigeonnage du mois de février. Et dire que le club St-Gallois aspirait à la montée en Ligue A au mois de juillet 2016 et qu’il se retrouve sans le sous et presque relégué neuf mois plus tard. On dit merci qui ? Merci Mehmet.

Arrivé en 2015 avec des ambitions stratosphériques dans les brumes catholiques de St-Gall (« Mon ambition, c’est la Ligue des Champions ! »), notre généreux musulman décida de tout plaquer début février 2017, de manière fort peu catholique. Avec ses 70 collaborateurs (!) et des salaires de joueurs allant jusqu’à quarante mille balles par mois (!!), le FC Wil s’est donc fait planter par cette enflure de Günal, un peu comme une BMW plaque belge chaînée à l’avant sur les hauts de Grimentz.

Lui remettre un beau pigeon était le minimal cadeau d’adieu que les lecteurs de Carton-Rouge.ch pouvaient lui offrir pour sa contribution au foot suisse. Le mégalo turc devance deux Lausannois au classement : l’inutile Président du BBC Lausanne Rey-Bello et le minuscule portier du LS, Kevin Martin. Au pied du podium, on retrouve comme d’habitude le taciturne Carlo Janka.

Pigeons de mars 2017

Le printemps a juste débarqué et de beaux pigeons attendent vos votes en roucoulant de plaisir. Place à la demoiselle pour commencer: une athlète vaudoise au mental aussi solide que la paire Gaspoz-Janka réunie. Pour entourer valablement cette charmante mimine, il fallait bien dénicher de gros cerbères avec à votre gauche, le Zamparini du Gros-de-Vaud et à votre droite, l’autre agité vendeur de burgers du bout du Lac Léman. A ce trio, on a également ajouté le beau parleur aux poches percée du coude du Rhône. Venez les découvrir ci-dessous et n’hésitez pas à voter en masse d’ici au 30 avril..


  • Chris McSorley

    Chris McSorley


    Parce que les pigeons d’avril sont les plus salissants, c’est Chris McSorley qui doit être leur champion.

    Recalage
    Le meneur d’hommes qui porte l’outrance en étendard et la haine feinte en tic nerveux, recalé cette semaine au rôle de directeur sportif, mérite un trophée pour une œuvre de 16 ans qui s’achève avec la naissance de ce printemps, dans une indifférence injuste.
    Les emportements de ce nominé n’illusionnèrent pendant sa carrière sur le banc genevois que les supporters de hockey, dont je suis assez pour pouvoir analyser sans rougir qu’ils sont tarte ou – plus rarement – tarte et demi lorsqu’ils quittent la vie normale pour rejoindre le monde des crosses, mitaines, rolba et dégagements interdits, laissant froids les gens d’outre-patinoires, incrédules devant les gesticulations malsaines du barde.

    Ainsi McSorley campa un colérique qui ne peut exister, comme une Barbie aux mensurations surnaturelles, qui servirait au mieux dans la société civilisée à réaliser un spot de prévention contre les accidents vasculaires cérébraux. Le regarder s’écheveler contre le monde entier, arbitres, adversaires, ligue, championnat était divertissant. Ca amusa des bouts de dimanches.

    L’homme singeait le non-aligné et recevait en ça mon estime de bouffonophile. Il est l’heure, au soir de sa carrière, de célébrer sa constance dans le transport disproportionné par l’attribution d’un pigeon d’or mérité.

    Succession

    On apprend au moment de mettre sous presse que l’homme qui succèdera à Mc Sorely et deviendra le nouvel entraîneur de Servette, équipe de hockey désincarnée, sans histoire, sans culture et sans prestige, soumis aux ordres d’un directeur sportif tellement plein de lui qu’il se déborde sera en partie salarié par Rentokil, le spécialiste du nettoyage des fientes de pigeons, dont on connaît les dommages potentiels qu’elles génèrent sur les organismes, par leur concentration en acide nitrique.

    Les fientes de pigeons fraîches sont, en principe, jugées plus contagieuses que les excréments plus anciens, secs et décolorés par le soleil. Les agents pathogènes peuvent aussi adhérer au plumage des pigeons et être transmis par l’air. La cause d’infection est presque toujours l’inhalation de fientes de pigeons infectées car les microparticules d’excréments pulvérisées peuvent contaminer l’air ambiant.
    (…)

    Comme même les vieilles fientes de pigeons séchées peuvent encore contenir des agents pathogènes vivants, il est absolument nécessaire de procéder à une élimination professionnelle des fientes de pigeons, consistant en un nettoyage professionnel des infrastructures souillées et à une élimination soigneuse des excréments conformément à la règlementation relative aux agents biologiques.
    (…)

    N’hésitez pas et demandez à Rentokil l’élimination des fientes de pigeons dans les règles de l’art. Où que vous vous trouviez en Suisse, en appelant le 0800 171800, vous serez mis en relation avec le plus proche de nos spécialistes qui vous viendra immédiatement en aide sur place.

    (Source : rentokil.ch)

    Il devra faire avec un directeur sportif qui a décidé que le restaurant de la patinoire s’appellerait le Pub McSorley et qu’il servirait des steaks à la sauce McSorley. Et il devra, comme tout le monde, faire semblant d’écouter le patron (comme dans cette séquence surréaliste dans laquelle notre nominé passe une journée sans que personne ne lui adresse un regard). Mais ça ne devrait pas


    Alan Maclero

  • Mike Echenard

    Mike Echenard


    Tu ne connais pas Mike Echenard ? Et tu te dis féru de hockey sur glace en Romandie ? Non mais allô quoi ! Bon, on ne peut franchement pas t’en vouloir car le néophyte Président des Red Ice de Martigny (le seul club valaisan qui en vaille la peine) est un peu arrivé sur la pointe des pieds aux manettes du Forum, tout juste muni de son expérience de hockeyeur inline (ceci explique peut-être cela, a posteriori…).

    Le premier hic dans sa gestion calamiteuse arriva avec la décision discutable de ne pas nommer officiellement Adrian Plavsic comme entraineur 2016/17, lui qui avait juste échoué en demi-finale des play-offs face à Rappi. Non, cet arriviste d’Echenard fit débarquer Matjaz Kopitar au HCM, lui qui connaissait la Ligue B suisse aussi bien que Christophe Darbellay la fidélité dans le couple. Le deuxième coup de maitre du sieur Echenard fut de faire gonfler par ensorcellement le budget des Reds et Noirs à 5.5 millions de francs pour soi disant jouer les premiers rôles en 2017… alors que 4 millions avaient largement suffit la saison précédente. Avec l’argent des autres, c’est toujours plus facile, si bien qu’avant que le premier puck de la saison ne soit effleuré par Balej et consorts, ça puait déjà le déroutage à mi-janvier, toute cette histoire.

