Pour ce « biathlico », tête d’affiche de ce groupe I de la semi-mort, les sélectionneurs des deux équipes ont fait véritablement n’importe quoi. L’un s’est barré pour une verrée funéraire à Anglet et l’autre avait décidé de faire du Yakin¹⁰ en sortant pas moins de dix titulaires-clés. L’accident industriel finit par arriver pour cette Norvège, pas B, ni C, mais D′ (D prime pour les non-matheux). Dépassés par Dembélé, Olise et le sur-Doué, les Norvégiens ont souvent eu des envies d’Ajer et on ne peut qu’espérer que les Ivoiriens fassent chèrement payer l’irrespect de leur sélectionneur Solbakken pour le football que l’on aime sur Carton-Rouge.ch. Au final, le Fjordland a été glacé par les Coqs zéro et, à contre-cœur, cela nous réjouit. La Norvège a perdu plus qu’un match, elle y a laissé ses valeurs et son honneur….
Le match en deux mots
Le Grand Remplacement.
« Tu peux gagner contre la France en changeant un joueur, mais pas 10. Tu peux gagner contre la France en changeant deux joueurs, mais pas 10, Tu peux gagner contre la France en changeant trois joueurs, mais pas 10, Tu peux gagner contre la France en changeant quatre joueurs, mais pas 10, etc….…………………………………………».
Et dire que ce naïf de Ståle Solbakken a cru en Jeff Tuche.

Il est où Erling ???
L’homme du match
Le Ballon d’Or, Johan Manzambi Ousmane Dembélé. Pour avoir appris la farandole, la ronde ou la branle (danse ancienne de la Renaissance) à Fredrik Bjørkan sur son hat-trick. Et hop, pied droit et hop deux pieds gauches plus loin pour bien renvoyer les Norvégiens travailler au fond de leurs puits.
En fait, Dembélé, la dernière fois qu’il avait vu autant d’Espace autour de lui, c’est lors de sa visite de l’usine Renault de Sandouville. Petit bémol toutefois pour Dembélé dans sa célébration du 2ème goal. Pour fermer la gueule aux journalos Duluc ou Ménès, il ferait mieux de prendre exemple sur Granit Xhaka, maître en la matière.
La dinde du match
He Ståle our fun! Impardonnable, insultant, cynique, cet usurpateur de Solbakken. Même un méga combo Yakin-Constantin-Terim-Bielsa-Goethals sur le banc n’auraient jamais osé ou démontré tant d’arrogance dans leur onze de départ. Quand tu sais le prix payé par les émérites rameurs venus de Bergen, Stavanger ou Molde pour venir encourager les leurs et voir leur idole Erling enquiller des buts improbables, Ståle Solbakken les a tout simplement entubés. Ce pourfendeur a mis un doigt d’honneur dans la gueule de tous les fans norvégiens ainsi qu’à leur drapeau et à tous les suiveurs de cette CM 2026 qui auraient aimé voir un duel entre des gros bras et leurs numéros 9.
Au final, on a vu une équipe de rameurs sur un pédalo et des frimeurs sur un surf faisant les beaux sur une mer plate comme une crêpe.
L’esthète du match
Ginette Deschamps.
Décider de tout plaquer pour enfin éviter que son chenapan de Didier ait la mainmise sur une France frileuse ou sous-ambitieuse qu’il affectionne tant, cela aurait mérité une minute de silence ou une standing ovation des rameurs norvégiens à Boston. À noter aussi la nullité de la FIFA qui a refusé le port d’un brassard noir en son honneur par le onze tricolore. Ginette a perdu son combat en reconnaissance face à la tectonique des plaques vénézuéliennes et comble de l’ironie, il n’y a pas eu de tremblement de terre à Boston car les Norvégiens ont voulu pougner. C’est mål, très mål.

