Présentation du groupe C

Insomniaques de tous les pays (surtout européens), levez-vous (enfin, façon de parler) ! À vous qui avez tout essayé, de la tisane camomille de grand-mère aux boules Quies en passant par la rediffusion version longue, director’s cut et scènes coupées incluses de la double confrontation Arsenal-Atlético Madrid en demi-finale de la Champions League 2026, ne cherchez plus ! La Coupe du Monde est là pour vous ! Avec quatre matchs à minuit et deux à trois heures du matin (heure suisse), ce groupe C comme Cauchemar redéfinit la night session et sera sans doute celui que Monsieur Tout-le-monde européen verra le moins cet été. Alors, si vous voulez avoir l’air vraiment passionné (ou vraiment bizarre) en parlant du Mondial avec vos potes dans quelques semaines, c’est sur ce groupe qu’il vous faut vous concentrer. Voici les forces en présence.

Brésil

La star

Nation la plus titrée du monde, le Brésil manque rarement de stars, pour des bonnes comme des mauvaises raisons. À ce sujet (SPOILER), étant donné qu’un certain Vinicius Junior se signale déjà dans la section suivante, soulignons la saison du plus discret Igor Thiago. Parce que sans avoir le nom d’une star, à part peut-être du X, l’attaquant de Brentford a enfilé les buts en Premier League, première division d’Angleterre et volontiers autoproclamée meilleure ligue du monde. Il a terminé à la deuxième place du classement des buteurs avec 22 réalisations, dépassé seulement par le robot Erling Haaland.

Reste à voir si Thiagoal confirmera cet été en Amérique du Nord, sur la plus grande scène du football mondial, lui qui restera a priori à Brentford jusqu’en… 2031. En tout cas, si le Brésil se cherchait un buteur, il s’en est peut-être trouvé un.

La tête à claques

Cela ne surprendra pas grand monde : comme toute équipe de stars, le Brésil ne manque pas non plus de têtes à claques. Parmi celles-ci, quelques-unes se distinguent : on pense par exemple à Vinicius Junior qui, persuadé de s’être fait voler le Ballon d’Or 2024 à cause de sa couleur de peau, avait clamé haut et fort qu’il « en ferait 10 fois plus » et que nous autres pauvres mortels n’étions « pas prêts ». Autant vous dire qu’il vaudrait mieux qu’il ne devienne pas prof de maths après sa retraite sportive, parce que depuis cette décla, la seule chose qui a été multipliée par 10, c’est sa place au classement du Ballon d’Or. Pour le reste, statistiquement, sans être catastrophique, ça ne cartonne pas. Enfin, à part bien sûr pour le fait que l’énième « nouveau Neymar » tourne, en tant qu’attaquant, à entre 10 et 15 cartons jaunes par saison, une cadence qui relègue un défenseur comme Pepe au rang d’enfant de chœur et qui ferait presque frémir Sergio Ramos lui-même. Forcément, quand on se distingue par ce genre de séquences…

 

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Et puis, dans la liste détestable des têtes à claque du football brésilien contemporain, il y en a une qu’on ne peut pas s’empêcher d’aimer : Richarlison. Il faut dire que le bonhomme se distingue dans une catégorie footballistique très précise : il est parvenu, allez savoir comment, à terminer la saison 2024-25 avec plus de cartons jaunes récoltés pour célébration de but abusive (comprenez : pour avoir jeté son maillot en l’air lors d’une célébration de but) que de buts marqués. Comme quoi, l’arbitrage vidéo, ça n’a pas que du mauvais. Et il joue où ce bougre ? On vous le donne en mille : Tottenham.

Pas d’inquiétude, si vous voyez Richarlison torse nu quand votre équipe affrontera le Brésil cet été, c’est plutôt bon signe pour vous !

La particularité

Outre le record du nombre de Coupes du Monde remportées (5), le Brésil est aussi la seule nation à avoir participé à toutes les Coupes du Monde (22) depuis 1930. Forcément, est-on tenté de dire, le Brésil a donc aussi le plus grand nombre de victoires en Coupe du Monde (76 sur 114 matchs joués), le plus haut taux de victoire en Coupe du Monde (66% de ses matchs), la plus grande série de matchs consécutifs gagnés en Coupe du Monde (11), et le plus grand nombre de buts marqués en Coupe du Monde (237).

