
On avait deux buts : en marquer deux et ne pas être relégués. Zut, on peut clairement avoir le Sohm après ce match marqué par une malchance maladresse diabolić, un but stratosphérić et un arbitre soporifić. Dominatrice et joueuse, notre Nati nous a remplis de joie, à nouveau, et elle le doit avant tout à la fabuleuse armada romande qui a joué avec envie et talent. Dommage qu’on leur laisse un point, à ces Sohm of a bić.
Le match en deux mots
D’héroïć à tragić
Huit tirs cadrés à deux. Un poteau carré et une barre caressée. Un arbitre peu Clément voire malhonnête et un but de l’expulsé pour tout nous voler. Mais on s’en fout, on a vu Monteiro, Kutesa et Amenda. Notre futur est extatić. Croyez-nous.
L’homme du match
Granit fut grandiose, Kobel intraitable, Edimilson à nouveau géant avec ses deux pieds habiles façonnés dans les faubourgs de Tourbillon, Kutesa et Monteiro grandioses dès leur entrée dans le congélateur du Letzi. Mais que dire de la performance et du but du néo-lisboète Zeki Amdouni : fantastić, idylić et définitivement orgasmić. Alors certes, l’attaquant du Benfica a loupé un but tout fait à trois mètres des gants du boleux Petrović que même notre Yves Martin en claquettes aurait enquillé, mais une chose est sûre, on a trouvé notre nouvel Alexander Frei, en plus malin.
La saucisse du match
Aleksandar Mitrović. Il devait avoir encore du sable d’Al-Hilal collé dans les yeux pour ne pas voir que Gregor Kobel mesurait 1m94. Mettre un penalty du pétochard en plein milieu des buts pour assurer le coup face à un gardien aussi imposant, c’est au mieux de la stupidité et au pire de l’arrogance. La délicieuse Pascale Blattner aurait dit « bien fait ». On acquiesce.
Le tournant du match
La 83e minute. Un satané poteau carré sûrement racheté aux enchères du côté de Wembley qui prive Edimilson Fernandes d’un but archi-mérité et qui aurait couronné son match aussi plein que le stand Provins un samedi soir de la Foire du Valais. Tonnerre de Brest !
L’esthète du match
Sans hésitation Eray Cömert. À l’annonce de sa titularisation, les yeux d’Yves Martin (le monsieur en tongs cité ci-dessus) ont pleuré du sang, tout comme les pupilles de 9 millions de Suisses par ailleurs. Mais ce miraculé du foot doté de la technique de Bernd Haas et du sens de la relance de Ludovic Magnin a sorti un match aussi sérieux qu’un sourire de la Keller-Sutter ainsi qu’un tacle gigantesque sur l’intenable Vlahović. Une intervention défensive si improbable de la part du joueur du Real Valladolid qui, selon nos sources, aurait ressuscité temporairement un Franz Beckenbauer admiratif. Et si, pour la préparation de la CM 2026, on troquait la lenteur d’Elvedi pour la hargne de Cömert ? (je crains que ces quelques lignes ne fassent l’objet de mon renvoi de la rédac’ !)
Le geste pourri du match
La nomination de Clément Turpin pour siffler ce match. « Monsieur Foote vous êtes un salaud ! » fut une phrase culte de Thierry Roland. On pense de même sur ce Stéphanie Frappart du pauvre. Laisser Aleksa Terzić sur le terrain après sa boucherie de la 27e sur les cuisses-couilles d’Amdouni était irresponsable et malhonnête. Terzić le remercia à deux minutes du terme. On a les amis qu’on mérite.
Le chiffre à la con
- Comme le nombre de minutes de ce match durant lesquelles plus de valeureux Welches foulèrent la pelouse que de bons Suisses allemands. La raclette et le Dézaley Fendant qui renversent les montagnes de röstis et de cervelas, c’est sûrement l’effet Parmelin : merci Zeki, Andi, Edimilson, Joël, Dereck, Ulysses et Kevin.
L’anecdote
Pour démontrer que la Swiss Football League fait bonne route en refusant becs et ongles les billets nominatifs dans les stades helvétiques, prenons l’exemple des dirigeants serbes qui ont mis de l’ordre dans leur football national en utilisant les vieilles recettes de Slobodan Milošević pour y parvenir. D’ailleurs, leur slogan est sans équivoque : Avoir des Partizans, c’est bien, visez les Étoiles Rouges, c’est encore mieux ! Sous nos applaudissements, voici les Varvari et Delije.
Si le match était une bière : Perpetual Void
Avec Yakin aux manettes, on risquait encore d’en boire des caisses… jusqu’à ce soir où le stock semble désormais épuisé.
La minute Léonard Thurre
Plaisants comme le match, nos deux compères de la RTS se démarquèrent grâce à son côté visionnaire pour l’un et taquin pour l’autre. David Lemos revêtu la casaque du visionnaire à deux reprises : « Il y a zéro ambiance dans ce Letzigrund ». Dans la seconde qui suivi, bien entendu, le Kop suisse donna de la voix. « Allez Kobel, il faut qu’il fasse l’arrêt qui va lancer sa carrière en équipe de Suisse ». On connaît la suite. Léonard Thurre, de son côté, prit plutôt le parti taquin : « Demander une faute de main quand le ballon touche la nuque du défenseur, il faut avoir un sacré toupet ». L’ex-attaquant du LS laissa aussi trainer la semelle sous nos applaudissements en parlant de Zivković : « Le joueur serbe sort 20 minutes après avoir simulé sa grave blessure, c’est un miracle ». Un sans-faute à nouveau du tandem de la Grande Tour. Rendez-nous Djourou !
La rétrospective du prochain match
Sur les Îles de Titi au large de l’Afrique, on voit bien la jeune troupe à Murat aller racheter son honneur quelque peu perdu tout au long de ce pensum que fut cette campagne de la Ligue des Nations. La démonstration face aux Italiens durant l’Euro 2024 paraît déjà bien éloignée mais les jeunes pousses suisses qui ont véritablement prouvé ce soir qu’elles avaient un incroyable talent n’y vont pas pour faire bronzette. Roja vs Rougets, cela promet.
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