La Suisse sera à la Coupe du Monde 2026 ! Certes, mathématiquement, ce n’est pas encore le cas. Elle est un peu dans la situation d’un nommé au Ballon d’Or à qui on annonce être le lauréat. Le seul truc à faire c’est réussir à pas se péter la gueule en montant les escaliers.
Face à une équipe de Suède qui rêvait de se relever sous l’élan de son nouvel entraîneur Graham Potter, la Nati avec Xhaka à la baguette leur a lancé quatre sorts et a laissé l’Holm à terre.
Le match en deux mots
Direction : Amérique !
L’essentiel est là. On en oublierait presque que la Suisse a mis 6-1 à la Suède sur une double confrontation.
Un pays qui ne lui réussit généralement pas et une nation qui sait jouer au football.
Mais face à cette Nati, la Suède vaut pas un Graham. Quoique…
Privés de certains de ses cadres (Gyökeres blessé et Isak sur le banc), la Suède nous a fait peur en fin de première mi-temps.
Heureusement, elle est retombée dans ses travers et a craqué comme un Krisprolls.
Il a rit Potter mais jaune (ce qui n’a rien de surprenant chez les Suédois me direz-vous).
L’homme du match
Avec un but et une passe décisive, Dan Ndoye se montre encore une fois décisif avec l’équipe de Suisse.
Il a été bien aidé par Xhaka, toujours aussi solide, les patrons de la défense Elvedi-Akanji ou encore Embolo (mais c’te puissance !) qui fait toujours autant de bien en attaque. Même si on’doye pas oublié qu’il manquait parfois de tranchant, le Vaudois est devenu un des joueurs phares de cette équipe.
La buse du match
Gudmundsson.
Rentré à la 50e minute, il fait la passe en retrait qui amène le penalty moins de 10 minutes plus tard. Une passe en retrait aussi molle que l’ambiance d’une rave-party en EMS. Le latéral de Leeds a été leader, de fait, de la défaite des s’Hien.
Un magnifique cadeau bien avant Noël. Le gardien est obligé de sortir, Embolo joue bien le coup, péno, goal, merci bonsoir.
Le tournant du match
Difficile de ne pas ressortir ce fameux penalty. Cela libère l’équipe de Suisse et enterre les Suédois.
Je ne veux pas polémiquer parce que ça nous arrange sur ce coup et que je dois être à peu près le seul à penser ça sur cette planète mais, à nouveau, c’est un penalty qui change le cours d’un match. Comme (beaucoup) trop souvent à mon goût. Dans un sport où un but est d’une importance capitale car il est très difficile de marquer, je ne comprends toujours pas comment une toute petite faute dans les 16 mètres peut donner une aussi grande occasion de but alors qu’une grosse faute bien dégueulasse à 30 mètres donne juste un coup franc et soyons fous, un carton jaune. Je suis seul mais je maintiens que c’est débile.
L’esthète du match
Ce merveilleux enchaînement du gamin Manzambi qui s’amène parfaitement le ballon, tire et marque !
Il avait déjà marqué en Suède et remet ça de la plus belle des manières.
Le geste pourri du match
À la 51e minute, Jesper Karlström nous sort un tacle par derrière très moche sur une rupture suisse menée par Fabian Rieder. Un découpage propre en ordre, une balayette, un croc-en-jambe.
Heureusement, Rieder s’en sort sans raideur.
Le chiffre à la con
1.
La Suisse a encaissé son premier but des qualifications lors de match. Une preuve de la solidité défensive helvétique.
Il faudra montrer la même chose mardi face au Kosovo et tout devrait bien se passer.
L’anecdote
Juste après le penalty, Embolo obtient un face à face avec le gardien.
Le portier suédois fait un magnifique arrêt… de la tête !
En revoyant les images, j’ai remarqué qu’en se relevant, il fait ça à ses coéquipiers :

Certes, j’ai bien compris que ça voulait dire « Restez concentrés les gars ! ».
Mais quand tu viens de te prendre une frappe en pleine tronche, c’est quand même rigolo.
Cela m’a aussi rappelé cette vidéo hilarante de la séance de pénalty de Scott Sterling :
La minute Léonard Thurre
Le duo Lemos-Thurre n’a pas sorti de folie. J’ai juste remarqué qu’on aime toujours parler de « verticalité » à la RTS (si vous voulez finir bourré lors d’un match, buvez un shot à chaque occurrence).
J’ai bien aimé la référence de Thurre à ce fameux France-Suisse lors de l’entrée de Fassnacht qui lui rappelle ces magnifiques deux récupérations qui mènent au 3-2 puis 3-3. Toujours côté souvenir mais obscur cette fois-ci, Lemos n’a pas digéré la remontada danoise (3-0 à 3-3), je l’ai senti fébrile à 3-1 pour la Suisse : « Attention, 2 buts c’est pas l’assurance-vie! »
La rétrospective du prochain match
Pour son dernier match, la Suisse se déplace à Pristina au Kosovo.
La mission est simple. Ne pas perdre avec 6 buts d’écart ou plus.
Ça devrait jouer ou bien ?

Ce soir, on aura un remake d’Italie-Norvège, avec un Kosovo qui va presser comme jamais et laisser de larges boulevards. Dans ces conditions, on devrait en marquer au moins 3.
Au vu du résultat, vous auriez pu au moins
Obliger Valentin, votre cher rédacteur
A rédiger ce mot pour les nombreux lecteurs
En n’utilisant que de délicieux quatrains!
Allez, ça sera pour le prochain 4-1?
Quel genre de défi fou, tentez-vous d’envoyer ?
Vous êtes un vrai sonnet, je ne suis point poète
Trouver quelques quatrains, c’est un travail honnête
Mais faire tout un article, ce serait un peu forcer !
Merci pour le commentaire et ta lecture !
A bientôt sur Carton-Rouge !
Haha oui c’est vrai que tout un article, ça prendrait du temps!
A bientôt!
Génial ton commentaire Jérôme ! C’est toi qui devrais prendre la plume pour nous ! 🙂