Une Allemagne pas teutonisée par l’enjeu

La Mannschaft avance à teutons

L’Équateur s’est sauvé la tronche dans un match d’un faible niveau qui arrange tout le monde sauf les spectateurs. Malgré trois jolis buts, tout fut très fade. Surtout dans un système de premier tour où les premiers peuvent simplement décider de s’économiser pour la suite.

Le match en deux mots

Une Allemagne qui n’a pas envie contre un Équateur qu’on avait envisagé trop beau et qui s’avère ne pas être passé loin de devenir la plus mauvaise équipe de cette Coupe du Monde. Un corps qui me rattrape après toutes ces nuits blanches, un sommeil qui tombe, ne pas écrire cette nuit, livrer cet article tard, choose life, choose a job, choose a career… 104 matches de nuit… cela ne va-t-il pas être un chouïa long au final ?

L’homme du match

Enner Valencia. Pour la sueur froide qu’il m’a donnée en le revoyant. Je l’avais oublié ce mec. Et il m’est revenu droit dans la gueule comme un élastique qui pète. Son but en 2014 contre la Suisse… mon Dieu… quel enfer ce match. Jusqu’à la libération de Seferovic à la 93e. On s’en était bien sorti mais que le chemin fut long. Et cette piqûre de rappel m’a fait me dire une chose : je vais angoisser contre n’importe quel adversaire en 16e. Ce fameux vendredi matin à 5h. Qui me fera me poser cette question essentielle : vaudra-t-il mieux faire nuit blanche ou se lever à 4h en déjeunant à la bière ?

La dinde du match

Certes les circonstances ne jouent pas en ma faveur. En effet, pas de bol, il s’avère que l’arbitre du match était une femme et je m’apprête, dans deux lignes, à la définir comme la dinde du match. Je souhaiterais réellement que personne n’y voie un aspect misogyne d’une quelconque mesure. C’est malheureusement le canevas de ces articles qui m’oblige à utiliser ces termes. Mais quand même, cette grosse dinde a commencé son match de la pire manière. Lorsque Pavlovic envoie son pied si haut que la tête de Pedro Vite, shootée comme une balle, aurait pu être la lune. Et la lune aurait pu être revue par la VAR. À quoi cela sert-il si ce genre de faute, avant le goal de Sané, n’est pas revisionnée ?

L’esthète du match

Le maillot de l’Allemagne. Sublime. Malheureusement je ne l’achèterai jamais parce que je ne me vois pas porter un maillot de l’Allemagne quand même. Mais si leur maillot est beau, force est de constater qu’après cette phase de poule, on ne sait pas vraiment ce que valent vraiment les mecs dedans. Une explosée contre ce pauvre Curaçao, une petite victoire galère contre les Ivoiriens et un « je-m’en-foutisme » absolu sur ce dernier match. Les Allemands nous avaient habitués à plus de rigueur dans le passé, on préférait (merci de garder cette phrase dans son contexte).

Le moment MAGA du match

Le coach argentin de l’Équateur… une sorte de mélange entre David Guetta et un coach de vie dans le domaine de la banque privée. Une tronche et une gestuelle qu’on a envie de tarter. On l’imagine dans son lounge de plage à Ibiza en train d’accueillir son event marketé comme « rempli de stars » et se retrouver à boire des verres trop chers à côté de Patrick Puydebat qui jouait Nicolas dans « Hélène et les garçons ». Ce mec, c’est sûr qu’il a voté Milei.

Le point commun entre les deux équipes

L’ornithologie. Apparemment, ils aiment les deux les gros oiseaux de proies comme symboles nationaux.

Le chiffre à la con

Cela devait bien faire 8 ans que je n’avais pas écrit un article pour Carton-Rouge.ch. Après des années de loyaux services. J’ai pu constater que c’était devenu bien plus sérieux en tout cas ! Les mecs attendent l’article pour le publier le matin au réveil ! Mon Dieu mais il y a 15 ans on était juste tous bourrés et ça venait comme ça pouvait. Je suis un boomer.

L’anecdote

Juste avant le match, je tombe sur un de ces talk-shows français où des hommes parlent de foot très fort en s’énervant beaucoup, accompagnés sur le plateau par UNE jeune femme jolie, qu’on appelle par son prénom et dont le rôle se limite à évoquer les scores et le programme des autres matches. Bref, la France. Dans celle-ci (l’émission donc), un Monsieur commence à taper la théorie, en s’énervant de façon théâtrale pour prouver son panache à la française, comme quoi « c’est un scandale, parce que la France va devoir affronter des adversaires difficiles jusqu’en finale alors que l’Argentine est avantagée parce qu’elle n’affronte personne ». AAAAARRRFFFFF….. Je suis atterré. Ça doit vraiment être long pour eux cette coupe du monde inutile pour juste attendre la finale. Quand on sait déjà tous les résultats et qu’il n’y a que 4 équipes qui comptent, c’est vrai que ça ne vaut pas du tout la peine de la jouer.

Si le match avait été une junk food

J’ai eu un coup de folie inexplicable le jour-même. Cet instant où j’ai vu dans un magasin des chips goût pizza margherita… et que je les ai achetées, piqué par la curiosité. Je n’aime pas spécialement les chips et je ne crois pas que la pizza margherita puisse être un arôme et pourtant j’ai acheté cette merde. Pour savoir. Ce match est exactement cette aberration. On se dit « mmmh tiens, une valeur sûre et un aspect inédit, ça va être intéressant ». Et finalement, tout finit avec peu d’intérêt. On aurait complètement pu vivre sans jamais passer devant.

Comment puis-je encore me regarder dans la glace après avoir acheté une chose pareille ?!

La minute Léonard Thurre

Elle se résume au choix de la RTS de diffuser Curaçao-Côte d’Ivoire plutôt que ce match. Alors certes, loin de moi l’idée de faire du mépris pour « des plus petites équipes » (cf : les Français cités dans leur talk show plus haut) mais n’y avait-il pas ici une volonté de faire un peu « son intéressant » ? Ce petit côté « ouais il y a Équateur-Allemagne mais nous on passe Curaçao-Côte d’Ivoire… eh ouais… ». Comme ces gens qui vont à New York mais pas à Manhattan, c’est pour les beaufs, ils vont à Brooklyn. Je ne sais pas si c’est si essentiel de vouloir être des esthètes subversifs en permanence.

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Je n’ai jamais rien compris à ces barèmes mis en place par ces cinglés de CR. À une époque il y avait une histoire de consommation d’alcool par pays, ça me parlait. Mais là, avec Epstein dans le titre, je ne préfère pas savoir de quoi il en retourne !

 

 

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1 Commentaire

  1. Robin à écrit « en déjeunant à la bière » et pas « en petit-déjeunant à la bière ». Robin, Président!

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