
Enième coup de tonnerre en 2024 ! Les trois mois de préavis de Michel Barnier ? La chute de Bachar al-Assad ? Celle de Yoon Suk Yeol ? La réouverture de Notre-Dame de Paris ? L’accession d’un ancien buteur zurichois à la présidence d’un pays (même si on attend le verdict de la VAR électorale) ? Le nouveau documentaire consacré à Henri Dès ? Que nenni, c’est bien de l’élimination du LHC en Champions Hockey League et de l’obligation subséquente de pondre une bafouille sur l’obscure et prosaïque National League dont il est question ici. La quête triviale d’un trophée quelconque dont il faudra bien se contenter désormais. En parlant de plan B, commençons donc avec la visite dans la capitale vaudoise (et par extension de l’univers) de la deuxième équipe favorite de tout fan de hockey suisse qui se respecte. Non, pas le HC Liverpool (mais pas loin).
Le match en deux mots Deux mots adressés à Patrick Fischer en marge du match
Lian Bichsel 👋
Les trois étoiles du match
⭐️⭐️⭐️ Tim Bozon. Sortir toute une patinoire d’une narcose complète au propofol d’un coup après 637 secondes de néant absolu en première période, c’est un sacré exploit (1-0, 11e minute). On a plus vibré pendant les longues minutes d’arrêt sur image patin droit de Bozon – ligne bleue – puck sur la palette de Jason Fuchs histoire de vérifier que personne n’était hors-jeu que pendant la première moitié du tiers initial, c’est dire.
– Dis voir Alex, il touche la ligne ou pas ? – Euh… on avait dit quoi sur la glace déjà ?
⭐️⭐️ Faites copier-coller depuis le point précédent en remplaçant Bozon et Fuchs par Ken Jäger et Théo Rochette (2-0, 26e). Non, on déconne, c’était bien moins intéressant cette fois puisqu’on n’a pas été revoir la vidéo.
⭐️ Ctrl+C / Ctrl+V, Rochette, Lauri Pajuniemi, Janne Kuokkanen (3-0, 49e). Les deux dernières réussites (Rochette, 4-0, 56e et Jäger, 5-0, 58e) sont bien anecdotiques (et on n’avait pas très envie de changer le fil rouge de notre article, il était déjà tard).
Mention spéciale pour le préposé au montage des HIGHLIGHTS – pardon, on s’est endormi en sursaut sur la touche caps lock – du match qui nous occupe (oui enfin façon de parler hein). On espère que le gars avait une excavatrice performante à disposition.
Le tournant du match
Non. Il faut du mouvement pour que quelque chose tourne.
Le slapshot en pleine lucarne du match
Vous rigolez ou bien ?
On a bien un slapshot droit dans la jambière à vous proposer, mais c’est un peu tout.
Le vieux rotoillon en cloche du match
La « performance » du HC Ambrì-Piotta au grand complet, apparemment victime de suffisamment d’épisodes de cataplexie pour former une série en 10 saisons. Peut-être qu’un bon coup de (Philippe) Maillet lors de la prochaine rencontre leur remettra les idées en place.
Quatre ans après, Chris est visiblement repassé au McDiDo, même s’il est difficile de localiser la substantifique moelle de ce qu’il a proposé sur la glace face au LHC.
Le chiffre à la con
3. Comme le nombre d’arguments en béton armé avancés par Ewan Huet pour choisir Kloten au détriment de Lausanne pour la saison prochaine.
Oui, on a bien compris que le fiston essayait de voler de ses propres ailes (quoi ? Des métaphores aéroportées à Kloten ? Mais non, vous avez mal lu) sans l’aide de son célèbre paternel. Mais on avoue qu’on a préféré ce sur quoi le Matin a longuement insisté avant de rapidement mentionner la vraie raison dans une marge. Lisez plutôt:
Premièrement, « le plan et la structure sont bons, à l’image de la collaboration avec Thurgovie ». L’argument Thurgovie, évidemment. On nous souffle que Connor McDavid n’était pas loin de signer pour la même raison. Deuxièmement, « je connais bien le coach des gardiens, Tim Bertsche ». Oui, c’est probablement l’entraîneur des gardiens qu’il connaît le mieux dans ce pays. Il n’en connaît d’ailleurs aucun autre. Et finalement, il voulait « être près de sa famille ». Il n’y a effectivement pas plus près que la banlieue zurichoise puisque ses proches habitent dans le (très très) grand Zurich eux aussi.
On mettra ces imprécisions sur le compte du bouleversement géographique causé par un séjour prolongé au Saskatchewan, province canadienne à la densité d’1,91 habitant au kilomètre carré (!) et dont certaines des villes principales se nomment Prince Albert, Moose Jaw, Fort Qu’Appelle (pardon ?) ou Strasbourg.
L’anecdote
La CHL manque tellement à tout le monde au club qu’on a décidé de rebaptiser le championnat de deuxième division au sein duquel le LHC féminin évolue:
Au fait, ça se passe pas trop mal pour elles en SWHL B (la ligue s’appellerait plutôt comme ça selon nos sources):
Y’en a (littéralement) point comme nous !
P.S. Quand on arrêtera d’appeler ces équipes « ladies », on aura déjà fait un grand pas en avant…
Et sinon dans les tribunes ?