Tout ça, c’est bien beau. Mais le saviez-vous ? Le Brésil est aussi la patrie du clubiste ultime : Rogério Ceni, gardien de but auquel le qualificatif de « légendaire » s’applique à merveille puisqu’entre 1990 et 2015, il a disputé plus de 1’200 matchs avec son unique club de São Paulo, un record du nombre de matchs de foot joués pour un même club. Mais ça ne s’arrête pas là. Parce que Rogério Ceni détient aussi un autre record, encore plus légendaire. Durant ces 25 ans passés à Sao Paulo, le gardien a… marqué la bagatelle de plus de 130 buts. Ce qui fait de lui rien de moins que le meilleur buteur gardien de l’histoire du football. Un gardien spécialiste des coups de pieds arrêtés ? Ça, c’est le Brésil que j’aime !

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Nostalgiques de la débâcle brésilienne de 2014, vous cherchez à retrouver les sensations fortes ressenties face à un monument qui tombe de haut ? Nous avons la destination parfaite pour vous : les chutes d’Iguazu. Et si vous vous sentez plutôt l’âme pieuse, le Christ Rédempteur de Rio vous rappellera peut-être la réaction naturelle d’un joueur de foot brésilien après un coup de sifflet.

File:Christ the Redeemer (Cristo Redentor) - Rio de Janeiro, Brazil - Corcovado (5268904225).jpg - Wikimedia Commons

Mais ! M’sieur l’arbitre ! C’est pas moi ! J’l’ai même pas touché !

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Vini offrira-t-il au Brésil le vedi et le vici ultimes attendus depuis 24 ans ? Ou bien la Seleçao coulera-t-elle sous le poids de son ego ?

Régulièrement au sommet du classement FIFA mais n’ayant plus atteint les demi-finales depuis le traumatisme de 2014, le Brésil est forcément ambitieux, et notre indice EPSTEIN a tendance à lui donner raison en le plaçant champion du monde (et largement). Pour s’en donner les moyens, le Brésil est allé plonger le Real Madrid dans une délicieuse panade en lui chipant l’un des meilleurs coachs de sa génération (vous me direz, la concurrence n’est pas rude) en la personne de Don Carlo Ancelotti, également réputé fournisseur indémodable de clips vidéos et photos cultes au bord du terrain.

Alors, suffisant pour ramener le Brésil au sommet du football mondial ? Oui et non. Non, parce que même si c’est bien gentil à eux de nous ramener un Italien à la Coupe du Monde, on connaît la relation de ce pays avec le Mondial depuis quelques années (décennies ? On a arrêté de compter). Oui, car rien que pour voir ce bonhomme s’envoyer un cigare taille champion du monde bras dessus bras dessous avec Donald Trump, le sourcil dressé plus haut qu’un penalty de Zaza, on a envie de voir ce Brésil aller loin.

Maroc

La star

La plupart des stars le sont soit pour de très bonnes raisons, soit pour de très mauvaises raisons. Les raisons moyennement bonnes ou mauvaises, l’entre-deux de la staritude, autrement dit les Adil Rami, qui gagnent la Coupe du Monde sur une série de malentendus, sont plus rares. Et le Maroc, depuis l’hiver dernier, compte un homme devenu star pour une raison particulièrement croustillante : Brahim Diaz.

Vous le savez, vous vous en rappelez, la Coupe d’Afrique des Nations ne manque jamais d’assurer le spectacle, entre fans déjantés, accusations de vaudou et arbitrage inventif. L’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle, notamment lors de sa finale où les Sénégalais ont innové en nous proposant l’inverse d’une invasion de terrain après un pénalty litigieux sifflé pour le Maroc dans le bout du temps additionnel (et juste après un but litigieusement annulé pour le Sénégal, qui plus était). Comprenez : les joueurs ont quitté la pelouse en signe de protestation. Pendant 30 longues minutes. Et puis, ils sont revenus, et le penalty a pu être tiré. Mais de quelle manière.

