Vidéo des 10 ans

Résultats de janvier et Pigeons de février

Après ses deux victoires de rang aux tournois mineurs que sont Marseille et Rotterdam, Tsonga réussit le hat-trick en enlevant un Prix bien plus prestigieux que ceux reçus dans ces tournois de troisième zone, à savoir le Pigeon d’Or de janvier.

Frustré d’avoir perdu le premier set de son quart de finale contre Stan The Man, le réfugié fiscal de Gingins décida de créer une altercation aussi pathétique qu’inutile avec le vrai Vaudois, digne d’une cour de récré. Déjà bien ridicule avec son bandana couleur flamant rose dans sa chevelure en pétard, le loser du Mans s’envola dans une tirade à la Joey Starr «Hey bouffon, tu m’as regardé mec, tu cherches la merde ou quoi ? »

On connaît la suite : cet échange verbal n’a pas du tout déstabilisé le vainqueur du dernier US Open qui s’est débarrassé de l’homme au zéro titre du Grand Chelem en trois petits sets. N’ayant rien montré à Melbourne, sinon frustration et impuissance, pas étonnant que 56% de nos lecteurs, fins connaisseurs de tennis et du Pigeon d’Or, aient choisi de fermer le clapet à cette grande gueule de Jo-Wilfried Tsonga. Le frocard devance le nouveau fabricant de jeux de société Gianni Infantino (35%), la fille à papa Mantegazza (4%) et finalement Charlotte Chable qui va peut-être de nouveau chialer parce qu’elle trébuche alors que le podium était une fois de plus à portée de tibia.

Pigeons de Février 2017

Bien que fort court, ce mois de février 2017 a réussi à accoucher d’une belle brochette de pigeons en puissance. Tout d’abord, deux présidents de clubs de ballon rond, diamétralement opposés quant à leur fortune personnelle mais entièrement en symbiose dans leur incompétence managériale. Saison de ski oblige, on n’a pas pu omettre de sanctionner un ex-futur espoir du ski suisse qui est aussi ridicule dans la planification de sa saison que dans son approche des piquets de slalom. Et pour finir, on se devait d’inclure le Passe-Partout de la cage du LS, qui symbolise à lui-seul la disette prolongée du club lausannois.


  • Kevin Martin

    Kevin Martin


    On s’excuse déjà pour ce pauvre Kevin Martin qui n’a rien demandé, qui fait de son mieux et qui va en prendre plein la gueule sur ce site pour l’une de ses seules apparitions « médiatiques »… Et, en plus il est blessé. Il paraît qu’on ne doit pas tirer sur l’ambulance, mais nous, on s’en tape, on est des chiens.

    Le LS continuant sa pathétique dégringolade à cause d’une organisation défensive aussi solide que les articulations de Charlotte Chable, il fallait trouver un bouc émissaire. Le jeune gardien vaudois ayant disputé 9 matchs cette saison sans jamais connaître la victoire, nous ne sommes pas allés chercher plus loin et nous le nominons donc dans la plus grande gratuité comme on aime tant le faire.

    Enfin pas si gratuitement quand même car comme diraient certains : « Si ton gardien ne touche pas la latte les brase levés, t’as rien à faire en Super League ». On trouve ça assez juste. Il n’y a rien de personnel là-dedans, c’est juste biologique. Si tu fais 2 mètres, tu ne vas pas tenter une carrière de jockey, non ? On veut bien croire que Kevin est bon au pied et qu’il est plein de qualités à l’entraînement mais là ça suffit. Les fans du LS aimeraient aussi voir un gardien qui maîtrise ses 5 mètres et qui peut aller chercher des ballons dans les coins de sa cage. D’autant plus qu’à Lausanne, la défense aide autant son gardien que les spectateurs supportent leur équipe…

    La statistique est parlante : La taille moyenne des 30 gardiens de LNA est de 1m87. Dans ce classement, Kevin est avant-dernier avec sept centimètres de moins. Seul le troisième gardien de GC mesure encore moins, à 1m79. Le troisième gardien, donc. Celui qui est sur le banc en Coupe à Baden.

    Je sais bien que Dr Ruth arguera que ce n’est pas la taille qui compte, mais 7 centimètres ça fait quand même une différence notable. Alors, Kevin, si tu tiens toujours à jouer en Super League malgré ton mètre huitante, tu peux encaisser cette nomination. Sinon, plein de clubs de troisième ligue cherchent un bon latéral.


    Marc Chevalley

  • Carlo Janka

    Carlo Janka


    Entre Carlo et Charlot, y a pas grande différence.

    Si pour le commun des mortels, le mal est là quand quelque chose ne tourne pas rond, pour un skieur, le déprime vient plutôt quand ça tourne trop rond. Trop arrondi, pas assez direct, pas assez engagé ! D’ailleurs, des ronds, Janka il en gagne plus trop car c’est pas le prize money d’une 20e place en géant qui va lui payer ses stages en Amérique du Sud, sans parler du reste…

    Je veux bien que Denise Feierabend tienne à faire toutes les disciplines et soit contente de marquer 5 points par-ci par-là (parfois un peu plus en combiné, certes), mais pour un type qui a gagné le grand globe de cristal, ça fait tache. Heureusement qu’Icemann avait fait l’impasse sur les épreuves d’Adelboden pour mieux préparer les championnats du monde, où il a notamment fait une belle 28e place en descente…

    Alors certes, il y a eu des problèmes de coeur, les maux de dos, et on sait que la vie de skieur est faite de blessures, de douleurs et de sacrifices. Visiblement, le mec est pas non plus au top avec son matos, mais on s’étonnerait que ce ne soit que ça. Le problème ne doit pas être qu’entre les piquets, mais aussi entre les oreilles. Bon, au moins, l’avantage avec Carlo, c’est qu’on voit pas sa déception car de toute manière, même quand il gagne, il tire la tronche.

    Nicolas Huber

  • Mehmet Nazif Günal

    Mehmet Nazif Günal

    Chaque cinq ans (ou par-là autour), le foot suisse se sent obligé d’accoucher d’un farfelu investisseur qui rêve de donner naissance au prochain TSG Hoffenheim suisse mais qui finit inéluctablement par accoucher d’une vulgaire imitation de l’ETG.

    Seule bonne nouvelle dans ce dernier micmac, ce n’est pas le foot romand qui subit les acrobaties financières d’un nauséeux baratineur. Par contre, du côté du FC Wil où ce filou de Mehmet Nazif Günal a tout foutu par terre, on tire plutôt la gueule. Toutefois et contrairement à ce mytho de Marc Roger, le magicien turc paraissait avoir des billes (une fortune de 1,2 milliard de francs d’après la NZZ). Et si ce fourbe de Mehmet avait été payé aux nombres de conneries qu’il déversa dans les medias suisses-allemands depuis 2015, il aurait pu doubler ses avoirs. Morceaux choisis:

    – « le FC Wil est le club qui m’a le plus vu durant mes recherches approfondies » : certes, le FC Bulle n’était probablement pas à vendre.

    – « J’ai enfin trouvé un club dans lequel je peux réaliser ma vision du foot et investir pour le long terme » : Waldemar Kita vient de mouiller son slip

    – « Je veux faire de l’argent avec ce club, un peu comme j’en fais avec mon entreprise MNG, mais pas en Challenge League » : Bulat Chagaev, sors de ce corps !

    Arrivé en 2015 avec des ambitions stratosphériques dans les brumes catholiques de St-Gall (« Mon ambition, c’est la Ligue des Champions ! »), notre généreux musulman décida de tout plaquer début février 2017, de manière fort peu catholique. Avec ses 70 collaborateurs (!) et des salaires de joueurs allant jusqu’à quarante mille balles par mois (!!), le FC Wil s’est donc fait planter par cette enflure de Günal, un peu comme une BMW plaque belge chaînée à l’avant sur les hauts de Grimentz. Bon quand tu sais que le « généreux » investisseur du Bosphore suce les basques du démocrate Erdogan pour développer son entreprise (nouvel aéroport d’Istanbul) et qu’il élargit son business au Liberia, ça te situe un peu le gaillard sur l’échelle de Richter de l’éthique en affaires.

