Cinq buts d’écart pour une défaite contre le Portugal en Coupe du Monde. C’est désormais officiel, l’Ouzbékistan, c’est du niveau de la Suisse.
Le match en deux mots
Cinq-zérov.
L’homme du match
Ne vous attardez pas sur la victoire portugaise qui n’apporte aucun enseignement pour la suite de la compétition. Sachez juste que pour la première fois depuis l’Euro 2004, CR7 a laissé un coéquipier tirer un coup franc direct. Et que Nuno Mendes, l’heureux élu, a marqué.
Pour surprendre l’adversaire, Ronaldo a donc imaginé un plan machiavélique sur plus de 22 ans. Et on ose venir prétendre que ce mec n’est pas le GOAT ultime ?
La dinde du match
Le sélectionneur local de l’équipe perdante, Fabio Cannavarov, dont la carrière d’entraîneur à cheval entre la Chine, la Croatie et la Serie B ferait passer celle de Murat Yakin pour un modèle de progression linéaire.
Arrivé tranquillou en octobre 2025 alors que sa sélection était déjà qualifiée pour remplacer Timur Kapadze, Cannavarov devrait rendre hommage à sa capillarité et ne fera sans doute pas long feu après le tournoi.

Depuis 2006 et sa victoire avec l’Italie, une question me taraude, il est dégarniouchov ?
Pour l’ensemble de son œuvre, on peut aussi citer dans cette rubrique Bruno Fernandes qui a pourri l’arbitre à 0-0, à 1-0, à 2-0, à 3-0, à 4-0, à 5-0, à la rentrée aux vestiaires, à la sortie de la douche, à la montée dans le bus, à la réception de l’hôtel et en enfilant son pyjama. Nul doute qu’avec une telle gestion des émotions, le Portugal ira très loin dans le tournoi.
L’esthète du match
Le décrié sélectionneur du Portugal, Roberto Martinez, qui a fini le match avec une doublette Bernardo Silva-Bruno Fernandes devant la défense. Le tout en faisant jouer Cristiano Ronaldo, 41 ans, 95 minutes contre l’Ouzbékistan en phase de poules d’une Coupe du Monde, alors qu’il avait marqué un doublé.
Pas de doute, Roberto sait très bien gérer les égos.
Le moment MAGA du match

On ne sait pas combien Starlink a investi dans les cieux ouzbeks mais l’ami Aziz Ganiev a eu une furtive envie d’adresser une dédicace à Elon Musk.
Le point commun entre les deux équipes
Les grands territoires aquatiques que l’on rattache aux deux pays.
En effet, vous l’ignorez peut-être mais l’Ouzbékistan abrite ce qu’il reste de la mer d’Aral. Alors que le Portugal possède la mer de Carail.
Le chiffre à la con
36 millions d’habitants peuplent l’Ouzbékistan. Soit trois fois plus que la population portugaise. Et vous allez me dire qu’ils n’ont pas plus de talent à présenter en Coupe du Monde ?
Alors oui, le sport national ouzbek est un art martial de lutte, le kourach, mais un peu plus de bravoure au foot ne ferait pas de mal.
L’anecdote
J’ai choisi ce match uniquement pour vous livrer cette anecdote.
Un chanteur. Français. A écrit. Une Chanson. En hommage. À Nelson Semedo.
Tout ça parce que dans sa chanson, ça rime avec « gows » et « médocs ». C’est tout simplement prodigieux.
Pour l’anecdote encore, je lui ai parlé après un concert. Et il est très sympa, même s’il n’avait aucune idée du club où jouait Semedo.
Si le match avait été une junk food
À la base des ingrédients qui peuvent être sympas mais mis ensemble c’est tout sauf intéressant, à part si on est vraiment bourré. Une Francesinha quoi.

Beurk.
La minute Léonard Thurre
Fred Scola, toujours dans sa cabine à Genève, qui rebondit sur l’ouverture du score pour nous balancer que Ronaldo fait taire les critiques. SIIIIIIIUUUUU ! C’est vrai ça, qui pourra donc critiquer à l’avenir un mec qui a planté un doublé contre l’Ouzbékistan ?
Mais on n’en veut pas trop à Fredo parce que lui au moins, il sait que la formule « après que » doit être suivie de l’indicatif ! On déconne, il fait la faute comme 90% des gens et ça fait saigner les oreilles.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)


Encore une fois, l’indice EPSTEIN ne s’est pas perdu en route.

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