Peut-on encore sauver la Ligue des Champions ? (3/5)

Audiences en chute libre, stades qui se vident, désengagement massif des diffuseurs historiques : la Ligue des Champions ne fait plus rêver personne et paraît à moyen terme condamnée, du moins dans sa formule actuelle. Quelques jours après la finale de Munich, état des lieux (partie 1+2), tentatives d’explications (partie 3+4) et esquisses de solutions (partie 5+6).

Comment expliquer le désintérêt et les baisses d’audience pour la Ligue des Champions constatés dans les deux premières parties de l’article ? On essaie dix pistes, voici les cinq premières.

La banalisation des affiches

Avec la défunte Coupe d’Europe des Clubs Champions, les chocs entre les grands d’Europe étaient rares : on n’avait qu’un participant par pays et une défaite en match aller-retour était éliminatoire. Du coup, certains ténors du foot européen pouvaient ne pas s’affronter pendant quinze ans, ce qui rendait leur duel par définition exceptionnel. Je garde encore des souvenirs émus des grands Bayern – Real, Milan – Real, Bayern – Milan, Eindhoven – Real, Marseille – Benfica, Bayern – Etoile Rouge ou autres Milan – Marseille, soit dans les dernières années de cet âge d’or, à la fin des années huitante. Par contre, difficile de se remémorer des 1/2 ou des 1/4 d’il y a deux ou trois saisons – à part ceux, trop nombreux, qui ont été tronqués par des erreurs d’arbitrage.
Au début, tout le monde trouvait génial d’avoir des grands chocs européens chaque semaine. Mais l’overdose est atteinte. Si Lyon n’avait pas lamentablement foiré contre Nicosie, on aurait eu droit ce printemps aux 11èmes et 12èmes OL – Real Madrid depuis 2005. La finale 2011 Barça – United était un remake de la finale de 2009, elle-même répétition d’une demie de 2008. Sans les erreurs d’arbitrage que l’on sait, la finale 2009 aurait été identique à celle de 2008. Et on ne parlera même pas des Chelsea – Liverpool ou Barcelone – Chelsea que l’on a vus et revus. Cette saison, on a eu droit à quatre duels entre Milan et Barcelone. Les deux premiers ne présentaient aucune espèce d’intérêt puisque les deux clubs étaient placés dans un groupe où ils ne risquaient rien. Mais ces deux «chocs» pour beurre du 1er tour ont diminué l’attrait des deux suivants. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, finalement, l’équipe la plus attractive de la Champions League cette saison, l’une des seules qui a fait souffler un vent de fraîcheur sur la compétition, c’est Naples, qui n’y avait jamais participé.

Aujourd’hui, on a perdu la magie de l’affiche, l’électricité d’un tirage au sort qui proposait un duel inédit entre deux grands d’Europe ou la revanche d’un match vieux de 25 ans entre clubs qui ne s’étaient jamais retrouvé depuis. C’est ce côté rare, inconnu, unique, événementiel, qui faisait la magie de la Coupe d’Europe et la distinguait des championnats nationaux. Désormais, comment écrire l’Histoire, créer l’Evénement, lorsque, parmi 32 participants, tu retrouves presque toujours les vingt mêmes équipes. Et le ratio est encore pire dès lors que l’on passe à la phase à élimination directe. On peut dès lors comprendre que le public soit las, fatigué et blasé, n’arrive plus à se passionner pour une affiche, certes prestigieuse, mais déjà maintes fois répétée et qui, sauf but d’anthologie ou erreur d’arbitrage, passera aux oubliettes dès le coup de sifflet final.

Une vision aseptisée du football

Places assises, interdiction d’alcool, affiches formatées : à maints égards, la Ligue des Champions, bien davantage que l’Euro ou la Coupe du Monde avec leurs foules bigarrées, est la compétition de football s’approchant le plus des ligues fermées du sport spectacle américain. Tout est tip top en ordre, c’est réglé comme du papier à musique, l’hymne, le ballon géant au milieu du terrain, mais ça manque de plus en plus d’émotions. Et, malgré certaines dérives observées en Premier League, je ne pense pas que l’Europe du football soit prête pour une américanisation totale, loin s’en faut.

