Maignan ! C’est pas possible ! La France prend Laporte un 14 juillet et ne défilera pas avec le trophée sur Deschamps Olise comble (ou Bondy de monde). Le jour de glaire est arrivé. Le match fut maîtrisé de but en but par des Espagnols qui ont planté 2 banderilles fatales au coq. En maillot blanc et short grenache, la R(i)oja, sangria gare, ont pinot des Français qui ont tourné comme des moulins-à-vent sans jamais trouver le chenin du but. La bande à Dédé a retrouvé son beau jeu laid et sa cuvée 2026 aura un peu le goût de bouchon.
Le match en deux mots
Tapas nocturne.
La France s’est fait sonner les cloches et manger tout (jambon) cru par des Espagnols qui avaient l’air d’avoir plus faim. Malgré l’armada offensive française, les Ibères ont rarement été en danger et ont dansé le flamenco sur le ventre des Français en manque de solution. Un premier but sur penalty transformé par Mikel Oyar a levé zabal pour la loger dans le but de Maignan et un magnifique une-deux Porro-Olmo pour sécuriser le match. Un Porro aux petits oignons qui passe comme dans du beurre dans la défense tricolore.
L’homme du match
Marc Cucurella.
Le futur défenseur du Real Madrid a fait un match monstrueux donnant l’impression que Michael Olise avait perdu son football et gagnant pratiquement tous ses duels.
Il a dit « coucou, je suis là » à tous les attaquants français et a tellement pressé le joueur du Bayern qu’il en a fait de l’huile d’Olise.
La dinde du match
Lucas Digne.
Le pauvre latéral français a eu toutes les peines du monde à contenir un Lamine Yamal qui avait un peu retrouvé de sa superbe. C’est aussi lui qui provoque le pénalty espagnol. Il suit le ballon des yeux et son dégagement se transforme en magnifique low-kick dans la cuisse de Yamal digne d’un combattant de boxe thaï. Et quand Yamal, Yapéno.
Dès le but espagnol, on a senti que la France n’y arriverait pas, tant ils ont semblé au-dessus. C’est certainement le tournant du match.
L’esthète du match
Il y’avait un joli match capillaire entre la touffe Cucurella et l’abat-jour Barcola.
Marc a fini par éteindre Bradley.
Le moment MAGA du match
L’arbitre avait oublié de prendre sa petite mousse à raser. Certainement les policiers de l’ICE qui l’avaient perquisitionné en se disant que c’était bizarre ce spray au poivre détenu par un Salvadorien. Ils ont fini par la lui rendre en lui disant : « ça va, de rien ».
Le point commun entre les deux équipes
Les deux équipes n’ont pas de paroles pour leur hymne.
Sauf la France.
Le chiffre à la con
2.
L’Espagne a parfaitement maîtrisé son match et a réussi à bloquer l’attaque de feu française.
Mais elle s’est aussi montrée diablement efficace : 2 tirs cadrés, 2 buts.
À noter aussi que le 1er tir cadré français est apparu à la 81e minute, preuve du manque d’idées à l’image de leurs politiques.
L’anecdote
Sur M6, il y avait la possibilité de gagner 250’000 euros en participant à un jeu-concours.
Si la RTS organisait le même jeu, le gagnant aurait le droit à 2 jours à Ovronnaz et une boîte de chocolats Merci.
Si le match avait été une junk food
Un tapas formé d’une demi-baguette de pain garnie d’une sauce « paella aux cuisses de grenouilles ». Parce qu’aux USA, on adore les cross-over de gros clichés.
Au goût, on ne ressent que la paella, tant les autres saveurs ont été effacées par un safran très haut de gamme et parfaitement dosé.
La minute Léonard Thurre
Pour la première fois de cette coupe du monde, je n’ai pas regardé notre chère RTS (désolé Lemos, désolé footaises) mais je me suis aventuré sur M6. C’est toujours assez délicieux de regarder une chaîne française lorsque les Bleus jouent et encore plus quand ils perdent.
Sur le ralenti de la faute qui donne le pénalty, le commentateur ose dire : « il semblerait qu’il y ait un contact ». Sans déconner ! C’est trop dur d’avouer simplement qu’il y a pénalty ? Aussi, dès le début du match, il commence à hurler, ce qu’il fera aussi à plusieurs reprises sur des actions qui ne permettent pas vraiment de s’enflammer. Je pense que c’est le genre de gars qui rentre à la maison et en passant la porte il crie : « BONJOUR CHÉRIE C’EST EXCEPTIONNEL JE SUIS RENTRÉ ET J’AI MÊME PENSÉ À ACHETER DES CAROOOOOOOOTTES !!! »
Sinon, mes camarades de Carton-Rouge m’ont rapporté sur le Chat (venez pour les derniers matchs!) que David Lemos a indiqué que cela pouvait être le dernier match de Deschamps alors qu’il lui en restait de toute façon 2 avec la finale ou la petite finale. Une erreur tout à fait pardonnable étant donnée l’enjeu réel pour la 3e place, mais la RTS a eu la bonne idée de le mettre dans le résumé du match.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)


Parce que vous doutiez encore de notre indice ?
On voit qu’il est parfaitement juste, l’Espagne 13e, c’est absolument parfait !

Salut,
Un article très humoristique.