Aussi appliqué qu’Isabelle Adjani pour remplir sa déclaration fiscale, l’ensemble de Ralf Rangnick s’est pris Laporte dans la figure à Los Angeles face à une Roja précise, technique et chirurgicale. Parce les Autrichiens, das Team pour les créatifs, ont délivré un tel festival de balles perdues qu’à un moment donné, on se serait cru à Omaha Beach. Avec zéro tir cadré en 90 minutes, réaliser un exploit face aux Espagnols emmenés par un fabuleux Pedri à l’œil et à la baguette aurait été Laimer à boire. Ne faisant rêver personne, cette équipe d’Autriche n’a été véritablement que des Vienne-ensuite en Californie. Saucisses va !
Le match en deux mots
Flamenco alpin.
Avec les Schlager jamais dans le bon tempo, le match ne pouvait pas être un hit et tourna en un long monologue de 639 passes ibériques géométriquement parfaites, entrecoupées par des relances en touche du rigolo Danso et d’une tête juste un peu courte, du à vrai dire trop petit Gregoritsch. Les Espagnols en ont profité pour danser sur le ventre des Autrichiens qui avaient mis la tête dans le sable dès le coup d’envoi.
Voilà ce qui arrive quand tapas le niveau.
L’homme du match
L’astucieux Oyarzabal qui l’a mis deux fois au fond avec sa pointure numéro 47 aux pieds. Ce qui me fait penser que j’avais joué contre un Parvex au FC Vouvry. C’était un bon stoppeur longiligne avec une pointure quasi-identique. Comme centre-avant, il me collait un peu aux Basques, un peu comme Oyarzabal au final. Le monde est décidément fort petit.

Tiens, Arnautovic est passé par là !
La dinde du match
La paire Danso-Alaba. Franchement, il ne manquait que Lukaku pour créer un trio de quintaux plus aptes à labourer un champ pour y planter leur plan de patates que pour nous faire du Baresi-Maldini. Avec leur positionnement aussi approximatif que l’anglais de Parmelin et des relances sur Hollywood Boulevard, les deux compères autrichiens furent de vraies patatas fritas et surement pas des bravas. J’ai juste été checker dans quel club Danso traînait son spleen et ses socques ces dernières saisons et après j’ai compris pourquoi ils ont lutté pour leur survie depuis Noël 2025. Par respect pour mon ami Mark, un supporter et fan absolu de ce club, je tairai son nom.
L’esthète du match
L’arbitre suédois Nyberg. Laissant bien couler le match malgré des poussettes appuyées sur Olmo et Pedri, ainsi que des mini-semelles posées par cette petite teigne d’Arnautovic, l’arbitre du soir (midi) nous fit doublement plaisir. Il annula le but de l’insupportable Cucurella à la 36ème minute et il ricana sans se cacher quand Posch vint s’essuyer ses 8 crampons sur les chevilles du chevelu du néo-madrilène en fin de match. Pour ses simagrées et son insupportable harcèlement d’arbitres durant toute la saison, Cucurella mériterait que la FIFA invente une Lex Cucurella permettant de le punir d’un rouge, sans raison, à tout moment d’un match.
Le moment MAGA du match
La 86ème minute où de la Fuente se décida à retirer Lamine Yamal du rectangle vert. Finalement, il mettait fin à notre torture et à la sienne. Car le joueur du Barca fut tout sauf bon face aux Autrichiens en manquant des occasions que même Yves Martin aurait poussées au fond. Sur-dribblant et sur-petit-pontant, Yamal me fit penser à ces gamins de 8 ans qui égoïstement ne passent jamais le ballon à leurs coéquipiers et qui viennent encore le leur voler en leur marchant sur les pieds. Hors forme et hyper-prévisible, le numéro 19 espagnol ne fit couiner de plaisir que les ignorantes FOOTIX féminines du Los Angeles Stadium.
Yamal ou la future ex-pépite du FC Barcelone ? À mon avis, Yamal est profond.

De la Fuente essaie la coupe de cheveux Yamal !
Le point commun entre les deux équipes
Les Lippizans, sorte de canasson tout blanc importé d’Andalousie à la Spanische Hofretschule de Vienne, ou à l’École espagnole d’équitation pour les non-Goethiens. Quitte à miser sur les bons chevaux, dommage que les Habsbourg n’aient pas eu l’idée d’amener des gènes ibériques pour achalander leur football de pâturage. Parce qu’avec des Schlager, Grillitsch, Affengruber, on a affaire à une belle équipe de bourrins sur la pelouse californienne avec des positionnements défensifs de cow-boys et des attaquants qui misaient toujours sur le mauvais cheval pour leur dernière passe.

Le bras tendu, un sport populaire en Autriche dès 1926…
Le chiffre à la con
- Apparemment il était à l’Euro 2024, Alaba. Où ça ?
L’anecdote
D’après La Gazzetta dello Sport, Rangnick se faisait livrer des cassettes des matches de l’AC Milan d’Arrigo Sacchi dans les années 80. De l’ex-coach milanais, Rangnick disait que « ce petit vendeur de chaussures ressemble étrangement à Louis de Funès ». Après cette guignolerie, le coach autrichien doit déchanter aujourd’hui car sa Grande Vadrouille aux USA, c’est fini et il rentre au pays des schnitzels se faire traiter de Corniaud et pourra probablement se refléter sur sa Folie des Grandeurs.
Si le match avait été une junk food
La version ricaine du Mozartkugeln, une sorte de truffe au chocolat rembourrée de massepain et pistaches. Le chocolat, sourcé d’un cacao fin aux arômes floraux et fruités provenant de l’ex-colonie équatorienne, fut un total délice. Il fallut en reprendre à plusieurs reprises pour en ressentir toute la finesse qui se dégageait après des minutes de mâchouillements parfois un peu langoureuses. Toutefois, ce goût exquis fut contredit par des masses graveleuses et quasi-incomestibles de massepain sourcés auprès d’âpres Ostrogoths. Au final, on se souviendra principalement du chocolat exquis et on oubliera bien vite cet intrus culinaire qui n’apporta rien de particulier au jouissances gustatives.

La RTS anglaise… bien présente
La minute Léonard Thurre
La RTS ne pouvant pas se payer des billets d’avions pour emmener ses commentateurs vers les US, même avec Mongolian Airlines ou pire, Air France, Philippe von Burg tenta de nous guider à l’aveugle depuis la cave à vins de la Tour de Genève. Après avoir écorché le nom de l’équipe de l’instable Bielsa, soit « l’Urugouaille », le trop propre et peu spectaculaire von Burg aurait pu s’auto-caricaturer cette rubrique en lâchant des banderilles du style : « Olmo vient de faire le ménage », ou un « Lamine va au charbon ».
Relevons toutefois sa sagacité émérite à force de voir les Autrichiens se faire mettre plus de petits ponts que Venise en compte : « Il faut qu’il serre un peu plus les jambes, Sabitzer ». Bigard likes this.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
Grand adepte de la saucisse, EPSTEIN, notre indice donc, a pourtant indiqué mathématiquement et sans hésitation que le vainqueur de cette rencontre unilatérale entre les raffineurs du foot et ses bûcherons serait bien entendu l’Espagne. À la vue du résultat sec et trébuchant, EPSTEIN ne ment ostensiblement jamais, même sous la menace de finir pendu au bout d’une corde.



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