Le retour à une certaine forme d’authenticité

La Ligue des Champions est au football ce que le McDonalds est à la gastronomie : une tentative d’imposer à toute la planète un standard identique, pas toujours digeste. Ainsi, l’UEFA vend la même affiche de C1 de Stavanger à Catania, de la même manière que McDo propose le même Burger de Faro à Mourmansk. Or, on note actuellement un retour à une certaine forme d’authenticité, un refus des marques globales pour préférer un attachement aux produits locaux. Cette saison, les plus belles manifestations de ferveur, d’engouement et d’émotion que l’on a vues en Coupe d’Europe, ce n’est pas tellement en Ligue des Champions, mais bien davantage en Europa League : 10’000 fans d’Hanovre un jeudi soir à Copenhague, 50’000 supporters de Schalke en décembre pour un match sans enjeu contre des Chypriotes, 8’000 fans de Bilbao à Manchester, les larmes des joueurs et supporters basques, de joie en demi-finale, de détresse en finale… Ce n’est peut-être pas médiatique, ce n’est pas Messi-Ronaldo, ce ne sont pas forcément des joueurs que l’on retrouve dans l’album Panini mais ça touche les gens, c’est leur club, c’est proche d’eux et ça provoquera beaucoup plus d’émotions qu’un 263ème Barcelone – Milan où même les joueurs et supporters concernés paraissent blasés et indifférents.
Il suffit d’examiner les affluences dans les stades des quatre grands championnats européens : en Liga, en Premier League et en Serie A, où l’on a beaucoup misé sur le bling-bling, le glamour, le prestige et les grandes vedettes internationales, les affluences stagnent voire régressent. A l’inverse, en Bundesliga, qui a, un peu par choix, beaucoup par nécessité, faute de moyens, mis l’accent sur les concepts d’amour des traditions et du maillot, les moyennes de spectateurs explosent, y compris dans les ligues inférieures.

 

La baisse de la qualité du jeu

Je dois avouer que je n’ai pas vu énormément de matchs de C1 depuis deux saisons et ceux que j’ai vu, c’était plutôt en mode Konferenz, ça trompe un peu l’ennui. Mais de ce que j’ai pu voir, ce n’était franchement pas brillant et les matchs références se comptent sur les doigts d’une main. Si je dois sortir les dix meilleurs matchs de foot que j’ai vu cette saison et, nonobstant mes attaches partisanes (je suis même prêt à y mettre un Bilbao – Barcelone en Liga), je ne vois pas de match de Ligue des Champions qui mériterait d’y entrer. Souvent, dans la phase de groupes, tout est déjà dit presque dès le tirage au sort et on a droit à des équipes B qui jouent sur une jambe. On a même vu des huitièmes et des quarts de finale à sens unique, avec des clubs qui en profitaient pour faire tourner leur effectif. Et dès que les choses sérieuses commencent, on retrouve des équipes qui se regroupent en défense et en viennent à considérer un 0-0 à domicile comme un excellent résultat. Même les équipe prétendument offensives, style Bayern ou Barcelone, n’ont guère fait le spectacle, à force de multiplier les passes latérales sans trouver de solutions. Finalement, Chelsea est un vainqueur qui est à l’image de cette Ligue des Champions 2011-2012 : triste, terne, ennuyeux et artificiel.

