On Agadir que le derby du Maghreb, on l’a dans les Fès

Photo_HAPPY-Douala

Deux quarts de finale entre mastodontes du football africain, pour le plus grand plaisir des amateurs de gros muscles, de sueur et d’envolées lyriques à la sauce algérienne. On revient sur une nette défaite des Fennecs qui a engendré plus d’insultes que l’interdiction de la pâte à tartiner El Mordjene en France et sur une drôle d’histoire entre des Éléphants et des Pharaons.

Algérie 0 – 2 Nigeria : Et ça aurait pu être plus salé 

Le premier match de la soirée de samedi visait à déterminer qui de l’Algérie ou du Nigeria rejoindrait le Maroc en demi-finale d’une CAN déjà historique pour le royaume de Mohammed VI. Un horizon qui n’effraye visiblement pas les Superbes Aigles (version québécoise), dont la qualification nous a évité une faille spatiotemporelle de l’autre côté de la Méditerranée en cas de victoire des Fennecs. Ou de l’autre côté du Léman, ça marche aussi.

Dans une rencontre toute en intensité, les Nigérians ont à nouveau fait parler leur supériorité physique et technique dans cette compétition. Agressés dans leur propre moitié de terrain, des Algériens amputés d’Ismaël Bennacer, sorti sur blessure contre la RDC, n’ont tout bonnement rien pu faire à part insulter l’ensemble de l’arbre généalogique du corps arbitral. En parlant d’affaires de famille, Luca Zidane n’a pas rassuré sous les yeux du paternel, qui doit être bien soulagé de ne pas avoir à lui annoncer qu’il ne l’aurait jamais sélectionné avec l’équipe de France.

Après un face à face digne d’un pénalty de MLS dans les années 90 manqué juste avant la mi-temps par Akor Adams, dont le prénom fait probablement référence à la chaîne d’hôtel dans lequel il a été conçu, Victor Osimhen a finalement ouvert le score sur un magnifique centre de Bruno. Pas ton voisin du 2ème, mais le latéral gauche du Nigeria. Il a tout à fait le droit de s’appeler Bruno et oui maintenant je te tutoie. Qu’est-ce que tu vas faire, hmar ?

Dix minutes plus tard, le buteur masqué du Galata’ est de nouveau trouvé dans la profondeur, avant de décaler le ballon pour le poto Adams qui ne tergiverse pas cette fois-ci. Résultat, 2-0 pour le Naija, qui aurait facilement pu en flanquer trois de plus aux protégés du premier sélectionneur suisse à participer à une Coupe d’Afrique des Nations, j’ai nommé le bon Vladimir Petković. La troisième mi-temps a été marquée par un bordel généralisé à la suite d’une altercation entre Luca Zidane et le milieu nigérian Onyedika. On me chuchote à l’oreillette qu’il lui aurait demandé le numéro de sa tante.

Zizou et son nouveau fils adoptif après la performance de Luca contre le Nigeria.

Égypte 3 – 2 Côte d’Ivoire : Les Pharaons ne descendent pas de leur tour d’ivoire

Ce dernier quart de finale de la CAN 2025 opposait la nation la plus titrée de l’histoire de la compétition avec 7 sacres, à l’actuel champion d’Afrique en titre. Alors que les Ivoiriens étaient présentés comme légèrement favoris à l’aube d’affronter une Égypte quasi envoûtée par le Bénin en huitième de finale, les débats ont effectivement été équilibrés entre ces deux mastodontes du foot continental.

Il aura fallu attendre seulement 3 petites minutes pour voir le cityzen Omar Marmoush faire trembler les filets suite à une interception dans les pieds carrés de Franck Kessié. Au cours d’une première période équilibrée de part et d’autre, avec les ailes Diallo et Diomandé d’un côté et la paire Marmoush-Salah de l’autre, le spectacle était au rendez-vous sur le plan offensif. Derrière, les Égyptiens ont défendu à cinq et ont globalement épousé la « technique de la salope » comme on dit dans le jargon, en n’hésitant pas à s’écrouler au moindre contact pendant 90 minutes. Contre le cours du jeu, Mo Salah a déposé un corner sur le dégradé à blanc de Rami Rabia pour doubler la mise. Les Éléphants ont toutefois été remis dans le bain par un fâcheux goal contre-son-camp d’Ahmed Fatouh.

Après la pause du thé, les Ivoiriens ont continué de pousser dans le camp adverse, mais les Égyptiens ont entrepris un harcèlement collectif du porteur du ballon digne des plus gros vendeurs du souk de Charm el-Cheikh. Un manque de réalisme qui sera puni après un contre amorcé par les Pharaons dans le dos du latéral droit Guéla Doué – le moins doué des frères Doué, oui parce qu’en fait c’est le grand-frère de Désiré Doué qui lui a choisi la nationalité de leur père Maho Doué, j’espère que vous suivez  – qui se rattrapera ensuite pour ramener le score à 3-2. En vain. Les Égyptiens pourront espérer prendre leur revanche contre le Sénégal mercredi, dans un remake de la finale de 2022. On a déjà hâte.

POV d’un attaquant ivoirien en approche des 16 mètres de l’Égypte samedi dernier.

 

Crédits photographique:

Image de tête : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:A_la_coupe_d%27Afrique_des_Nations.jpg

Image de Zidane et Isco : https://www.heute.at/i/real-star-staenkert-gegen-trainer-zidane-100109384/doc-1elksep151

Image du bazar : https://pixnio.com/fr/tag/bazar

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1 Commentaire

  1. Je crois que les villes françaises, Marseille surtout, sont au courant que l’Algérie a été éliminée.
    Bon ils auront été au courant de la même manière si elle s’était qualifiée.

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