
En cette période calme, il n’est pas facile de trouver de nouvelles cibles à dégommer. Heureusement, le duel Alinghi-Oracle n’en finit plus de jouer les prolongations en cale sèche à notre plus grand bonheur. Voilà du sport, du vrai ! Chronique d’une épreuve moderne qui ne se joue plus sur la mer, mais devant les tribunaux.
Autant l’admettre d’entrée. La voile, c’est aussi chiant qu’un huitième de finale du championnat gallois de Boule Anglaise ou qu’un critérium intercommunal de dressage. Élitiste et snob, la Coupe de l’America aura permis de faire ressortir en chaque bon Helvète une âme de fan de voile de la première heure, à laquelle il convient d’ajouter une exacérbation patriotique mercantile assez consternante.

Spy the spi !
Apèrs la lune de miel, le clash. Le binôme Bertarelli-Coutts implosa sous fond de querelles d’égos et de règles contractuelles prétendument non respectées. Le skipper… néo-zélandais à donc été prié de voir ailleurs s’il y était et fut enrôle par le syndicat Américain Oracle. On y arrive. Il n’est maintenant plus question de skippage, d’empannage ou de bord de près. On parlera plutôt d’espionnage industriel, de dépôt de plainte et autres recours. Énumérer tous les évènements qui ont émaillé l’après-Valence et d’y mettre à chacun une note de style sur une échelle du pathétique allant de 1 à 10 se révèle être un exercice vain. Nous allons donc faire court.
Sans vouloir, bien entendu, continuer à accabler les compétiteurs de cette farce, le grotesque de la situation tient en grande partie du règlement néanderthalien de l’épreuve, le «Deed of Gift». Car bon, laisser tout le bon soin au Defender d’édicter unilatéralement la quasi-intégralité des conditions de course de la prochaine édition, c’est un peu limite au niveau de l’égalité des chances. Imaginez la même chose pour le tennis, lors de Wimbledon en 2010 : un Roger Federer qui serait directement qualifié pour la finale et qui imposerait à son concurrent (disons Nadal, à tout hasard) de jouer avec la main droite, sans bandages aux genoux, et avec le modèle de raquette de Roger… Et hop, 18 titres de suite. Le côté comique serait garanti, mais un tantinet injuste toutefois. Du coup, il apparaît presque normal qu’on en arrive à ce point. Face à l’arrogance du team à monsieur Pepsodent et à son insistance à vouloir régenter n’importe quoi n’importe comment, l’attitude d’Oracle ne peut être sujette à caution, même si le procédé est peu cavalier.
Pire to pire

Écrit par Mathieu Nicolet
Qu’ils viennent régater à Marseille, là on rigolera.
La Coupe de l’Âme Erika 🙂
J’aurais pas dit mieux!
moi ça m’amuser cette coupe de l’America. de plus on peut pas perdre. Soit c’est la Suisse qui gagne soit c’est Bertarelli qui perd et nous qui rigolons.
+ les bateaux sont magnifiques et le défi technologique réel. Ca m’suffit comme dirait l’autre.
Excellent cet article, j’ai beaucoup ton humour.
C’est si chiant que ça la voile ?. Ah oui pardon à regarder c’est vrai que c’est mortel. Il faut dire que les médias sont nulles pour mettre le jeu en scéne. La dernière était toutefois d’antologie !
Pourquoi Bertarelli il est si méchant ?
GR: mais pourquoi voudrais-tu que nous allions mettre le feu à Marseille? Vos militaires ont l’air de faire un boulot extra…
T
Le fait qu’il y ait de nombreux internationaux à bord et très peu de Suisse n’a rien d’étonnant puisqu’il retranscrit ce qui fait de la Suisse une place financière et politique forte.
La Suisse serait encore dans des cavernes si elle n’avait compté que sur ses citoyens! Elle a compris qu’il fallait intégrer les meilleurs d’où qu’ils viennent afin d’être performant!
Quant à l’aspect juridique, il fait parti de la Coupe aussi bien que les aspects technologiques, sportifs ou financiers.
A mon avis, les bateaux seront tellement différents qu’il n’y aura pas de match. L’un ira radicalement plus vite que son rival et remportera aisément la Coupe.
Vivement le 1er août et bravo pour l’article, piquant à souhait!
et oui comme quoi ,la défénition de l’infini est bien la connerie humaine… sympathique article même si la victoire de la Grèce à L’euro portugais n’est pas une imposture mais plutôt une agréable surprise basée sur un systhème defensif exemplaire….bon week a tous et bonne bourre surtout
Depuis le temps que ça balance entre les tribuneaux il est devenu impossible de se rappeler qui est le « gentil » et qui est le « méchant » dans l’histoire.
La seule certitude c’est que tous deux sont les grands guignols de la coupe
Mouais, un peu réducteur quand même. Bertarelli ne fait que défendre son bien, qu’il a été le premier a ramener en Europe après 156ans, c’est un exploit quand même, surtout pour un team Suisse.
Le duel contre Oracle va être splendide, sur des bijoux technologiques. ça va changer de ces régates chiantes à mourir style Coupe Louis Vuitton.
Espérons qu’on leur mette une belle claque à ces arrogants d’Oracle, histoire de leur montrer qu’en Suisse on a aussi des grandes bites.
@Jacouille
le duel contre Oracle va être splendide mais je suis vraiment pas certain que ça soit pour autant plus enthousiasmant pour le »supporter » lambda qu’un duel classique style LVC. A par des départs à l’abattée aux bouées au vent, le match race c’est pas super sexy (à la TV), même sur des gros engins de plage…(sauf quand ça se retourne)
Tant qu’ils ne finissent pas sans chemise et sans pantalon, car la coupe est pleine comme disait la mère Rika…
Critiquer autant le bilan écologique d’une campagne à l’America’s Cup que les budgets impliqués ou encore les mercenaires étrangers me fera toujours autant rire. Comparez cela à d’autres sports médiatiques (oui la LVC + AC est un des événements les plus médiatisé au monde..) et on reparle de tout cela après. Certes on est sur cartonrouge, on peut se le permettre, mais les gens (supporter de foot au hasard ?) qui le font dans la réalité ne finiront pas de me faire rire..!
Applaudir le geste d’Ernesto B. me semble plus approprié. Il fait quand même profiter de son argent pour dynamiser un sport et une compétition qui en avait bien besoin sans parler du rayonement qu’il apporte à la Suisse dans le monde entier !
Concernant le duel Alinghi – Oracle, on a pas fini d’en entendre parler devant les tribunaux. Alinghi tentant de jouer la carte d’un plan d’eau bien spécifique pour s’assurer une victoire et Oracle se rendant bien compte que son trimaran ne sera jamais assez polyvalent pour battre Alinghi, c’est pas encore prêt d’être réglé sur l’eau cette affaire..
De plus Oracle rencontre en ce moment de gros problème d’optimisation de son bateau, il ne sont meme pas sur de pouvoir virer en régate pour l’instant.