    Et dans la pure ligne droite des affabulateurs à la Marc Roger, Echenard continua à essaimer sa poudre de perlimpinpin en faisant miroiter à qui voulait encore l’écouter la possibilité d’une promotion dans un proche futur en Ligue A. Il ne fallait pas être Elisabeth Tessier pour deviner que la Ligue Suisse n’entrerait pas en matière au vu de la tristesse architecturale de la patinoire du Forum. Après ce premier coup de patin dans les tibias, ce rêveur de Mike allait recevoir un deuxième coup de canne décoché cette fois par le démissionnaire du Club, Andrey Nazheskin. Pas consulté sur l’éviction illogique de Kopitar lors de la souffreteuse série face à Ajoie, l’actionnaire principal russe du club coupa fort justement les vivres illico à la chauve cigale du Forum.

    D’autoritaire, Echenard devint du jour au lendemain quasi-fantomatique, surtout au moment de venir expliquer le retard des salaires d’un grand nombre de joueur à fin février : « Des contacts avec certains repreneurs seraient à bout touchant ». Touchant-coulant, probablement. Dès lors, pas sûr que ce soit une si bonne idée de remettre un pigeon à ce blaguatzon, car il risque bien de se faire plumer, tout comme le compte courant du club martignerain.

    Paul Carruzzo

  • Léa Sprunger

    Léa Sprunger


    Le doute n’est plus permis. Léa Sprunger rejoint médaille en carton autour du cou les Gaspoz, Janka et autre Tiffany Géroudet au club des sportifs suisses qui auraient dû mais qui ont pas su, en raison d’un mental aussi solide qu’un Ragusa oublié en plein soleil sur ton siège passager.

    Après avoir merdé ses vacances aux JO 2016 de Rio (« La pire course de ma vie »… euh non, ostensiblement !), l’athlète vaudoise n’a pas hésité à saccager ses Européens en salle de Belgrade. Malgré son rôle d’archi-favorite du 400 mètres féminin au plateau si peu relevé qu’on se serait cru à l’Amicale des randonneurs du Val-d’Illiez, Léa Sprunger se liquéfia en finissant piètrement 5ème de cette finale.

    Si le résultat final de la Nyonnaise est fort décevant vu son meilleur chrono mondial de l’année sur la distance en 51″46 (probablement établi dans les souffleries de l’écurie Sauber), que dire de la forme… ? Après être partie bien trop vite sur le premier tour de piste, notre levrette lémanique (féminin de lévrier pour les mal-pensants) se scotcha littéralement à 80 mètres de la ligne, un peu comme si ses baskets à pointes avaient fait velcro sur le tarmac serbe. «J’avais bien dormi, bien mangé, j’avais de bonnes jambes, la tête était bien. Je ne me sentais pas nerveuse, je me réjouissais de cette course ». Ah ben nous on veut bien ma chère, mais si comme coach tactique tu as choisi Laurent Meuwly, une sorte de vague assemblage entre un Artur Jorge et un Phil Scolari, ça explique sûrement ta débandade…

    Léa, ouvre vite les yeux et vire ton coach car pour entendre ça: « Les efforts consentis la veille lors des premiers tours lui ont coûté trop de force » ou bien encore ça : « Ses rivales avaient de l’expérience et du pédigrée », nous on se dit que tu es coachée par le fils adoptif de Stevie Wonder. « Peut-être que ce sport n’est pas fait pour moi », confessait Léa Sprunger penaude après son déchet d’œuvre, mais à notre avis, ce pigeon de mars est entièrement tout fait pour elle.

    Paul Carruzzo

  • Mario Di Pietrantonio

    Mario Di Pietrantonio


    Alors certes des présidents qui virent leur entraîneur, y en a une belle brochette. De Zamparini, l’ex-président de Palerme qui en a usé 28 en quinze ans, à Constantin, mais lui après il nous fait rire en engageant Gattuso, alors on lui pardonne.

    Mario Di Pietrantonio, le Président d’Yverdon Sport SA, n’est pas un obsédé de la gâchette. Mais le contexte dans lequel il a viré Julien Marendaz il y a une année, puis Philippe Perret tout récemment interloque. Bon, j’avoue que si j’étais président d’un club, j’engagerais aussi Perret pour le simple plaisir de le virer ensuite. Mais c’est parce que je suis une mauvaise personne. Bref, reprenons les faits.

    Il y a un peu moins de deux ans, à l’intersaison, Di Pietrantonio va chercher Julien Marendaz à Echallens, à grands coups de « On compte sur lui pour le long terme » et autres « On veut que ce soit lui l’entraîneur qui nous accompagne au cours des prochaines saisons. » Forcément, il n’allait pas lui dire « On va te sacquer comme une merde dans neufs mois alors même qu’YS sera encore en course pour les finales ». Marendaz est donc remplacé par Philippe Perret. En gros on a demandé à Marendaz de présenter du beau jeu (Echallens était réputé pour sa jouerie), on ne lui a pas laissé le temps de mettre cela en place et on le remplace par Perret, dont les équipes présentent le football le plus ennuyeux depuis l’invention de ce jeu. D’accord, je n’ai pas suivi tous les matches de Petchon entraîneur, mais je vous promets que la FC La Chaux-de-Fonds entraîné par Perret entre 2004 et 2007, ça me donnait envie de débrancher Vincent Lambert.

    Perret n’aura donc pas fait mieux que Marendaz, et a été remercié il y a deux semaines. Toujours très classe, Di Pietrantonio déclare « La qualité du jeu présentée au Stade Municipal ne plaît pas. Ni aux spectateurs, ni aux sponsors et encore moins aux dirigeants. Philippe Perret a été engagé chez nous en tant qu’entraîneur de qualité. Cet hiver, force est de constater que nous nous sommes trompés en lui confiant notre équipe ». Mouais. Engager Perret et déplorer la pauvreté du spectacle, c’est faire venir le mime Marceau et se plaindre du manque d’épaisseur de ses textes. Et malgré cela, YS pointe au troisième rang, à un point de la deuxième place…

    Voilà donc un président qui vide chaque année son entraîneur à la même époque, alors que son équipe joue les premiers rôles. C’est original. Accessoirement il a aussi fait signer Matt Moussilou en début de saison, ce qui témoigne d’un caractère primesautier. Enfin, il a débaptisé le club qui, jusqu’en 2014, s’appelait officiellement « FC Romandie SA », ce qui me faisait tellement rire et me rappelait à quel point son prédécesseur Paul-André Cornu était un très vieux Monsieur qui n’avait plus toute sa tête.

    Pour toutes ces raisons, je vous remercie de bien accueillir Mario Di Pietrantonio dans cette sélection de Pigeons du mois de mars.

    Yves Martin

    (Les citations ont été reprises depuis l’excellent site http://footvaud.ch/, qu’il faut aimer, s’il vous plaît)


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Start date 31-03-2017 22:30:00
End date 30-04-2017 00:00:00
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Qui est le Pigeon de mars ?

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Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz
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Résultats de janvier et Pigeons de février

Après ses deux victoires de rang aux tournois mineurs que sont Marseille et Rotterdam, Tsonga réussit le hat-trick en enlevant un Prix bien plus prestigieux que ceux reçus dans ces tournois de troisième zone, à savoir le Pigeon d’Or de janvier.