N’importe quel style de penalty aurait convenu. En force, en finesse, enroulé, et c’était gagné. Mais notre homme ne voulait pas seulement entrer au panthéon du football, il voulait en fracasser les portes. Brahim a armé une panenka si désastreuse que d’aucuns se sont demandé s’il avait fait exprès, tout droit dans les bras du gardien et vers le sommet du classement des pires penaltys de l’histoire du football.

 

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La suite est tout aussi lunaire. Prolongations. Le Sénégal marque et remporte le trophée… pour deux mois. Parce que les Marocains, persuadés que le trophée d’une compétition doit forcément revenir au pays qui l’organise, se sont tournés vers les tribunaux et ont fini par arracher une victoire sur tapis vert deux mois plus tard. Ah ! La CAN. Un autre monde.

Les têtes à claques

On ne le dit pas à la légère : la CAN, c’est le Donald Trump des tournois de foot. Il s’y passe toujours quelque chose de dingue, et personne ne sait jamais ce qui va se passer ensuite. Toujours en finale, donc, il semble que ce que le gardien sénégalais a eu le plus de peine à arrêter, ce n’est pas le penalty de Brahim Diaz, mais bien les voleurs de serviette déguisés en ramasseurs de balle. Vidéo à l’appui.

@footpackfr Le vol de serviette, pourquoi faire ? C’est l’une des scènes marquantes de cette finale de CAN : la bataille entre Yehvann Diouf et les ramasseurs de balle et joueurs marocains pour conserver la serviette d’Edouard Mendy. Avec la pluie, elle lui permettait d’essuyer son visage et d’éponger ses gants. On peut comprendre la volonté de déstabilisation, boostée par les vidéos de la demi-finale contre le Nigeria avec Nwabali, mais on va pas devoir assister à ça à chaque match quand même… Vous en pensez quoi ? #SportsTikTok #football #can #serviette #maroc ♬ Smooth Embrace – RB EchoSoul

Alors, en plus de la sécurité dans les tribunes, va-t-il falloir investir dans la sécurité sur le terrain cet été en Amérique du Nord ?

La particularité

On l’a dit, on ne va pas s’y attarder, le Maroc est sans doute la première équipe de l’histoire à avoir à la fois fait égalité, perdu et gagné la même finale. La seule équipe de l’histoire à avoir perdu et gagné le même tournoi. C’est peu de dire qu’on scrutera cette équipe avec attention à la Coupe du Monde. Mais pas forcément pour des raisons sportives.

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Vous souhaitez partir loin sans trop vous dépayser ? Bah restez chez vous.

Bon, d’accord, si c’est le « chez vous », le problème, il y a toujours Ifrane, station marocaine située à 1600 mètres d’altitude dans l’Atlas et surnommée la « petite Suisse » pour son paysage alpin volontiers enneigé. Bon, il y a quand même quelques différences avec notre pays puisqu’à Ifrane, on peut voir de rares macaques de Barbarie, considérés comme une espèce en voie d’extinction. Alors que chez nous, c’est une espèce tout à fait commune.

File:Ifrane City center, Morocco.jpg

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Demi-finaliste du dernier Mondial, première nation africaine à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du Monde en 2022, récent vainqueur/finaliste de la CAN (selon que vous soyez marocains ou issus du reste du monde), le Maroc risque d’être légèrement déçu de sa 12e place en Amérique du Nord cet été prédite par notre indice EPSTEIN. On n’a plus qu’à espérer qu’ils ne nous collent pas un procès.

Haïti

La star

La sélection haïtienne peut compter sur une colonne vertébrale assez solide composée de deux joueurs de Premier League : le milieu Jean-Ricner Bellegarde (Wolverhampton) et l’attaquant Wilson Isidore (Sunderland). Entre ces deux joueurs, tout parle cependant en faveur du deuxième : il est plus jeune (25 ans), plus grand, plus décisif, et son club n’est pas récemment devenu l’une des pires équipes de l’histoire de la Premier League avec trois pauvres victoires en 38 matchs de saison. Vous me direz, ils ont eu la décence de les gagner à domicile, ces trois matchs, et pas contre n’importe qui (Liverpool et Aston Villa). Parce qu’à zéro victoire à domicile, on peut commencer à demander le remboursement des abonnements, non ?  S’il y a (encore) des fans du HC Ajoie qui nous lisent, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire.