Figurez-vous que l’heureux possesseur du maillot Spiderman floqué du numéro 81 de Ronalds Kenins était dans les environs immédiats de la tribune de presse. Une acquisition lors d’enchères vertigineuses dont la valeur réelle doit s’approcher de celle de la prestation d’ensemble du HCAP (21 tirs cadrés dont 1 demi dangereux, 15 attaques de paupières et 12 accès de narcolepsie en 60 minutes) en ce mercredi soir. Oui, on se répète un peu, mais raconter une histoire suppose l’existence d’action. Et franchement, à part la Kiss Cam torride du troisième tiers, on ne voit pas.
Bon, on a quand même bien ri quand ce brave Gavin Bayreuther a pris 2 minutes pour « retarder le jeu » (50e). C’était donc ça.
Ne bougeons plus… Oui, tout à fait, exactement comme la défense tessinoise.
La minute Jonas Junland Pierre-Alain Dupuis
Jonas ayant décidé de prendre quelques vacances à l’approche des fêtes, c’est PAD qui sort de sa retraite pour sponsoriser cette minute, comme au bon vieux temps. Pour nos plus jeunes lecteurs, Pierre-Alain Dupuis était une sorte de Nicolas Jacquier du commentaire télévisé en direct. Bon, si vous êtes vraiment très jeune, aucune de ces références, y compris la notion de télévision, ne vous dira quoi que ce soit. Euh oui, mais alors dans ce cas vous n’êtes pas non plus en train de lire ces lignes, ce qui résout notre problème d’un coup.
Bref, tout ça pour vous dire que si on a décidé de se rendre au stade en ce 18 décembre de l’an de disgrâce 2024, on doit avant tout remercier Laurent Bastardoz et sa couverture du dernier duel entre les deux équipes qui nous occupent il y a un peu plus de deux semaines sur les ondes de MySports. En effet, ce dimanche-là, il n’avait pas fallu plus de trois minutes à l’ancien collègue du saint patron de cette rubrique pour déclarer que les supporters d’Ambri occupaient la Curva… Nord. Une poignée de tours d’horloge effectués par la grande aiguille plus tard, c’était Eric Landry*, 49 ans et vêtu d’un costard, qui se lançait à l’assaut de la cage lausannoise, avant que Chris DiDomenico ne commette un crime terrible en introduisant son « maillot dans le cuissard, ce qui est formellement interdit ! » Fort heureusement pour les visiteurs, Kevin Pasche veillait au grain et se faisait l’auteur d’arrêts impressionnants. Ce qui n’aurait pas été plus surprenant que cela… s’il n’avait pas pris place sur le banc cet après-midi-là. Vous nous direz que les cerbères vaudois n’étaient pas trop de deux dans la cage puisque non seulement Tim Heed était aux manettes du power play adverse, mais il était secondé par son frère jumeau Tom. Pendant ce temps, le corps arbitral devait faire usage de la vidéo après une sanction de 5 minutes infligée de manière préventive à Bayreuther pour finir par arriver à la conclusion que c’était « sur le bras, pénalité mineure ». Un dialogue limpide, relayé par les micros desdits arbitres et d’ailleurs immédiatement bien interprété par notre commentateur: « Ouh là, c’est au visage ! » Le LHC finissait malgré tout par quitter la Léventine vaincu aux tirs au but. Ce qui, toujours selon notre fin analyste, était tout bonnement effroyable, puisque Berne – dont l’évolution du résultat était bien sûr fébrilement suivie depuis le banc des Lions – en avait profité pour chiper la troisième place au classement des hommes de Geoff Ward. Comme chacun le sait, une place sur le podium après 26 journées sur 52 est habituellement absolument définitive.
*OK, c’est aussi le deuxième prénom (assez original, il faut bien l’avouer) du fiston et il est presque aussi Douay que son paternel, mais quand même…
Et soudain, après 27… euh 28… pardon 29… quoique toujours 26 pour certains… journées.
Par souci de clarté, la rédac’ de votre site préféré a donc choisi de faire le déplacement de la Vaudoise aréna et de ne se fier qu’à ses propres yeux et oreilles, et ce malgré une déchirure des ligaments du tympan encore mal cicatrisée.
La rétrospective du prochain match
Langnau-Lausanne le 23 décembre. Ah non. Lausanne-Genève le 21 décembre. Pas du tout. Davos-Lausanne le 20 décembre. Oui, comme l’infirmerie des Lions commençait dangereusement à se vider, on s’est dit que 4 matches en 6 jours juste avant les fêtes de fin d’année devraient régler le problème. Bon, mais il y avait une pause consacrée aux équipes nationales juste avant, non ? Donc tout le monde doit être frais et dispo maintenant ! Oui oui, enfin tout le monde sauf les 7 Vaudois convoqués par Patrick Fischer aux SWISS Ice Hockey Games (à ne pas confondre avec les BRITISH AIRWAYS Field Hockey Games). Non mais vous comprenez, c’était important pour Ken Jäger, Lukas Frick, Fabian Heldner, Damien Riat, Andrea Glauser, Lauri Pajuniemi et Antti Suomela de faire un repérage aux Swiss Life et BCF Arenas avant le championnat du monde 2026. Une fois n’est pas coutume, un seul d’entre eux est revenu blessé. Que du positif on vous dit.
Au fait, quelqu’un a vraiment suivi ce machin dont le principal fait saillant était le pull de Noël moche du sélectionneur ?
En même temps vous en connaissez combien des mois qui sont pires que le mois de novembre ?
Ah attendez !! Il y avait quand même une utilité à ces joutes ridicules: la RTS a pu utiliser son template préféré à bon escient pour la 23487563626153e fois cette décennie:
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