Frustré d’avoir perdu le premier set de son quart de finale contre Stan The Man, le réfugié fiscal de Gingins décida de créer une altercation aussi pathétique qu’inutile avec le vrai Vaudois, digne d’une cour de récré. Déjà bien ridicule avec son bandana couleur flamant rose dans sa chevelure en pétard, le loser du Mans s’envola dans une tirade à la Joey Starr «Hey bouffon, tu m’as regardé mec, tu cherches la merde ou quoi ? »

On connaît la suite : cet échange verbal n’a pas du tout déstabilisé le vainqueur du dernier US Open qui s’est débarrassé de l’homme au zéro titre du Grand Chelem en trois petits sets. N’ayant rien montré à Melbourne, sinon frustration et impuissance, pas étonnant que 56% de nos lecteurs, fins connaisseurs de tennis et du Pigeon d’Or, aient choisi de fermer le clapet à cette grande gueule de Jo-Wilfried Tsonga. Le frocard devance le nouveau fabricant de jeux de société Gianni Infantino (35%), la fille à papa Mantegazza (4%) et finalement Charlotte Chable qui va peut-être de nouveau chialer parce qu’elle trébuche alors que le podium était une fois de plus à portée de tibia.

Pigeons de Février 2017

Bien que fort court, ce mois de février 2017 a réussi à accoucher d’une belle brochette de pigeons en puissance. Tout d’abord, deux présidents de clubs de ballon rond, diamétralement opposés quant à leur fortune personnelle mais entièrement en symbiose dans leur incompétence managériale. Saison de ski oblige, on n’a pas pu omettre de sanctionner un ex-futur espoir du ski suisse qui est aussi ridicule dans la planification de sa saison que dans son approche des piquets de slalom. Et pour finir, on se devait d’inclure le Passe-Partout de la cage du LS, qui symbolise à lui-seul la disette prolongée du club lausannois.


  • Sergio Rey-Bello

    Sergio Rey-Bello


    Vous ne connaissez pas cet asticot de Rey-Bello ? En deux mots alors: c’est le Marcel Ospel de la baballe orange lémanique ou plus précisément, le Philippe Bruggisser du BBC Lausanne. En d’autres termes, un gars passablement incapable que tu parachutes à la tête d’un club sportif avec le titre de dirigeant, mais qui en fait ne saurait même pas organiser une beuverie dans les caves de Liqueurs Morand.

    Ayant présidé à la promotion du BBC Lausanne en Ligue A, Rey-Bello a cru que l’Eldorado du basket suisse allait s’ouvrir à lui et que les grandes entreprises du bassin lémanique feraient le piquet devant sa porte pour déverser des tonnes de budget sponsorship sur son projet mal ficelé (enfin pas du tout ficelé). Quel gros naïf ! D’ailleurs, c’est pas volé pour lui (Blattner likes this !), car entre mettre sur pied un loufoque budget de Ligue A (environ 450’000 francs) sur un tableur Excel 95 pour rouler la Fédé Suisse de basket afin d’obtenir la licence et faire rentrer les « pépettes » en vendant des abos ou autres hot dogs, il y un monde abyssal.

    « Personne ne nous aide, le tissu économique vaudois nous boude, y compris la Banque Cantonale » clamait cet inepte ou inapte de Rey-Bello. Encore faudrait-il savoir s’aider soi-même. Selon la RTS, notre calure du BBC Lausanne aurait réussi à vendre des abos de saison dont le nombre se compte sur les doigts d’une main. En sus, avec un site web imaginé et géré par un adolescent prépubère ainsi qu’une page FB digne de celle de ta grand-mère, le Président lausannois étale la médiocrité du club au « monde entier », ce qui illustre allègrement l’absence de structure administrative du club. Dans ces conditions, comment veux-tu espérer qu’un chef marketing d’une boîte lausannoise veuille aller mêler son brand à un club qui ressemble plus à la « 7ème compagnie en vadrouille » qu’au prochain Apple du siècle.

    Pire encore, c’est le dédain total de l’oiseux Rey-Bello pour l’entraîneur Randoald Dessarzin (le seul véritable pro du club) qui fait mal au sac. Au point qu’à la mi-temps du match contre Genève, Desssarzin dut lancer un crowdfunding pour venir quémander en urgence 45’000 balles afin de finir la semaine. Décidément, cet inutile de Rey-Bello (et son comité) n’assume rien se contentant de pleurnicher sur son sort : « Ma famille ne me voit plus depuis belle lurette ». Mais mon Sergio, tu n’es pas indispensable au cas où, alors emballe le pigeon que les lecteurs de Carton-Rouge.ch te décerneront, et pars loin (vraiment loin) faire des balades en famille et laisse de (courageux) visionnaires prendre ta place.

    Paul Carruzzo

  • Carlo Janka

    Carlo Janka


    Entre Carlo et Charlot, y a pas grande différence.

    Si pour le commun des mortels, le mal est là quand quelque chose ne tourne pas rond, pour un skieur, le déprime vient plutôt quand ça tourne trop rond. Trop arrondi, pas assez direct, pas assez engagé ! D’ailleurs, des ronds, Janka il en gagne plus trop car c’est pas le prize money d’une 20e place en géant qui va lui payer ses stages en Amérique du Sud, sans parler du reste…

    Je veux bien que Denise Feierabend tienne à faire toutes les disciplines et soit contente de marquer 5 points par-ci par-là (parfois un peu plus en combiné, certes), mais pour un type qui a gagné le grand globe de cristal, ça fait tache. Heureusement qu’Icemann avait fait l’impasse sur les épreuves d’Adelboden pour mieux préparer les championnats du monde, où il a notamment fait une belle 28e place en descente…

    Alors certes, il y a eu des problèmes de coeur, les maux de dos, et on sait que la vie de skieur est faite de blessures, de douleurs et de sacrifices. Visiblement, le mec est pas non plus au top avec son matos, mais on s’étonnerait que ce ne soit que ça. Le problème ne doit pas être qu’entre les piquets, mais aussi entre les oreilles. Bon, au moins, l’avantage avec Carlo, c’est qu’on voit pas sa déception car de toute manière, même quand il gagne, il tire la tronche.

    Nicolas Huber

  • Mehmet Nazif Günal

    Mehmet Nazif Günal

    Chaque cinq ans (ou par-là autour), le foot suisse se sent obligé d’accoucher d’un farfelu investisseur qui rêve de donner naissance au prochain TSG Hoffenheim suisse mais qui finit inéluctablement par accoucher d’une vulgaire imitation de l’ETG.

    Seule bonne nouvelle dans ce dernier micmac, ce n’est pas le foot romand qui subit les acrobaties financières d’un nauséeux baratineur. Par contre, du côté du FC Wil où ce filou de Mehmet Nazif Günal a tout foutu par terre, on tire plutôt la gueule. Toutefois et contrairement à ce mytho de Marc Roger, le magicien turc paraissait avoir des billes (une fortune de 1,2 milliard de francs d’après la NZZ). Et si ce fourbe de Mehmet avait été payé aux nombres de conneries qu’il déversa dans les medias suisses-allemands depuis 2015, il aurait pu doubler ses avoirs. Morceaux choisis:

    – « le FC Wil est le club qui m’a le plus vu durant mes recherches approfondies » : certes, le FC Bulle n’était probablement pas à vendre.