    « Vivoter en Challenge League n’apporte rien, ni public, ni sponsors, cette vie-là ne procure aucun plaisir » déblatérait ce vendeur de rêves fallacieux tout juste sorti du Grand Bazar. C’est vrai que d’être relégué administrativement en 2ème ligue interrégionale après le coup de pute de Günal procurera nettement plus de plaisir aux 560 pelés du Bergholz. Paradoxalement, Marc Roger avait au moins amené du boulot à long terme aux gardiens de Champ-Dollon tandis que ce Tapie stambouliote quittera la Suisse en ôtant le boulot à nombre de ses ex-employés. Y’a vraiment pô de justice !

    Paul Carruzzo

  • Sergio Rey-Bello

    Sergio Rey-Bello


    Vous ne connaissez pas cet asticot de Rey-Bello ? En deux mots alors: c’est le Marcel Ospel de la baballe orange lémanique ou plus précisément, le Philippe Bruggisser du BBC Lausanne. En d’autres termes, un gars passablement incapable que tu parachutes à la tête d’un club sportif avec le titre de dirigeant, mais qui en fait ne saurait même pas organiser une beuverie dans les caves de Liqueurs Morand.

    Ayant présidé à la promotion du BBC Lausanne en Ligue A, Rey-Bello a cru que l’Eldorado du basket suisse allait s’ouvrir à lui et que les grandes entreprises du bassin lémanique feraient le piquet devant sa porte pour déverser des tonnes de budget sponsorship sur son projet mal ficelé (enfin pas du tout ficelé). Quel gros naïf ! D’ailleurs, c’est pas volé pour lui (Blattner likes this !), car entre mettre sur pied un loufoque budget de Ligue A (environ 450’000 francs) sur un tableur Excel 95 pour rouler la Fédé Suisse de basket afin d’obtenir la licence et faire rentrer les « pépettes » en vendant des abos ou autres hot dogs, il y un monde abyssal.

    « Personne ne nous aide, le tissu économique vaudois nous boude, y compris la Banque Cantonale » clamait cet inepte ou inapte de Rey-Bello. Encore faudrait-il savoir s’aider soi-même. Selon la RTS, notre calure du BBC Lausanne aurait réussi à vendre des abos de saison dont le nombre se compte sur les doigts d’une main. En sus, avec un site web imaginé et géré par un adolescent prépubère ainsi qu’une page FB digne de celle de ta grand-mère, le Président lausannois étale la médiocrité du club au « monde entier », ce qui illustre allègrement l’absence de structure administrative du club. Dans ces conditions, comment veux-tu espérer qu’un chef marketing d’une boîte lausannoise veuille aller mêler son brand à un club qui ressemble plus à la « 7ème compagnie en vadrouille » qu’au prochain Apple du siècle.

    Pire encore, c’est le dédain total de l’oiseux Rey-Bello pour l’entraîneur Randoald Dessarzin (le seul véritable pro du club) qui fait mal au sac. Au point qu’à la mi-temps du match contre Genève, Desssarzin dut lancer un crowdfunding pour venir quémander en urgence 45’000 balles afin de finir la semaine. Décidément, cet inutile de Rey-Bello (et son comité) n’assume rien se contentant de pleurnicher sur son sort : « Ma famille ne me voit plus depuis belle lurette ». Mais mon Sergio, tu n’es pas indispensable au cas où, alors emballe le pigeon que les lecteurs de Carton-Rouge.ch te décerneront, et pars loin (vraiment loin) faire des balades en famille et laisse de (courageux) visionnaires prendre ta place.

    Paul Carruzzo


Qui est le Pigeon de février ?

  • 23.26% - ( 30 votes )
  • 7.75% - ( 10 votes )
  • 60.47% - ( 78 votes )
  • 8.53% - ( 11 votes )

Mots-clefs : , , ,

Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz
test

Résultats de décembre et Pigeons de janvier

Décidément Sébastien Buemi et son karting électrique ont tout raflé en 2016 : le titre de champion du monde de tracasset E mais surtout et haut la main, le Pigeon d’Or de Décembre 2016. Il faut dire que notre Alain Delon d’Aigle (pardon de Monaco, car c’est plus beau la Méditerranée que le delta du Rhône), ne vous a pas laissé indifférent avec son sens de la modestie « Oui, bien sûr. Ce n’est pas facile de parler de soi comme ça, mais c’est vrai qu’avec les sept courses que j’ai gagnées, je passe pour le favori. Mon équipe, moi, nous faisons figure de référence.» S’il ne s’est pas roulé une pelle après une telle déclaration, José Mourinho va se retourner dans sa tombe, enfin dans son lit.

Le pire avec Sébastien Modeste Buemi, c’est qu’il se construit un film blockbuster avec son apport à cette ridicule catégorie de course automobile alors que ces bagnoles ont une vitesse de pointe inférieure à une Lada Niva. Au lieu d’accepter que son « passe-temps » pour friqués n’est qu’un joujou pour milliardaires qataris, l’Aiglon monégasque ne cesse de s’épancher dans les médias qui cautionnent son numéro de fausse diva : « Au chapitre qui traitera de la Formule E dans les livres d’histoire du sport automobile, le nom de Sébastien Buemi figurera dans les premières lignes. » On dira de notre coté qu’au chapitre des Pigeons d’Or de Carton-Rouge, Modeste Buemi a réuni 44% des votes en décembre contre 26% à Schilt (le boxeur de Gotteron), rentrant ainsi par la petite porte dans le cercle fermé des vainqueurs de notre modeste, mais féroce compétition.

En janvier 2017, il n’y a pas que Trump qui a dit et fait n’importe quoi. Suite à une analyse sans concession (donc juste) de la Rédac, nous avons constaté que le petit monde du sport suisse recelait quelques énergumènes semblables au Ricain décoloré. Tout d’abord, on ne pouvait louper le nouveau brasseur de fric Haut-Valaisan de la FIFA ainsi que le refugié fiscal de Gingins, diva ridicule sur les courts de Melbourne. Accompagnant ces Messieurs, nous vous proposons aussi deux « demoiselles » : une skieuse pleurnicheuse au physique en Lego et une fille à papa coupeuse de têtes, accessoirement PDG du HC Lugano.

Votez et militez autour de vous pour faire voter d’ici au 4 mars… et soyez sans pitié !


  • Vicky Mantegazza

    Vicky Mantegazza


    Avec son look à la Josiane Balasko dans « Gazon maudit », la petite fille à papa fait n’importe quoi depuis qu’elle a repris les manettes du HC Lugano en 2011

    N’est pas padre Géo qui veut, lui qui avait habilement construit les Bianconeri de ses mains et de ses lires et surtout ramené durant son règne pas moins de cinq titres de Champions suisses à la Resega. Par contre son boulet, pardon, sa boulette de fille affiche un beau zéro pointé au niveau titres en ne ramenant au Tessin que quelques plaques de viande séchée de ses escapades à la Spengler.

    Avec son physique de camionneuse, la « sémillante » Vicky nous fait bien marrer par son incompétence de supportrice forcenée à qui un papa bien intentionné a refilé un joujou pour tenir sa gosse occupée. Toutefois, la tifosa Mantegazza excelle dans un rayon : le bazardage d’entraîneurs. Jugez sur pièces : Bozon dégommé, Huras détrôné, Fischer débarqué, Shedden déboulonné. Bref, être à la tête du HCL paraît être aussi périlleux que de circuler au bord du Lac de Lugano avec un passeport russe ou calabrais en poche.

    « Si quelqu’un ne donne pas tout pour le maillot, je peux devenir méchante ! », dixit la tifosa faite PDG. Et bien on ne peut pas dire que la Mantegazza fait dans le bluff (Trump likes this !) car elle n’hésita pas à envoyer vertement paître Doug Shedden qui pourtant avait amené son équipe favorite en finale des play-offs 2016 : « Il ne réunit plus les conditions et la confiance nécessaire pour atteindre les objectifs sportifs du club ». La vaudevillesque coupeuse de tête luganesi n’hésitait pourtant pas quelques mois plus tôt à se lancer dans un exercice phallique des plus émouvants : « Shedden représente ma personnalité aussi. Il est très loyal et humble. C’est bien de travailler avec un entraîneur comme lui ».

