La route est aux voitures, pas aux cyclistes. Et c’est très bien comme ça

Pis le casque?

Le cyclisme, c’est devenu n’importe quoi. En course, les gars descendent les cols si vite que même les motos n’arrivent plus à les suivre. Et Richard Chassot, ancien coureur et actuel directeur du Tour de Romandie, dont l’édition 2025 vient de sacrer son nouveau champion, nous partage qu’il « en a vu qui, à 110 km/h, urinaient tout en étant assis sur leur vélo. »

Vraiment, le cyclisme, c’est devenu n’importe quoi. Et pas rien qu’en course. À l’entrainement également. C’est même pire, en fait, puisque, au mépris des risques qu’ils font encourir aux automobilistes, les cyclistes s’obstinent à s’entraîner sur routes ouvertes, des heures durant.

Franchement, qui a eu cette idée saugrenue d’autoriser des cyclistes à s’entraîner sur des routes ouvertes ? Et qu’est-ce qui leur prend de le faire vraiment ? Est-ce que les footeux jouent sur la route ? Les tennismen ? Les curlers ? Les jockeys ? N’a-t-on jamais vu des pongistes poser leur table juste derrière un virage pour une tournante ? Non. Tout simplement parce qu’ils savent, eux. Il faut dire les choses clairement : la route appartient aux voitures. C’est d’ailleurs eux qui les paient, les routes, pas les cyclistes qui n’ont même pas de vignette. Donc les voitures d’abord.

Objectivement, les routes ont a été conçues pour les conducteurs, les SUV climatisés et les camions livrant nos colis à deux balles venant de Chine en 24 heures. Pas pour des gaillards moulés dans du lycra bariolé de publicités (attirant ainsi le regard du conducteur et donc le déconcentrant) qui, comble du culot, osent pédaler à 30-35 km/h là où une Sub pourrait filer à 90 sans souci.

Je persiste, la route, c’est pas pour ces intrus customisés qui pensent orgueilleusement que « partager la route » pourrait signifier autre chose que se coller le plus à droite possible, les uns derrière les autres, pour ne pas gêner les vrais usagers du bitume. Car aujourd’hui, ces cyclistes, ils continuent de mettre le chenit sur la route. Incorrigibles. Presque arrogants.

Parce que oui, soyons honnêtes, quand on est au volant d’une belle ouature sortant de l’hypromat, avec moult chevaux sous le capot et son téléphone à l’oreille, il est tout à fait normal – naturel, même – de vouloir dépasser un cycliste immédiatement. Sans attendre. Peu importe le virage, la ligne blanche, ou le talus à droite : c’est une question de principe. De hiérarchie. Ça, il faut que le cycliste, sportif ou amateur, l’apprenne. Définitivement.

Mais non, le voilà qui persiste à vouloir « s’entraîner ». Tous les jours, partant pour des sorties de plusieurs heures. Des heures ! Sur la route. Celle où circulent des gens importants, avec des rendez-vous, des cafés chauds qui les attendent, un rendez-vous chez le coiffeur, à 150 km. Franchement, s’il lui arrive un pépin, à ce cycliste, ce ne sera pas la faute de la voiture qui le dépasse à dix centimètres — ce sera la sienne, pour s’être cru légitime sur la route, alors que les vélos d’appartement existent depuis des décennies. Ou alors qu’ils tournent en rond dans des parkings, voire pédalent en gravel entre deux betteraves : le bitume appartient à ceux qui le payent. Les cyclistes ne se feraient plus renverser, et les automobilistes pourraient enfin vivre leur passion pour la vitesse, en toute sécurité.

Et si certains osent encore s’émouvoir du fait qu’un cycliste « risque chaque jour sa vie à l’entraînement », rappelons-leur que c’est un choix personnel. Comme traverser un champ de mines pour cueillir des fleurs. On ne va quand même pas faire ralentir une voiture pour ça…

A propos Olivier Bender 73 Articles
Si j'étais de bonne foi, croyez-vous vraiment que j'écrirais ici?

Commentaires Facebook

10 Commentaires

  1. Tout à fait d’accord avec le fait qu’il faut calmer les adeptes du vroum vroum toujours plus gros et plus rapide, que rouler 20 secondes derrières un cycliste en attendant une vraie place pour dépasser ça ne changera rien à notre journée, que se respecter les uns les autres c’est plus important que d’arriver en premier parce qu’on a un moteur.

    Mais il faut quand même rester objectif et avouer que pour une part non négligeable des accidents impliquant des cyclistes pro à l’entraînement, il n’y a eu aucun automobiliste fautif. On peut dire que des cyclistes pro ou semi pros font parfois n’importe quoi sur des routes ouvertes sans être un anti-cycliste (ou même le dire en étant soi-même un cycliste).

  2. Le sujet du vélo et des véhicules automobiles est intéressant. En Suisse, il y a 6.5mn de véhicules pour environ 7.5mn d’habitants de moins de 18 ans. En 20 ans le nombre de véhicules a crû de plus de 40%, deux fois plus vite que la population. C’est pareil dans les autres pays européens. Donc, plus de vélo de route, c’est trop dangereux. Gravel, VTT sont les alternatives.

  3. Certains automobilistes jouent au bowling avec les cyclistes, et si le juge est sympa, il peut rejouer une 2ème fois

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.