La France met le Maroc à la menthe

Après une belle entrée dans la compétition, les Marocains sont privés de désert par des Français qui ont fait d’eux leur plat de résistance.

Le match en deux mots

Un vrai-faux suspense.

Puis Mbappé et Dembelé sont passés par là.

Et le Maroc s’est Rabatu sur la droite.

L’homme du match

Didier Deschamps.

Arriver à faire en sorte qu’une addition d’égos puisse construire une équipe soudée, qui ne se fout pas sur la gueule pendant plus d’un mois, c’est quand même assez fort. Demandez à Roberto Martinez et à Carlo Ancelotti.

Alors oui, il a deux monstres en défense centrale, des molosses au milieu et quatre ou cinq dératés devant. Mais il doit aussi compter avec Lucas Digne.

Se résoudre à aligner ce brave Lucas dans une sélection qui vise le titre suprême en 2026, c’est quand même assumer un côté has been qui n’est pas pour me déplaire.

En même temps, toujours en 2026, le Portugal aligne un type de 41 ans et nomme un sélectionneur de presque 72 berges, un Croate a dépassé les 200 sélections pour sa patrie, Carton-Rouge fait la promotion de ses articles avec des hashtags et Gabet Chapuisat continue de se faire expulser. Comparé à tout ça, Lucas Digne est toujours à la mode.

La dinde du match

Achraf Hakimi.

Quand ton principal leader te pond une bouse pareille en quart de finale de Coupe du Monde, ce n’est pas vraiment une surprise de ne pas voir le tour suivant.

Gageons que son avocat ne s’inspirera pas de ses largesses défensives et de son manque d’impact offensif lors de son procès pour viol qui devrait se tenir prochainement.

L’esthète du match

Pour éviter de citer un joueur français, on va dire que cela a été pendant une heure l’immense Yassine Bounou, surnommé Bono, cerberbère de son état.

Avec son style décontracté, il a longtemps retardé l’échéance et fut le seul à instaurer le doute de la tête des Français. Le bougre a commencé par un énorme sauvetage à bout portant sur une tête d’Upamecano. Avant de dégoûter Mbappé sur penalty puis Doué dont la frappe filait au fond des filets (rime riche).

Bref, ça a failli être un Beautiful Day pour Bono.

Le moment MAGA du match

Le penalty raté par Kylian Mbappé,

Quand le capitaine des Bleus manque son péno, ce n’est pas la faute de sa course d’élan moisie ni de son plat du pied tout mou, c’est forcément à cause de l’arbitre qui l’a trop fait poireauter avant de l’autoriser à tirer (alors qu’une vérification de la VAR était en cours).

Avec toute l’humilité qu’on lui connaît, il n’a donc pas manqué de s’insurger avec véhémence auprès du directeur de jeu.

On se dit donc que lorsque Mbappé renverse son café, c’est la faute de sa tasse qui a mal négocié le virage. Et quand il perd à feuille-caillou-ciseaux, c’est à cause de ses doigts qui n’étaient pas d’accord entre eux.

Le point commun entre les deux équipes

Ayyoub Bouaddi, ancien international français chez les espoirs, qui a choisi de représenter le Maroc juste avant le Mondial.

Du haut de ses dix-huit ans, le joueur de Lille a une technique soyeuse. Mais le fait de le voir systématiquement sortir cramé à la soixantième minute dans cette Coupe du Monde nous laisse un brin songeur sur la suite de sa carrière.

À voir s’il n’entame pas un raccordement après la fin de son apprentissage.

Le chiffre à la con

34.

Comme le nombre de matches sans défaite sur lequel restait le Maroc avant de défier les Bleus. Cela montre leurs progrès évidents.

Mais chut, faut pas dire qu’il y a un 0-0 contre Oman dans le tas.

Et chuuuuut, faut pas dire que le résultat de la finale de la CAN 2026 demeure quelque peu discuté.

L’anecdote

Dans un match où elle n’a pas vraiment été inspirée, voire un peu empruntée, l’équipe de France a tiré 27 fois au but (8 cadrés) et a généré 3,04 de fameux expected goals. Tout en laissant des miettes à son adversaire.

Vivement qu’elle soit à nouveau en forme…

Si le match avait été une junk food

Five guys devant. Five guys derrière. Et Manu Koné qui fait tranquillement le lien entre tout ça.

La minute Léonard Thurre

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Ouiiiiiiiiiiiiiii Léonard !

Désolé, je suis encore bloqué à mardi soir. Je suis pas le seul, non ?

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

L’indice est EPSTEIN est américain. Il est donc concentré jusqu’à la pause fraîcheur et puis il part s’acheter un hot-dog.

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