Non, le groupe H n’est pas une faction néo-nazie, mais bien la huitième poule de la prochaine Coupe du Monde trumpiste. Si son classement final paraît des plus prédictibles, attention à ne pas enterrer trop rapidement ces fauteurs de troubles de Saoudiens et Cap-Verdiens. On vous explique !
Espagne
La star
Lamine Yamal, évidemment. L’étoile slalomante du FC Barcelone affole toujours autant la planète football à l’approche de son premier Mondial. S’il a manqué la fin de saison avec son club en raison d’une blessure musculaire à la cuisse gauche, le prodige a réalisé le meilleur exercice de sa carrière sur le plan comptable avec 24 buts et 17 passes décisives toutes compétitions confondues. À 18 ans, celui qui a porté la Roja au dernier Euro et fait reculer la montée de Vox (parti d’extrême-droite espagnol) le temps d’un tournoi, a toutes les cartes en main pour inscrire son patronyme dans la lignée des génies précoces comme Pelé et Mbappé. Sans “é” à la fin de son nom de famille et avec un père aussi con que le sien, la performance serait d’autant plus admirable.
La tête à claques
Globalement, les Espagnols sont de sacrées têtes à claques. Ça, depuis le XXIe siècle et le début de leur domination sur le football européen et mondial, période qui correspond également à leur apogée au basket avec Pau Gasol et compagnie, en cyclisme avec Alberto Contador, en tennis avec Nadal (finale de Wimbledon 2008, on n’oublie pas), en F1 avec Alonso et en MotoGP avec l’imbuvable Marc Marquez. Y’a pas à dire, ils nous faisaient quand même moins chier sous la dictature. Bon, pour situer un peu mes propos, je suis un Italien d’origine ayant grandi dans les années 2000, donc on touche là à mon plus gros trauma d’enfance.
La particularité
Vous l’aurez peut-être vu passer, mais pour la première fois depuis 1932, la Roja ne comptera aucun joueur du Real Madrid dans son effectif pour disputer un Mondial. En écartant de la liste Dean Huijsen – fils de Hollandais établis à Malaga et naturalisé – le sélectionner Luis de la Fuente succède à un autre Luis, Aragonés, qui avait justement bâti le premier succès de l’Espagne à l’Euro 2008 en se défaisant de l’ossature madrilène Raúl et Hierro et en allant chercher des joueurs complémentaires dans de plus petits clubs comme Joan Capdevila à Villareal, ou encore un certain David Villa à Valence. En plus de ça, les coachs qui se prénomment Luis ont le vent en poupe en 2026. Si c’est pas une bonne raison de plus de voir ces cons d’Espingouins accrocher une deuxième étoile cet été, je sais pas ce que c’est.
Le conseil Guide du routard
Venez à Malaga du 9 au 13 septembre, j’y serai avec mes potes.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
Premier pays européen (13ème, avec un indice de 175,52) de notre fiabilissime classement EPSTEIN, l’Espagne a intérêt à avoir une capacité militaire digne de ce nom pour assumer les pieds de nez à répétition qu’envoie le premier ministre Pedro Sánchez à Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Du côté de la consommation d’alcool par habitant, on est pas mal non plus et niveau armes civiles par 1000 habitants, est-ce que les bombes latinas sont comprises dans l’arsenal ? #Beauf

Cap-Vert
La star
Le sélectionneur Pedro Leitão Brito, alias “Bubista”. Ancien capitaine des Tubarões Azuis (Requins Bleus, en VF), l’homme de 56 ans a connu d’excellents résultats depuis son arrivée à la tête de l’équipe en 2020. Après avoir qualifié ses protégés à deux Coupes d’Afrique d’affilée en 2021 et 2023, où la nation d’un demi-million a réalisé son meilleur parcours en terminant 5ème du tournoi, le sosie en semi-liberté de Morgan Freeman offre une première participation au Mondial à son archipel. En ayant notamment battu le Cameroun sur son chemin dans les éliminatoires, cette formation du Cap-Vert sait surprendre des collectifs plus confirmés qu’elle grâce à un jeu tout en contre-attaque. Avec 12 joueurs convoqués sur 26 nés en Europe, Bubista a bourlingué en Irlande, au Portugal, aux Pays-Bas, ou encore en France pour convaincre des binationaux d’enfiler l’autre maillot bleu. Le sélectionneur aurait aussi pu penser à se servir en Suisse, où Cedric Itten a été préféré à Joël Monteiro et surtout Alvyn Sanches. Merci qui ? Merci Muri…
La tête à claques
Personne. J’ai pas envie de me faire courser par des Capos’ en furie dans les rues de Vevey.
La particularité
Le Cap-Vert est une nation relativement inconnue dans le paysage footballistique mondial. Et pour cause, le premier match international disputé par les Requins Bleus ne remonte qu’au 14 juin 1992 (même si la sélection fraîchement créée disputait déjà des matchs amicaux dès 1978), lors du premier tour des éliminatoires de la CAN 1994 contre la Guinée-Bissau. Oui, car comme vous le savez probablement, l’archipel du Cap-Vert a vécu plus de 500 ans sous domination coloniale portugaise, devenant au fil du temps une plaque tournante de la traite esclavagiste transatlantique et n’obtenant son indépendance qu’en 1975. Tout ça fait du capitaine Ryan Mendes (36 ans), actuellement ailier du Iğdır FK, en deuxième division turque, le joueur le plus capé et le meilleur buteur de l’histoire des Baby Sharks. Deus, tout simplement.
Le conseil Guide du routard
Entre les dix îles, toutes plus belles les unes que les autres, qui composent le pays, tu devrais trouver ton bonheur, non ? Connard va.

