
Une superbe journée que nous avons pu vivre avec beaucoup d’intensité et de suspense dans les différentes parties. Première nouvelle, Leverkusen et Hambourg sont les seules équipes invaincues après cette 10e journée. Le Bayern retrouve gentiment son jeu en gagnant à l’arrachée sans convaincre, et Stuttgart s’enfonce de plus en plus dans les profondeurs du classement… A noter le premier point marqué par Berlin après 8 défaites consécutives en championnat.
Mais comme d’habitude, commençons par les Tops und Flops du 10. Spieltag :
Tops
1) Schalke-Hamburg 3-3 : quel match ! Magnifique, fantastique, tout simplement splendide ! C’était un match typique de Bundesliga avec deux bonnes équipes, des buts et beaucoup d’émotion. Mené 2 à 0 grâce à des réalisations de Berg et Trochowski, Schalke était déjà (presque) mort dans ce match. Mais c’est sans compter sur ce diable de Kuranyi qui réussit un doublé, provoque le coup franc qui a donné l’égalisation et aussi le carton rouge de Rozenhal. L’équipe de Hambourg réussit à mettre le 3 à 2, mais c’est égalisé par le numéro 22 de Schalke. Asamoah eut même encore la balle de match dans les arrêts de jeu mais échoua pour finir sur un score de parité dans un match qui valait le détour du côté de la Veltins Arena.
2) FSV Mainz 05 : magnifique premier quart de saison avec une nette victoire 3-0 contre le SC Freiburg. Ce score est certes flatteur, mais bon, si les visiteurs du Brisgau ratent les occasions, scheiss egal ! L’équipe joue vraiment très bien à domicile et l’Autrichien Ivanschitz est en train de faire une remarquable saison à l’image de son équipe.
3) Werder Bremen : l’équipe a été menée après seulement 38 secondes de jeu, ce qui mettait fin aux espoirs de Wiese d’atteindre le record de Reck. Mais bon, c’est après que les verts et blancs ont réussi à renverser la vapeur pour l’emporter 4 à 1 à Bochum. Une belle performance, avec un superbe goal pour conclure du jeune Mesut qui est en train de faire monter les enchères quant à sa prolongation de contrat. L’équipe réalise une saison solide, mais gare aux baisses de régime comme contre l’Austria Wien en Europa League qui leur a coûté la victoire alors qu’ils menaient 2 à 0 à 10 minutes du terme. L’équipe pointe actuellement à la 3e position en embuscade avec seulement 1 point de retard…
Flops
1) Le Derby du Rhin : Borussia Möchengladbach – 1.FC Köln, annoncé comme un gros affrontement entre deux anciennes gloires du football allemand, ce match fut ennuyeux. Les forces de l’ordre avaient très peur et c’est donc à partir de 10 heures du matin que dans toute la ville la vente d’alcool fut interdite. Sur le terrain, beaucoup d’intensité mais aucune action. Gladbach a eu des nombreuses occasions de marquer grâce à des ballons arrêtés mais sans jamais vraiment inquiéter Mondragon, qui devait être le meilleur joueur sur le terrain. Des deux côtés se faisait ressentir la peur de perdre qui débouche rarement sur des matchs de folie. Schade.
2) VfL Wolfsburg : champion sortant, l’équipe est métamorphosée par rapport à celle qui nous a enchanté en mai dernier avec son titre. Pourtant, les joueurs sont restés les mêmes mais les nouveaux comme Martins ou Ziani n’arrivent pas encore à s’intégrer. En plus Grafite, le meilleur buteur et auteur du plus beau but de la saison dernière, est hors service. Pire encore, il vient d’écoper d’un carton rouge pour voie de fait en Champions. C’en était trop pour le coach qui lui a accordé ou qui l’a forcé, c’est selon, à prendre une semaine de congé au Brésil. Peut-être qu’à son retour il réussira à se mettre en route, tout comme l’équipe Volkswagen.
3) Alexander Hleb : le retour du grand Hleb qui a joué à Arsenal et au Barça a fait naître les espoirs les plus fous. Mais quand on tire un bilan maintenant, c’est catastrophique ce qu’un joueur de sa «classe» nous montre. Il est transparent et c’est un symbole pour tout Stuttgart. Sorti après 60 minutes, il déçoit tout le monde et ne donne vraiment pas envie d’être aligné prochainement. L’équipe cherchait un meneur et était bien content d’avoir Hleb, mais ce qu’il fait sur le terrain, c’est à se demander s’il n’a pas la grippe A (petit clin d’œil à nos amis die Franzosen…) ?
Mais encore…
On retient : le premier but magnifique d’Eichner lors de la victoire de Hoffenheim gegen Nürnberg, 3 zu 0.
On rit : quand le ramasseur de balles a «redonné» le ballon à Lehmann lors de la défaite 0-1 de son VfB contre Hannover 96.
On admire : Lucas Barrios qui a réussi à marquer pour le troisième match d’affilée avec son BVB contre Leverkusen. Score final un partout.
On déteste : La chance qu’ont eu les Bavarois quand ils étaient menés 1 à 0 et qu’Alex Meier va affronter Butt, mais que l’arbitre siffle un hors-jeu inexistant. En fin de compte, 2 à 1 pour le Bayern.
Les Suisses en Bundesliga
Benaglio (Wolsfburg) a fait un bon match sans prendre le moindre but.
Bunjaku et Gygax (Nürnberg) ont joué : bien pour le premier qui aurait dû se voir accorder un penalty suite à une faute de Josip Simunic, et moins bien pour le second qui est sorti à la 60e.
Magnin (Stuttgart) n’a pas joué.
Eggiman (Hannover) est rentré en jeu à la 89e minute et a fait un bon match !
Spycher et Schwegler (Frankfurt) ont bien joué malgré la défaite amère.
Barnetta et Derdiyok (Leverkusen) ont bien joué.
Lustenberger et Von Bergen (Hertha BSC) ont fait des matchs solides. Désolé d’avoir oublié Von Bergen la semaine passée mais vu son match catastrophique, il ne méritait pas qu’on parle de lui.
Pour finir, le (bientôt) traditionnel titre de la nouvelle saison revient au jeune Thomas Müller, le milieu offensif de 20 ans du Bayern. Il a déjà reçu un carton rouge mérité mercredi en Ligue des Champions après seulement 30 minutes. On peut se dire que la répercussion de toutes ces éloges qui lui montent à la tête et que c’est un jeune joueur, il va comprendre. Mais trois jours plus tard, Müller a plongé tout au long du match et ce n’est vraiment pas apprécié. Certains diront – oui je le comprends – que c’était Iron Mike Franz devant lui et qu’il a eu peur. Mais moi je trouve cela scandaleux et je n’approuve pas ce style de jeu ronaldoïen. Donc pour moi, Thomas Müller est la
WURST de la journée
A la semaine prochaine…
Écrit par Philip Borns
Excellent compte-rendu. 100% d’accord avec la Wurst bavaroise: Müller et ses plongeons ronaldoïens méritent la distinction. En revanche, à l’inverse de son modèle, il ne s’est pas encore spécialisé dans les passements de jambes inutiles.
Sinon le match au sommet était en effet de toute beauté… pour le spectateur neutre. Pour les fans du HSV en revanche, la pilule est dure à avaler, même si au final, le score nul reflète bien le match.