Ronaldo à son top, c’était bien. Un athlète hors norme, une détente atmosphérique et un exemple d’hygiène de vie qui dit aux jeunes de pas boire de Coca. Par contre, récemment, ce qui nous pendait au nez est en train de se réaliser : le melon est devenu pastèque. En général, pour la plupart d’entre nous, la crise de la quarantaine consiste à s’acheter une batterie, une moto ou à poster ses joggings du matin sur Strava… Pas pour notre brave Cristiano, qui entend bien sauver l’Humanité !
Une com’ pas avec le Ronaldo de la cuillère
Non content de cracher sur la Ligue 1 et Manchester United (en fait, sur tout ce qui ne se trouve pas à moins de 10 mètres de lui) tout en se prosternant devant la qualité du championnat saoudien (qu’il n’a d’ailleurs pas gagné !), voilà que le joueur prépare son après-carrière dans la diplomatie internationale en annonçant qu’il souhaite œuvrer pour la fraternité entre les peuples. Avec un égo pareil, je pense honnêtement qu’il va bientôt créer sa propre religion, le ronaldisme, et s’autoproclamer nouveau messie, ce qui serait un comble vous en conviendrez. L’hymne de cette future secte est d’ailleurs déjà tout trouvé :
Old McRonaldo had a farm, e-i-e-i-o
And in his farm he did some push-ups, e-i-e-i-o
With a « siuuu siuuu » here
With a « agua agua » there
Here a red card
There a shitty interview
Old McRonaldo had a farm, e-i-e-i-o
Dead Parrott
Dernier caca nerveux en date : le carton rouge écopé lors du match Irlande-Portugal, où Parrott a fait la misère aux Lusitaniens en inscrivant un doublé. Énervé de ne pas être au centre de l’attention, notre bon vieux Cristiano n’a rien trouvé de mieux que foutre un coup de coude, se prendre un rouge, maugréer, pour enfin applaudir ironiquement le public comme un vrai mauvais perdant (voir à partir de 7e minute de la vidéo). Pourtant, pour un gars qui veut instaurer la paix dans le monde, commencer par l’Irlande aurait été une bonne idée…
« I know a dead Ronaldo when I see one ! »
Liaisons dangereuses
Sur le papier, la paix dans le monde, c’est plutôt un noble projet. Par contre, là où le bât blesse, c’est de fricoter avec ces deux grands humanistes que sont Donald Trump et Mohammed ben Salmane. La paix, c’est bien, mais c’est quand même mieux d’en faire l’expérience quand on est vivant, c’est pas Jamal Khashoggi qui me contredira !
Qu’on ne s’y trompe pas, Ronaldo est un excellent homme d’affaires et il a bien le droit d’aimer l’argent, surtout avec la discipline à laquelle il se soumet. Il a d’ailleurs récemment investi dans le développement du MMA, qui comme chacun le sait est une étape indispensable pour instaurer la paix sur Terre.
Ce qui me saoule, c’est cette omniprésence qu’on lui accorde dans les médias. Quand Beth Mead, brillante joueuse anglaise, prend la plume pour rédiger une tribune dans The Guardian pour évoquer de façon construite et argumentée les conséquences du réchauffement climatique sur la pratique du sport, là bizarrement ça rencontre moins d’écho et ça se bouscule moins aux portillons pour lui tresser des lauriers virtuels…
Une paix dans l’eau
En résumé, Cristiano, respect pour ta carrière jusqu’à ton départ pour l’Arabie saoudite, mais là va gentiment falloir penser à faire une retraite silencieuse dans un ashram, où tu auras tout le loisir de travailler à ta paix intérieure !
En attendant le soulèvement des masses prolétariennes (tout espoir n’est pas perdu, ça a bien marché pour faire barrage à la Super Ligue européenne), il ne nous reste plus qu’à faire le Ronaldo rond !
À quand un album de fado de Ronaldo pour dénoncer la faim dans le monde ?
Crédits photographiques
Melon : photo de Martin Moore sur Unsplash

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