    Dépourvue de tout sens de l’autocritique et changeant d’avis aussi vite qu’un F/A-18 fonce dans une falaise glaronaise, la Vicky démontre aux amateurs de hockey une rare capacité à dilapider les millions de son papa devant les prud’hommes. Géo aurait été mieux inspiré d’acheter un DAF pour sa fille afin d’assouvir ses ambitions de camionneuse-déménageuse. Que pourrait-elle bien faire d’un pigeon ?

    Paul Carruzzo

  • Charlotte Chable

    Charlotte Chable


    Avec son nom qui sonne bien les montées en télécabine sur Verbier et les Ruinettes, Charlotte Chable est un peu le Yoann Gourcuff du ski féminin suisse.

    Déjà suffisamment indigent, le ski romand doit désormais se farcir la jeune skieuse de Villars, un énième talent cocooné par la FSS qui percera un jour (ou pas…), mais qui à force de briquer son fragile squelette a plus de chance de faire partir en faillite sa caisse maladie que de gagner une course de Coupe du Monde. Le palmarès médical de la demoiselle est probant : avec trois déchirures du ligament croisé des deux genoux, une fracture de la cheville et du pied, il paraît qu’en haut dans les Préalpes vaudoises on la surnomme Ramsès II. Comprendra qui pourra.

    Bon, sur Carton-Rouge on n’est pas connus pour se moquer des problèmes physiques des sportifs d’élite (quoique), mais Charly ne pouvait pas échapper à notre sélection mensuelle du volatile doré. Avec sa « Joël Gaspoz » lors de la deuxième manche du slalom de Santa Catarina à 4 portes de l’arrivée (et ce, podium en poche), la momie de Villars a tout fait foirer, et pas rien que sa course, mais peut être aussi sa future improbable carrière comme reine du slalom helvétique: « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’étais presque à l’arrivée… » . Euh, oui… mais non ! L’arrivée, c’est là où il y a la banderole rouge marquée Audi et « Arrivée », avec le son des cloches et le bar à Fendant de Collombin.

    Partir à cul sur la neige à 20 mètres du but, c’est déjà assez rigolo mais par contre, commencer à chialer devant les caméras du monde entier, comme une gamine de 5 ans à qui tu n’as pas acheté d’Ovo à la buvette de ski, là ça en devient pathétique. D’ailleurs, la chialeuse de Villars fait franchement peur avec son mélange de naïveté et de délire : « J’ai encore 10 ans devant moi pour faire des podiums et je sais que j’ai le ski pour aller vite. D’autres occasions se présenteront ». D’ici que ses rêves se réalisent, remettons-lui un Pigeon d’or pour la réconforter sur son lit d’hôpital.


    Paul Carruzzo

  • Gianni Infantino

    Gianni Infantino


    Portée par la volonté de son président, la FIFA a approuvé à l’unanimité l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes dès 2026, contre 32 actuellement.

    A titre personnel, je ne vais pas me plaindre pour le principe. Je gobe les compétitions internationales tout entières, comme l’anaconda avale une chèvre, lentement, centimètre après centimètre, puis je m’en retourne en rampant, repus, gavé, digérer dans mon coin pendant deux ans.

    L’argument d’un horrible Panama-Ouzbekistan au premier tour m’en touche une sans faire bouger l’autre : je vais adorer regarder ce match, et s’il passe à 3h00 du matin tant mieux, ce sera mon petit plaisir coupable. Les rédacteurs de carton-rouge savent que je suis toujours partant pour chroniquer le match improbable. Mais de là à prétendre que cela va augmenter la qualité globale de la compétition…

    C’est cela le problème de la FIFA, corrompue jusqu’à la moelle, en qui plus personne ne croit, et au sein de laquelle chaque vote à l’unanimité déclenche la suspicion : son argumentation.

    « Plus de pays pourront rêver » déclare Infantino, le nouveau Don Corleone de la Fédération. « Le football ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique latine», poursuit-il. Tout juste admet-il que cette augmentation du nombre de sélections va générer quelques 600 millions d’Euros de plus.

    Rappelons que les éliminatoires servent déjà à faire jouer tout le monde. Et qu’il aurait été facile de donner une ou deux places de plus à l’Afrique et à l’Asie : il aurait suffit d’avoir les couilles d’en retrancher autant des treize places de l’Europe.

    La vérité est que c’est une décision électoraliste, qui permet en plus de conquérir de nouveaux marchés. Mais que ne l’assument-ils pas ? Certes c’est moins romantique que de déclarer « Plus de pays pourront rêver », mais après tout, les joueurs qui signent en Chine parlent-ils du niveau du championnat et du défi sportif ? Non, ils y vont pour le chèque et l’assument (il n’y a guère que Leboeuf qui avait parlé de nouveau challenge avant de signer au Qatar, dans l’hilarité générale).

    Que la FIFA assume, merde ! Elle a vendu le Mondial 2022 au Qatar parce qu’elle ne s’intéresse qu’à brasser du fric, elle élargit le Mondial 2026 à 48 équipes parce qu’elle ne s’intéresse qu’à brasser du fric, et quand la Chine proposera d’organiser le mondial 2030, elle l’aura parce que la FIFA ne s’intéresse qu’à brasser du fric. Espérons juste que Gibraltar ne devienne pas le premier mécène mondial du football, pour ne pas voir une compétition à 211 équipes.

    Bref, on aura donc un Mondial avec le quart des équipes de la planète, d’un niveau affaibli, avec des matches improbables, dans des groupes de trois équipes (si je trouve le gars qui a inventé cette formule, je lui arrache la tête et je lui chie dans le cou). Et la FIFA et son président rouleront sur l’or.

    Finalement, le seul truc vaguement doré qu’Infantino et sa clique ne possèdent pas encore, c’est notre Pigeon. Réparons cette injustice

    Yves Martin

  • Jo-Wilfried Tsonga

    Jo-Wilfried Tsonga

    A l’image de ses compatriotes, le Kinder Bueno du Mans n’a pas marqué des points durant cet Open d’Australie absolument magique. Frustré d’avoir perdu le premier set de son quart de finale contre Stan The Man, le résident de Gingins a créé une altercation aussi pathétique qu’inutile avec le Vaudois, digne d’une cour de récré.

    «Hey bouffon, tu m’as regardé mec, tu cherches la merde ou quoi ? Dans ma téci ça serait pas passé comme ça quoi !» Les images ont bien fait rire la toile et une parodie a rapidement vu le jour.

    On connaît la suite : cet échange verbal n’a pas du tout déstabilisé le vainqueur du dernier US Open qui s’est débarrassé de l’homme au zéro titre du Grand Chelem en trois petits sets. L’histoire s’est donc répétée entre ces deux joueurs et, comme lors de la finale de la Coupe Davis à Lille ou la demi-finale de Roland Garros 2015, Stanimal a pris le dessus sur l’une de ses victimes préférées, lequel a encore pu mesurer tout le fossé qui le sépare des meilleurs. Alors que le tennis helvétique a montré son plus beau visage et donné du rêve aux amoureux de la petite balle jaune (merci encore Dieu Rodgeur), son vis-à-vis tricolore a touché le fond en cette quinzaine australienne.

    Et à cette triste liste de joueurs français n’ayant rien montré à Melbourne, sinon frustration et impuissance, on peut encore ajouter Monfils, Simon, Gasquet ou autre Pouille… Mais le plus ridicule d’entre eux, ça reste quand même Jo-Wilfried Tsonga, et de loin !

    Marc-Olivier Reymond


Qui est le Pigeon de janvier ?

  • 35.27% - ( 97 votes )
  • 4.73% - ( 13 votes )
  • 55.64% - ( 153 votes )
  • 4.36% - ( 12 votes )

 

 

Mots-clefs : , , ,

Résultats de novembre et Pigeons de décembre

Après avoir créé le Pigeon d’Or, il fallait bien que celui-ci lui revienne une fois. Ç’aurait pu être pour mille raison, depuis les SMS désespérés pour trouver un rédacteur pour les matches les plus improbables aux corrections apportées directement dans l’article sans consultation de l’auteur, en passant par l’huile sur le feu dans certains commentaires et cette façon inimitable de pousser les autres à aller le plus loin possible sans vraiment assumer.