Les Cap-Verdiens sans grand écran à Praia à cause du G7 d’Évian.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
Avec une population équivalente au canton de Genève (524’877), le Cap-Vert ne pèse pas bien lourd dans notre classement EPSTEIN : 45ème, avec un indice de 18,22. Devançant seulement le Sénégal, Haïti et Curaçao, les Tubarões auraient pu espérer mieux s’ils avaient compris l’île de Little Saint James (alias l’île de Jeffrey) dans leur archipel, mais ce ne sera pas suffisant pour espérer prolonger le séjour plus des douze jours que durent ces phases de poules sur sol américain. Même pas le temps de ressentir la Sodade chantée par Cesária Évora, mais au moins, eux, ils y auront pris part à cette Coupe du Monde. Mange ça, Servette FC.

Arabie Saoudite
La star
Oussama ben Laden. S’il est bien un Saoudien connu aux États-Unis, comment ne pas mentionner l’explosif meneur de jeu en provenance de Riyad ? Après sa mémorable Frousse du Monde en 2001, le n°10 d’Al-Qaida a échappé à toutes les défenses américaines pendant près de dix ans, avant de finir sa course dans le méconnu championnat pakistanais. Une légende, pour le meilleur… et surtout pour le pire.

La tête à claques
Cristiano Ronaldo. S’il n’existait pas de règle proscrivant la participation à une compétition internationale sous deux bannières différentes, nul doute que la marionnette portugaise aurait fait la nique à tous ses compatriotes pour représenter la monarchie du Golfe. Rappelez-vous, le 18 novembre 2025, Donald Trump lui déployait le tapis rouge à la Maison-Blanche en marge d’une visite diplomatique avec Mohammed ben Salmane. Supervisée par le divin chauve Gianni Infantino, toujours proche de ses autocrates chéris, cette rencontre américano-saoudienne traitait notamment d’armement et d’accords militaires entre les deux pays. Si tout le monde était au courant du rôle d’ambassadeur de l’Arabie Saoudite de CR7 en tant que sportif (nouveau contrat à 541 millions pour deux ans signé en juin 2025 avec Al-Nassr), on ne l’attendait peut-être pas aux premières loges des tractations politiques entre son pays d’adoption et ses alliés. Alors, quand le Portugais ne sera plus convoqué par la Seleção pour disputer un dernier, promis juste encore un dernier Mondial en 2030, il pourra en fait compter sur sa relation intime avec le président (à vie) de la FIFA pour faire sauter cette foutue règle et enfiler le brassard de capitaine des Faucons Verts à 45 ans. Vous l’aurez entendu ici en exclusivité. Carton-Rouge pour vous servir.
La particularité
Dans le cadre de son projet Vision 2030 pour diversifier son économie et sa dépendance aux énergies fossiles, le Royaume a fait des nouvelles technologies un pilier central de sa stratégie en alignant une équipe totalement générée par intelligence artificielle. La preuve : admirez la robustesse défensive d’Al-Mufarrij, la qualité de passe d’un Al-Johani ou encore la conduite de balle du capitaine Al-Dawsari !
Le conseil Guide du routard
À cause du G7 d’Évian qui vient perturber la vie des supporters de balle ronde autour du Léman, un écran géant sera installé dans le hall du Montreux Palace pour que nos touristes saoudiens puissent malgré tout suivre leur équipe. Et leur(s) épouse(s) de demander en chœur : ما هي قاعدة التسلل؟ (traduction DeepL : C’est quoi la règle du hors-jeu ?). Car n’en déplaise à certains, les Saoudiens sont de vrais mordus de fôt.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
2ème avec 2’865,66 points, l’Arabie Saoudite se reconvertit dans l’argent après avoir bientôt épuisé toutes ses réserves d’or noir. Malgré une 1ère place mal payée, mais dûment pressentie par notre rédaction lors de la Coupe du Monde 2022 à l’aide de notre ancien indice MILFF, les joueurs de sa majesté ont encore élevé leur niveau en côtoyant des as de notre sport comme Cristiano Ronaldo, Georginio Wijnaldum ou encore Georgina Rodriguez. Après avoir fait chavirer les futurs champions argentins en phase de poules il y a trois ans et demi, une 2ème place cette année constitue le cheminement logique vers une victoire assurée en 2030, édition qui, rappelez-vous, correspondra d’après nos multiples sources à l’arrivée de CR7 sur le front de l’attaque saoudienne. L’histoire est déjà en marche. Elle n’attend plus que vous. Carton-Rouge pour vous servir.

