Vanaken ta mère

Après avoir réalisé LA bonne action de cette Coupe du monde en sortant les USA de leur tournoi et en trollant au passage magistralement l’autre cinglé à la gueule orange en reprenant sa petite danse ridicule, les Diables Rouges s’attaquaient cette fois-ci à une équipe d’Espagne d’un tout autre calibre. Lukaku, Doku, De Bruyne et Cie avaient-ils révisé leur pas de flamenco pour se moquer de la Roja en cas d’issue favorable dans ce quart de finale 100% européen ?

On ne le saura jamais, puisque telle une grosse patate, la Belgique tortilla du cul. Elle aura fait un match correct, Mechel’Espagne qui passe en demi-finale. Les Ibériques peuvent donc chanter à la Belgique : « mais t’es où ? Paella ! ».

Le match en deux mots

No (s)pain no gain.

L’homme du match

Le Plat Pays en attendait beaucoup de Jérémy Doku. Mais Saint-Doku végéta. De son côté, l’Espagne comptait sur Lamine Yamal pour donner le tournis aux Diables Rouges. Mais une fois de plus dans ce mondial, le petit prodige barcelonais a été plus en vue dans ces déclarations d’avant-match que sur le terrain.

Comme lors du match précédent face au Portugal, c’est donc le joker Mikel Merino qui a sauvé la Roja en sortant du banc et en trouvant la faille en toute fin de rencontre. Il peut cette fois-ci remercier Senne Lammens, le gardien belge entré en cours de jeu à la place du malheureux Courtois, qui lui a servi le goal de la victoire sur un plateau en repoussant de manière catastrophique une frappe lointaine.

L’homme du match aurait pu être Gerard Moreno. On regrette vraiment que Luis de la Fuente n’ai pas daigné convoquer l’attaquant de Villareal, car à coup sûr, le duo offensif Baena-Moreno aurait fait danser les défenses adverses.

La dinde du match

Ferran Torres, l’attaquant du Barca et de la Roja, est souvent moqué pour son manque d’efficacité face au but adverse. Pas seulement par les internautes, mais également par ses propres coéquipiers, qui le surnomment « le maréchal ». Alors oui, on pourrait penser que c’est un terme flatteur, puisqu’il désigne à la base un officier militaire du plus haut rang.

Sauf que dans son cas c’est pour « maréchal Ferran », non seulement parce que durant sa carrière, il s’est davantage occupé des pieds des autres plutôt que des siens, mais également parce qu’il a tendance à saboter le jeu de ses coéquipiers.

« Les gars,  vous avez vu comme on est meilleur sans ce Barca-ssé ? ».

L’esthète du match

Thibaut Courtois a-t-il vraiment le melon ? Le débat est ouvert, mais sachez en tout cas qu’il lui arrive parfois de dire « merci » à quelqu’un qui l’interpelle par son prénom, pensant simplement que c’est une personne avec l’accent du Sud de la France qui lui dit : « t’y es beau ! ».

La grande frite belge doit néanmoins laisser le titre honorifique d’esthète du match à Axel Witsel, pour son magnifique tatouage de crucifix entouré d’ailes.

« Theate ? Bah non !  »

Le moment MAGA du match

Ce twist de monsieur Oliver :

« No, señor, tapas pas !  »

L’arbitre de cette partie a refusé l’accès à Dani Olmo, tel Donald Trump avec Omar Abdulkadir Artan.

Les points communs entre les deux équipes

Elles arborent toutes les deux fièrement un lion sur leurs armoiries. Quelle originalité.

Elles sont régies par une monarchie constitutionnelle… dont le roi se prénomme Philippe.

Elles jouent en rouge et en tirent leur surnom : la Roja / les Diables Rouges.

Leurs styles de jeu sont identiques. Pour l’une, c’est le tiki-taka, pour l’autre le Rudi Garcia.

Tout pareil, vraiment.

Le chiffre à la con

0.