    – « J’ai enfin trouvé un club dans lequel je peux réaliser ma vision du foot et investir pour le long terme » : Waldemar Kita vient de mouiller son slip

    – « Je veux faire de l’argent avec ce club, un peu comme j’en fais avec mon entreprise MNG, mais pas en Challenge League » : Bulat Chagaev, sors de ce corps !

    Arrivé en 2015 avec des ambitions stratosphériques dans les brumes catholiques de St-Gall (« Mon ambition, c’est la Ligue des Champions ! »), notre généreux musulman décida de tout plaquer début février 2017, de manière fort peu catholique. Avec ses 70 collaborateurs (!) et des salaires de joueurs allant jusqu’à quarante mille balles par mois (!!), le FC Wil s’est donc fait planter par cette enflure de Günal, un peu comme une BMW plaque belge chaînée à l’avant sur les hauts de Grimentz. Bon quand tu sais que le « généreux » investisseur du Bosphore suce les basques du démocrate Erdogan pour développer son entreprise (nouvel aéroport d’Istanbul) et qu’il élargit son business au Liberia, ça te situe un peu le gaillard sur l’échelle de Richter de l’éthique en affaires.

    « Vivoter en Challenge League n’apporte rien, ni public, ni sponsors, cette vie-là ne procure aucun plaisir » déblatérait ce vendeur de rêves fallacieux tout juste sorti du Grand Bazar. C’est vrai que d’être relégué administrativement en 2ème ligue interrégionale après le coup de pute de Günal procurera nettement plus de plaisir aux 560 pelés du Bergholz. Paradoxalement, Marc Roger avait au moins amené du boulot à long terme aux gardiens de Champ-Dollon tandis que ce Tapie stambouliote quittera la Suisse en ôtant le boulot à nombre de ses ex-employés. Y’a vraiment pô de justice !

    Paul Carruzzo

  • Kevin Martin

    Kevin Martin


    On s’excuse déjà pour ce pauvre Kevin Martin qui n’a rien demandé, qui fait de son mieux et qui va en prendre plein la gueule sur ce site pour l’une de ses seules apparitions « médiatiques »… Et, en plus il est blessé. Il paraît qu’on ne doit pas tirer sur l’ambulance, mais nous, on s’en tape, on est des chiens.

    Le LS continuant sa pathétique dégringolade à cause d’une organisation défensive aussi solide que les articulations de Charlotte Chable, il fallait trouver un bouc émissaire. Le jeune gardien vaudois ayant disputé 9 matchs cette saison sans jamais connaître la victoire, nous ne sommes pas allés chercher plus loin et nous le nominons donc dans la plus grande gratuité comme on aime tant le faire.

    Enfin pas si gratuitement quand même car comme diraient certains : « Si ton gardien ne touche pas la latte les brase levés, t’as rien à faire en Super League ». On trouve ça assez juste. Il n’y a rien de personnel là-dedans, c’est juste biologique. Si tu fais 2 mètres, tu ne vas pas tenter une carrière de jockey, non ? On veut bien croire que Kevin est bon au pied et qu’il est plein de qualités à l’entraînement mais là ça suffit. Les fans du LS aimeraient aussi voir un gardien qui maîtrise ses 5 mètres et qui peut aller chercher des ballons dans les coins de sa cage. D’autant plus qu’à Lausanne, la défense aide autant son gardien que les spectateurs supportent leur équipe…

    La statistique est parlante : La taille moyenne des 30 gardiens de LNA est de 1m87. Dans ce classement, Kevin est avant-dernier avec sept centimètres de moins. Seul le troisième gardien de GC mesure encore moins, à 1m79. Le troisième gardien, donc. Celui qui est sur le banc en Coupe à Baden.

    Je sais bien que Dr Ruth arguera que ce n’est pas la taille qui compte, mais 7 centimètres ça fait quand même une différence notable. Alors, Kevin, si tu tiens toujours à jouer en Super League malgré ton mètre huitante, tu peux encaisser cette nomination. Sinon, plein de clubs de troisième ligue cherchent un bon latéral.


    Marc Chevalley


Qui est le Pigeon de février ?

  • 23.36% - ( 32 votes )
  • 7.3% - ( 10 votes )
  • 59.85% - ( 82 votes )
  • 9.49% - ( 13 votes )

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Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz
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Résultats de décembre et Pigeons de janvier

Décidément Sébastien Buemi et son karting électrique ont tout raflé en 2016 : le titre de champion du monde de tracasset E mais surtout et haut la main, le Pigeon d’Or de Décembre 2016. Il faut dire que notre Alain Delon d’Aigle (pardon de Monaco, car c’est plus beau la Méditerranée que le delta du Rhône), ne vous a pas laissé indifférent avec son sens de la modestie « Oui, bien sûr. Ce n’est pas facile de parler de soi comme ça, mais c’est vrai qu’avec les sept courses que j’ai gagnées, je passe pour le favori. Mon équipe, moi, nous faisons figure de référence.» S’il ne s’est pas roulé une pelle après une telle déclaration, José Mourinho va se retourner dans sa tombe, enfin dans son lit.

Le pire avec Sébastien Modeste Buemi, c’est qu’il se construit un film blockbuster avec son apport à cette ridicule catégorie de course automobile alors que ces bagnoles ont une vitesse de pointe inférieure à une Lada Niva. Au lieu d’accepter que son « passe-temps » pour friqués n’est qu’un joujou pour milliardaires qataris, l’Aiglon monégasque ne cesse de s’épancher dans les médias qui cautionnent son numéro de fausse diva : « Au chapitre qui traitera de la Formule E dans les livres d’histoire du sport automobile, le nom de Sébastien Buemi figurera dans les premières lignes. » On dira de notre coté qu’au chapitre des Pigeons d’Or de Carton-Rouge, Modeste Buemi a réuni 44% des votes en décembre contre 26% à Schilt (le boxeur de Gotteron), rentrant ainsi par la petite porte dans le cercle fermé des vainqueurs de notre modeste, mais féroce compétition.

En janvier 2017, il n’y a pas que Trump qui a dit et fait n’importe quoi. Suite à une analyse sans concession (donc juste) de la Rédac, nous avons constaté que le petit monde du sport suisse recelait quelques énergumènes semblables au Ricain décoloré. Tout d’abord, on ne pouvait louper le nouveau brasseur de fric Haut-Valaisan de la FIFA ainsi que le refugié fiscal de Gingins, diva ridicule sur les courts de Melbourne. Accompagnant ces Messieurs, nous vous proposons aussi deux « demoiselles » : une skieuse pleurnicheuse au physique en Lego et une fille à papa coupeuse de têtes, accessoirement PDG du HC Lugano.

