Ex-Dzeko

Canadi1 - Bosni1. Yes, le CAN can

Pour ce match tant attendu entre le Canada et l’Italie, surprise de taille. Gattuso avait étrangement fait l’impasse sur tous les Transalpins dont le nom de famille finissait par ‘i’ pour favoriser des tonalités plus balkaniques se terminant en ‘ić’ pour son onze de départ. Donc, point de Tonali ni Frattesi sur la pelouse de Toronto, mais plutôt du Katić ou Demirović à leur place. Choix tactique déroutant pour l’ensemble des suiveurs attentifs de la Squadra, mais choix peu payant au final.

Trêve de plaisanterie, le match entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine fut, en première mi-temps, à l’image de l’hymne national bosnien composé sans doute à Srebrenica, terne comme Boncourt. Par contre, après s’être fait Marscher dessus à la mi-temps, les Canadiens se mirent à courir comme des poulets sans têtes pour tenter de vaguement la foutre au fond. Et yes, au final, le CAN can. Par contre, la Bosnie, quel sacré Badzar défensivement et quel minimalisme (pas volé, ©Pascale Blattner).  

Le match en deux mots

Forrest Gump.

Courir dans tous les sens, sans but précis ni tactique, et arriver à ses fins sans talent véritable, tout en enthousiasmant des fans occasionnels.

On sait jamais, sur un coup de tête, je peux conclure

L’homme du match

Ça aurait pu être Derek Cornelius, vu que son nom claque autant qu’Alanis Morissette… et que la Rédac l’a plébiscité sur notre chat (ici). Toutefois, on va plutôt pencher pour le sélectionneur des buveurs de sirop d’érable, Jesse Marsch qui a réussi a secouer ses troupes à la mi-temps avec quelques f*** et re-f*** pour mieux délivrer un f***ing result dans ce f***ing strange game. Bon, le chanceux Jesse a juste appliqué la méthode Constantino-Chapuisesque pour motiver ses troupes durant la pause, ce qui marche une fois dans le tournoi, mais qu’il ne compte pas défaire Murat avec cette tactique Kinder Surprise.

Alors, la tactique, je lis mais je la trouve un peu transparente sur le coup !

La dinde du match

Oluwaseyi. Ou comme on le surnomme à la Rédac de Carton-Rouge.ch, Olugâchis. Quand dans ton nom tu résumes ta contribution au spectacle avec un nombre de drops dans le parking du stade du BMO Field de Toronto et des centres mal pesés dans le dos de David, il te reste qu’une chose à faire dans ta carrière. Rejoindre Steffen à Lugano, voire bien pire, Cömert à Valence.

L’esthète du match

Sead Kolašinac, de l’Atalanta, ou Atlanta pour les ignares footix et patriotes américains. Réussir un sauvetage mirifique du tibia sur la ligne tout en propulsant le ballon sur la transversale avant de s’endormir abominablement dans ses 16 mètres en profitant de couper le hors-jeu sur le but improbable de Larin, sous vos applaudissements, merci Sead pour ces moments disgracieux. La Bosnie a vraiment du Sušić à se faire dans cette CM 2026.

Le moment MAGA du match

On hésite entre l’hymne bosnien joué au violon qui fut aussi palpitant qu’un massage octroyé à Patrick Bruel ou les tribunes vides entre la 46ème minute et la 60ème du match où les spectateurs canadiens tentèrent de vendre leur rein pour se payer une Bud tiède à 17 dollars la plaisanterie.

Attends, mais t’a mis des claquettes sur le plateau en live !

Le point commun entre les deux équipes

Quand tu penses que, vu le niveau tactique et technique proposé par les feuilles d’érables et les dragons, notre Cömert national pourrait être titulaire dans les deux équipes, ça te résume assez vite l’espèce de partie de flipper qu’on a observé souvent avec moquerie durant la moite soirée ontarienne.

Le chiffre à la con

3.

La fédération bosnienne a longtemps été dirigée par trois présidents en simultané (un par communauté ethnique). Tiens, voilà une idée géniale pour notre Fédération suisse de hockey sur glace, mais c’est un autre sujet. Devant ce merdier au Saint Siège de la Fédé à Sarajevo, Safet Sušić avait affirmé que « Même choisir le capitaine de l’équipe à l’époque, cela devait être un vrai sommet diplomatique. ». Un G7 footballistique en quelque sorte mais sans les campeurs anti-G7.

L’anecdote

En 2021, le Canada convia le Mexique à Edmonton en plein hiver. Le match fut joué à -13°C avec un ressenti accompagné d’une bise martigneraine à -21°C. Apparemment, les Mexicains détestent ça et les Canadiens adorent. Lapalisse grand merci. L’anecdote veut que certains joueurs mexicains portaient des gants thermiques… sur les oreilles durant cette rencontre surnommée “l’Iceteca” pour parodier l’Azteca Stadium. Voici la preuve en image.

Bon on sait que Jiménez c’est pas que pour le froid, mais promis là c’est son bandeau d’hiver

Si le match avait été une junk food

Des Beavertails (queues de castor pour les non-anglophones), une sorte de pâte frite plate, sucrée ou salée enrobée de Nutella ou sucre-cannelle. C’est bon mais aussi raffiné que des sketchs de Jean-Marie Bigard.

La minute Léonard Thurre

Bien calé dans son camping-car parqué dans la zone bleue sous la Tour de Genève, Stéphane Renna nous affirma qu’à cette époque, il y a de la chaleur à Toronto. Information importante pour contrer les stéréotypes hivernaux qui pourraient toujours influencer les esprits des téléspectateurs romands à mi-juin. Malheureusement, le commentateur de notre chaîne fauchée, précis sans être spectaculaire, s’encoubla en étalant sa confiture (djame ou jam selon le canton où vous habitez) sur la traduction de situations spéciales en anglais. Selon Stéphane Renna et sa prononciation mal embouchée se traduit en « set-pisses». Alors oui, vous me direz, on aurait pu relever sa sortie élégante au moment du changement du 14 pour le 19 bosniens que Renna qualifia de « pépite pour pépite » mais vous nous connaissez, nous sommes sans concession sur Carton-Rouge.ch.

Qu’on nous rende Djourou, et vite !

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Notre satané indice, comme cette ordure de Jeffrey nous donnait le Canada 15ème avec 153 points et la Bosnie 20ème avec 99.95 points pour être précis. Deux équipes dures à départager et force est de constater que notre indice EPSTEIN démontre comme d’habitude toute sa fiabilité avec le match nul de ce soir. Un conseil pour nos lectrices et lecteurs, foncez au PMU du coin et suivez les indications de notre EPSTEIN pour parier car c’est une source sûre de plaisir pécuniaire.

A propos Paul Carruzzo 236 Articles
Elle est pas un peu belle notre Nati et tout le bonheur qu’elle nous amène ? Alors, Rickli et compagnie, si vous ne vibrez pas devant cette équipe, vous n’êtes pas non plus monstrement obligés de regarder. Profitez d’un bon match de hornus et foutez la paix à nos joueurs, qui comme vous, ont un joli passeport rouge à croix blanche.

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