Le sacre de la simulation

«Le football c’est un sport de fillettes, ils sont toujours en train de se rouler par terre pour rien du tout». C’est la phrase bateau que sort l’anti-footeux primaire qui veut faire enrager le fan de foot. Pourtant, force est de constater que, lors des dernières éditions de la Ligue des Champions, l’anti-footeux primaire n’a pas tout tort. Jamais sans doute depuis la Juventus de Marcello Lippi et Luciano Moggi, la simulation n’avait autant influé sur le déroulement de la compétition que lors des trois ou quatre saisons écoulées. Nombre de matchs ont été tronqués par des fautes complètement inexistantes, synonymes d’expulsions, de pénaltys ou de coup-francs décisifs. Que fait l’UEFA pour lutter contre ce fléau majeur du foot ? Rien du tout. Au pire le tricheur, qui peut totalement fausser la compétition, écopera d’un carton jaune. L’UEFA lutte contre les paris illégaux, la violence, les engins pyrotechniques, le dopage, le racisme (enfin, pas toujours), sanctionne les entraîneurs coupables de critiquer des erreurs d’arbitrage pourtant avérées mais ne fait strictement rien contre la simulation. Pire même, lors des grands galas d’autocongratulation de fin de saison, on s’aperçoit que quelques-uns des tricheurs les plus avérés croulent sous les récompenses. Dès lors, peut-on vraiment reprocher quelque chose à ceux qui se désintéressent d’un sport où l’on peut tricher impunément, au vu et su de tous, devant les caméras du monde entier, et ensuite être récompensés à coup de grandes tapes dans le dos par les dirigeants pourtant sensés réprimer la tricherie ?
Si tu as manqué le début : partie I et partie II

Écrit par Julien Mouquin

Commentaires Facebook

15 Commentaires

  1. Désolé j’ai un peu anticpé ta partie III lors de mon commentaire à la partie II. Excellente suite.

    Pour les simulations, le joueur devrait être suspendu sur la base des images vidéos. C’est la seule solution.

    Par contre comparaison avec le sport américain ne me semble pas très pertinente. Le culture sportive américaine est différente qu’ici. C’est un autre type d’engouement. Mais ce n’est pas les stades a moitié vides et des VIP asseptisés. La Ligue des Champions est une ligue artificielle créée pour le Pognon. Le sport américain tourne bien sûr aussi autour de l’argent et sont dictés par la télévision, mais les championnats sont historiques, les PO sont passionnants et il n’y a donc pas cette notion d’artificiel qui sonne faux comme avec La CL,, hormis peut ètre la nouvelle formule de BCS Bowl pour décider du champion universitaire de foot US.

  2. Très bon article, mais je pense que les trois derniers points développés ici ne peuvent pas être uniquement associés à cette pauvre Ligue des Champions. Rien à redire par contre concernant les deux premiers. Par exemple, à propos de la banalisation des affiches, c’est vrai que toute l’Europe se réjouit maintenant que Naples ou l’APOEL Nicosie, voire le FC Bâle viennent semer leurs grains de sels dans les rouages ultra-conventionnels des matches entre Real, Bayern, Barça, ManU, OL, Milan et consorts. Cela dit, il est quand même triste aussi de voir des clubs originaux comme Bate Borisov ne pas profiter de faire partie de cette ligue des champions. Les 11 mecs de Bate Borisov ont juste servi de piquets d’entraînement aux joueurs du Barça, c’était un peu triste de les voir en CL et ne pas profiter pour se montrer un peu plus.

    Mais revenons aux derniers points traités dans l’article. En ce qui concerne l’authenticité par exemple, je trouve que l’arrêt Bosman et les millions de pétro-dollars investis dans le font sont les véritables responsables de la situation actuelle. Quant à la baisse de la qualité de jeu et le sacre de la simulation, ils ne se voient pas uniquement en Ligue des Champions. Aujourd’hui, tu peux passer près d’un terrain où jouent des juniors, et le jeune attaquant inexpérimenté se fait déjà engueuler par son coach et ses coéquipiers car il ne s’est pas laissé tomber pour obtenir un penalty. Et ne venez pas me dire que les matches de l’Euro et du Mondial sont nettement mieux que ceux de la CL. Par exemple, regarder jouer les Grecs en 2004 est aussi attristant et désolant que de regarder Chelsea en 2012. Les montagnes de fric dans le foot font qu’il est devenu plus intéressant de chercher à ne pas perdre plutôt que de chercher à gagner. C’est moche.

  3. Y’a eu quand même de très jolies rencontres, cette saison : Naples-Chelsea (aller et retour), Bayern – Real, Bâle – Man U, Milan – Arsenal (et le retour aussi), etc.

