Quel match historique que ce 1/4 de finale de la CDM ! La dernière fois que la Suisse a participé à un 1/4 de finale, c’était le 26 juin 1954 à Lausanne contre l’Autriche et le score final a été de 7-5 pour nos voisins. Ce match est appelé « la Bataille de Lausanne » et reste à ce jour le plus prolifique au cours d’une Coupe du Monde avec 12 buts. En route pour « la Bataille de Kansas City » dans le Missouri (et non pas au Kansas). A priori on devrait voir moins de goals.
On ne va pas le cacher. La Suisse a fait un formidable parcours dans cette Coupe du Monde, elle n’était vraiment pas loin d’amener les Argentins aux penalties ! On regrettera longtemps que pendant une heure, les joueurs suisses ont manqué d’intensité, d’agressivité, de maîtrise face à l’adversité, de répondant, de précision, de mentalité de tueur, de chance, de roublardise. Bref en un mot : d’EXPÉRIENCE. On parle là d’un 1/4 de finale de Coupe du Monde, soit le plus haut niveau possible ! Les 11 joueurs qui ont débuté le match pour l’Argentine sont déjà champions du monde !
Notre Nati est devenue une excellente équipe, capable de finir dans les 8 d’un grand tournoi, mais la marche est encore un poil trop haute pour voir Kobel tenir une coupe entre ses jambes et mimer son pénis.
À la 10ème minute, MacAllister, reprend entre deux Helvètes de la tête au premier poteau un corner de Messi et ouvre le score, hurlant aux fans suisses qu’ils « Allister« . L’Argentine a ensuite eu beau jeu de défendre, d’attendre et de procéder par contres ou accélérations. Les Suisses ont essayé, et se sont ménagé quelques demi-occasions.
Et soudain, à partir de la 60ème, les Suisses ont paru enfin réveillés et ont profité d’une bonne période pour égaliser par Ndoye, qui a beaucoup tenté, à la 67ème, d’un magnifique tir depuis le côté gauche entre les jambes de Martinez.
Comme rien ne peut être facile et que le sort s’acharne sur les nerfs des supporters suisses, 2 minutes plus tard, notre Embolo national a eu l’excellente idée de simuler une faute alors que l’Argentin ne l’avait même pas touché. L’arbitre jaunit l’Argentin, avant d’être appelé par la VAR. Déjà averti, Embolo a écopé d’un deuxième jaune, assez sévère il est vrai, pour simulation, laissant l’équipe de Suisse à 10.
Scandale ou pas ? Embolo était très nerveux ce soir et n’a pas réussi une Coupe du Monde abasourdissante. Sa simulation est énorme et on ne peut pas se plaindre constamment comme moi de ce genre d’actes sur les terrains et critiquer cette décision. Par contre, il est vrai que comparé à l’arrachage de la partie antérieure du mollet par Messi sur un Algérien il y a moins d’un mois et qui n’a pas été sanctionnée, on est sur du minime. David Lemos aurait-il raison ?
Ce qui est frustrant, c’est que si l’arbitre n’avait pas averti l’Argentin, la VAR n’aurait pas pu intervenir et Embolo serait resté sur le terrain. Visiblement, la règle dit que la VAR peut appeler l’arbitre pour annuler un deuxième carton jaune, et non pas un premier. Une autre règle dit que seul l’identité du joueur déjà averti peut faire l’objet d’une correction, soit l’annulation de son carton. Les polémiques vont être mondiales et comme vous le savez, à carton-rouge.ch, on n’aime pas ça.
De toute façon, pas de soucis, notre Président Guy Parmelin va appeler Gianni Infantino : la Suisse sera désignée vainqueur sur tapis vert et la suspension de Embolo pour la demi-finale va être annulée.
Après ce coup du sort, on a vu une Nati solidaire, solide, qui aurait même pu forcer le destin, ainsi qu’un Kobel impressionnant. Malheureusement, un magnifique tir enroulé dans la lucarne à la 112ème de Alvarez a mis fin aux espoirs suisses, les Argentins faisant ensuite étalage de toute leur détestable roublardise. Martinez (Lautaro, pas le gardien) a même marqué le 3-1 à la 121ème en contre-attaque. Frustrant. Un jour, la chance va abandonner les Argentins, c’est sûr.
La Nati mérite un coup de chapeau pour son fabuleux parcours. Elle n’a pas été ridicule contre l’Argentine, et certains joueurs comme bien sûr Manzambi, Ndoye, Rieder, Kobel, Zakaria ou Elvedi ont été excellents dans ce tournoi. On attendait plus de certains cadres et d’autres ont déçu, à l’image d’Embolo qui était très nerveux aujourd’hui et qui a puni son équipe, quelles que soient les circonstances. Même Yakin nous a surpris en bien !
Le match en deux mots
Dur Réveil
Visiblement, les joueurs de notre Nati étaient encore à l’horaire suisse, comme votre serviteur, et le réveil à 3 heures du matin a été douloureux, puisqu’il leur aura fallu la première pause clope hydratation pour commencer à jouer et s’installer parfois dans le camp argentin. Malheureusement, le score était déjà de 1-0 pour les Sud-Américains.
D’ailleurs une question : pourquoi ce 1/4 de finale est-il le seul à être planifié en milieu de nuit, alors que les trois autres ont eu lieu à l’horaire européen ? Pour favoriser les Argentins ? Trump a-t-il appelé Infantino de la part de Milei ? Comme dirait Lemos : « Hasard ? Je ne pense pas… »
L’homme du match
Ce sera un Suisse, car aucun Argentin, y compris Messi, ne nous a vraiment impressionnés ce soir. On n’est pas neutre de toute façon.
On a envie d’en désigner deux :
Dan Ndoye, qui a tant donné comme d’habitude durant ce tournoi, manquant parfois de réussite à la finition. Quel but magnifique à la 67ème.
Gregor Kobel est définitivement devenu pendant la Coupe du Monde le digne successeur de Sommer. Ce soir, il a réussi plusieurs arrêts décisifs, notamment à la 99ème minute du temps réglementaire sur une bicyclette aux 12 mètres.

