4 matchs en dix jours pour la Nati, juste deux mois après une « World Cup » gargantuesque, il y a de quoi éreinter l’équipe de rédacteurs de votre site web favori. C’est donc bibi qui sort de sa préretraite et s’y colle pour le dernier match de la série. En plus, les deux équipes se sont affrontées il n’y a pas deux semaines, donc vas-y pour trouver des jeux de mots et des anecdotes oubliés par mon prédécesseur Flo dans son brillant article. Je dois déjà faire une croix sur les plaisanterie à base de Macédoine de légumes et oublier « je me tire une balle dans le (Sko)pied » qui a déjà été pris. Ce n’est pas gagné.
Le match en deux mots
Le Jour de la Marmotte.

À force de jouer contre le même pays dix jours après, avec une équipe ex-yougoslave qui n’a à nouveau réussi aucun tir cadré, on a eu l’impression de revoir un peu le même match. Il y avait Mvogo aux buts, mais honnêtement on aurait pu mettre mon labrador, ça n’aurait changé à rien au vu de l’adversité rencontrée. Au final, même score.
L’homme du match
La jeunesse ! On doit bien admettre que les entrées de Jashari, Botelli, Sanchez, Manzambi, Athekame, et le match correct de Britschgi rassurent totalement le peuple suisse sur l’avenir de l’équipe nationale. On va encore avoir de belles années devant nous, et c’est tant mieux.
La buse du match
L’équipe de Macédoine du Nord. Honnêtement, quand tu as pas encore marqué dans une compétition, que tu as été battu 3-0 il y a peu par l’équipe du jour, que tu as un mal de chien à construire et à amener la balle dans les 16 mètres adverses, quand ton action la plus dangereuse est une maladresse de Freuler à la 5ème minute, bien aidé par une motte, et dont la passe en retrait passe à 3 mètres de son propre but… Tu obtiens par miracle un corner que tu joues… en deux temps !
Le tournant du match
À la 43ème, Musliu décide de ne pas toucher une passe en retrait à 7 mètres de son but, alors que Rieder, pourtant peu inspiré ce soir, est derrière lui. Chapeau l’artiste et merci pour l’ouverture du score.
L’esthète du match
Le gardien de la MdN Dimitrievski, qui portait de magnifiques chaussures, probablement décorées par sa fille. Un peu de douceur dans cette soirée peu rigolote.

Pour être totalement honnête, on a failli choisir Barth sur son Natel, mais on n’a pas vu le rapport, donc on s’est abstenu.

On pense qu’il cherchait sur Google où acheter les chaussures de Dimitrievski.
Le geste technique manqué du match
Encore le gardien Dimitrievski, qui a tout bonnement empoigné Manzambi par le collet en attendant un corner à la 70ème minute, le faisant chuter, sans que l’arbitre letton M. Malcevs, pourtant très pointilleux jusqu’ici, ne réagisse. Peu importe, 3 minutes plus tard, sur une frappe du même Manzambi pourtant peu puissante de presque 20 mètres, le cerbère des Balkans se troua monumentalement. La réponse du berger à la bergère !

Dimitrievski, plus habile pour empoigner les jeunes que pour arrêter les ballons. Il pourrait bosser comme CRS en France.
Le geste pourri du match
L’hymne national de la Macédoine du Nord. La musique, ça va, mais ceux qui comme moi ont entendu les joueurs chanter ont eu les oreilles qui ont saigné. Il faut soit changer l’hymne, soit donner des cours de chant aux potentiels internationaux.

Au moins il y en a un que ça a fait marrer…
Le chiffre à la con
12.
Il s’agissait ce soir du 12ème match de suite pour la Macédoine du Nord sans victoire depuis le 10.10.2025. Encore pire ? L’équipe n’a marqué que deux buts durant toutes ces parties, soit une moyenne de 0,166 par match. Je suis content de ne pas être un supporter de la MdN.
L’anecdote
C’est pas pour faire le malin, mais j’ai eu le bonheur de passer quelques heures en Macédoine du Nord en 2016, alors que le pays s’appelait encore « La Macédoine ». J’avoue en garder un souvenir mitigé, mais c’est une autre histoire. La Grèce n’était pas contente du tout que ce pays ait choisi ce nom en 1991, au moment de son indépendance de l’Ex-Yougoslavie, car une de ses provinces s’appelle également la « Macédoine ». En 2018, les deux pays ont signé les accords de Prespa qui ont amené au changement de nom et également à l’obligation pour la Macédoine du Nord de renoncer à s’approprier l’héritage antique grec, alors qu’Alexandre le Grand était partout à Skopje et qu’il est considéré comme le héros national. L’aéroport Alexandre le Grand de Skopje a été renommé « Skopje Airport », et l’immense statue du héros sur la grande place de la capitale s’appelle désormais « Statue du Guerrier à Cheval ». Pas de quoi en faire des salades me direz-vous ? (ah mince, j’ai rechuté…). Ces accords ont tout simplement permis à la Macédoine du Nord d’adhérer dès 2020 à l’OTAN, ce qui en ces temps compliqués avec le turbulent cousin russe, n’est pas anodin, et de relancer le processus d’entrée dans l’Union Européenne. Comme quoi le Grec est quand même un peu chamailleur, ce n’est pas Jürgen Klopp qui dira le contraire.
Et sinon dans les tribunes ?
70’000 Macédoniens (du Nord) vivent en Suisse, sans compter les naturalisés, ce qui fait le 8ème pays le plus représenté sur notre territoire. Il y en avait quelques-uns au stade, mais ils ont peu eu l’occasion de s’enthousiasmer, sauf les binationaux bien sûr.
Si le match avait été une bière
La Nissos Beer, produite sur l’île de Tinos, dans l’archipel des Cyclades en Grèce. Pourquoi ? Et bien comme nous sommes facétieux, nous avons recherché la bière préférée d’Alexandre Le Grand sur Google et… nous avons trouvé ce site: bièregrandcru.be qui déclare sans rire que ce bon vivant (c’est peu dire, cf le site) d’Alexandre aurait adoré la Nissos.

Pourtant, à l’époque entre 356 et 323 avant Jésus-Christ, la bière était considérée par l’élite greco-macédonienne comme étant la boisson du bas-peuple. Pauvres types.
La minute Léonard Thurre
On a vu que nos commentateurs tiennent la route, puisqu’ils arrivent à prononcer Stochjetski Scothcveski Shotchesjki Stojchevski correctement. On a souri quand même à trois reprises :
David Lemos à la 26ème minute : « Djibril Sow, il attendait le ballon dans le Zig, il l’a eu dans le Zag ! »
Leo Thurre à la 45ème minute : « Quand un joueur ressent une douleur musculaire, c’est jamais bon signe » suivi à la 75ème minute d’un « Une frappe non-cadrée n’a aucune chance de rentrer ». Lapalisse sors de ce corps.
La rétrospective du prochain match
Quoi de mieux qu’un petit Slovénie-Suisse à Ljubliana un 13 novembre ? Surtout que l’enjeu risque d’être colossal au vu du classement actuel.
Vivement le retour en « Nations League A », parce que Madrid, Lisbonne ou Rome, c’est quand même plus accueillant que Ljubliana en novembre. Un match nul lors de l’un des deux derniers matchs suffira.
Crédits photographiques
Film « The Groundhog Day », en français « Un Jour sans Fin », studio Colombia

Ah, t’as un labrador, toi?