Nul amical à Oslo

Pas de tir, pas de but

Une escapade à Oslo fin mars pour un match de foot amical, il faut avouer que ça fait pas super envie. Déjà c’est pas les Baléares. Ensuite, on a Yakin qui nous annonce d’emblée qu’il va y avoir un turnover durant le match aussi rythmé que celui des membres actuels du Conseil suprême des Gardiens de la révolution iraniens, certes pour des raisons différentes. Il ne va pas être facile de tirer des enseignements de ce match…

L’avant-match

La Suisse s’est inclinée 3-4 à Bâle contre l’Allemagne vendredi passé. Je n’ai pas vu le match, mais cela ressemble à une défaite honorable. Ceux qui ont eu le temps de regarder m’ont confié que les Helvètes ont eu la chatte à Dédé et ont marqué 3 buts sur 5 occasions.

La Norvège est en pleine bourre. Après avoir manqué les 6 derniers Euros et les 5 dernières Coupes du Monde, l’équipe s’est qualifiée pour le prochain Mondial chez Donald avec 8 matchs/8 victoires et 6 points d’avance sur l’Italie.

Avec ses attaquants Alexander Sørloth, qui sort du lot, et Erling Haaland, ainsi que Martin Odegaard en soutien, absent ce soir, c’est vrai que l’équipe a de la gueule.

Le match en deux mots

Revue d’effectifs.

Murat Yakin n’aura pas menti et a même été imité par son homologue norvégiens : 21 changements, probablement un record mondial.

L’instant norvégien

La pelouse du stade Ullevaal, qui d’après Google Translate veut dire « baleine laineuse », porte bien son nom et est dans un piètre état, ressemblant plus à un champ de forage pétrolier qu’à un terrain de foot. C’est ballot ça : tout le monde pensait qu’il était évident qu’un match joué en mars en Scandinavie allait se dérouler sur un gazon verdoyant et parfait.

L’homme du match

Bobb parce que non seulement il a fait une entrée remarquée, mais en plus c’est le seul nom norvégien qu’on arrive a prononcer sans hésitation ou bégaiement. En plus, Bobb, ça nous rappelle plein de bon souvenirs d’enfance, entre « Bob le Bricoleur » et « Bob l’Éponge ».  On est sûr que Bobb est un chouette gars.

Petite mention également pour Zakaria et Monteiro.

La buse du match

Bien à son insu, Fredrik Bjorkan a eu le bonheur d’honorer sa 16ème sélection en équipe nationale à la 62ème minute. 10 minutes plus tard, le malheureux sera victime d’un coup de coude involontaire de Monteiro et devra sortir. Ce n’était pas son soir.

Le tournant du match

Les 7 (!) changements (et ce n’était qu’un début) effectués par Murat Yakin à la mi-temps, après que la Suisse se soit créée plusieurs occasions sérieuses juste avant la pause. Si la Nati 1 était assez dans la maîtrise il faut l’admettre, la Nati 2 était plus expérimentale et parfois surprenante, en bien comme en mal.

L’esthète du match

L’équipementier de la Norvège a largement battu son homologue helvétique, non pas qu’on ait détesté le maillot vert fluo et tacheté de la Nati (pourquoi le vert en fait ?), mais le pull des Nordiques avait beaucoup de gueule. Et au moins, on ne se demande pas qui joue : c’est très clair.

Le moment gênant du match

Au moment des hymnes, nous avons constaté que le sponsor de l’équipe nationale de Norvège est « Kiwi Mini Pris », qui n’est autre qu’une chaîne de supermarché discount. C’est surprenant. C’est un peu comme si « Denner » était le sponsor officiel de l’équipe nationale suisse de hockey.

Le chiffre à la con

55 buts en … 48 matchs (49 après celui-ci). C’est le bilan ahurissant en équipe nationale de Erling Haaland. Nous on a Breel Embolo qui a marqué 23 fois en 84 matchs.

L’anecdote

La Norvège est la seule équipe au monde qui n’ait jamais perdu contre le Brésil, avec un bilan de 2 victoires et 2 matchs nuls. Précisons que la dernière confrontation date de 1998.

Que celui qui connaissait déjà cette information se manifeste. Je lui offre une bière belge.

Si le match avait été une bière (incroyable cette transition…)

Oubliez. Pour l’avoir vécu, 13 balles la bière fade dans un pub de Stavanger, c’est pas pour rien que les jeunes Norvégiens prennent le ferry aller-retour entre Kristianstand, tout au « Sud » de la Norvège, si on part du principe que ce pays a un Sud, et Hirtshals, au Danemark, pour se déchirer la tronche à prix modique le temps de la traversée.

La minute Léonard Thurre

On n’a pas eu à attendre longtemps : 6ème minute : « Il y a deux pigeons dans les 16 mètres. Je parle d’oiseaux bien sûr ». Alors qu’Akanji loupera son dégagement juste après, Thurre jugera qu’il a peut-être été dérangé par les volatiles.

À mon avis, c’était un hommage de Thurre à carton-rouge.ch et à son « Pigeon d’Or » mondialement connu.

Sinon à la 82ème minute, Leo nous a inventé un nouveau mot: « Une frimpe », mélange entre une frappe et une feinte. Ce terme pourrait passer à la postérité.

Petite mention à Alexandre Comisetti lors de l’analyse à la mi-temps :  « L’équipe doit consolider le socle sur lequel elle est assise ». À mon avis il y a un mélange d’expressions dans cette phrase.

La rétrospective du prochain match

Les prochains matchs de l’équipe de Suisse sont prévus le 31.05.2026 contre la Jordanie (amical) et le 13.06.2026 contre le Qatar (1er match de la Coupe du Monde), pour autant que ces deux pays existent encore dans deux mois, étant actuellement aux prises avec leur turbulent voisin iranien.

A propos Mike Gouverno 56 Articles

Commentaires Facebook

1 Commentaire

  1. Pour info, le Liechtenstein n’a jamais perdu contre le Brésil non plus! Bon, ils n’ont jamais joué contre, ça aide 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.