La dinde du match
Là aussi il y en aura deux :
Pour l’éternité, la dinde de tous les matchs, y compris ceux auxquels il ne participe pas, c’est Emiliano Martinez, surnommé DIBU, qui n’a pas de cerveau et cela est de notoriété publique.
Juste après avoir gagné le Coupe du Monde 2022 au Qatar, il est nommé meilleur gardien de la planète et monte sur le podium pour venir chercher le trophée en forme de main. Et que fait-il de cet honneur ? Il place le trophée sur son pubis et mime un sexe en érection. Il en fera de même avec la Coupe du Monde quelques minutes plus tard, suscitant un tollé général. C’est un habitué, puisqu’il s’est fait l’auteur de déclarations agressives et racistes à plusieurs reprises.

T’as vu ma grosse main ?
Peu enclin à se remettre en question, il a depuis récidivé à chaque fois qu’il a remporté une récompense ou un trophée. À notre connaissance, aucun autre abruti joueur dans le monde n’a eu une telle idée.
Oui, Emiliano Martinez est un excellent gardien. Transféré en 2012 à l’âge de 20 ans à Arsenal, il n’y fera jamais son trou et n’y jouera que 38 matchs en 8 ans, étant prêté un peu partout. Depuis 2020, il joue à Aston Villa et il semble évident que l’absence de neurones dans son cerveau ne lui a pas permis d’évoluer dans un très grand club, malgré son talent.
Honnêtement ce soir, l’arbitre portugais M. Joao Pinheiro, n’a rien fait pour faire taire les rumeurs de conspiration pro-Argentine. Le deuxième carton jaune à Embolo n’était pas obligatoire, et il devrait méditer sur cette phrase : « Ce n’est pas celui qui hurle le plus fort qui a le moins tort ». C’est comme s’il savait que la sage et disciplinée petite Suisse n’allait pas gesticuler à chaque décision, même tragique. On se rappelle aussi de cet avantage donné après une faute sur Messi au début des prolongations, et ce coup de sifflet lunaire juste après à la demande des Argentins.
L’esthète du match
Le préposé aux effets pyrotechniques du stade. À la fin des hymnes, nous avons eu droit au spectacle suivant :

Alors oui, il ne sait pas encore comment faire une croix, on lui pardonne. Il faut bien admettre que ça a une sacrée gueule.
Le moment MAGA de l’Histoire de l’Argentine
Grand fan de Donald Trump, se déclarant anarcho-capitaliste-libertarien, surnommé « El Loco » (le fou) et ayant choisi comme symbole de campagne … la tronçonneuse, le président argentin élu en 2024 Javier Milei a rencontré son idole Elon Musk, du temps de sa bromance avec le canard orange, le 20 février 2025. Toujours dans la mesure et le raisonnable, Milei a offert à Musk une tronçonneuse personnalisée.