Votez et militez autour de vous pour faire voter d’ici au 4 mars… et soyez sans pitié !


  • Vicky Mantegazza

    Vicky Mantegazza


    Avec son look à la Josiane Balasko dans « Gazon maudit », la petite fille à papa fait n’importe quoi depuis qu’elle a repris les manettes du HC Lugano en 2011

    N’est pas padre Géo qui veut, lui qui avait habilement construit les Bianconeri de ses mains et de ses lires et surtout ramené durant son règne pas moins de cinq titres de Champions suisses à la Resega. Par contre son boulet, pardon, sa boulette de fille affiche un beau zéro pointé au niveau titres en ne ramenant au Tessin que quelques plaques de viande séchée de ses escapades à la Spengler.

    Avec son physique de camionneuse, la « sémillante » Vicky nous fait bien marrer par son incompétence de supportrice forcenée à qui un papa bien intentionné a refilé un joujou pour tenir sa gosse occupée. Toutefois, la tifosa Mantegazza excelle dans un rayon : le bazardage d’entraîneurs. Jugez sur pièces : Bozon dégommé, Huras détrôné, Fischer débarqué, Shedden déboulonné. Bref, être à la tête du HCL paraît être aussi périlleux que de circuler au bord du Lac de Lugano avec un passeport russe ou calabrais en poche.

    « Si quelqu’un ne donne pas tout pour le maillot, je peux devenir méchante ! », dixit la tifosa faite PDG. Et bien on ne peut pas dire que la Mantegazza fait dans le bluff (Trump likes this !) car elle n’hésita pas à envoyer vertement paître Doug Shedden qui pourtant avait amené son équipe favorite en finale des play-offs 2016 : « Il ne réunit plus les conditions et la confiance nécessaire pour atteindre les objectifs sportifs du club ». La vaudevillesque coupeuse de tête luganesi n’hésitait pourtant pas quelques mois plus tôt à se lancer dans un exercice phallique des plus émouvants : « Shedden représente ma personnalité aussi. Il est très loyal et humble. C’est bien de travailler avec un entraîneur comme lui ».

    Dépourvue de tout sens de l’autocritique et changeant d’avis aussi vite qu’un F/A-18 fonce dans une falaise glaronaise, la Vicky démontre aux amateurs de hockey une rare capacité à dilapider les millions de son papa devant les prud’hommes. Géo aurait été mieux inspiré d’acheter un DAF pour sa fille afin d’assouvir ses ambitions de camionneuse-déménageuse. Que pourrait-elle bien faire d’un pigeon ?

    Paul Carruzzo

  • Jo-Wilfried Tsonga

    Jo-Wilfried Tsonga

    A l’image de ses compatriotes, le Kinder Bueno du Mans n’a pas marqué des points durant cet Open d’Australie absolument magique. Frustré d’avoir perdu le premier set de son quart de finale contre Stan The Man, le résident de Gingins a créé une altercation aussi pathétique qu’inutile avec le Vaudois, digne d’une cour de récré.

    «Hey bouffon, tu m’as regardé mec, tu cherches la merde ou quoi ? Dans ma téci ça serait pas passé comme ça quoi !» Les images ont bien fait rire la toile et une parodie a rapidement vu le jour.

    On connaît la suite : cet échange verbal n’a pas du tout déstabilisé le vainqueur du dernier US Open qui s’est débarrassé de l’homme au zéro titre du Grand Chelem en trois petits sets. L’histoire s’est donc répétée entre ces deux joueurs et, comme lors de la finale de la Coupe Davis à Lille ou la demi-finale de Roland Garros 2015, Stanimal a pris le dessus sur l’une de ses victimes préférées, lequel a encore pu mesurer tout le fossé qui le sépare des meilleurs. Alors que le tennis helvétique a montré son plus beau visage et donné du rêve aux amoureux de la petite balle jaune (merci encore Dieu Rodgeur), son vis-à-vis tricolore a touché le fond en cette quinzaine australienne.

    Et à cette triste liste de joueurs français n’ayant rien montré à Melbourne, sinon frustration et impuissance, on peut encore ajouter Monfils, Simon, Gasquet ou autre Pouille… Mais le plus ridicule d’entre eux, ça reste quand même Jo-Wilfried Tsonga, et de loin !

    Marc-Olivier Reymond

  • Gianni Infantino

    Gianni Infantino


    Portée par la volonté de son président, la FIFA a approuvé à l’unanimité l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes dès 2026, contre 32 actuellement.

    A titre personnel, je ne vais pas me plaindre pour le principe. Je gobe les compétitions internationales tout entières, comme l’anaconda avale une chèvre, lentement, centimètre après centimètre, puis je m’en retourne en rampant, repus, gavé, digérer dans mon coin pendant deux ans.

    L’argument d’un horrible Panama-Ouzbekistan au premier tour m’en touche une sans faire bouger l’autre : je vais adorer regarder ce match, et s’il passe à 3h00 du matin tant mieux, ce sera mon petit plaisir coupable. Les rédacteurs de carton-rouge savent que je suis toujours partant pour chroniquer le match improbable. Mais de là à prétendre que cela va augmenter la qualité globale de la compétition…

    C’est cela le problème de la FIFA, corrompue jusqu’à la moelle, en qui plus personne ne croit, et au sein de laquelle chaque vote à l’unanimité déclenche la suspicion : son argumentation.

    « Plus de pays pourront rêver » déclare Infantino, le nouveau Don Corleone de la Fédération. « Le football ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique latine», poursuit-il. Tout juste admet-il que cette augmentation du nombre de sélections va générer quelques 600 millions d’Euros de plus.

    Rappelons que les éliminatoires servent déjà à faire jouer tout le monde. Et qu’il aurait été facile de donner une ou deux places de plus à l’Afrique et à l’Asie : il aurait suffit d’avoir les couilles d’en retrancher autant des treize places de l’Europe.

    La vérité est que c’est une décision électoraliste, qui permet en plus de conquérir de nouveaux marchés. Mais que ne l’assument-ils pas ? Certes c’est moins romantique que de déclarer « Plus de pays pourront rêver », mais après tout, les joueurs qui signent en Chine parlent-ils du niveau du championnat et du défi sportif ? Non, ils y vont pour le chèque et l’assument (il n’y a guère que Leboeuf qui avait parlé de nouveau challenge avant de signer au Qatar, dans l’hilarité générale).

    Que la FIFA assume, merde ! Elle a vendu le Mondial 2022 au Qatar parce qu’elle ne s’intéresse qu’à brasser du fric, elle élargit le Mondial 2026 à 48 équipes parce qu’elle ne s’intéresse qu’à brasser du fric, et quand la Chine proposera d’organiser le mondial 2030, elle l’aura parce que la FIFA ne s’intéresse qu’à brasser du fric. Espérons juste que Gibraltar ne devienne pas le premier mécène mondial du football, pour ne pas voir une compétition à 211 équipes.