    Ceci dit, j’avoue que les affiches qui se répètent ça peut être lassant. Je suis également d’accord que l’Europa League est très attractive, je me suis régalé devant certains matchs cette saison (même s’il y en a aussi eu des très ennuyants, c’est donc pas réservé à la CL), mais faut également rappeler que si des équipes comme Bilbao, l’Atlético ou le Sporting peuvent jouer l’Europa, c’est aussi parce que la Ligue des champions a le format qu’elle a. Si on en revient à une coupe des champions et une coupe UEFA avec uniquement les viennent-ensuite, on risque d’assister en UEFA à ce qui est critiqué dans cet article, et à ne plus du tout avoir la fraicheur qu’apportent régulièrement certaines équipes, tant en CL qu’en Europa. Enfin pour les derniers points, je suis d’accord avec le commentaire du dessus, simulation et erreurs d’arbitrage ne sont pas réservées à la CL, elles sont légions chaque week-end, de la ligue amateur aux professionnels. Elles sont juste moins médiatisées.

  4. Chelsea ennuyeux ? C’est pas ce que disait CR quand ils ont battu Barcelone. 🙂
    Même si je suis pas un fan, je pense que Chelsea est un beau Champion, leur ègalisation á la 88 ème c’est le propre de la grande équipe, les italiens l’ont compris il y a longtemps. Bref, la coupe leur était destinée, et c’était une des des plus belles finales depuis longtemps, n’en déplaise à tous ceux qui annonçaient une finale fermée.
    Pour les simulations, bien sûr que la simul n’est pas réservée à la CL, mais Julien a raison, c’est la CL qui devrait montrer l’exemple pour les combattre, comme la NHL qui fixe la politique à adopter en ce qui concerne toutes les ligues de hockey en amérique du nord. Et je pense que d’ici 6 ans, les simulations seront réprimées, et les buts seront révus à la vidéo.

  5. En effet, les seules rencontres ou je me suis régalé cette année etait les Chelsea-Naples, et bien sur le fameux Bayern Real, probablement le meilleur duel des grosses écuries européennes de ces 12 dernières années. Ensuite Bale, mais a titre uniquement patriotique. Donc oui, c’est pauvre pour une compétition sensée être le top du football actuellement.

    J’attends la suite des séries, mais pour l’instant j’avoue que je suis d’accord, même si cela ne m’empeche pas de regarder tout le temps la CL, mais uniquement pour suivre ma passion, un peu moins pour les affiches.

    Un retour des 3 coupes d’europe (c1/c2/c3) a elimination directe serait fantastique, mais simplement pas viable (dans les standards financiers actuels). Je pense quand meme que Platini a ouvert un peu plus la CL a de plus petites equipes, on le voit maintenant avec Nicosie ou Bale en 1/8 (voir 1/4).

    (c’est moi ou les codes pour poster les messages sont impossible à lire) ???

  6. @gyn

    Non non, on arrive à poster du 1er coup 1x sur 3…lol

    @LakePlacid

    Pour les sports nord-américains mouais…c’est principalement le spectacle qui prime (avec le fric). Moins de VIP aseptisés ? NON. Moins artificiel NON. Moins redondant ? NON

    D’ailleurs ceci est logiquement compréhensible, en NHL mais aussi ailleurs (sauf en NFL) et surtout en MLB, chaque équipe joue respectivement 82 et 162 matchs de saison régulière. Boston affronte 8x Montréal, sans compter peut-être 6 à 7 matchs de PO quand cela arrive alors pour le côté « effet de surprise » faudra repasser…
    Côté VIP même chose, les places sont souvent tellement chères en-dessous des anneaux supérieurs que seul les VIP ou les gros fans de la 1ère heure dont le 30% du salaire va dans un billet de saison, les matchs sont très peu réservés à la classe disons populaire…
    Quand on voit les ambiances également (question de culture) je pense pas qu’il y ait à se plaindre de ce côté, hormis le côté show, paillettes et starlettes d’Hollywood venues au stade…

  7. @d.s

    T’as vision me paraît un peu simpliste. Bien sûr que depuis toujours, l’argent est présent dans le sport US, avec la TV. Ces dernières 10 ans le prix des places ont également pris vertigineusement l’ascenseur. Ca s’est inquiétant, c’est vrai.

    Mais quelle relation avec ta conclusion que les championnats US sont des compétitions artificielles, asseptisées ou redondantes, comme la CL ?