Ce sera finalement pour avoir réussi à inviter Marc Rosset dans le cadre de la vidéo du dixième anniversaire du site tout en oubliant que c’était rien moins que le jour de son anniversaire que Marc-Olivier Reymond est enfin récompensé par un Pigeon d’Or qui couronne l’ensemble de sa carrière, au moment où il passe gentiment la main. Gageons que cette victoire à l’arraché (Tristan « le poète » Scherwey est resté dans sa roue jusqu’au bout) sera fêtée à coups de shots au Bamee Bar.

Pour ce mois de décembre 2016, nous vous proposons un champion du monde de courses d’aspirateurs, un hockeyeur qui se blesse en tapant sur les autres, un entraîneur rattrapé par la réalité comptable, et dans le domaine skiable (…) un entraîneur irascible et un sauteur en phase terminale.

Vous avez jusqu’au 4 février pour promouvoir votre Pigeon.


  • Simon Ammann

    Simon Ammann


    Pour tous les sportifs de haut niveau, se pose un jour la question du moment opportun pour mettre un terme à sa carrière. Cet immense privilège, réservé généralement aux athlètes en bonne santé, par opposition aux citoyens ordinaires ou aux sportifs contraints pour cause de blessure, dopage ou autre, est une question propre à chacun mais qui peut s’avérer particulièrement délicate voire parfois avoir des conséquences catastrophiques. Le but étant bien sûr d’éviter la saison ou la course de trop.

    Et c’est d’autant plus vrai dans une discipline aussi particulière que le saut à skis où tout se joue sur d’infimes détails, où tout peut dépendre d’un poids de forme de plus ou moins un demi-kilo, de quelques centièmes de plus ou de moins lors de l’impulsion à la sortie de la table ou d’un télémark posé ou pas à plus de 130 mètres. A quel moment est-ce que cette confiance nécessaire, au-delà des considérations physiques et techniques, à la réussite de cette alchimie n’est elle plus suffisante et ébranle des années d’expérience ayant engendré d’immenses succès ?

    Malheureusement, il semble que notre Harry Potter national n’ait pas su trouver ce fameux momentum au printemps passé pour mettre la flèche à gauche après deux saisons déjà en léger retrait, et que le vingtième épisode de cette saga grandiose débutée lors de la saison 1997-1998 soit celui de trop. Et pourtant je suis loin d’être le premier à casser du sucre sur le dos de notre Simi qui m’a fait vibrer comme jamais dans un sport franchement pas particulièrement bandant. Parce que d’accord, cela doit être grisant que de se sentir voler au dessus de la foule d’Innsbruck ou alors, en tant que spectateur, de s’enfiler mass sur mass à Garmisch-Partenkirchen, mais c’est quand même pas le sport le plus excitant à regarder devant sa TV, surtout un 1er janvier tête dans le cul.

    Et pourtant il aura réussi à nous rendre accro à ce sport. Certes, il n’a jamais remporté la mythique Tournée des Quatre Tremplins (j’en profite pour vous conseiller de relire l’extraordinaire récit de l’escapade du délicieux Julien Mouquin lors de sa visite sur ladite tournée lors de la saison 2013-2014) mais Simon Ammann c’est 4 titres olympiques, un titre mondial et trois autres médailles en championnat du monde, un titre mondial en vol à skis, un grand globe de cristal de vainqueur du classement général de la coupe du monde et enfin 23 victoires et 79 podiums de coupe du monde. Ca vous pose un homme.

    Mais franchement là, que cherche-t-il encore ? Qu’a-t-il encore à prouver ? Et a-t-il encore ne serait-ce qu’une once de plaisir à obtenir comme meilleur résultat de la saison une triste 21ème place à Klingenthal ? Voulait-il enfin épingler cette fameuse Tournée des Quatre Tremplins qui lui a toujours échappé ? C’est ballot puisque Simi y a vécu un véritable chemin de croix en enchaînant une 37ème place à Obersdorf, une 43ème à Garmisch, une 46ème à Innsbruck et finalement une indigne 55ème à Bischofshofen.

    La seule idée qui me vient à l’esprit serait qu’il espère encore secrètement réaliser l’an prochain l’exploit absolument inédit et insensé de réaliser un nouveau doublé lors des jeux de Pyeongchang et ainsi devenir sextuple champion olympique lors de trois olympiades différentes et à chaque fois avec huit ans d’écart. Je n’ose même pas y penser mais faut avouer que ça aurait de la gueule et serait la certitude de la cuite du siècle !

    Toujours est-il qu’en attendant et au vu des résultats de cet hiver, ça ressemble plus à une fin en queue de poisson. Une histoire où un pigeon volerait mieux qu’Harry Potter.

    Grégoire Etienne

  • Steve Locher

    Steve Locher


    Le très vocal médaillé de bronze du combiné d’Albertville est bien valaisan jusqu’au bout du slip et s’entête absurdement à ne pas apprendre de ses erreurs. Car comme vous le savez, en Valais on préfère taper bien fort dans le mur avec l’Imprezza car « ce mur n’avait rien à faire là de toute manière ».

    D’ailleurs, Steve Locher n’est pas peu fier de son caractère obtus et le revendiquait haut et fort après son licenciement auprès de la sulfureuse FSS en 2015: « Fermer ma gueule quand ça va pas, c’est pas tant mon style et ça me dérange pas de me prendre le chou avec mes chefs et de leur tenir tête ». Désormais surnommé PPH (Passe Pas l’Hiver) dans ce cirque blanc qu’est devenu la CM de ski, ce non-consensuel de Locher s’est à nouveau pris un mémorable coup de pompes de ski au cul, cette fois-ci de la bureaucrate Fédé de ski italienne (FISI).

    Si le talent de technicien alpin du Valaisan n’est pas en cause (les progrès de Yule et Murisier, c’est un peu grâce à lui, non ?), par contre son clapet de syndicaliste de la CGT continue de le pousser à des fautes de carre dignes d’un Gaspoz des grands jours. Agacé par son abus de patois de Veysonne en lieu et place de la langue de Dante, le directeur technique transalpin Max Cerca mit fin au règne de l’irascible gars de Salins de manière abrupte, mais entièrement justifiée. Avec des résultats aussi poussifs qu’une Alfasud 901, les skieurs italiens auront eu la peau d’un Locher qui apparemment avait un sens didactique du ski digne d’un Chris McSorley un soir de défaite. Sorti par la petite porte après deux géants seulement à la tête du ski technique italien, la grande gueule à Locher reste par contre plus que jamais en piste pour l’obtention de notre Pigeon d’or de décembre. A vous de farter ses skis!

    Paul Carruzzo

  • Sebastian Schilt

    Sebastian Schilt

    Que Gottéron soit qualitativement médiocre cette saison, un petit coup d’œil au classement de la Ligue A suffira pour vous le confirmer.

    Mais que cette médiocrité soit accompagnée de l’affligeante bêtise de son défenseur passoire Sebastian Schilt, là on se croirait typiquement invité au théâtre de guignols accompagné par les quolibets narquois des kops genevois et du LHC enfin (!) réunis. Ayant choppé ses bringues à Lugano dès l’entame du match, ce nigaud de Schilt réussit à offrir 3 buts en power-play aux bianconeri et à prendre 31 minutes de pénalité avant de mieux rentrer au vestiaire au quart d’heure pour une baston perdue aux poings avec le si doux Rafaelle Sannitz.

    Chronique d’un match ordinaire perdu lamentablement 8-1 par les Dzodzets me direz-vous ? Oui si l’on omettait l’incident qui fait désormais passer ce benêt de Schilt pour l’Averel Dalton du hockey suisse. Non content de saborder les Dragons, le 77 fribourgeois réussit à se péter la main…..en frappant bien fort sur le casque de Sannitz. Comme quoi, si on veut flâner l’adversaire sur une patinoire en Suisse, mieux vaut suivre la méthode Bezina ou Duca. Au repos forcé pendant six semaines, Schilt aura loupé par sa crasse idiotie le joli parcours européen de Gottéron. Une pause durant le Tyson de la Sarine aura eu tout loisir de consulter la dernière édition de ‘La boxe pour les Nuls’ et de s’informer sur le régime alimentaire d’un pigeon.