Plus MAGA tu meurs. Quand la finesse rencontre la finesse.
Le point commun entre les deux équipes
Vous saviez vous que la Constitution fédérale de 1848 a servi de modèle à la première Constitution argentine de 1853 ?
À mon avis, vu le nombre de coups d’état militaires (7 depuis 1930, soit en 1930, 1943, 1955, 1962, 1966, 1976 et 1981) qui ont eu lieu depuis, et après les deux-trois corrections effectuées par le très mesuré Javier Milei, il ne doit plus en rester grand chose…
Sinon l’Argentine et la Suisse ont échangé deux de leurs politiciens de renom. À vous de voir qui a profité de l’échange.
Eduardo Angeloz, un nom bien fribourgeois, Gouverneur de la province argentine de Cordoba en 1980, s’est présenté vainement à l’élection présidentielle.
À la même époque, le jeune Antonio Hodgers fuyait la junte militaire argentine qui a tué son père et se réfugiait en Suisse, avant de devenir citoyen suisse, d’entrer chez les Verts et d’être élu Conseiller d’Etat genevois.
Il faut savoir qu’entre 1850 et 1940, précédant de quelques années 22’000 cousins germains qui avaient besoin d’air, environ 44’000 Suisses ont émigré en Argentine dans l’espoir d’une vie meilleure et d’une Nati plus forte.
Le chiffre à la con
100.
Ce match était le 100ème de cette méga-Coupe du Monde.
Lors de la première CDM en 1930 en Uruguay, il n’y a eu que 14 matchs. Il faut dire qu’il n’y avait que 13 participants, le krach boursier de 1929 étant passé par là et le bateau (!) de l’Égypte ayant dû rebrousser chemin.
L’anecdote
On a entendu Nestor Subiat à Forum le 11.07.2026 et quel plaisir !
Ancien renard des surfaces argentin en Suisse, il avait rencontré et épousé la Tessinoise Natacha, ce qui lui a permis de recevoir un passeport rouge à croix blanche et de participer à la Coupe du Monde 1994, déjà aux États-Unis, sous le maillot rouge à croix blanche.
Nestor Subiat, il répond par téléphone aux journalistes comme s’il parlait à un pote, et c’est délicieux. D’ailleurs, ce soir d’avant-match, il était « en train de fêter nos 39 ans de mariage avec ma Natacha » et il a précisé qu’il avait 15 personnes à la maison. Subiat, qui est devenu postier, est tellement léger et joyeux, ça fait beaucoup de bien. À écouter ici.
Si le match avait été une junk food
Un plat au goût amer, coincé entre fierté, déception et colère.
Fierté de voir la Suisse à ce niveau, regarder les Champions du Monde dans les yeux sans rougir.
Déception d’être passé si près comme en 2014, d’éliminer une équipe si détestable et pas si impressionnante que ça. On en vient à supporter la France.
Regrets que la Nati ait eu besoin de si longtemps pour rentrer dans ce match.
La minute Léonard Thurre
Nous déplorons l’absence du consultant Yves DeBuenosAires pour ce match.
Notre commentateur David Lemos n’a cessé tout au long du match de faire allusion au pseudo-avantage dont bénéficierait l’équipe d’Argentine, accréditant implicitement la thèse du complot. David tu es comme l’équipe de Suisse, tu dois passer un stade. Mais on y croit, tu vas trouver Les bon Mos.
On a aussi bien rigolé à la 103ème quand Lemos a confondu Messi, qui s’apprêtait à tirer un coup franc, avec Breel Embolo, alors que notre attaquant avait été expulsé depuis plus d’une demi-heure.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
Avec un PIB par tête dix fois plus élevé en Suisse qu’en Argentine, on aurait pensé que l’indice EPSTEIN aurait dû être bien plus important en faveur de la Suisse. Ce n’est pas le cas, mais heureusement la FIFA comble ce gouffre en avantageant l’Argentine avec un complot.


Federer-Djokovic Wimbledon 2019, équipe de Suisse de hockey et Nati: on excelle dans le rôle des perdants magnifiques
A dire, quel dommage..environ 80% du peuple suisse croyait à une victoire de nos boys. Manque de confiance? Je pense l’absence de Manzambi était trop lourde pour combler le déficit, avec lui en lieux et place d’Embolo ça aurait été mieux. En définitive il y a à féliciter toute l’équipe tout de même.