
Il y a neuf mois la Nati délivrait une masterpiece et sortait l’Italie de l’Euro. Depuis elle a explosé en plein vol avec huit matches, et un bilan de cinq défaites et trois nuls.
Le match en deux mots
Allô, Houston ?
L’homme du match
Les deux meilleurs Helvètes de la partie auront été Rodriguez à gauche et Schmidt à droite. Mais quand on affronte une nation qui se situe au-delà de la septantième place au classement FIFA et que nos deux joueurs les plus en vue sont deux latéraux, cela signifie quand même que quelque chose n’a pas fonctionné.
La buse du match
Cela fait bien longtemps que Vargas ne pèse plus sur le jeu de cette équipe comme il le devrait, mais il a rarement été aussi inexistant que durant ce match. Il a été tellement mauvais hier qu’à un moment j’ai cru que c’était Aebischer.
Le tournant du match
Le seul truc qui a tourné dans ce match, c’est le genou d’Alvyn Sanches à la toute fin de la rencontre, qui fait craindre une bien grave blessure. Courage à lui.
L’esthète du match
L’invité surprise Stefan Gartenmann a déclaré à son sujet « Je ne suis pas forcément beau à voir jouer ». C’est bien d’être lucide. T’étais effectivement pas beau à voir au quart d’heure, quand tu as provoqué un coup franc à l’orée des 16 mètres, pris un jaune et que cela s’est transformé en ouverture du score pour les Irlandais.
Tu sais Stefan, moi non plus je ne suis pas forcément beau à voir jouer. Et c’est précisément pour cette raison que je ne suis pas en équipe nationale.
Le geste pourri du match
Les incongruités de Yakin au moment de composer sa sélection, c’est quand même quelque chose. On ne va pas revenir sur le sketch de la convocation de Kwadwo Duah pour l’Euro (si vous voulez des nouvelles, il est toujours attaquant au PFK Ludogorets Razgrad, merci pour lui), mais on a l’impression d’avoir encore franchi une étape en 2025, avec les apparitions de Lucas Blondel et Stefan Gartenmann.
Je ne vais pas vous mentir en prétendant que je connaissais déjà ces Messieurs il y a plus d’une semaine, mais j’avais cru comprendre que les quatre amicaux de ce premier semestre 2025 devaient servir à préparer l’avenir. Dans ce cadre, la convocation de deux néophytes de 28 ans est au mieux ridicule, au pire inquiétante.
Prenons simplement le cas de la défense centrale. On conçoit bien que la retraite internationale de Schär pose des questions. Mais si la réponse en trois temps est la non convocation d’Elvedi, suivie de la pré-convocation de Karim Sow pour finalement titulariser Gartenmann, franchement, autant tout arrêter. Quand on rame autant, on essaie l’Atlantique en solitaire, pas le foot de haut niveau.
Le chiffre à la con
13 millions de pintes de Guinness sont consommées dans le monde entier le jour de la Saint-Patrick, on joue l’Irlande droit après et on n’est pas foutus de les battre.
L’anecdote
Sur l’égalisation de la Nati, Rodriguez délivre une merveille de corner directement sur la tête de Sierro. Lemos parle alors de corner « à l’ancienne » et j’espère vraiment qu’il se trompe : je ne suis pas prêt à vivre dans un monde où Trump est devenu président des USA, où le dérèglement climatique est devenu une réalité et où les corners en deux temps sont devenus la norme.
Si le match avait été une citation d’un film
« Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » (Tyler, dans Fight Club).
La minute Johan Djourou
Lemos a revendiqué le droit de se lâcher un peu lors des matches de préparation. Cela donne ce commentaire, en parlant de l’Irlandais Brown : « Il a un petit air de Rabiot, avec 2 ou 3 kilos de plus ». Ce qui une fois traduit en langage Carton-Rouge signifie : « Il a une sacrée tête de con (et un gros cul) ».
Sinon, Thurre a parlé de Sanches et de « sa façon délicieuse de demander le ballon », et du coup je vais lui offrir un dictionnaire des adjectifs.
La rétrospective du prochain match
Gregor Kobel va-t-il fêter son premier blanchissage avec la Nati à l’occasion de la rencontre contre le Wunderteam du Luxembourg, ou doit-on organiser un amical contre la deux de Prangins ?
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