    Bref, on aura donc un Mondial avec le quart des équipes de la planète, d’un niveau affaibli, avec des matches improbables, dans des groupes de trois équipes (si je trouve le gars qui a inventé cette formule, je lui arrache la tête et je lui chie dans le cou). Et la FIFA et son président rouleront sur l’or.

    Finalement, le seul truc vaguement doré qu’Infantino et sa clique ne possèdent pas encore, c’est notre Pigeon. Réparons cette injustice

    Yves Martin

  • Charlotte Chable

    Charlotte Chable


    Avec son nom qui sonne bien les montées en télécabine sur Verbier et les Ruinettes, Charlotte Chable est un peu le Yoann Gourcuff du ski féminin suisse.

    Déjà suffisamment indigent, le ski romand doit désormais se farcir la jeune skieuse de Villars, un énième talent cocooné par la FSS qui percera un jour (ou pas…), mais qui à force de briquer son fragile squelette a plus de chance de faire partir en faillite sa caisse maladie que de gagner une course de Coupe du Monde. Le palmarès médical de la demoiselle est probant : avec trois déchirures du ligament croisé des deux genoux, une fracture de la cheville et du pied, il paraît qu’en haut dans les Préalpes vaudoises on la surnomme Ramsès II. Comprendra qui pourra.

    Bon, sur Carton-Rouge on n’est pas connus pour se moquer des problèmes physiques des sportifs d’élite (quoique), mais Charly ne pouvait pas échapper à notre sélection mensuelle du volatile doré. Avec sa « Joël Gaspoz » lors de la deuxième manche du slalom de Santa Catarina à 4 portes de l’arrivée (et ce, podium en poche), la momie de Villars a tout fait foirer, et pas rien que sa course, mais peut être aussi sa future improbable carrière comme reine du slalom helvétique: « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’étais presque à l’arrivée… » . Euh, oui… mais non ! L’arrivée, c’est là où il y a la banderole rouge marquée Audi et « Arrivée », avec le son des cloches et le bar à Fendant de Collombin.

    Partir à cul sur la neige à 20 mètres du but, c’est déjà assez rigolo mais par contre, commencer à chialer devant les caméras du monde entier, comme une gamine de 5 ans à qui tu n’as pas acheté d’Ovo à la buvette de ski, là ça en devient pathétique. D’ailleurs, la chialeuse de Villars fait franchement peur avec son mélange de naïveté et de délire : « J’ai encore 10 ans devant moi pour faire des podiums et je sais que j’ai le ski pour aller vite. D’autres occasions se présenteront ». D’ici que ses rêves se réalisent, remettons-lui un Pigeon d’or pour la réconforter sur son lit d’hôpital.


    Paul Carruzzo


Qui est le Pigeon de janvier ?

  • 35.27% - ( 97 votes )
  • 4.73% - ( 13 votes )
  • 55.64% - ( 153 votes )
  • 4.36% - ( 12 votes )

 

 

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Résultats de novembre et Pigeons de décembre

Après avoir créé le Pigeon d’Or, il fallait bien que celui-ci lui revienne une fois. Ç’aurait pu être pour mille raison, depuis les SMS désespérés pour trouver un rédacteur pour les matches les plus improbables aux corrections apportées directement dans l’article sans consultation de l’auteur, en passant par l’huile sur le feu dans certains commentaires et cette façon inimitable de pousser les autres à aller le plus loin possible sans vraiment assumer.

Ce sera finalement pour avoir réussi à inviter Marc Rosset dans le cadre de la vidéo du dixième anniversaire du site tout en oubliant que c’était rien moins que le jour de son anniversaire que Marc-Olivier Reymond est enfin récompensé par un Pigeon d’Or qui couronne l’ensemble de sa carrière, au moment où il passe gentiment la main. Gageons que cette victoire à l’arraché (Tristan « le poète » Scherwey est resté dans sa roue jusqu’au bout) sera fêtée à coups de shots au Bamee Bar.

Pour ce mois de décembre 2016, nous vous proposons un champion du monde de courses d’aspirateurs, un hockeyeur qui se blesse en tapant sur les autres, un entraîneur rattrapé par la réalité comptable, et dans le domaine skiable (…) un entraîneur irascible et un sauteur en phase terminale.

Vous avez jusqu’au 4 février pour promouvoir votre Pigeon.


  • Simon Ammann

    Simon Ammann


    Pour tous les sportifs de haut niveau, se pose un jour la question du moment opportun pour mettre un terme à sa carrière. Cet immense privilège, réservé généralement aux athlètes en bonne santé, par opposition aux citoyens ordinaires ou aux sportifs contraints pour cause de blessure, dopage ou autre, est une question propre à chacun mais qui peut s’avérer particulièrement délicate voire parfois avoir des conséquences catastrophiques. Le but étant bien sûr d’éviter la saison ou la course de trop.

    Et c’est d’autant plus vrai dans une discipline aussi particulière que le saut à skis où tout se joue sur d’infimes détails, où tout peut dépendre d’un poids de forme de plus ou moins un demi-kilo, de quelques centièmes de plus ou de moins lors de l’impulsion à la sortie de la table ou d’un télémark posé ou pas à plus de 130 mètres. A quel moment est-ce que cette confiance nécessaire, au-delà des considérations physiques et techniques, à la réussite de cette alchimie n’est elle plus suffisante et ébranle des années d’expérience ayant engendré d’immenses succès ?

    Malheureusement, il semble que notre Harry Potter national n’ait pas su trouver ce fameux momentum au printemps passé pour mettre la flèche à gauche après deux saisons déjà en léger retrait, et que le vingtième épisode de cette saga grandiose débutée lors de la saison 1997-1998 soit celui de trop. Et pourtant je suis loin d’être le premier à casser du sucre sur le dos de notre Simi qui m’a fait vibrer comme jamais dans un sport franchement pas particulièrement bandant. Parce que d’accord, cela doit être grisant que de se sentir voler au dessus de la foule d’Innsbruck ou alors, en tant que spectateur, de s’enfiler mass sur mass à Garmisch-Partenkirchen, mais c’est quand même pas le sport le plus excitant à regarder devant sa TV, surtout un 1er janvier tête dans le cul.

    Et pourtant il aura réussi à nous rendre accro à ce sport. Certes, il n’a jamais remporté la mythique Tournée des Quatre Tremplins (j’en profite pour vous conseiller de relire l’extraordinaire récit de l’escapade du délicieux Julien Mouquin lors de sa visite sur ladite tournée lors de la saison 2013-2014) mais Simon Ammann c’est 4 titres olympiques, un titre mondial et trois autres médailles en championnat du monde, un titre mondial en vol à skis, un grand globe de cristal de vainqueur du classement général de la coupe du monde et enfin 23 victoires et 79 podiums de coupe du monde. Ca vous pose un homme.

    Mais franchement là, que cherche-t-il encore ? Qu’a-t-il encore à prouver ? Et a-t-il encore ne serait-ce qu’une once de plaisir à obtenir comme meilleur résultat de la saison une triste 21ème place à Klingenthal ? Voulait-il enfin épingler cette fameuse Tournée des Quatre Tremplins qui lui a toujours échappé ? C’est ballot puisque Simi y a vécu un véritable chemin de croix en enchaînant une 37ème place à Obersdorf, une 43ème à Garmisch, une 46ème à Innsbruck et finalement une indigne 55ème à Bischofshofen.

