Après la destruction du Paraguay par le onze américain, un certain Vance de folie régnait dans la superbe enceinte du Lumen Field de Seattle, ou pour nous Européens, le Stadium of Light (Sunderland ‘Til I die). La rencontre fut des plus engagée et au vu des dégâts occasionnés sur les tibias de certains pugilistes, on eut droit en sus de la pause boisson, à un coma break. La FIFA est décidément très inventive. En fait, les joueurs de ce match d’anagramme (USA-AUS) se sont tellement mis de semelles durant ces 103 minutes qu’on se serait cru dans une usine de baskets Nike au Cambodge. Toutefois, entre télescopages et autres tacles à la « Gentile », on entraperçut du football de grande classe avec Dest et le Usain Bolt du Villareal, Alex Freeman. Cette victoire des USA laisse malheureusement les hommes de Popovic dans de Bos draps mais on espère fort qu’ils ne Freese pas le code contre le Paraguay en vue des 16èmes.
Le match en deux mots
Rythm & Blues.
Détermination, pressing, contre-pressing, on pourrait presque parier que Pochettino a envoyé ses troupes de « Marines » en stage de préparation physique style « Full Metal Jacket » sur les trois derniers mois.
Côté Australien, ce fut énergique mais laborieux avec des distributions en série de coups semi-maladroits et semi-vicelards, pour être gentil. En fait, les défenseurs des Socceroos ont tellement distribué de coups qu’ils pourraient s’inscrire au festival du Ku Klux Klan du coin. Pour les Aussies, après ce match, il y a vraiment de quoi choper le blues et d’en être « Sleepless in Seattle ».

L‘homme du match
Pour son impact, sa vitesse, son body check sur Bos dans les bandes, sa détermination sur son but et… son nom. Alex Freeman, on est « Morgan de toi ».
La dinde du match
On hésite entre le réalisateur du match plus à l’aise pour nous trouver des people peu passionnés par le match et qui provoquèrent plus de « C’est qui Machin ? » ou « C’est qui Machine ? » sur le chat de la Rédac. En fait, on aurait préféré voir des Roberto Baggio, Alessandro Del Piero ou Antonio Cabrini pour rester dans le monde qu’on adore, le fôte (c’est du product placement financé par Carton-Rouge.ch pour amener l’Italie à cette CM 2026).
Sinon, il reste Harry Souttar qui pourrait être un prop dans le pack de rugby de l’équipe d’Australie mais qui a étrangement préféré se lancer dans le soccer. Son seul atout : il mesure presque 6 pieds, Souttar.
L’esthète du match
Sergiño Dest. Parce que son prénom claque presque aussi bien que son toucher de balle. Durant cette rencontre, le défenseur du PSV nous démontra une tendance à passer aussi bien les piquets jaunes que Loïc Meillard. Dest arriva même à enjamber ces portes avec autant d’élégance que Joël Gaspoz. Quelle classe.
Le ski, c’est peut-être ton Dest, hein ?

Le moment MAGA du match
Le 2ème but américain de Freeman, marqué initialement sur un hors-jeu puis révisé par la VAR en bon but en raison d’un demi-crampon de Bos qui rêvait par-là dans les 16 mètres. Alors que tout le monde s’impatientait dans le stade, on se demandait qui serait le plus habilité au sein de la Rédac pour aller expliquer la règle du hors-jeu à 70,000 Américains, disciples de sports inutiles tels que la NFL et le baseball.
Le point commun entre les deux équipes
Y’en a point comme eux ! Les jambes de surfers fréquemment arrachées par des requins sur des plages populaires (Bondi Beach et New Smyrna Beach), les bouts de montagne que tout le monde connaît mais plantés au milieu de nulle part (Ayers Rock et Mount Rushmore), les groupes rock faits de lettres comparses (INXS et NSYNC), les fessiers célèbres (Kylie Minogue et Kim Kardashian).
Mais pour le match de ce soir le pressing surintensif et une passion certaine pour le MMA lie à merveille ces deux équipes de combattants.
Le chiffre à la con
7.
Comme le nombre d’avertissements distribués dans ce match entre buffles mal lunés. Au final, ça a même fini par lasser l’arbitre Zwayer qui s’est étendu de tous son long sur la pelouse, pris de crampes et de lassitude probablement.
Le fameux « referee break« .
L’anecdote
Grâce à son look situé entre celui du guitariste de ZZ Top et d’un supporter écossais sans crème solaire sur une plage de Benidorm, Alexi Lalas s’afficha comme la star rock & roll de la CM 1994 aux USA. Adversaire au premier match du quatuor valaisan, Pascolo, Geiger, Bregy, Quentin (cœur avec les mains), le Michiganais se révéla plus comme LA rockstar d’une équipe surcotée que comme un défenseur vicieux à la Matterazzi. Sans-gêne, Lalas amena souvent sa guitare électrique au stade pour mettre de l’ambiance en avant-match tout en se faisant filmer par CBS et FoxNews, mais pas par MTV. À titre de comparaison avec le show « Lalas », c’est un peu comme si de nos jours, Michel Aebischer amenait son fifre et Remo Freuler son tambour dans les vestiaires de la Nati à Vancouver pour faire rigoler Murat.

Si le match avait été une junk food
Du Vegemite (sorte de cenovis australien) tartiné sur la brioche anti-vomitoire de McDonald’s. Il faut vraiment être Australien pour aimer ce machin. C’est salé et cela donne du goût à du pain bas de gamme mais au final tu restes au mieux sur ta faim ou au pire, tu finis à plat ventre sur ta cuvette des toilettes.
Bref, pas fait pour les gourmets, tout comme ce match.

La minute Léonard Thurre
« Adams qui sauve la famille américaine », roulement de tambour, bravo Fred Scola qui a sûrement gagné un pari sur cette sortie.
Par contre, pas d’accessits pour Scola dans sa démolition de la langue de Shakespear torturée à souhait pendant 90 minutes. Entre les Bitchs au lieu de Beach, Laisseter (Leicester) et l’inattendu Iguane pour League One, l’émérite commentateur de la Nati féminine échoua à l’oral d’anglais et fit retourner dans sa tombe notre rédacteur valdo-anglais, Raph Iberg.
Et puisqu’on n’est pas chez Bolloré et qu’on peut écrire (presque) ce que l’on veut sur Carton-Rouge.ch, je me devais de revenir sur le MONUMENT d’hier soir, 22h43 : « C’est Hollywood à Los Angeles avec JOHAN MANZAMBIiiiiiiiiiiiiiiiiiii, criez son nom dans toute la Suisse !». © David Lemos. Cher David, les larmes, les larmes de joie dans mes yeux, crois-moi ! Rendre les émotions positives encore plus fortes, on ne te dira jamais assez merci pour cela.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
Revenu du fin fond de l’enfer (où on n’aurait sans aucun doute dû le laisser), et ce uniquement à des fins purement ludiques et mercantiles pour votre site favori, l’indice EPSTEIN donnait largement l’avantage aux protégés de la pelure orange de la Maison Blanche face aux buveurs sans fond de Foster’s. Force est de constater que notre indice est des plus redoutable, une sorte de prédateur trop longtemps ignoré. Dommage pour beaucoup d’entre vous, et aussi pour nous à la Rédac, pauvres pronostiqueurs après le premier tiers de cette CM remplie de petites surprises.



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