
Paul Pogba, l’homme qui narguait tout le peuple suisse le 28 juin 2021 après avoir inscrit, à la 75ème minute, le but qu’ils pensaient tous suffisant pour passer le misérable écueil Rouge et Blanc en ce 1/8 de finale de l’Euro 2020+1 (best revival d’avant-match ici), pourra rejouer au foot dès le 11 mars prochain, sa suspension par la triste et inutile Agence Mondiale Antidopage (AMA) étant réduite de 48 à 18 mois par le non-coopérant Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui s’assied allégrement sur la rigolote règle de la Responsabilité Objective de l’AMA (dont nous avons déjà parlé ici en nous bidonnant « courtoisement »).
Souvenons-nous, Pogba avait été condamné, suite à un contrôle réalisé le 20 août 2023 par le tribunal antidopage italien à 4 ans de suspension, soit la sanction la plus haute possible, pour prise de DHEA, stéroïde androgénique censé augmenter la performance. DHEA totalement inutile, selon la science, la vraie, pas celle de ces pseudo-savants avides de gloire, publiant à la pelle des articles fallacieux, ne démontrant que leur stérilité professionnelle et le néant de leurs travaux, ne servant finalement qu’à quelques influenceurs-euses instagrammables (ceux qui ont remplacé les vieux beaux du télé-achat) pour vendre leur daube aux naïfs sportifs de canapés.
Résumé 1 : jamais la DHEA ne devait figurer sur la liste des produits dopants et Pogba ne devait jamais être suspendu la moindre minute. L’AMA, en plus d’être nulle dans son domaine, fait montre d’un abus de pouvoir infâme et obscène si ce n’est tout bonnement répugnant. Le TAS, pour sa part, ne fait que la moitié du boulot. Il devait annuler purement et simplement la sanction du Français. Au lieu de ça, faiblard, il garde 18 mois de sanction, indiquant que le joueur « aurait dû faire preuve de plus de vigilance » (la Norvégienne Therese Johaug avait vu sa sanction augmentée, par le même tribunal, de 5 mois « parce qu’elle aurait dû faire preuve de plus de vigilance », la privant du même coup d’une chance de médaille olympique). D’autre part, le TAS devait invoquer, contre l’AMA, une indemnisation du joueur à la hauteur de la misère qui lui a été infligée.
Résumé 2 : l’incohérence entre les juridictions antidopage est inacceptable, tant sur le plan de la crédibilité de la lutte contre le dopage que sur ses conséquences néfastes pour les athlètes.
J’en rajoute. La DHEA est sur la liste des produits dopants depuis 1998 mais indétectable jusqu’en 2009 – sûrement parce qu’on voulait pouvoir tomber sur le dos de sportifs a posteriori, grâce aux avancées de la science. Ok, mais dans quel but ? Va-t-on déchoir Raymond Poulidor de ses emblématiques deuxièmes places à titre posthume parce que tout à coup, on décide que le vin rouge est illégal, sportivement parlant ? #Hygiénisme
Et je remets une dernière couche. Le TAS, désavouant l’AMA sur ce cas mais pas que, n’a plus d’autre choix cohérent aujourd’hui que de déclarer la règle de la Responsabilité Objective illégale, poussant l’AMA à la biffer purement et simplement de son « arsenal » de moyens de lutte inefficace et inutile contre la dopage (on ne doute pas une seconde que la toute grande majorité de podium sont chargés et bien chargés). Et de demander la dissolution de cette agence superflue (oui, #KillTheAMA), improductive et finalement parasite au sport de haut niveau, engendrant plus de dommages collatéraux que de réussites.
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