Bref, en plus, notre ami porte le nom d’un fameux personnage plus ou moins sphérique du septième art, alors que l’autre porte celui d’une ville de frontaliers.

File:Wilson (Cast Away).svg - Wikimedia Commons

Désolé, Wilson… mais je pense pas que t’iras loin au Mondial cet été.

Ah, et pour ceux qui ne suivent que le championnat suisse, l’équipe d’Haïti sera représentée par Hannes Delcroix, qui, s’il s’était prénommé Chemin, aurait probablement préfiguré le parcours qui attend Haïti dans cette Coupe du Monde.

La tête à claques

Souvenez-vous, l’été passé, on s’était allègrement moqués des noms de joueurs de hockey polonais, tchèques, suédois ou finlandais. Alors on devrait pouvoir se moquer sans risques des noms de joueurs de foot haïtiens. Non ?

Parce qu’au niveau des noms, l’équipe d’Haïti ne peut qu’aller loin dans ce mondial : ils ont non seulement Providence, Fortuné, mais ils ont même Expérience (si, si, défenseur à l’AS Nancy-Lorraine). Tous les ingrédients d’une grande équipe, sur le papier.

La particularité

Elle n’est pas gaie. L’équipe nationale de football d’Haïti, surnommée les Grenadiers, n’a pas joué un seul match à domicile depuis 2021, ceci en raison des guerres de gangs chroniques qui paralysent le pays depuis plusieurs années. Avant d’y revenir plus bas, précisons aussi qu’Haïti est l’avant-dernière nation qualifiée à la Coupe du Monde 2026 selon le classement FIFA (83e). Autant dire que tout résultat impliquant le gain de plus de zéro point serait déjà une belle victoire pour l’une des équipes les moins favorisées par la cote de ce Mondial.

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48 pays qualifiés à la Coupe du Monde 2026, 48 fortunes différentes, et un conseil pour celui-là : n’y allez pas.

Sérieusement, même si vous aussi vous aimez bien rentrer du travail un vendredi soir, allumer votre PlayStation et vous lancer dans une petite session GTA V pour décompresser, même si vous êtes déjà allé en Corse et y avez déjà pris une photo ridicule devant un panneau de circulation dont le texte en français est criblé de balles parce que vous trouviez ça drôle, n’y allez pas. Car si GTA VI se fait encore et toujours attendre, Haïti est probablement ce qui y ressemble le plus aujourd’hui. Alors si vous ne voulez pas faire partie des 5’600 victimes annuelles (chiffres de 2024) de ces conflits, n’y allez pas, et renseignez-vous un peu à la place. Ou ne vous renseignez pas, et profitez de votre match de foot tranquille, après tout, ce n’est pas à moi de vous dire quoi faire.

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

C’est pas la joie non plus sur le terrain, et notre indice EPSTEIN ne prend pas de risque pour ce qui concerne Haïti, en attribuant l’avant-dernière place de ce Mondial 2026 à l’avant-dernière nation du classement FIFA qualifiée pour l’Amérique du Nord. Il est vrai que, sauf énorme surprise, les Haïtiens risquent de devoir plier bagages assez vite, que ce soit à cause d’une perquisition de l’ICE dans leur hôtel où de mauvais résultats. Le vrai problème, c’est que, contrairement aux joueurs d’autres nations, eux ne rentreront probablement pas chez eux.

Écosse

La star

Il s’appelle Scott McTominay et il prouve, s’il en est encore besoin, que quitter son ex toxique, c’est bon pour la santé. Alors qu’il végétait depuis une petite vingtaine d’années à Manchester United (ça fait beaucoup, encore plus quand on n’en a que 30), le milieu de terrain renaît de ses cendres depuis deux ans à Naples, où il a remporté le championnat d’Italie 24-25 et été élu meilleur joueur dudit championnat pour sa première saison sur la côte amalfitaine.

La tête à Clark

 

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La voilà.

Malheureusement, on ne le verra pas au Mondial, lui qui n’a joué que 4 matchs pour son pays à 33 ans et qui a commis la trahison ultime de quitter pour la première fois sa patrie en partant en prêt pour Doncaster en 3e division anglaise, et qui n’a même pas joué 10 matchs cette saison.

La particularité

Si le Brésil ne manque ni de stars ni de têtes à claques, l’Écosse complète admirablement ce groupe C avec son lot de particularités pas piquées des chardons.