    Compare avec le tennis: est-ce que c’est moins passionant parce qu’il y a plus d’argent qu’avant ? wimbledon est-il artificiel ?

    Depuis toujours, les saisons de MLB et de NHL sont longues, avec des playoffs déterminants. Cela ne les rend pas artificielles, on ne pourrait pas les imaginer autrement.

    Il existe bien sûr des compet bidons, comme les All Stars Game, a BCS Bowl, des matchs play de golf etc, mais pas les grands championnats.

    Plus fondatelement, le sport n’est pas qu’un show la-bas comme tu l’affirmes souvent, c’est bcp plus important que ca. Chaque ville suit de près ses équipes au long des saisons. Tout le monde en parle, c’est un sujet de conversation comme la météo. Contrairement a chez nous, l’actualité sportive est aussi mentionnée durant les show politiques, culturels etc. Y a qu’au Mondial que c’est un peu comme ça ici.

    L’événement le plus asceptisé auquel j’ai assisté en personne, c’est les demi finales de hockey à Turin en 2006, avec une patinoire a moitie remplie de pseudo fans. Tu ne vois jamais de stades vides durant les PO de sports US. Sans parler de CM de hockey 2012 …
    Et j’ai vu plusieurs matchs des Yankees à 7 USD le billet en 2011, donc tout n’est pas hors de prix.

    Je viens de regarder NJD – NYR, les billets sont sans doute chers, mais c’est un public de passionné, pas des VIP.

    Sans parler du volet de sport universitaire oú les stades sont continuellement remplis, à des prix accessibles.

    Bien sûr qu’il y a over dose, comme partout. Mais après il faut sélectionner les événements importants de tout le reste.

    Bref, le sport US a ses travers, comme ici d’ailleurs, mais c’est pas trop à nous de donner des leçons quant à la culture sportive et des compétitions artificielles.

    Surtout lorsqu’on parle de Champions League qui rassemble des viennent ensuite du classement …

  8. @Andy

    Je répondais juste en fct de commentaire plus haut qui disait que les places étaient pas vides (ca c indéniable) et que le spectacle était asseptisé. Désolé mais quand même, quand tu les vois bouffer à côté de toi tout le long du match et revenir au milieu du 2ème tiers et qu’ils s’en foutent pas mal, excuse mais c’est pas franchement des supporters très passionnés…

    Après l’engouement et le remplissage des stades c’est autre chose. Surtout quand on parle de sport universitaire. Par contre tu regardes cette saison à Phoenix ou Dallas, y a eu jusqu’à 6’000 spectateurs seulement !!!
    Si je prend l’exemple de la NHL, la ligue reste (aux USA) peu médiatisée par rapport aux 3 autres…si Nashville joue en saison régulière contre les Islanders, désolé mais on en parlera pas des masses…

    Pour les billets, j’ai bien précisé : « excepté pour le dernier anneau ». Le reste vient relativement cher. J’hésite d’ailleurs à aller voir un match de preseason de NFL à San Diego, le billet le moins cher est 60$ !

    Après faut aussi définir ce qu’est être passionné…si c se grimer le visage ou acheter une main en mousse euh…

  9. Pour ce prix je payais mon billet pour une bonne place de finale de Conférence de mes Bills … Il y a 20 ans … Tu as raison, cela devient trop cher.

    Pour la NHL, hors marchés traditionnels, le hockey reste un sport mineur, tu as raison aussu. Au Canada, c’est une religion.

    La différence que je voulais mettre en avant est que le sport en tant que fan est beaucoup plus répandu et a une place dans la société beaucoup plus importante qu’ici. Ce sont des racines profondes historiques qui remontent au début du XXeme.ici, on est un petit noyau de passionnés,, mais franchement pas toujours facile de trouver des gens pour discuter sport, à part le foot, et encore. La bas cela rythme le quotidien.

    Et la passion aux US, tu l’as aussi, et comment. Quand les Red Sox ont gagné le championnat après plus de 80 ans de disette en 2004, le lendemain c’était la a ruée aux cimetières. Tout le monde allait poser un petit fanions sur la tombe de leurs parents qui avaient rêvé toute leur vie de gagner un titre. Sans parler des 20 ans de liste d’attente pour un abonnement de saison pour les Giants ou les Broncos .. Mais bon, l’ambiance est différente et le concept d’Ultra est inexistant. Chaque continent a sa richesse.

