Euro 2025: Présentation du groupe C

À quelques jours du coup d’envoi de l’Euro féminin en Suisse, nous vous présentons les forces en présence. Aujourd’hui, place au groupe C dans lequel l’Allemagne s’attaque à la Pologne et deux anciens pays neutres dans un autre pays actuellement toujours neutre (enfin il paraît hein). On ne voit pas ce qui pourrait mal se passer.

La star

Ewa Pajor. Même si on a un peu hésité avec Pernille Harder (mais elle on en reparle plus tard), la triplette suédoise Fridolina Rolfö-Johanna Rytting Kaneryd-Stina Blackstenius et les 23 stars qui composent le contingent allemand. On a quand même opté pour la capitaine polonaise qui évolue au Barça à ses heures perdues parce qu’on s’est dit que cet Euro ne comptait pas beaucoup d’avants-centres qui tournent à plus de 0,5 but par match en carrière (96 buts en 121 matches à Wolfsburg, 43 réussites en 47 parties à Barcelone et 67 goals en 101 capes pour son pays), tout en étant pas tout à fait aussi bien entourée que les joueuses précédemment citées en sélection. La quadruple joueuse polonaise de l’année et meilleure buteuse de la Champions League 2022/2023 n’a par contre disputé la finale de cette compétition qu’à cinq reprises (toutes perdues), nul.

L’ex-locale de l’étape

Natalia Padilla. Et même Natalia Alessandra Padilla-Bidas. C’est polonais ça ? Euh eh bien pas vraiment. Née à Málaga d’un père américain d’origine espagnole et d’une mère polonaise, celle dont la grand-mère paternelle est née au Maroc et a émigré en Espagne a commencé sa carrière au Málaga CF, avant de partir jouer deux ans à Servette (2021-2023) et de tenter sa chance au Bayern. Sans trop de succès pour l’instant puisque l’ancienne meilleure buteuse du championnat de Suisse a été prêtée successivement à Cologne et à Séville. Ça va, vous suivez ? C’est pourtant une trajectoire complètement linéaire…

Padilla (tout à droite en grenat, personne n’est parfait) jouera son premier match de l’Euro au Kybunpark. Ça tombe bien, elle connaît déjà l’équipe locale.

La locale de l’étape

Oliwia Woś. Etant donné que son nom de famille est un anagramme de celui de sa coéquipière de club Coumba Sow, elle ne pouvait pas évoluer ailleurs qu’au FC Bâle, même si elle est d’abord passée par le FC Zurich (2022-2024), qui se trouve également être la ville de naissance et le club formateur de Coumba. Comme on ne sait pas trop ce que vous allez bien pouvoir faire de ces infos, on ajoute que la Polonaise d’1m82 a aussi remporté une fois le titre (2023) et perdu une finale de Coupe (2025) dans notre pays.

On vous en dit plus sur Coumba dès qu’on a fini de lire sa bio.

La magnitude sur l’échelle du groupe de la mort

Allez, 6/10. L’Allemagne passera, en théorie la Suède devrait y arriver aussi, mais ce ne sera sûrement pas aussi simple que ça, surtout contre le Danemark. Voilà, c’était notre quota enfonçage de portes ouvertes avec un sextuple bélier en fer forgé incorporant un mouvement perpétuel mû par l’IA et financé par Elon Musk pour cet article.

Quoi ? L’indice ne dit pas du tout ça ? Eh bien soit.

Le surnom classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO

Là on avoue qu’on se fait un peu chier. Entre le DFB-FrauenteamBiało-czerwone (ou encore Orlice), De rød-hvide ou Blågult, c’est pas folichon en termes d’originalité. Hein ? Ah vous n’avez pas compris grand chose ? Bah en gros c’est des couleurs et un oiseau qui a élu domicile sur une tripotée de blasons mine de rien (il est même parfois bicéphale, nous dit-on).