    La seule idée qui me vient à l’esprit serait qu’il espère encore secrètement réaliser l’an prochain l’exploit absolument inédit et insensé de réaliser un nouveau doublé lors des jeux de Pyeongchang et ainsi devenir sextuple champion olympique lors de trois olympiades différentes et à chaque fois avec huit ans d’écart. Je n’ose même pas y penser mais faut avouer que ça aurait de la gueule et serait la certitude de la cuite du siècle !

    Toujours est-il qu’en attendant et au vu des résultats de cet hiver, ça ressemble plus à une fin en queue de poisson. Une histoire où un pigeon volerait mieux qu’Harry Potter.

    Grégoire Etienne

  • Steve Locher

    Steve Locher


    Le très vocal médaillé de bronze du combiné d’Albertville est bien valaisan jusqu’au bout du slip et s’entête absurdement à ne pas apprendre de ses erreurs. Car comme vous le savez, en Valais on préfère taper bien fort dans le mur avec l’Imprezza car « ce mur n’avait rien à faire là de toute manière ».

    D’ailleurs, Steve Locher n’est pas peu fier de son caractère obtus et le revendiquait haut et fort après son licenciement auprès de la sulfureuse FSS en 2015: « Fermer ma gueule quand ça va pas, c’est pas tant mon style et ça me dérange pas de me prendre le chou avec mes chefs et de leur tenir tête ». Désormais surnommé PPH (Passe Pas l’Hiver) dans ce cirque blanc qu’est devenu la CM de ski, ce non-consensuel de Locher s’est à nouveau pris un mémorable coup de pompes de ski au cul, cette fois-ci de la bureaucrate Fédé de ski italienne (FISI).

    Si le talent de technicien alpin du Valaisan n’est pas en cause (les progrès de Yule et Murisier, c’est un peu grâce à lui, non ?), par contre son clapet de syndicaliste de la CGT continue de le pousser à des fautes de carre dignes d’un Gaspoz des grands jours. Agacé par son abus de patois de Veysonne en lieu et place de la langue de Dante, le directeur technique transalpin Max Cerca mit fin au règne de l’irascible gars de Salins de manière abrupte, mais entièrement justifiée. Avec des résultats aussi poussifs qu’une Alfasud 901, les skieurs italiens auront eu la peau d’un Locher qui apparemment avait un sens didactique du ski digne d’un Chris McSorley un soir de défaite. Sorti par la petite porte après deux géants seulement à la tête du ski technique italien, la grande gueule à Locher reste par contre plus que jamais en piste pour l’obtention de notre Pigeon d’or de décembre. A vous de farter ses skis!

    Paul Carruzzo

  • Sebastian Schilt

    Sebastian Schilt

    Que Gottéron soit qualitativement médiocre cette saison, un petit coup d’œil au classement de la Ligue A suffira pour vous le confirmer.

    Mais que cette médiocrité soit accompagnée de l’affligeante bêtise de son défenseur passoire Sebastian Schilt, là on se croirait typiquement invité au théâtre de guignols accompagné par les quolibets narquois des kops genevois et du LHC enfin (!) réunis. Ayant choppé ses bringues à Lugano dès l’entame du match, ce nigaud de Schilt réussit à offrir 3 buts en power-play aux bianconeri et à prendre 31 minutes de pénalité avant de mieux rentrer au vestiaire au quart d’heure pour une baston perdue aux poings avec le si doux Rafaelle Sannitz.

    Chronique d’un match ordinaire perdu lamentablement 8-1 par les Dzodzets me direz-vous ? Oui si l’on omettait l’incident qui fait désormais passer ce benêt de Schilt pour l’Averel Dalton du hockey suisse. Non content de saborder les Dragons, le 77 fribourgeois réussit à se péter la main…..en frappant bien fort sur le casque de Sannitz. Comme quoi, si on veut flâner l’adversaire sur une patinoire en Suisse, mieux vaut suivre la méthode Bezina ou Duca. Au repos forcé pendant six semaines, Schilt aura loupé par sa crasse idiotie le joli parcours européen de Gottéron. Une pause durant le Tyson de la Sarine aura eu tout loisir de consulter la dernière édition de ‘La boxe pour les Nuls’ et de s’informer sur le régime alimentaire d’un pigeon.

    Paul Carruzzo

  • Fabio Celestini

    Fabio Celestini


    Certes, Celestini fait du bon boulot au LS, il amène du beau jeu à la Pontaise et un peu de fraîcheur en Super League. Mais on s’est penchés à plusieurs de la Rédac sur son cas, et on est bien obligés de le nominer aux Pigeons du mois. Pourquoi demanderez-vous ?

    Il y a probablement un peu de rancoeur du passé, les plus anciens supporters ne lui ayant jamais vraiment pardonné d’avoir lâché le LS comme une merde à Noël 2010, équipe dont il répétait à qui voulait l’entendre comme elle était tellement composée d’amis. Peut-être doit-il alors prouver plus que d’autres, affublé en sus de son incommensurable melon, qui tendrait à faire penser que la meilleure affaire financière que peut faire un club avec Fabio serait de l’acheter au prix qu’il vaut, pour le revendre au prix auquel il s’estime.

    Mais nous pouvons aussi bien rester factuels et noter que la nouvelle coqueluche des médias romands n’a remporté qu’un point sur les huit derniers matchs du premier tour avec des choix tactiques douteux tels qu’utiliser 3 gardiens en 18 matchs et se passer de Kololli (pour de sombres raisons disciplinaires) pour faire jouer un joueur axial sur son aile. Celestini a maintenant le plus dur à faire au LS. Confirmer les attentes et surtout mettre un peu d’eau dans son vin en matière de gestion de ses joueurs.

    Pour cela, il faudra mettre un peu son ego de côté… Espérons que cette nomination l’y encourage.


    La Rédac

  • Sébastien Buemi

    Sébastien Buemi


    Profitant de la création improbable d’une catégorie de course de voitures lentes conduites par des divertisseurs de simulateurs repentis, Sébastien Buemi est devenu champion du monde et vient de remporter les deux premières estafettes de la nouvelle saison

    Alors comprenons-nous bien, je dis pas que c’est simple de conduire ces tracassets le cul par terre dans les chicanes des paradis fiscaux, assisté par des épéclées de larbins. Je comprends bien qu’il faut de l’adresse, de la résistance et du courage. Bon.

    Je ne dis pas non plus que je préfère la Formule 1 dont je regrette le bruit ou la vulgarité ou n’importe quelle autre discipline de sport mécanique qui m’intéressent globalement autant que les commentaires de mon masseur kazakh velu sur l’évolution du Dow Jones.