    Cela dit,a la finale de la CL, j’ai aussi remarqué au début de la 2eme que les places VIP étaient bien vide. Tout ce petit monde finissait leur champagne …

  10. @Andy

    Ouaip. Mais où je disais que j’étais pas d’accord c simplement le manque total d’ambiance lors des matchs (à part les traditionnelles intros, hymnes, make some noise et clap your hands), PO compris. Après c clair que la présence dans le stades c’est impressionant…effectivement la liste d’attente des abos saison aux Giants c’est 15 ou 20 ans…un héritage familiale ou une petite fortune sur eBay certainement…Bon voilà c’est sûr que c pas partout pareil ici mais les stades Allemands ou Anglais sont aussi presque pleins tt le temps…enfin bref, vive les sports US, un peu moins leur public…

  11. @Andy

    Ouaip. Mais où je disais que j’étais pas d’accord c simplement le manque total d’ambiance lors des matchs (à part les traditionnelles intros, hymnes, make some noise et clap your hands), PO compris. Après c clair que la présence dans le stades c’est impressionant…effectivement la liste d’attente des abos saison aux Giants c’est 15 ou 20 ans…un héritage familiale ou une petite fortune sur eBay certainement…Bon voilà c’est sûr que c pas partout pareil ici mais les stades Allemands ou Anglais sont aussi presque pleins tt le temps…enfin bref, vive les sports US, un peu moins leur public…

    @la rédac’

    Vous pourriez rechanger le système de code, c’est assez lourd…

  12. @d.s. pour le superbowl, c’est stade neutre et beaucoup de VIP – je suis d’accord. Je n’ai pas vu le Final Four cette année, mais j’ai l’impression que ca se VIPise aussi. Mais pour les autres, l’ambiance est lors des PO quand même le plus souvent incroyable, comme récemment à St Louis pour les WS, à Denver pour la NFL, même à Phoenix en NHL, alors que c’est d’hab un des publics les plus mous. Et pour le baseball, l’ambiance est sensé être relax, c’est le seul sport qui est décrit comme étant the national pastime. Alors quoi de mieux que quelques bières etdes hotdogs pour passer le temps 🙂

  13. Baisse de qualités du jeu?
    C’est marrant, ça me semble pas correspondre tout à fait à ce que j’ai vu cette année, et ça me semble plutôt correspondre à l’état du foot de l’époque Davids-Zidane à la Juve, avec un demi destructeur et un créateur qui stéréotypaient le jeu partout en Europe.
    Là, on a quand même le retour de la défense à trois, les milieux à la Guardiola, le superbe joueur, qui sont redevenus indispensables dans l’entre-jeu, des oppositions quand même évidentes entre le jeu vertical du Réal et le jeu de construction de Bayern au bol… Sans parler de l’affrontement des ailes et du centre de Milan et d’Arsenal…
    Alors bon, on peut regretter le temps où un joueur pouvait faire plus de deux mètres avec le ballon sans être attaqué, le foot est devenu plus rapide, plus tactique, plus physique. On a le droit de le regretter, je suis pas certain, vu par exemple la qualité d’attaque développé par Naples, qu’on puisse dire que c’est moins bon.
    Et on ne le répétera jamais assez, la défense participe au jeu…

    L’année de Naples, d’Apeol, et de Bale, l’année sans Manchester, y a aussi quelques critiques faciles. C’est vrai, cette année en a apporté la preuve éclatante, tout est dit dès les phases de groupe, effectivement.

    Quant au 0-0 à domicile, ben… la règle du but à l’extérieur n’est pas nouvelle ni limitée à la champions.

    Bref, y a des choses très pertinentes dans cette série d’articles mais le dénigrement du jeu me semble d’une part un peu facile et d’autre part correspondre à un temps déjà passé.

  14. Parmi les très beaux matchs de CL cette année, je relève quand même les deux matchs opposant MU à Bâle, ainsi que l’excellent match aller et retour Chelsea-Naples.

Répondre à Christian Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.