La minute droits des femmes sponsorisée par Visit Saudi™

Figurez-vous qu’un couple de premier ordre va s’affronter dans ce groupe (après deux duels en Ligue des Nations ce printemps, mais qui a fait ces tirages enfin ?). En effet, la capitaine danoise (Pernille Harder) et l’une des co-capitaines suédoises (Magdalena Eriksson) se sont rencontrées en 2014 à Linköping et ont emmené leur amour à Chelsea (2020-2023) et au Bayern, même si Eriksson est allée checker du côté de Wolfsburg (2017-2020) si les relations longue distance ne fonctionnaient vraiment pas du tout (surtout en temps de COVID). Elles sont d’ailleurs officiellement fiancées depuis juillet 2024. On peut imaginer que leur prochain club commun ne sera pas les Eastern Flames (c’est la seule équipe qui ne commence pas par « Al-« ) en Saudi Women’s Premier League (oui, ça existe vraiment). Les deux joueuses font d’ailleurs don d’1% de leur salaire à l’association Common Goal pour aider à promouvoir les changements sociétaux via le football. Sûr que ça ferait fureur dans le Golfe. Un peu comme leurs diplômes universitaires respectifs en business administration et en sciences politiques.

PlayStation is Harder than real life.

La joueuse de moins de 25 ans à suivre parrainée par Leonardo Di Caprio

Comme on ne peut pas atteindre le point Godwin dans toutes les rubriques (voir ci-dessous), on va en choisir une autre. Entre Lena Oberdorf (23 ans), Sjoeke Nüsken (24 ans), Jule Brand (22 ans) ou encore Klara Bühl (24 ans), cette équipe d’Allemagne fait peur. Et du coup on a de la peine à choisir et on va plutôt se tourner vers la Suédoise Evelyn Ijeh (23 ans), qui nous fait forte impression tous les week-ends en rouge et noir. La joueuse de l’AC Milan a de qui tenir puisqu’elle est née à Malmö (comme un certain Zlatan) d’un père ancien joueur pro nigérian devenu coach en Suède. On imagine qu’elle a aussi une maman, mais Wikipedia refuse d’en parler.

Hein ? Comment ça « pas sélectionnée pour l’Euro » ? Bon ben tant pis.

Il faut d’ailleurs faire entrer en jeu pas moins de deux joueuses polonaises pour remplacer la seule Ijeh.

L’instant dyslexie financé par la Fédération internationale des logopédistes

Alara Şehitler. Le département jeux de mots foireux de la rédac’ est toujours en deuil depuis la retraite internationale d’Alex Popp, mais fort heureusement Klara Bühl, Giulia Gwinn, Franziska Kett (qui ?) et donc Şehitler (mais ce n’est pas Staline) sont toujours dans le coin. Ouf ! Pour ceux qui demandaient, le patronyme de cette dernière n’est bizarrement pas d’origine autrichienne, mais bien turque. Elle a 18 ans et a débuté en sélection lors de la partie illustrée par la photo ci-dessous, partie dont le score final nous échappe en ce moment.

QUOI ? PAS SELECTIONNÉE NON PLUS ??? On pose les plaques.

Şehitler qui se prépare à perforer la défense d’un pays neutre, encore un. Il y a de quoi être Sjoeke, oui.

La prédiction de l’indice ALISHA

Au fait, si vous voulez lire des présentations sérieuses et détaillées de chaque équipe participant à ce tournoi… vous vous êtes trompés d’adresse. Non, blague à part, allez visiter la page du toujours excellentissime Guardian dédiée à cet exercice, le tout concocté dès lundi au rythme de deux articles par jour pondus par des journalistes des pays concernés. Vous y apprendrez, entre autres, que le coach finlandais a récemment divorcé à cause de son implication au travail ou que les trois équipes du groupe de la Suisse s’attendent à terminer la phase de poules devant le pays hôte…

Ah et surtout, enfin un média qui refuse de mettre Alisha Lehmann en avant sans raison val… Eh merde.

A propos Raphaël Iberg 230 Articles
"Chaque matin on prend la plume parce que l'on ne peut plus faire autrement sous peine de malaise, d'inquiétude et de remords." Maurice Leblanc

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