Rien cadré, comme la photo….
Le moment MAGA du match
- « Allo Murat ! tu me conseilles quoi comme tactique contre la France et quels joueurs sur le terrain ? »
- « Chasch du dä schrägi Pflotsch im Chuchichäschtli verdrülle und d’Güggel verschpränge, ohni dass es öppis bringt, kei Halland und punkt Schluss»
- « Mais tu es vraiment sûr?»
- « Jawohl, kom, konntsch das nomol säge»
- « OK, je fais comme tu dis, ça marche pour toi, ça marche pour moi. »
Le point commun entre les deux équipes
On a longuement hésité entre la calvitie de leurs deux coachs du soir ou la partie de water-polo de leurs défenses respectives. On va pencher pour cette dernière parce qu’entre les relances ubuesques de Lacroix, les passes rigolotes en corner de Koundé, le sens du placement ahurissant d’Upamecano souvent parti changer des plaquettes de frein, mais surtout, les aplat-ventrées systématiques du duo de choc de la Bande à Bodo (Berg et Bjorkan), les deux pays nous ont rassurés sur l’état de notre défense. On pourrait leur mettre à disposition Cömert que ça passerait crème.
Le chiffre à la con
9 > 9. C’est mathématique
Haaland est largement supérieur au melon de Mbappé et les chiffres ne mentent pas. Le Norvégien marque plus d’un but par 90 minutes, contre 0,79 pour le 9 français. Le taux de conversion de Haaland dépasse 25 %, tandis que celui de Mbappé tourne autour d’un médiocre 18 %. En Ligue des Champions, le Viking de Leeds a atteint la barre des 40 buts en seulement 35 matchs, tandis que le Coq de Bondy a eu besoin de 49 rencontres, tout en maintenant une moyenne de 1,08 but par match contre 0,60 pour le mal-aimé du Réal.
CQFD. Haaland aura un jour son Ballon d’Or, oui mais après Manzambi !
L’anecdote
À voir se pavaner Roy Keane sur le plateau d’ITV à New York durant cette CM 2026, un incident de septembre 1997 m’est revenu en tête. À la suite d’un bon tacle anglais d’Alf‑Inge Haaland (le papa de l’autre), Roy Keane se rompit les ligaments croisés contre Leeds United. Alors que le barbu irlandais était étendu au sol se tordant de douleur, Alf‑Inge Haaland vînt se pavaner au-dessus de lui et l’accusa de simuler sa blessure : « Relève‑toi bon sang. » (ou en bon anglais, get the fuck up).
Keane n’oublia jamais ou plutôt JAMAIS. Des années plus tard, après son tacle carotidien et « légèrement » revanchard sur Haaland Senior (ici), il lança haut et fort, mais surtout sans vergogne : « J’avais attendu assez longtemps. Je l’ai frappé durement. Le ballon était là (je crois). Prends ça, espèce de f***ing c***. Et ne reste plus jamais au‑dessus de moi à te moquer de fausses blessures. Qu’il aille se faire foutre. On récolte ce que l’on sème. »
Le « je crois », est juste mythique.
Si le match avait été une junk food
Un steak tartare XXL version américaine : on avait de belles vaches, une viande rouge qui paraissait bien rassie, de l’assaisonnement digne d’une grande CM, des litres de ketchup disponibles dans les pauses-boissons, un restaurant plein à craquer… oui mais voilà, un bon tartare, quand c’est réussi, c’est un plat exceptionnel, raté cela peut virer à la catastrophe. Le chef cuisinier norvégien avait tout simplement oublié de mettre du Tabasco dans son plat. Il fut fade et indigeste.
La minute Johann Djourou
On fut très vite mis dans le ton par Alexandre Comissetti qui nous rappela le joli « ramage » des Norvégiens en tribune. Certainement en lien avec le joli chant des Vikings balancé pour railler les coqs français, mais cela reste à clarifier auprès du Lausannois.
Jérémy Henriod fit ensuite une erreur qui ne passa pas à la rédac’ en affirmant que « L’arbitre Michael Oliver est probablement l’un des meilleurs arbitres européens ». Après cette ineptie sans nom, l’enthousiaste Jérémy persista sur sa lancée lors du but norvégien : « Aasgaard profite du but ouvert comme Moïse ». Une comparaison biblique ambitieuse mais qui nous laissa perplexe quant à sa signification. Le livre de l’Exode nous explique bien que Moïse avait ouvert la Mer Rouge un peu comme les chandails norvégiens, mais le rapport avec la choucroute reste ténu.

Image d’une chèvre anglaise….
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
Calculateur, controversé, manipulateur, discrédité, voilà des adjectifs qui collent au basque de notre Indice EPSTEIN. On se demande bien pourquoi car force est de constater qu’il est nettement mieux calibré que nos essais précédents (ADOLF, MILFF….) et qu’il a rendu certains de nos suiveurs passablement riches chez Winamax ou Betfred. Encore une fois, il a prévalu sur les théories de piliers de bar qui voyaient les Norvégiens plus beaux qu’ils ne le sont en réalité.



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