The bon, the brute et the truand

Schär à blanchir

De tous les sports, le football est certainement le plus suivi, le plus regardé. Ses acteurs élevés au rang de stars, si ce n’est de demi-dieux pour certains d’entre eux.

Certainement aussi le sport qui compte le plus de tricheurs, de faussaires, de mauvais joueurs, sur et en dehors du terrain. Le sport où, dès le plus jeune âge, il «faut être malin», encouragé qui par un entraîneur fourbe qui par un père fripon (Neymar devait avoir tiré le combo). Faire la faute, tirer le maillot, tomber dans les 16 pour gruger l’arbitre et obtenir un pénalty. Gagner à tout prix. À mort l’honneur !

Le football n’est pas – ou plus – forcément le plus beau de tous les sports.

Vous l’avez déjà lu sous ma plume, ils ont tué le football (ici et ici). Pourtant, même hors des périodes fastes de Coupe du Monde ou d’Euro, le football attire des milliers voire des millions de spectateurs qui, l’espace de 90 plus une grosse poignée de minutes, oublient leur quotidien et vibrent aux exploits des leurs, leurs joueurs, leurs stars voire leurs demi-dieux. Et tant pis si le prix de leur abonnement explose pour surpayer ces mercenaires gominés, tatoués et déjà bientôt transférés.

Alors, même à Carton-Rouge, qui pourtant représente aux yeux de tous le summum de la passion en termes de sport(s), la triche footballistique commence à l’émousser, cette passion, d’autant plus lorsque l’un des nôtre est l’évidente victime de cette tricherie grandissante, sacrifiée par l’impéritie arbitrale et enterrée par une Ligue qui, au lieu de laver l’affront, confirme la bêtise de l’homme en noir.

Ainsi, Fabian Schär, le nôtre en question, et Craig Pawson, l’arbitre berné, ne partiront pas en vacances ensemble. Ben Brereton Diaz, modèle de vertu, lui, aura réussi le pari d’aligner deux gestes minables coup sur coup et d’abuser l’arbitre de la rencontre par la même occasion, tout en s’humiliant, avec son jeu d’acteur misérable, en mondovision. Déjà qu’il avait été écarté de la sélection chilienne pour ses lacunes en espagnol, voilà qu’il expose en plus ses lacunes en fair-play élémentaire.

La 28e minute de la première journée de cette nouvelle saison de Premier League nous aura permis d’éclipser le reste du match de l’arbitre Craig Pawson et de décrire sa prestation en trois qualificatifs : nul, nul et nul. Car mes amis, il existe bel et bien un abîme entre connaitre les règles du foot et les pratiquer, un sifflet à la main, même (et surtout) aidé de la ridicule et – dans le cas présent – inutile VAR. #NoMoreVAR

J’ai regardé cette action des dizaines de fois. Si un carton rouge devait être sorti, c’était bien sous le nez de Ben Brereton Diaz qu’il devait être brandi pour ses deux gestes pitoyables (pousser Schär dans le dos alors que le Suisse avait le ballon et simuler une agression au visage aussi réelle que la Terre est plate). J’ai lu 4 fois les accords toltèques, j’ai participé au stage « Vivre ses émotions dans les conflits et apprendre à les gérer grâce au tambour chamanique et les bols chantants planétaires », mais je suis encore incapable de retenir une vague de jurons bien sentie lorsqu’un arbitre ne fait pas le seul boulot pour lequel il se trouve sur la pelouse. Merde. Craig Pawson, ici, est coupable comme le péché. Ses acolytes également.

Les seules décisions que devaient prendre la Ligue Anglaise de Football après cette mascarade étaient de suspendre la brute Ben Brereton Diaz pour au moins 5 matchs (un exemple fort est nécessaire pour remonter la crédibilité en chute libre de ce sport de tricheurs), envoyer ce truand d’arbitre pour la même durée siffler sans solde en 4e division et blanchir le bon Schär de ce carton rouge, même s’il aurait dû quand même être plus clairvoyant que ça, vu son expérience à ce niveau. Mais voilà, elle a préféré se montrer – une fois n’est pas coutume – aussi inutile qu’un crayon blanc dans un boîte Caran D’Ache.

Au final, Schär prend trois matchs et les deux autres protagonistes de cette triste histoire s’en sortent blanchis.

Moralité 1: l’autorité et la force sont les deux seules échappatoires des gens qui n’ont aucun talent.

Moralité 2: ça ne sert à rien d’être fort comme un chêne si c’est pour être con comme un gland.

Moralité 3: Marcelo Bielsa et Ronaldhino ont encore plus raison qu’ils ne le pensent.

A propos Olivier Bender 43 Articles
Si j'étais de bonne foi, croyez-vous vraiment que j'écrirais ici?

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