Winter(thur) is not coming

Après deux semaines de trêve internationale marquées par des performances de la Nati aussi fades que les hot-dogs de la Tuilière, il était temps de reprendre le chemin du stade et de retrouver ce bon vieux LS. Au programme, un match de bas de tableau face à Winterthur. Une équipe qui arbore deux lions sur son écusson et qui est surnommée die Löwen (les lions, pour celles et ceux-ci qui ont dormi au fond de la classe en cours d’allemand). Pourtant, en ce début de championnat, c’est plutôt Winti l’ourson. Une gentille bête qui ne fait peur à personne, avec le pire goal-average (-10) et la moins bonne attaque (6 buts inscrits en 9 rencontres) de Super League. Tout ceci me rappelle vaguement une autre équipe qui joue aussi en rouge et blanc.

Le match en deux mots

Winterthur boit la tasse.

Ou se fait fumer, on ne sait pas trop.

L’homme du match

Selon ChatGeppetto, ça aurait dû être… Toichi Suzuki :

Un peu bourrée, visiblement, cette intelligence artificielle. À l’image de l’arbitre assistant de Suisse – Danemark qui a jugé que la balle avait franchi la ligne sur le corner d’Ugrinic

Bref, pas besoin d’artifice pour se rendre compte qu’Alvyn Sanches mérite largement le titre d’homme du match. Après un début de saison compliqué, l’international M21 retrouve le niveau qui est le sien, à savoir nettement au-dessus de celui de la Super League. C’est à la fois une excellente et une mauvaise nouvelle pour le LS. Car à ce rythme-là, Sanches risque bien de faire ses valises cet hiver déjà. C’est la triste réalité de Lausanne. Dès qu’un joueur flambe, il ne fait pas long feu. Les dés sont jetés, Alyvn que pourra.

La buse du match

Comme ChatLGPT(QIA+) est inclusif et ne met personne de côté, impossible de lui tirer les vers du nez pour savoir qui est le pire joueur du LS :

Je vais donc aller chercher du côté de Winterthur, qui réalise un début de saison catastrophique, à l’image des traits d’humour de ChatGPTuncâble :

Et comme aucun joueur n’a rattrapé la piètre performance de ses coéquipiers, c’est donc l’ensemble de l’équipe qui va être désignée dans cette rubrique. Non, Winterthur n’a pas réussi à refroidir l’ambiance. Finalement, le seul qui se Lekaj, c’est Granit, le capitaine de Winti.

Le tournant du match

La désignation de Monsieur Kanagasingam comme arbitre de cette rencontre. S’il est la hantise du speaker (pas autant que Rushenguziminega), c’est surtout le porte-bonheur du LS. Honnêtement, j’ai l’agréable impression que les Bleu et Blanc s’imposent systématiquement lorsqu’il est au sifflet. C’était le cas notamment lors de la victoire 3-2 face à Bâle cette saison.

Et les statistiques semblent confirmer mes dires :

Maintenant que les faits sont avérés, ça donnera une nouvelle excuse à Ludovic Magnin lorsque son équipe sera mauvaise. Après le terrain, l’herbe, les crampons, le calendrier, les blessures, les supporters, les fumigènes, la couleur du ballon, le vent, la pluie, les solstices, la pleine lune, la marée ou encore l’extinction des dinosaures, il pourra dire que l’équipe n’avait aucun repère en l’absence de l’arbitre Kanagasingam .

Le geste technique du match

Le petit bijou d’Alvyn Sanches pour ouvrir le score et lancer parfaitement le LS : grand-pont au milieu du terrain sur sa prise de balle en une touche, slalom au milieu de la défense de Winterthur et finition astucieuse d’un petit pointu croisé. La grande classe. Tous debout pour Sanches.

Mention spéciale également à Koba Koindredi, qui est bien meilleur que ce que ces initiales laissaient présager. Déjà auteur d’un gros match face à Lucerne, il a une nouvelle fois réalisé une très belle performance. Avec le retour de blessure de Bernede (et accessoirement de Pafundi et dans un futur proche de Custodio), Ludovic Magnin va devoir faire face à un joli casse-tête pour désigner les titulaires au milieu de terrain.

Heureusement, il paraîtrait qu’il s’en sort bien dans ce domaine :

Le geste pourri du match

J’avais prévu de parler de l’incapacité du LS à garder sa cage inviolée (0 clean-sheet en 9 matches jusqu’à là). Mais sentant venir la douille, la défense lausannoise a redoublé d’effort pour me faire taire, au prix d’un superbe arrêt de Letica dans son face-à-face avec Lukembila et de deux tacles glissés salvateurs de Dussenne et Sow juste avant la mi-temps.

Letica n’est donc plus le Kobel du LS. Et même s’il n’a pas joué, on peut enfin dire comme les jeunes : c’est Muanga sûr !

Le chiffre à la con

Sacré punchlineur ce ChatGPT :

L’anecdote

Sur le site de la SFL, le stagiaire a visiblement eu quelques petits soucis avec la pixellisation des images.

Qu’on ne s’y méprenne pas, si on a eu l’impression d’assister à un épisode de The Walking Dead en ce dimanche à la Tuilière, c’est uniquement parce que les joueurs de Winterthur ont erré comme des âmes en peine.

Sinon, quelques recherches sur Internet m’ont permis d’apprendre que la ville de Winterthur et celle d’Yverdon se sont jumelées en… 69. L’année 1969, donc. Ça ne s’invente pas.

L’archive du match

Lors de la saison 2001-2002, le LS signait une belle victoire 4-1 face à Winterthur grâce à des buts de Chavériat, Meyer, Tchouga et Wittl, pour le plus grand plaisir de son entraîneur, qui ne masquait pas sa satisfaction. Comment savoir quand Umberto est content ? Sa Barberis.

La rétrospective du prochain match

Je vais laisser le mot de la fin à ChatGPT, qui nous a prouvé qu’un petit cœur de poète peut se cacher derrière un robot :

Prochain rendez-vous, samedi 26 octobre à domicile face à GC. L’occasion de déguster une petite brochette de Sauterelles et de prendre ses distances avec les Zurichois. L’intelligence artificielle prédit d’ailleurs une victoire 2-1 ou 3-1. Honnêtement, vu le nombre d’inepties sorties, je ne vois vraiment aucune raison d’être inquiet.

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