    Je dis juste qu’il faut à notre citoyen-monégasque-qui-voyage-tellement-vous-vous-rendez-pas-compte-c’est-pas-facile un Pigeon d’or pour commencer l’année en s’achetant une distance et un sens de la mesure.

    Il lui rendra service sur la commode s’il devient réellement reconnu, pour ne pas oublier qu’on l’entend quand il parle de lui. Même à la troisième personne.

    Numéro un incontesté du sport qui n’intéresse que Fathi Derder et sa soeur, l’idole s’écoute, se félicite et s’adoube à chaque occasion de tout un tas de mérites que des journalistes condescendants lui laissent en faisant mine d’y croire. La démonstration arrive, bouge pas.

    C’est un peu gênant.

    Des bagnoles dont la vitesse de pointe est inférieure à celle de mon bus VW, sur des circuits pour poussettes, conduites par des pilotes borgnes et régies par des règles absurdes – tu connais le fan boost ? nan ? c’est l’internaute (la popularité de la discipline n’autorise pas toujours le pluriel) qui suit la course et qui peut attribuer à une voiture une puissance supplémentaire durant un tour, contraignant les pilotes à faire les Artaban de pédiluve sur Twitter pour réclamer des votes… hahahahahahah! Oui, je sais, c’est énorme – autorisent a priori une fanfaronnade mesurée. Mais ce n’est pas le genre de la maison :

    Top 9 des poussages de col 2016 de Môssieur Buemi d’Aigle, tirés du Temps du 10 novembre, du 24 heures du 19 juin et 3 juillet et de la RTS du 4 juillet 2016 :

    « Oui, bien sûr. Ce n’est pas facile de parler de soi comme ça, mais c’est vrai qu’avec les sept courses que j’ai gagnées, je passe pour le favori. Mon équipe, moi, nous faisons figure de référence. C’est sympa de pouvoir se dire ça. »

    C’est pas facile, mais ça passe quand même si on force.

    « Nous sommes des acteurs majeurs de l’histoire, mais nous ne l’avons pas écrite. »

    Un peu comme les lardons dans les röstis à la bernoise.

    « Tout le monde parle de la Formule E alors que nous n’en sommes qu’à la troisième saison. »

    Oui, alors bon, tout le monde parmi les employés du garage Buemi d’Aigle, peut-être.

    « La Formule E a un véritable intérêt public. »

    Moui… peut-être aussi. C’est en tous les cas ce que permet d’entrevoir les 29 likes de la publication du triomphe du prodige.

    « Un bon pilote ne fait rien tout seul, j’ai la chance de faire partie d’un très bon team. Bon, une voiture performante ne suffit pas non plus: nous nous sommes bien trouvés. »

    Il n’existe pas d’Oscar de la fausse modestie, j’ai vérifié.

    « J’ai une bonne compréhension de ce qui peut me rendre rapide sans trop puiser dans les réserves. »

    Voilà.

    « Je n’aime pas trop parler du pseudo déclin de la Formule 1 (…) De mon côté, je savoure le fait d’appartenir à une catégorie en expansion. »

    C’est fou le nombre de trucs dont il n’aime pas parler, vous avez remarqué aussi ?

    « La formule électrique va moins vite que la F1, mais elle est plus difficile. »

    Il ose tout. On le reconnaît.

    « Ils sont tous fiers que je vienne d’ici », à propos de ses amis d’Aigle.

    Et ils ne parlent que de Formule E, oui, on sait.

    Tout ça pour avoir devancé Jean-Eric Vergne et Sam Bird.

    Qui ?

    Oui. Je sais. Attends. Tu veux les pedigree des adversaires :


    Jean-Eric Serge Raymond Vergne.
    Son parcours de pilote lui a permis, avant de rejoindre le monde de l’électrique, de détruire des monoplaces à quelques occasions improbables. Lorsque la belle-soeur du voisin sans permis du meilleur ami noyé du fils invalide du frère suspendu pour dopage du parrain alcoolique du témoin de mariage aveugle d’un type cul-de-jatte croisé dans la rue par une connaissance radiée à vie des compétitions sportives d’une grand-mère grabataire d’un ancien camarade de classe nain du coup d’un soir incarcéré à vie d’une petite soeur tétraplégique d’un pilote d’essai rattrapé par le fisc s’est brisé le péroné en tentant d’y entrer.

    Sa page wikipedia démontre avec audace ce qu’on peut raconter comme excuses épatantes pour fleurir un parcours insuffisant, en parlant de soi à la troisième personne et se conclut par le modeste mais efficace : « Je préfère être sur le banc de touche chez Ferrari que titulaire dans une équipe comme Caterham ! ». Le type est content de lui, c’en est touchant.


    Felix Rosenqvist
    a fini une fois 25ème d’une course de DTM. Il mentionne sur sa page wiki être le détenteur d’un record. Accroche-toi Solange, voici le record : il est le seul à avoir jamais remporté le grand-prix de Macau, le Masters de Formule 3 et le Grand Prix de Pau (sic!). Faisant feu de tout le vieux bois mouillé qu’il peut utiliser pour sa promotion, il pavoisait il y a quinze jours sur Twitter avoir battu le record du tour du karting indoor de Monaco.


    Sam Bird,
    jeté de partout, inonde aussi sa page de références alambiquées et de parcours cabossés qui feraient passer François Bayrou pour un champion olympique. Morceau choisi : « En 2011, on le retrouve en GP2 Asia Series, cette fois avec iSport International. Le championnat ne comporte que quatre courses car deux manches à Bahrein sont annulées en raison de l’instabilité politique qui secoue le royaume. Il termine ainsi 11e du championnat avec 2 points inscrits grâce à une 7e place obtenue à Yas Marina. Il abandonne lors des trois autres courses. » Quand ça veut pas.


    Circonstante atténuante

    Il n’est pas aidé dans sa quête d’humilité par la presse qui participe au jeu du « on fait semblant que c’est important » sans beaucoup de vergogne.

    Ainsi, manifestement pote avec un journaliste du Temps, Buemi obtient de lui en novembre dernier cette aubade que même Francesco Schettino n’eût pas osée : « Au chapitre qui traitera de la Formule E dans les livres d’histoire du sport automobile, le nom de Sébastien Buemi figurera dans les premières lignes. »

    Eluder le fait que ces lignes seront aussi éventuellement les dernières n’est pas techniquement une erreur, nous sommes d’accord.

    Pareil, profitant de la condescendance ou de la moquerie d’un journaliste de la RTS, il reçoit, même de lui le commentaire suivant : « Buemi n’aime pas trop la notoriété, il laisse ça aux Federer, Wavrinka et consorts ».

    C’est bien par goût de la discrétion et de la mesure que Buemi peut encore faire ses courses sans être assailli par les admirateurs. Toute allusion au fait que 29 millions de téléspectateurs suivent Roland-Garros et quatre la Formule E (si on ne compte pas les quelques centaines qui sont liés directement aux entreprises impliquées dans la réalisation de ces promenades d’aspirateurs) serait de mauvais goût.

    Bon. Arrêtons les frais. Un Pigeon et on n’en parle plus.


    Alan Maclero


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