« OUI, MON PETIT GARCON, OUIIIIIIIIIIIIII ! ». Tout comme David Lemos et certains à la rédac (hein Vincent !), je pleure sur mon clavier. Ruben Vargas a poussé l’équipe de Suisse pour l’emmener jouer à Kansas City, la cité des Chiefs. Coïncidence ? Je ne pense pas. Dans un match aussi crispé que moi avant une coloscopie, la Suisse a passé l’épaule malgré elle dans cette rencontre que mon fils londonien qualifia de « Terrible game of football ! ». S’il avait vécu 2004, 2006, 2014, 2016, 2018, 2022 en Suisse, il comprendrait pourquoi voir partir la Suisse au pays de Coca(i)gne, est une émotion aussi jouissive qu’une raclette chez Eddy Baillifard. Au final, les Colombiens, les Suisses très bien.
Le match en deux mots
Crispation extatique
Après une première mi-temps serrée mais ratée par les Suisses, la Nati s’est reprise suite à l’expulsion sous les douches de Jashari, aimablement remplacé par Sow, et la hausse de niveau de Rieder qui dans le même temps a reçu l’autorisation de jouer. Les prolongations furent aussi utiles qu’un discours de Christoph Blocher au Grütli mais par contre, la séance des pénos. Maman, mais maman. Un Colombien (qui ? on s’en fout) se tira une ligne blanche (surpris ?) avant que Manuel s’en aille plus près des étoiles. Un Colombien fait une passe en retrait à Kobel, et là, on partit chercher les Kleenex. Dans cette séance, heureusement que Xhakastrophe ce soir, Zeki (la classe), Itten (il fait quoi là ?) et Vargas (le blessé ressuscité) firent oublier notre nullité historique aux penalties. Messi, sois sur tes gardes !

L’homme du match
Gregor, Kobel la Vie.
Quelques parades dont une manchette improbable et un arrêt archi-déterminant dans le moment-clé de cette séance de penalties.
La dinde du match
Mina, un espèce de petit kiki qui mériterait de finir sa carrière sur une île autre que la Sardaigne, on pense éventuellement à Sainte-Hélène. Aller provoquer les tireurs suisses sur le chemin des buts, mais quel puissant trou du cul (maman, j’irai à confesse ce dimanche). À part lui, Luis Diaz fut totalement inexistant, probablement un match disputé en hommage à CR7, De Bruyne ou son coéquipier du Bayern, Manuel Neuer. Mention spéciale pour son petit coup de pute (oui, j’irai à confesse…) dans la figure de Rieder en deuxième mi-temps. Sur cette savate, il a vraiment fait son Cali zéro et c’est trop injuste qu’il n’ait pas pris un rouge.
L’esthète du match
Nico Elvedi, de la tête et des épaules. Qualifié de nullité absolue sur ce site après des performances abyssales en Nati (chais plus les matchs), il vient nous mettre à tous un doigt d’honneur dans la figure. On l’accepte volontiers. Tacles, têtes, blocs, relances, Nico sait tout faire.
J’ose la comparaison, c’est le Federer de la Nati, version 2026.

Notre nouveau porte-bonheur !! Call me Guaiiiee !!
Le moment MAGA du match
La sortie de Jashari à la mi-temps. C’est pas peu dire qu’il ne nous a pas convaincus ce soir. En fait, tout Milan le dit depuis un an. Même Okafor était meilleur au cirage de banc à San Siro. Et comme souvent avec Yakin et ses idées à la con, ce n’est pas la stratégie qui nous inquiète, mais le stratège (merci monsieur Pignon). Le remplacement de Jashari par Sow aida toutefois Xhaka à retrouver son assiette, devant laquelle il ne devait pas se chicaner en permanence avec Jashari pour savoir qui allait prendre le morceau de pain de seigle et qui allait avoir le dernier bout de viande séchée. Libérateur.
Le point commun entre les deux équipes
La poudreuse, bien évidemment. Celle qui soupoudre la Dent Blanche, blanche comme la poudre d’escampette principalement d’origine colombienne que certains s’affairent à enfiler dans leur nez. Sinon pour ce match tendu comme un string de Madonna, la crainte mutuelle de se prendre un KO et de ne jamais pouvoir revenir dans la partie. Mais heureusement qu’au final, ce sont les Colombiens qui ont fait coca aux caleçons.
Le chiffre à la con
00h38
L’heure où Ruben a délivré notre si belle Helvétie. On voit bien que lui ne va pas bosser demain !
L’anecdote
« Le lendemain de la mortifiante défaite face à la Suède, 14 ans de perdus, l’excellent Robin Chessex avait écrit cet article : ici. Extrait choisi :
«… Un jour de réflexion ça peut faire du bien parfois. Hier, au lendemain de l’élimination de la Suisse de la Coupe du Monde, j’étais dominé par une frustration et un énervement constant. J’ai finalement abandonné le papier que je m’apprêtais à remettre sur ce site mais je peux vous en laisser un extrait : « PUTAIN DE MERDE, MAIS MERDE, C’EST PAS POSSIBLE, ÇA FAIT CHIER BORDEL ». Finalement, passée la rage de voir la plus belle opportunité de l’histoire partir en fumée, on peut envisager de chialer avec la tête froide… Mais il y a cette impression que ça tenait à peu de faire beaucoup mieux par une approche stratégique un peu plus enlevée… Alors on va être patients. Et attendre l’avenir pour de nouveau se prendre à péter plus haut que nos culs, et espérer des miracles. On le fera sans doute. Mais il y a quand même un truc qui s’est cassé. »
Hey, Robin, c’est bon, le miracle de Vancouver existe désormais. On peut mourir heureux !
Si le match avait été une junk food
Une fondue moitié-moitié, avec du Wisconsin Cheddar et Monterrey Jack. Un plat qui aurait pu être bon, mais qui a été gâché par des ingrédients pour certains médiocres, une cuisson beaucoup trop longue et un chef complètement dépassé par les événements (Iván Barton, l’arbitre ouzbek du El Salvador). Heureusement que l’Abricotine bien suisse (bon, de Martigny) servie en pousse-café aida à faire passer cet amas de fromage un peu indigeste.

La minute Johann Djourou
Sur ce match irrespirable, on laissera tranquille l’excellent duo Thurre-Lemos qui eut le mérite d’y croire jusqu’au bout et de nous le communiquer dans un calme « elvedien ». Les vacheries vinrent plutôt de sources rigolotes comme le fabuleux « Footaises ». Fantin Moreno partit en roue libre sur cette sortie : « C’est une forte période rouge, un peu comme chaque mois pour ma copine ». Finesse, quand tu nous tiens !
Ensuite, sur un gros plan de la production sur Senderos, le chat de Carton-Rouge.ch partit aussi en vrille en spéculant que le réalisateur avait pensé que c’était soit Jeff Bezos ou André Agassi. Et ben, ils avaient bien bu les cocos.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
Quel enc**é cet EPSTEIN. Il voyait la Colombie s’imposer. Retourne donc te pendre. C’est la Suisse qui vire en tête et surtout, don’t cry for her, Argentina, car les Wilkenried(er) débarquent à Kansas City. Youpiiieeeeeeeeeee !



Yes, enfin des quarts!
Pour la junk food, en hommage à la finesse des Colombiens, je voyais bien un café-bûcheron. Et pour le café, du robust(a), évidemment!
Et avec cette victoire, la Suisse passe finalement devant l’Italie au classement FIFA.