Dans les tribunes tout d’abord, où les Écossais détiennent le record du monde de consommation de bières dans un stade avec… 137’000 pintes servies aux plus de 78’000 spectateurs du match Irlande-Écosse de la coupe du monde 2023. Alors oui, du coup, le record est conjoint, et oui encore, c’était à la coupe du monde de rugby. Mais quand même, un demi-litre de bière par personne en moyenne, toutes tranches d’âges et toutes catégories confondues, avouez que ça force le respect, non ?

Avec tout notre respect pour la formation écossaise, la deuxième particularité que l’on soulignera est elle aussi à chercher du côté des tribunes. Elle est d’ailleurs une conséquence de la première, et elle surprendra sans doute à peu près autant : les fans écossais sont bruyants. Du genre, vraiment bruyant. Le bruit du Celtic park, antre de l’éponyme club de Glasgow, a ainsi été mesuré à 129 décibels en 2024, soit 3 de moins que le record détenu (au football) par le stade du Besiktas Istanbul, celui-là même que le Lausanne-Sport a réduit au silence l’automne passé pour se qualifier en Conference League. Ah ! Nostalgie, quand tu nous tiens. Tous sports confondus, les États-Unis, étonnamment, l’emportent avec des stades de football américain atteignant les 140 décibels, soit à peu près le bruit d’un moteur d’avion. Par contre, on n’a pas pu vérifier si le bruit vient des fans où vraiment des moteurs d’avions privés qui débarquent des quatre coins du monde pour le Super Bowl chaque année.

Et sur le terrain, alors ? Malheureusement, c’est plus calme. L’Écosse n’a jamais perdu une séance de tirs au but, mais l’échantillon de cette statistique est bien plus maigre que celui du record de pintes consommées (2 séances de tirs au but disputées en matchs officiels dans son histoire). Du côté des clubs, on trouve une anomalie intéressante à Dundee qui demeure, tenez-vous bien, le seul club au monde à se targuer de n’avoir jamais perdu un seul point face au FC Barcelone en matchs officiels (quatre victoires en quatre rencontres). Alors oui, les bovins parmi vous diront, gnagnagna, Fribourg-Gottéron non plus n’a jamais perdu un seul point contre le Barca. Et là, je vous répondrai, bon, passons à la suite.

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Macaques, macaronis, macintosh. Et si pour vos prochaines vacances vous remontiez au plus célèbre de tous les Mac ? Bon, d’accord, statistiquement, vous en avez tous un à moins de trente minutes de route, mais McDonald, c’est aussi l’un des clans écossais les plus anciens et les plus puissants. Autrefois appelés les Seigneurs des Îles, les membres de ce clan avaient élu domicile sur l’île de Skye, autour des châteaux d’Armadale, de Dunscaith, de Knock et de Duntulm. Aujourd’hui, les châteaux sont en ruines, mais l’île de Skye constitue encore un beau pèlerinage si vous aimez des trucs comme les rochers, l’herbe, les arbres, les animaux – la nature, en un mot. Et puis, si vous préférez l’autre McDonald’s, c’est que vous n’avez sûrement pas besoin de conseil pour le trouver.

File:Scotland Skye Armadale castle front.jpg

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Avec un format à 48 équipes, donc 32 (je répète : t-r-e-n-t-e-d-e-u-x) qualifiées pour les seizièmes de finale (je répète : s-e-i-z-i-è-m-e-s-d-e-f-i-n-a-l-e), il se pourrait qu’on voit la fleur du mythique hymne écossais passer pour la première fois la phase de groupes. Pour aller jusqu’où ? Pas en séance de tirs au but, espérerons leurs adversaires.

Allez, on se le remet un coup. 

L’indice EPSTEIN est moins optimiste, classant l’Écosse 43e (q-u-a-r-a-n-t-e-t-r-o-i-z-i-è-m-e) de ce Mondial. Mais bon, l’indice EPSTEIN place entre les numéros 33 et 48 (soit les 16 (s-e-i-z-e) équipes éliminées) les quatre équipes du groupe L. Donc il se trompe forcément. Non ?

 

Crédits

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https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Scotland_Skye_Armadale_castle_front.jpg

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