    Paul Carruzzo

  • Fabio Celestini

    Fabio Celestini


    Certes, Celestini fait du bon boulot au LS, il amène du beau jeu à la Pontaise et un peu de fraîcheur en Super League. Mais on s’est penchés à plusieurs de la Rédac sur son cas, et on est bien obligés de le nominer aux Pigeons du mois. Pourquoi demanderez-vous ?

    Il y a probablement un peu de rancoeur du passé, les plus anciens supporters ne lui ayant jamais vraiment pardonné d’avoir lâché le LS comme une merde à Noël 2010, équipe dont il répétait à qui voulait l’entendre comme elle était tellement composée d’amis. Peut-être doit-il alors prouver plus que d’autres, affublé en sus de son incommensurable melon, qui tendrait à faire penser que la meilleure affaire financière que peut faire un club avec Fabio serait de l’acheter au prix qu’il vaut, pour le revendre au prix auquel il s’estime.

    Mais nous pouvons aussi bien rester factuels et noter que la nouvelle coqueluche des médias romands n’a remporté qu’un point sur les huit derniers matchs du premier tour avec des choix tactiques douteux tels qu’utiliser 3 gardiens en 18 matchs et se passer de Kololli (pour de sombres raisons disciplinaires) pour faire jouer un joueur axial sur son aile. Celestini a maintenant le plus dur à faire au LS. Confirmer les attentes et surtout mettre un peu d’eau dans son vin en matière de gestion de ses joueurs.

    Pour cela, il faudra mettre un peu son ego de côté… Espérons que cette nomination l’y encourage.


    La Rédac

  • Sébastien Buemi

    Sébastien Buemi


    Profitant de la création improbable d’une catégorie de course de voitures lentes conduites par des divertisseurs de simulateurs repentis, Sébastien Buemi est devenu champion du monde et vient de remporter les deux premières estafettes de la nouvelle saison

    Alors comprenons-nous bien, je dis pas que c’est simple de conduire ces tracassets le cul par terre dans les chicanes des paradis fiscaux, assisté par des épéclées de larbins. Je comprends bien qu’il faut de l’adresse, de la résistance et du courage. Bon.

    Je ne dis pas non plus que je préfère la Formule 1 dont je regrette le bruit ou la vulgarité ou n’importe quelle autre discipline de sport mécanique qui m’intéressent globalement autant que les commentaires de mon masseur kazakh velu sur l’évolution du Dow Jones.

    Je dis juste qu’il faut à notre citoyen-monégasque-qui-voyage-tellement-vous-vous-rendez-pas-compte-c’est-pas-facile un Pigeon d’or pour commencer l’année en s’achetant une distance et un sens de la mesure.

    Il lui rendra service sur la commode s’il devient réellement reconnu, pour ne pas oublier qu’on l’entend quand il parle de lui. Même à la troisième personne.

    Numéro un incontesté du sport qui n’intéresse que Fathi Derder et sa soeur, l’idole s’écoute, se félicite et s’adoube à chaque occasion de tout un tas de mérites que des journalistes condescendants lui laissent en faisant mine d’y croire. La démonstration arrive, bouge pas.

    C’est un peu gênant.

    Des bagnoles dont la vitesse de pointe est inférieure à celle de mon bus VW, sur des circuits pour poussettes, conduites par des pilotes borgnes et régies par des règles absurdes – tu connais le fan boost ? nan ? c’est l’internaute (la popularité de la discipline n’autorise pas toujours le pluriel) qui suit la course et qui peut attribuer à une voiture une puissance supplémentaire durant un tour, contraignant les pilotes à faire les Artaban de pédiluve sur Twitter pour réclamer des votes… hahahahahahah! Oui, je sais, c’est énorme – autorisent a priori une fanfaronnade mesurée. Mais ce n’est pas le genre de la maison :

    Top 9 des poussages de col 2016 de Môssieur Buemi d’Aigle, tirés du Temps du 10 novembre, du 24 heures du 19 juin et 3 juillet et de la RTS du 4 juillet 2016 :

    « Oui, bien sûr. Ce n’est pas facile de parler de soi comme ça, mais c’est vrai qu’avec les sept courses que j’ai gagnées, je passe pour le favori. Mon équipe, moi, nous faisons figure de référence. C’est sympa de pouvoir se dire ça. »

    C’est pas facile, mais ça passe quand même si on force.

    « Nous sommes des acteurs majeurs de l’histoire, mais nous ne l’avons pas écrite. »

    Un peu comme les lardons dans les röstis à la bernoise.

    « Tout le monde parle de la Formule E alors que nous n’en sommes qu’à la troisième saison. »

    Oui, alors bon, tout le monde parmi les employés du garage Buemi d’Aigle, peut-être.

    « La Formule E a un véritable intérêt public. »

    Moui… peut-être aussi. C’est en tous les cas ce que permet d’entrevoir les 29 likes de la publication du triomphe du prodige.

    « Un bon pilote ne fait rien tout seul, j’ai la chance de faire partie d’un très bon team. Bon, une voiture performante ne suffit pas non plus: nous nous sommes bien trouvés. »

    Il n’existe pas d’Oscar de la fausse modestie, j’ai vérifié.

    « J’ai une bonne compréhension de ce qui peut me rendre rapide sans trop puiser dans les réserves. »

    Voilà.

    « Je n’aime pas trop parler du pseudo déclin de la Formule 1 (…) De mon côté, je savoure le fait d’appartenir à une catégorie en expansion. »

    C’est fou le nombre de trucs dont il n’aime pas parler, vous avez remarqué aussi ?

    « La formule électrique va moins vite que la F1, mais elle est plus difficile. »

    Il ose tout. On le reconnaît.

    « Ils sont tous fiers que je vienne d’ici », à propos de ses amis d’Aigle.

    Et ils ne parlent que de Formule E, oui, on sait.

    Tout ça pour avoir devancé Jean-Eric Vergne et Sam Bird.

    Qui ?

    Oui. Je sais. Attends. Tu veux les pedigree des adversaires :


    Jean-Eric Serge Raymond Vergne.
    Son parcours de pilote lui a permis, avant de rejoindre le monde de l’électrique, de détruire des monoplaces à quelques occasions improbables. Lorsque la belle-soeur du voisin sans permis du meilleur ami noyé du fils invalide du frère suspendu pour dopage du parrain alcoolique du témoin de mariage aveugle d’un type cul-de-jatte croisé dans la rue par une connaissance radiée à vie des compétitions sportives d’une grand-mère grabataire d’un ancien camarade de classe nain du coup d’un soir incarcéré à vie d’une petite soeur tétraplégique d’un pilote d’essai rattrapé par le fisc s’est brisé le péroné en tentant d’y entrer.

    Sa page wikipedia démontre avec audace ce qu’on peut raconter comme excuses épatantes pour fleurir un parcours insuffisant, en parlant de soi à la troisième personne et se conclut par le modeste mais efficace : « Je préfère être sur le banc de touche chez Ferrari que titulaire dans une équipe comme Caterham ! ». Le type est content de lui, c’en est touchant.


    Felix Rosenqvist
    a fini une fois 25ème d’une course de DTM. Il mentionne sur sa page wiki être le détenteur d’un record. Accroche-toi Solange, voici le record : il est le seul à avoir jamais remporté le grand-prix de Macau, le Masters de Formule 3 et le Grand Prix de Pau (sic!). Faisant feu de tout le vieux bois mouillé qu’il peut utiliser pour sa promotion, il pavoisait il y a quinze jours sur Twitter avoir battu le record du tour du karting indoor de Monaco.


    Sam Bird,
    jeté de partout, inonde aussi sa page de références alambiquées et de parcours cabossés qui feraient passer François Bayrou pour un champion olympique. Morceau choisi : « En 2011, on le retrouve en GP2 Asia Series, cette fois avec iSport International. Le championnat ne comporte que quatre courses car deux manches à Bahrein sont annulées en raison de l’instabilité politique qui secoue le royaume. Il termine ainsi 11e du championnat avec 2 points inscrits grâce à une 7e place obtenue à Yas Marina. Il abandonne lors des trois autres courses. » Quand ça veut pas.