Avant cette partie, l’Espagne n’avait pas encaissé le moindre but dans cette Coupe du Monde. Elle avait même enchaîné une sixième rencontre consécutive dans cette compétition sans prendre de goal, établissant ainsi un nouveau record et effaçant… la Suisse des tablettes. En effet, la Nati détenait précédemment la plus longue invincibilité, établie entre 2006 et 2010. On tire la langue face à cette information, comme Streller face à Shovkovskyi.

Par la même occasion, Unai Simón en a profité pour devenir le gardien détenant le record absolu d’invincibilité en Coupe du Monde, grâce à une impressionnante série de 650 minutes consécutives sans concéder le moindre but. Bon, qu’on se le dise, même Loris Karius, David James ou Paul Bernardoni en auraient fait de même, tant il n’a pas eu de travail à effectuer pendant ces près de 11 heures (la Roja n’avait concédé que 5 tirs cadrés en autant de rencontres). À tel point qu’il a fini par s’endormir dans sa cage, lui qui a ressemblé à un vulgaire plot de chantier sur le but de Charles De Ketelaere.

« Merde, qu’est-ce qu’il faut faire déjà quand y a un tir cadré ?!  »

L’anecdote

C’est connu, les Belges aiment les frites. Mais ils aiment également se friter.

En 2014, les deux stars de l’équipe Courtois et De Bruyne se prennent le chou (l’histoire ne dit pas si c’était à Bruxelles), car le gardien aurait entretenu une relation avec Caroline Lijnen, alors compagne du petit rouquin. Sans doute la plus mauvaise passe D de l’altruiste KDB.

En 2022, au Qatar, De Bruyne déclare ouvertement que son équipe est trop vieille pour espérer quelque chose. S’en suivent des altercations verbales et physiques au sein des Diables Rouges, impliquant notamment Hazard, KDB et Vertonghen.

Depuis, les relations entre certains joueurs sont aussi fraîches qu’une Jupiler sortant du congélateur. Pour ne rien arranger, des disputes pour obtenir le brassard ont éclaté ces dernières années, conduisant notamment le gardien du Real Madrid à quitter le rassemblement en 2025.

Bref, vous l’avez compris : en Belgique on est plus Castagne que Courtois. À tel point que Donald Trump avait proposé à certains joueurs belges, en juin dernier, de participer aux festivités de son 80ème anniversaire et d’entrer dans la cage de MMA. Un accord avait même été trouvé, avant que le staff médical ne mette son veto.

Il faut néanmoins souligner que ce Mondial a laissé entrevoir une petite éclaircie. Lors du 16ème de finale face au Sénégal, ce sont cette fois-ci Trossard et Tielemans qui ont failli en venir aux mains, avant d’être séparés par leurs coéquipiers. Le capitaine aurait apparemment assigné un « espèce de moule à gaufres ! » au joueur d’Arsenal, qui n’aurait pas apprécié (ou compris) les propos. L’histoire s’est néanmoins terminée comme dans un conte de fées, puisque les deux joueurs se sont tombés dans les bras après avoir permis à la Belgique d’arracher la prolongation.

Si le match avait été une junk food

Ça aurait pu être un bon papet vaudois. Il y avait en tout cas tous les ingrédients à disposition : Porro, saucisses et patates. Pour accompagner le tout, un œil de Pedri ou un verre de Pino.

Au final, ce match aura plutôt ressemblé par moment à une croquetas à la moule. Appétissante et croustillante de l’extérieur, mais décevante à l’intérieur.

La minute Léonard Thurre

Après avoir aperçu un fan belge déguisé en Obélix en tribune, Fred Scola se demanda si la potion magique de la Belgique allait faire effet ce soir.

Visiblement pas. Mais qu’a-t-il donc manqué aux Diables Rouges pour franchir un nouveau palier ? Demandons à Kevin de Bruyne :

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Notre indice n’est pas une Brel, il avait vu juste. L’Espagne envoie valser (pas seulement à mi-temps) les Diables Rouges. Le fait que le prince de Belgique (le frère du roi Philippe) figure dans les dossiers Epstein n’aura donc pas été un avantage pour le Plat Pays.

Jacques a dit : « La lumière jaillira ». C’est plutôt l’inverse pour la Belgique, qui voit sa génération dorée s’éteindre définitivement.

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