
L’Inter a été déclassé, humilié, rétamé, douché, giflé, écrasé, maté, pulvérisé, laminé, lessivé, broyé, atomisé, éclaté, fracassé, démonté, carbonisé. Bref, battu à plate couture par plus bien fort que lui, aucun doute à ce sujet. Tous l’admettent. Sauf les supporters d’Arsenal, peut-être. Mais là est un autre sujet.
En ce samedi de finale, les joueurs du PSG n’étaient pas restés coincés dans l’ascenseur du dédaigneux Domenech (souvenez-vous, la facile victoire que l’équipe de France devait cueillir un soir de juin 2021 face à notre Nati à nous, à l’Euro 2020+1). Non, les joueurs du PSG ont réalisé une performance XXL, devenant à jamais les deuxièmes, dans l’Hexagone, à soulever la coupe aux grandes oreilles. La FFL en mange son chapeau.
Exit le lancinant Perdre Sans Gloire (PSG) qui leur collait aux basques depuis des lustres, leur maillot peut désormais arborer le fier écusson Gagner Avec Gloire (GAG). Après plus de 2 milliards d’investissements aveugles, ils l’ont enfin fait. Tant mieux pour eux. #ToujoursCroireEnSesReves
Le lendemain de cette éclatante victoire, alors que Paris brûle encore, L’Équipe, le journal qui n’arrive toujours pas à comprendre que le club du bout du Léman ne s’appelle pas du tout Servette Genève, sort son édition collector sur la victoire, publiant au passage les notes des joueurs des deux équipes. Sans surprise, les Princes du Parc obtiennent des scores frôlant ceux de l’École des Fans, alors que les Intéristes sont « légèrement » moins bien cotés. Jusque-là, tout semble assez correct, logique.
Tenez, regardez :
Et c’est là que les choses se corsent, même à Paris (#humour ah ah ah !).
Vous la voyez ?
Non ?
Fuckolo mio, faites-moi pas marcher !
Pavard 4. Thuram 4. Cocorico. Les autres, -1000. L’Équipe sait reconnaître les siens, même si l’un d’eux est sorti avant l’heure de jeu pour cause de « pas à niveau » et l’autre a dû demander un ballon à la fin du match pour pouvoir enfin toucher le cuir.
D’ici, ça pourrait être drôle, si nous n’étions pas habitués à cette condescendance, cette insolence, ce mépris. Quand on a ramené deux coupes à la maison depuis la première distribution, en 1956, et qu’on est toujours à treize de moins que les Italiens qu’on snobe au travers de cette page, on devrait plutôt faire profil bas et souhaiter combler le vide au plus vite, plutôt que se la péter et regarder les autres du si haut qu’on croit avoir atteint « pour toujours », non ? Si vous voyez pas ce que je veux dire, demandez le à l’OM !
Bon, ceci étant dit, maintenant, on pourra observer avec attention le futur des 7 (sept!) grands championnats européens (parce qu’on va pas s’emmerder avec la Roumanie, l’Écosse ou la Serbie, ou bien ?).
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