    Circonstante atténuante

    Il n’est pas aidé dans sa quête d’humilité par la presse qui participe au jeu du « on fait semblant que c’est important » sans beaucoup de vergogne.

    Ainsi, manifestement pote avec un journaliste du Temps, Buemi obtient de lui en novembre dernier cette aubade que même Francesco Schettino n’eût pas osée : « Au chapitre qui traitera de la Formule E dans les livres d’histoire du sport automobile, le nom de Sébastien Buemi figurera dans les premières lignes. »

    Eluder le fait que ces lignes seront aussi éventuellement les dernières n’est pas techniquement une erreur, nous sommes d’accord.

    Pareil, profitant de la condescendance ou de la moquerie d’un journaliste de la RTS, il reçoit, même de lui le commentaire suivant : « Buemi n’aime pas trop la notoriété, il laisse ça aux Federer, Wavrinka et consorts ».

    C’est bien par goût de la discrétion et de la mesure que Buemi peut encore faire ses courses sans être assailli par les admirateurs. Toute allusion au fait que 29 millions de téléspectateurs suivent Roland-Garros et quatre la Formule E (si on ne compte pas les quelques centaines qui sont liés directement aux entreprises impliquées dans la réalisation de ces promenades d’aspirateurs) serait de mauvais goût.

    Bon. Arrêtons les frais. Un Pigeon et on n’en parle plus.


    Alan Maclero


Qui est le Pigeon de décembre ?

  • 8.1% - ( 17 votes )
  • 5.71% - ( 12 votes )
  • 26.19% - ( 55 votes )
  • 15.24% - ( 32 votes )
  • 44.76% - ( 94 votes )

Mots-clefs : , ,

Résultats d’octobre et Pigeons de novembre

La politique autour du sport suisse se confirme. Le nouveau président de Swiss Olympic est Jürg Stahl, président de la fédé de gym et conseiller national UDC… La même UDC chère à Guy Parmelin qui refusera certainement les 15 millions demandés par la direction de Swiss Olympic. Sans cette manne financière, la loterie diminuera la voilure, impactant l’ensemble du budget du sport suisse.

Avec 40% des votes, vous avez tenu à rappeler à Monsieur Parmelin que dans « Chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports », il y a le mot « sports » (si si, regardez bien Monsieur Parmelin, tout à la fin). Que le gain de ce trophée ne l’empêche surtout pas de feuilleter ses catalogues d’avions de combat.

Pour ce mois de novembre 2016, les chevronnés sélectionneurs des Pigeons d’Or de Carton-Rouge vous proposent du bien joufflu. Rien qu’avec l’ex-marionnette du FC Sion et l’ex ‘grand’ manitou du LS, vous auriez l’embarras du choix. Si on ajoute une petite teigne du SCB ainsi qu’un affabulateur écolo has been avant même d’avoir jamais vraiment été, c’est Byzance. Mais, pas qu’on veuille vous influencer, n’hésitez pas à voter  pour notre vénéré pourvoyeur de shots lausannois, le fondateur de votre site préféré, Marc-Olivier Reymond.


  • Didier Tholot

    Didier Tholot

    En voilà un choix qui a « déchiré » toute la rédac de Carton-Rouge (ndlr: 2 bouteilles de Jägermeister plus tard). Car après tout, Tholot, c’est un bon type avec plein de trophées du Wankdorf dans les fouilles et les résultats qui suivent. Sauf que non, pas vraiment. Tholot a magistralement démontré à l’aube de la saison 2016-17 qu’il ne savait pas gérer un groupe sur la durée et surtout, qu’il n’avait pas compris l’importance symbolique du premier match que le calendrier lui avait offert à Bâle. « Livrer une telle performance après un mois et demi de préparation est inadmissible » avait hurlé CC après le 3-0 bâlois. Imaginez comment s’est passée la séparation à « l’amiable » avec Christian quatre semaines plus tard avec ses trois minables points au Totomat et des claques face aux minots de la Ligue (Lugano, LS…) ! En transformant une Tesla rutilante en Dacia toussotante, le gentil Tholot avait réussi, à lui tout seul, à saborder la saison sédunoise.

    Car voir la semi-facilité démontrée par Zeidler pour remettre ce FC Sion sur la route du titre (optimisme valaisan d’après apéritif appuyé), prouve allègrement les faiblesses à tous les étages du coaching de Tholot: style de jeu (lequel ?), alignement de joueurs paresseux (Konaté, Bia), préparation défaillante (jambes de plomb et surpoids de Salatic), recalage de joueurs en forme (Karlen, Akolo), gestion de matchs déficientes (défaite à GC)… Bref, un catalogue de carences qui faisait passer la troupe à Tholot pour le FC Evolène en vadrouille à Magalouf. La philosophie dépassée de Didier Tholot, un entraîneur avant tout événementiel, coûte donc très cher au FC Sion à l’aube de la trêve hivernale. Le Bordelais mérite donc toute votre considération pour la sélection mensuelle du volatile doré.

    Paul Carruzzo

  • Jean-François Collet

    Jean-François Collet

    Lors de l’Assemblée Générale ordinaire de la Swiss Football League, les 20 clubs ont confirmé dans leurs fonctions les membres sortants du comité et ont élu nouvellement Jean-François Collet dans ce collège fort de 9 membres, alors que Heinrich Schifferle a été reconduit comme Président. Dans le cadre de la Conférences des présidents, qui a eu lieu au préalable, le Comité a présenté la nouvelle clef de répartition des recettes.

    http://www.sfl.ch/fr/news/news/article/collet-elu-au-comite-de-la-sfl-nouvelle-clef-de-repartition/

    Yves Martin

  • Jean-Vincent Placé

    Jean-Vincent Placé

    Plus percutant à l’échange oral que tennistique, le Stan Wawrinka du Masters de Paris-Bercy a fait sortir de l’ombre le Secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification (dont la dénomination du poste laisse d’ailleurs présager du pire en termes de simplification…).

    Suite à ce bref épisode, Jean-Vincent Placé, par médias interposés, s’est persuadé que s’il était peut-être effectivement visé, c’est certainement car « c’est un petit peu comme dans les classes avec les élèves, y en a trente et on prend le plus connu… et c’est moi ! ». On n’a pourtant pas encore vu beaucoup de sympathisants de l’Union des démocrates et des écologistes dans le Gros-de-Vaud et on doute que Stan, dans le feu de l’action, distingue un secrétaire d’Etat, assez fraîchement nommé qui plus est, parmi les VIP (même s’il n’en restait certes plus beaucoup à minuit).

    M. Placé, qui a publié l’année passée un bouquin autobiographique « Pourquoi pas moi ! » (objet d’un flop mémorable) doit désormais se demander « Pourquoi moi ! ». Il pouvait bien faire le fanfaron au premier rang car c’est clair que le seul deuxième tour où il peut être bien placé, c’est celui d’un tournoi de tennis et pas d’une élection. A force de bavarder avec ses voisins, il aurait pu réussir l’exploit de chopper un torticolis en étant pourtant assis en fond de court. D’ailleurs, on se demande si Stan a songé à faire un ace sur le T pour lui clouer le bec…

    Placé a notamment tenté l’excuse d’un Stan irrité pour trois fois rien car mauvais perdant (alors qu’il menait encore à ce moment-là), mais il devrait pourtant savoir qu’en cherchant à minimiser l’affront, on s’enfonce souvent. Elle est pourtant pas bien vieille la leçon prise par Jean-François Copé qui, incapable d’estimer le prix d’un pain au choc, avait prétendu qu’il n’en achète de toute manière pas par souci de sa ligne (plus évidente d’ailleurs que sa ligne électorale)…

    Placé avait déposé en 2013 une proposition de loi contre l’obsolescence programmée des produits (il aurait d’ailleurs directement pu écrire aux constructeurs coréens), mais il a oublié que celle-ci frappe aussi les politiciens de sa trempe. Un pigeon d’or, acquis pour l’éternité, pourrait néanmoins lui permettre de combattre l’oubli promis prochainement.

