
À quelques jours du coup d’envoi de l’Euro féminin en Suisse, nous vous présentons les forces en présence. Aujourd’hui, place au groupe B qui rend hommage aux principaux immigrants des années 80-90 dans notre pays. Si on était en France, on dirait que cette poule accueille aussi « nos amis belges », mais on n’y est pas et il y aura déjà bien assez de cringe humor dans le reste de l’article.
La star
On a vérifié avec nos avocats, on risque un procès si on ne mentionne pas le nom d’Aitana Bonmatí ici. En plus on l’a prise en photo nous-mêmes à Lyon pendant les JO l’été dernier, ça nous économise une source à mentionner en fin d’article.
De crème catalane à perroquet bleu: je crois qu’on a été repérées. A vous.
Après, il paraît que deux Ballons d’Or, deux titres de meilleure joueuse FIFA de l’année, un titre de joueuse UEFA de l’année, un trophée de meilleure joueuse de la Coupe du monde 2023, deux autres de joueuse de la saison en Women’s Champions League, deux fois MVP de la finale de cette même Ligue des Championnes, une fois MVP de la finale de la Women’s Nations League et une dernière mention dans l’équipe type de l’Euro 2022 pour la route (entre autres), ça suffit dans certains cercles pour mériter de figurer dans cette catégorie. Soit. D’ailleurs son numéro 6 correspond à la note maximale à l’école en Suisse. On vous mentionnerait bien la partie collective de son armoire à trophées, mais on aurait besoin de deux articles supplémentaires juste pour la saison 2024/2025 du Barça.
À vrai dire, Alexia Putellas était papable jusqu’à ce qu’elle nous dévoile ses goûts littéraires.
La locale de l’étape
Joana Marchão. La joueuse du Servette FC Chênois Féminin aura même l’occasion de jouer devant « son » public au Stade de Genève, ainsi qu’à Tourbillon, où Mónica Mendes, son ancienne coéquipière au Sporting, à Servette et en sélection, entraîne les M18 du FC Sion féminin. De quoi faire rester en Suisse celle dont le bail genevois prend fin le 30 juin ?
UPDATE: Oui ! Joana a prolongé son contrat jusqu’en 2027 le 11 février dernier (oui, on écrit ces présentations avec un chouïa d’avance).
Marchão au premier plan, à côté d’une grande blonde avec une chaussure noire (qui, elle, vient de quitter le club).
La magnitude sur l’échelle du groupe de la mort
5/10. L’indice ALISHA ci-dessous est d’ailleurs assez clair à ce sujet. L’Espagne se qualifiera facilement et le reste sera un peu à l’avenant (on est obligé de dire qu’on croit un poil plus en le Portugal que notre indice, même si le classement final ne nous semble pas si fou que ça). D’ailleurs c’est encore un de ces groupes au tirage extraordinairement similaire à celui de la dernière Ligue des Nations (l’Italie remplace l’Angleterre à l’Euro, mais le reste est un copié-collé parfait). Finalement, si vous arrivez à comprendre quoi que ce soit au parcours récent de la Belgique, votre QI footballistique a sensiblement plus la frite que le nôtre.
Le prono de la rédac’: les Belges perdront tous leurs matches. A moins qu’elles les gagnent tous. Sauf si elles en remportent un sur deux bien sûr. Le tout en faisant attention à l’abus de Grèce en fin de préparation foncière évidemment.
Le surnom classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO
Le Portugal se fait alternativement appeler A Selecção das Quinas et As Navegadoras. Le premier surnom – après maintes recherches sur les Internets – fait apparemment référence aux armoiries du pays qu’on appelle Quinas (les écussons, il y en a 5 au centre du drapeau portugais). Le second leur sera très utile puisque Jéssica Silva et Cie devront notamment se déplacer d’une extrémité du Léman à l’autre pendant le tournoi.
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On ne va pas vous raconter l’histoire de Las 15 une énième fois, allez la (re)lire ici ou alors regardez le documentaire #SeAcabó: Diario de las campeonas sur Netflix. Par contre on serait accusé de se gratter les Rubiales au lieu de bosser si on ne mentionnait pas Jennifer Hermoso à ce stade.
C’est d’autant plus pertinent que la meilleure buteuse espagnole de l’histoire (57 goals en 123 sélections) n’a finalement… pas été retenue pour l’Euro et réagi en ces termes sur le réseau fascisant anciennement appelé Twitter: « J’ai vraiment la conscience tranquille, moi aussi, et encore plus quand je me débarrasse des environnements à l’énergie aussi négative. Le management ? C’est ce que les autres devraient apprendre à faire ; c’est trop important pour eux. Je tweete parce que c’est le seul moyen qui reste d’avoir une « conversation ». Elle [la sélectionneuse] devrait se concentrer sur la conquête du titre européen par l’Espagne, même si elles [les joueuses] y parviendraient seules, et probablement bien mieux. » Et nous qui pensions que la France de Kenza Dali avait le monopole du drama. (Oui, le niveau de français de la traduction Google du tweet de Jenni ressemble étrangement à celui d’une publicité suisse)
Jenni (au centre) n’a pas hérité d’un rôle de remplaçante dans le documentaire susmentionné.
La joueuse de moins de 25 ans à suivre parrainée par Leonardo Di Caprio
On pourrait longuement disserter sur Salma Paralluelo (21 ans), Vicky López (18 ans), Cláudia Pina (23 ans) ou encore Jana Fernández (23 ans), mais assez parlé de la Roja. Nous, on a choisi l’Italienne Giulia Dragoni (18 ans), qui n’a strictement rien à voir avec l’Espagne… en dehors du fait qu’elle appartient au FC Barcelone. Mais comme elle n’a actuellement qu’un quadruplé Coupe-championnat-Supercoupe-Champions League en 2023/2024 à son actif avant son prêt à l’AS Roma, on ne sait pas si ça compte vraiment.
Dragoni et les Romaines connaissent elles aussi déjà bien la Praille.
L’instant dyslexie financé par la Fédération internationale des logopédistes
Justine Vanhaevermaet. On se réjouit d’entendre le duo Fred Scola-Sandy Maendly faire sa première tentative de prononciation du nom de la milieu de terrain d’Everton (on se demande ce que ça donne avec un accent Scouse d’ailleurs).
Au fait, le saviez-vous ? Toutes les sportives belges de haut niveau ne s’appellent pas Justine malgré les apparences.
Vous nous retrouvez Charlie Justine sur cette photo prise par nos soins à Leicester en 2023 ?
La prédiction de l’indice ALISHA
(Oui, le classement final du groupe 3 de ligue A en Women’s Nations League – toujours en remplaçant l’Italie par l’Angleterre – était rigoureusement le même, dans cet ordre exact. On ne plaisante pas avec nos indices à CR.)
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