Uruguay
Le star
Il aurait aussi eu sa place dans la catégorie “tête à claques”, mais Federico Valverde, capitaine par intérim du Real Madrid en début d’année, est un sacré morceau de milieu de terrain. Avec un volume de jeu qu’on avait plus revu depuis Bip Bip et Coyote des Looney Tunes, celui-ci se remet gentiment de son traumatisme crânien à la suite d’une altercation avec son coéquipier Aurélien Tchouaméni à l’entraînement. Pour rester dans l’univers des cartoons, dur d’imaginer qu’un joueur si monstrueux lors des bons jours (cf. quart de finale aller contre Man City) puissent cacher une voix aussi fluette que celle de Mickey Mouse sous castration chimique.
La tête à claques
Ronald Araújo. Au pays de McDonald’s, le public étasunien aura peut-être plus de sympathie que nous pour celui qui a saboté plus d’un match du Barça. Parmi les faits d’arme de l’ancien capitaine catalan, on a forcément en tête le tacle assassin sur Cucurella lors de la phase de ligue de C1 contre Chelsea, à la suite duquel il s’est envolé pour un pèlerinage entre Jérusalem, Nazareth et Bethléem pour soigner son burn-out. Ils ne l’admettront jamais, mais plus d’un (En)Culé a secrètement espéré qu’un missile du Hezbollah lui tombe malencontreusement sur le coin de la gueule.
En même temps, qui n’a jamais rêvé de découper Cucurella ?
La particularité
Le sélectionneur, alias la Passion avec un grand “P”, alias l’autre icone de Rosario, idolâtré par les Rouge et Noir de Newell’s Old Boys mais avec un cœur de Canaille (les fanatiques de Rosario Central), le PhD du fútbol, le génie pris pour fou, el Loco, j’ai nommé : Marcelo Bielsa. Oui, l’Argentin n’est pas un entraîneur à succès, mais c’est probablement le plus beau des perdants. À Buenos Aires, au Mexique, au Chili, à Bilbao, à Marseille, à Leeds, personne n’a oublié sa personnalité haute en couleur et lorsqu’il a posé bagages en Uruguay il y a trois ans, l’union entre le Vieux Fou et la Celeste semblait des plus naturels. Après avoir convoqué 65 joueurs différents en sélection depuis son arrivée, parmi lesquels Walter Domínguez, buteur d’une ligue provinciale amateure de l’intérieur du pays, Bielsa a opéré un changement générationnel difficile mais nécessaire au sein de l’équipe, en laissant notamment Suárez et Cavani à la maison cet été. Fidèle à sa réputation, Marcelo a été aperçu à de nombreuses reprises au milieu du pueblo dans diverses tribunes du pays pour assister comme le Monsieur Tout-le-monde qu’il pense être à des parties du championnat national. S’il ne faut pas s’attendre à un succès triomphant de son Uruguay dans cette Coupe du Monde, on ne s’emmerde jamais devant un match d’une équipe coachée par Marcelo Bielsa. Sérieusement, j’en fais peut-être beaucoup, mais comment ne pas aimer ce type ?
El Pedófilo
Le conseil Guide du routard
Montevideo, Colonia del Sacramento ou encore Punta del Este figurent parmi les destinations les plus prisées du pays. Mais attention à ne pas rouler trop vite si vous décidez de parcourir la côte uruguayenne en voiture, au risque de vous retrouver en Argentine au moindre excès de vitesse. LOL ;D
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
L’Uruguay terminera sa course à une honorable 18ème place (116,30 points), mais l’essentiel se situe ailleurs puisque, profitant de son passage à Miami pour les matchs de groupe contre l’Arabie Saoudite (16 juin) et le Cap-Vert (22 juin), Marcelo Bielsa louera une voiture et roulera sa Chevrolet toute cabossée jusqu’à Mar-a-Lago pour sonner à la porte du club-house de Trump et lui prodiguer une leçon de philosophie de 4 heures sur le pouvoir des États-Unis à instaurer une paix fraternelle entre les peuples. Résultats : Israël sera contraint de se retirer de Gaza et de la Cisjordanie occupée, le M23 aidera la population locale de l’Est-congolais à soigner l’épidémie d’Ebola, le détroit d’Ormuz sera désengorgé et Poutine battra en retraite et ordonnera à ses troupes de quitter le Donbass. Je rigole, il se fera juste embarquer par l’ICE comme n’importe quel autre Latino.

Crédits photographiques :
https://image.ifremer.fr/data/00792/90361/
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Osama_bin_Laden,_2001.jpg

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