    Nicolas Huber

  • Marco Reymond

    Marco Reymond

    S’il est un personnage qui manquait cruellement aux nominations des pigeons depuis leur création, c’est bien le fondateur et figure emblématique de ce site : Marc-Olivier Reymond. Pour ceux qui ne le sauraient toujours pas, le célèbre tenancier du Bamee Bar est la véritable âme de Carton-Rouge. Mais pourquoi donc le nominer maintenant me direz-vous ?

    Tout simplement parce que notre sympathique Suisso-Thaï a réussi le superbe exploit de zapper l’anniversaire de Marc Rosset lors de l’interview de celui-ci pour les 10 ans de Carton-Rouge. Vous me direz que ce n’est pas comme si un journaliste de la RTS confondait le Barça et Bâle mais quand même… Mais bon, pour un peu plus de détail, je laisse la plume à notre ami Robin Chessex présent lors de ce grand moment de télévision.

    Lundi 7 novembre 2016, nous avons rendez-vous au restaurant du tennis de Cologny pour tourner une séquence de la vidéo des 10 ans avec Marc Rosset. Angoissé de nature, Marco Reymond s’inquiète déjà : « J’espère qu’il va venir ». Ses soucis seront prématurés, le Genevois entre dans le restaurant près d’une demi-heure en avance, et nous rejoint à table, imposant son immense carrure face à nous. Je lui explique rapidement le pitch de la scène et n’obtiens pratiquement aucune réponse. Malgré la sympathie du bonhomme, je vois que quelque chose le gêne. Je lui demande si tout est en ordre mais il jette un regard torve à Marco et lance juste un: « Ouais ben en tout cas vous avez fait une terrible faute professionnelle… » Marco change immédiatement de couleur: « Ah bon!? Mais quoi? » Rosset reste passif lui laissant comme toute réponse : « Je te dirai après, quand on aura fini… mais c’est une énorme faute là… »

    Pendant que nous mettons en place les éclairages, Marco se tient droit comme un « i » à côté de Rosset assis. Comme ce dernier ne lui répond que des « tu verras » lorsqu’il tente d’en savoir un peu plus sur ce reproche, le créateur de CR tente de faire la conversation, en mode : gros moment de silence – question sortie de nulle part – réponse vague – gros moment de silence.

    Exemple:

    -silence-…
    Marco: C’est fou hein Murray numéro 1 !
    Rosset: Ouais c’est bien pour lui.
    -silence-
    Marco: Du coup Djoko il est plus premier.
    Rosset: mmh mmh…
    -silence-
    Marco: Mais alors il a pas battu le record à Rodger hein ?
    Rosset: Mais qu’est-ce que j’en sais ? Tu me poses de ces questions.

    Une fois tout mis en place, nous prenons place pour tourner la séquence. Marco: « Mais Marc c’est grave le truc ? T’es vraiment fâché ? » Rosset: « Ah mais putain pète un coup ! C’est une faute professionnelle ! Tu verras… » Marco : « Ah je suis super mal à l’aise là ! »

    A la fin de la séquence, je demande à Rosset ce qu’il en est alors de cette erreur que nous avons fait. Il nous explique donc qu’aujourd’hui c’est son anniversaire et qu’on loupé ça alors même qu’on écrit depuis dix ans sur lui. Marco fond comme la sorcière dans le magicien d’Oz. Il propose douze fois une coupe de champagne pour fêter ça, dit qu’il aurait dû regarder Wikipedia, s’excuse quatorze fois. Propose à Rosset de manger avec nous à midi mais celui-ci a autre chose à foutre. Nous nous relèverons de ce moment de gêne loseuse, mais on sent quand même que Rosset s’attendait au moins à un « Joyeux anniversaire ». Bravo à nous et particulièrement à Marco.

    Mais cette nomination vaut pour autant de raisons que Bencic ne compte de blessure en une saison. Petit florilège : les insupportables sms « Hey, tu me ferais pas Young Boys – Twente, ils jouent ce soir en Europa League », les requêtes désespérées après la 14e bière lors de LS-Thoune « Tu me ferais pas l’article ? Moi, je te trouve le titre », les inutiles appels de dernière minute « La Challenge League commence dans 2 jours, tu me ferais pas un papier de présentation ? », les insupportables remarques après avoir sorti une insulte à la ligne dans un article « Ah bon, je l’aurais vu plus méchant moi le papier ». Mais l’un des plus beaux moments est surement la proposition de p’tit shot après un repas pris un mardi à midi avec ma mère au Bamee…
    Alors si comme nous, Marco vous fatigue mais que vous l’aimez fort, votez pour lui !

    Julien Echenard et Robin Chessex

  • Tristan Scherwey

    Tristan Scherwey

    Fièrement sponsorisé par les Cliniques SUVA, le stupide attaquant du SC Berne n’en finit pas de distribuer des charges violentes et préméditées un peu partout sur les patinoires suisses. La dernière victime de cette petite couille de Scherwey fut l’aviateur Daniele Grassi qui termina son atterrissage forcé en réanimation à l’hôpital de Berne. (À vous de vous faire une idée ici : www.lematin.ch/sports/hockey/tristan-scherwey-remis/story/11737604.

    C’est surtout pas Carton-Rouge qui va s’offusquer de quelques body-checks appuyés ou autres rencontres musclées dans les recoins de l’Allmend Post-Arena, mais ce qui devient insupportable, c’est que ce minable de Scherwey pratique de plus en plus souvent une sorte d’aïkido sur patins au lieu de s’en tenir à du simple hockey. Cet affligeant ex-international (!) semble se complaire désormais dans un rôle de Roy Keane des patinoires suisses en s’illustrant principalement par des charges débiles à hauteur de tête, tout en les accompagnant d’un petit coup de patin d’élan assassin afin de bien parachever ses sales œuvres.

    Cette petite frappe de Scherwey n’en est pourtant pas à ses coups d’essai si l’on considère les méchantes cabossées infligées à Benny Plüss et Gaëtan Augsburger ces dernières années. Et comme d’habitude, le juge de la SIHF n’a pas osé trop froisser le SCB et ce sinistre Tristan en ne lui « offrant » qu’un match de suspension alors que Grassi restera sur la touche pendant huit semaines. Vraiment pas cher payé pour un joueur qui s’illustre à travers un bilan de pénalités saisonnières inversement proportionnelles à son bilan offensif. Comme quoi, Scherwey n’a rien compris au hockey et on espère qu’il recroise rapidement Paolo Duca sur une surface glacière car le vétéran d’Ambri avait eu les « cojones » de joliment remettre le nez de l’attaquant bernois en place… (ici : www.youtube.com/watch?v=o8C3H_RY9SE).

    Pas sûr par contre qu’un pigeon soit en sécurité dans le salon de ce petit teigneux. A vous de décider !

    Paul Carruzzo


Qui est le Pigeon de novembre ?

  • 0.93% - ( 3 votes )
  • 3.1% - ( 10 votes )
  • 7.43% - ( 24 votes )
  • 45.51% - ( 147 votes )
  • 43.03% - ( 139 votes )

Mots-clefs : , ,

Résultat de septembre et Pigeons d’octobre

Pour son cinéma honteux en finale de l’US Open face à Stan, Djokobite remporte notre dernier Pigeon d’Or « international ». En effet, à partir de ce mois, nous désignerons mensuellement 5 personnalités locales, parce que chez nous aussi on a le droit d’avoir des pives, y a pas de raison.

Avec près d’un tiers des votes, Djoko n’a pas tremblé pour s’imposer devant Lavillenie et Lichsteiner. Espérons que la douleur de la perte du premier rang mondial face à Murray sera atténuée par ce magnifique trophée.

Pour ce mois d’octobre 2016, le Pigeonnier de Carton-Rouge.ch a le plaisir d’accueillir un hockeyeur qui en voulait encore alors qu’il ne devrait plus et un autre qui devrait mais qui n’en voulait plus. Accompagnant ces deux lascars, voici que débarquent en trombe la future Patty Schnyder du tennis suisse, un GO du foot Romand et un super GO fédéral. N’hésitez pas à faire votre choix jusqu’au 30 novembre 2016 et faites voter votre maman, copine (s) et patron !


  • Alexei Kovalev

    Alexei Kovalev

    Oyez, Oyez gueux habitants de l’évêché de Brigue et autres paroisses repoussantes du Haut-Valais, le vieux Kovalev a remis ses patins à 43 ans.

    Non pas pour apparaitre dans la version haut-valaisanne de ‘Danse avec les Tsars’, mais plutôt pour venir requinquer l’équipe de bras-cassés que, en tant que directeur sportif (?), il avait fort mal assemblée durant l’été. Comme quoi, on a beau avoir un palmarès aussi long que les jambes de l’ex-Madame Karembeu (1,300 matchs en NHL), on peut tout aussi facilement se transformer en Philippe Bruggisser en traficotant gauchement les effectifs d’un club de Ligue B. Mal dirigée par un John Fust à la rue, mal emmenée par le faiblard Américain Josh (Z)Rheault, mal défendue par le vieillissant Schoder, la mayonnaise viégeoise façon Kovalev dégage un effluve passablement infecte depuis quelques mois.
    Personne n’est vraiment dupe en Valais sur le rôle exact joué par le séculaire Alexeï au Viège Hockey Club: une sorte de panneau publicitaire ambulant instrumentalisé par le directoire viégeois à des fins sportivo-économiques. En des termes plus crus, Kovalev c’est un peu le saucisson Justin Bridou du TDF en balade outre-Raspille. Que Kovalev s’auto-sélectionne pour ramener les Vischpois au-dessus de la barre, c’est déjà risiblement narcissique au vu des résultats obtenus. Mais qui est-ce qu’on ne ressortirait pas des placards empoussiérés pour convaincre des électeurs naïfs à accepter fin novembre une pilule à 35 millions pour la construction d’une patinoire ‘cantonale’ dans ce trou perdu ? Comme quoi, un pigeon ne peut s’accoquiner qu’avec d’autres pigeons.

    Paul Carruzzo

  • Marc-Antoine Pouliot

    Marc-Antoine Pouliot

    Un hockeyeur sans patin, c’est un peu Tintin sans Milou ou un politicien français sans procès aux fesses, ou mieux, un Valaisan sans Impreza.

    Ça n’existe tout simplement pas. Enfin ça ne devrait pas exister… jusqu’au jour où ce désintéressé de Marc-Antoine Pouliot (Pouliotte pour la RTS) décida sciemment d’oublier son primordial outil de travail dans les vestiaires de St-Léonard, avant un déplacement important sur Zoug. Pour tout dire, qualifier cet intentionnel acte de sabordage de simple ‘faute professionnelle’, comme l’a fait le directoire fribourgeois, c’est faire insulte aux grands travailleurs que sont les fonctionnaires des Services Autos de toute la Romandie réunie. Parce que si Pouliot se prétendait hockeyeur professionnel jusqu’au bout des lames, il ne ramènerait pas des statistiques minables (8 matchs et 3 maigres points) et surtout, il n’oublierait pas de paqueter ses patins pour partir au boulot. Déjà que Gottéron pataugeait suffisamment dans la maïzena au classement, sans avoir à se préoccuper du paquetage de son soi-disant ‘renfort’ étranger. Forçant Huras à revoir ses situations spéciales à quelques heures du match, l’ex numéro 78 de St-Léonard précipita la défaite des Dragons et vint par là même mettre un massif doigt d’honneur à la face de Christian Dubé. Un tweet de fin sarcastique démontra la classe de Pouliot pour venir cracher sur le compte en banque qui l’avait pourtant nourri grassement pendant trois ans: ‘Merci pour ces belles années à Gottéron, j’ai passé un bon moment avec vous, mais le temps est venu de m’en aller’. Alors oui, tire-toi vite et si ton ambition c’est d’aller au HC Biou, Carton-Rouge.ch veut bien te procurer un pigeon pour qu’il fasse son nid dans tes patins oisifs.

    Paul Carruzzo

  • Guy Parmelin

    Guy Parmelin

    Il est beau notre ministre des sports à jouer le gros Serge de base avec son k-way lors de l’arrivée de Cancellara aux Jeux de Rio tout en s’agitant comme une mère à l’arrivée son fils à la Corrida Bulloise…

    Voilà donc le plus haut fait d’armes du vrai Vaudois de base en faveur du sport suisse durant sa première année ministérielle… Ca vous place tout de suite l’importance que revêt le sport aux yeux de notre ministre. L’ancien joueur de Bursins se dit volontiers fan de sport, qu’il aime la NBA et qu’il est difficile à contenir lorsqu’il regarde du sport à la TV. Super, un vrai bon type, cet UDC démago… Par contre, pour lui, le sport est une affaire privée et la confédération a déjà bien assez à faire avec la gestion des salles de gym et des espaliers de Macolin et de Tenero. Le sport est entre de bonnes mains dans notre pays… Et, ne comptons pas sur les médias pour rappeler à Monsieur Parmelin qu’il est ministre des sports.
    En effet, dès sa prise de fonction, aucun média romand mais alors aucun média n’a évoqué son rôle dans le sport suisse. C’est tout simple, Parmelin est ministre de l’armée un point c’est tout. Avions, hélicoptères, fusils, services secrets, c’est ce que les gens veulent lire… Le reste, on s’en fout. Parmelin peut ainsi se focaliser sur sa croisade pro-militaire dans un pays neutre et continuer de proclamer que les sportifs suisses sont très heureux alors que le président de Swiss Olympic lui réclame 15 millions juste pour ne pas être largué…
    Le pire ambassadeur du sport suisse fait donc un magnifique pigeon.

    Yves Martin

  • Edmond Isoz

    Edmond Isoz

    La bonne blague de ce mois d’octobre… Edmond Isoz a été engagé par les clubs romands afin de défendre leurs intérêts communs. Mais n’était-ce pas ce même Edmond qui proclamait haut et fort que les clubs romands devaient arrêter de faire leur caliméro et sans arrêt croire au complot anti-romand ?

    A voir, le discours change vite en échange d’un mandat à plusieurs dizaines de milliers de francs… Tout d’un coup, le foot romand nécessite un chevalier blanc défendant les couleurs de la Romandie dans les hautes sphères de la Swiss Football League jadis occupée par le tout puissant Edmond. Bizarrement cette vaste blague survient alors même que les clubs romands de Super League vont bien et que Servette et Xamax remontent la pente et font bonne figure en Challenge League. Quant au Mont, il peut aller chercher le consultant qu’il veut, on s’en tape. Comme quoi les foot romand est désormais assez riche pour dépenser son fric bêtement avec des « retourneurs » de veste professionnel. Edmond, tu fais un beau pigeon !

    Yves Martin

  • Belinda Bencic

    Belinda Bencic

    La transition de Newcomer of the year de la WTA en 2014 à Pigeon d’or en 2016 ne correspondrait pas franchement à la trajectoire espérée pour Belinda Bencic.

    Si passer, en huit mois, du top 10 au matricule 43 est en soi surprenant, c’est presque l’allongement constant de la liste des problèmes qui l’est davantage… Bientôt toutes les parties du corps ont en effet été passées en revue; un petit cours d’anatomie entrecoupé de décisions foireuses, pour finir la saison avec cinq abandons et douze défaites au premier tour en 21 tournois. Globalement, Belinda semble perdue, à part quand il faut trouver la boulangerie du coin… La gamine a en effet visiblement ajouté sur la balance ce qu’elle a perdu au classement, ce qui nous ferait un pigeon étonnamment grassouillet…

    Belinda joue, beaucoup, mais semble n’y être qu’à moitié. La jeune princesse plutôt polie et souriante semble parfois avoir laissé sa place à une diva embrassée par toute autre chose qu’un prince charmant. Est-ce la cause ou la conséquence du coup d’arrêt brutal subi dans sa fulgurante ascension? Toujours-est-il qu’à 19 ans, elle se retrouve, sans raison évidente, moins bien classée que deux ans plus tôt. Vit-elle un problème existentiel à la Djokovic? Elle qui a réduit son staff en virant son manager il y a un mois semble mûre pour gagner un volatile doré qui pourra lui servir de mascotte.

    Nicolas Huber


Qui est le Pigeon d'octobre ?

  • 3.02% - ( 6 votes )
  • 25.13% - ( 50 votes )
  • 40.7% - ( 81 votes )
  • 22.11% - ( 44 votes )
  • 9.05% - ( 18 votes )

Mots-clefs : , ,

Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz
test