On espérait une Norgie de ce match (a-ha, a-ha, a-ha !), mais avant tout, ce match fut marqué par les maladresses incessantes des gardiens respectifs qui se firent des Nø au cerveau à chacune de leurs sorties. Au final, ce sont les Rosbifs peu saignants à nouveau qui gagnèrent ce match d’échec entre le Roi et le Renne. Dommage pour la Norvège qui n’a pas pris ses occasions mais les Anglais simply Kan(e)’t get enough de cette CM 2026. Le HerKing est mort, vive HerKing.
Le match en deux mots
Miami bitch.
Les Norvégiens auraient pu et dû passer l’épaule à trois reprises pour décapiter les trois lions dans cette désagréable fournaise de Miami. Mais au final, ce furent les hommes de Tuchel qui prirent leur élan en prolongations pour transformer cet Eze grâce à un Bellingham bien trop fjord.

L’homme du match
‘Hey Jude, don’t make it bad’. C’est ce que Bellingham a dû se dire en marquant les deux buts anglais. Le premier fut un chef d’œuvre extratemporel à revoir autant de fois que le penalty de Vargas contre la Colombie. Trois touches délicieuses de l’extérieur du pied pour s’emmener le ballon et finir le job dans le petit filet. Tu essaies de faire ça sur ta pelouse et tu te fais les ligaments de la cheville.
La dinde du match
Au chapitre des clowneries d’un gardien anglais, voici un nouveau palier passé par ce pied-bot de Pickford qui oublia qu’il était né avec des bras sur le goal de Schjelderup. Ennuyeux pour un gardien, me direz-vous, alors que n’importe quel autre gérant de pub aurait l’affaire comme dernier rempart. Ridicule dans ses sorties et dans son calcul de trajectoire, le portier d’Everton rejoint la longue liste des portiers du Roi Charles qui aiment se ridiculiser lors des grands moments. James, Seaman, Green et le fameux Robinson. Normal pour un Vendredi soir.

hey, Jordan, tu la veux ma main dans la gueule !
L’esthète du match
Ørjan Nyland, le gardien norvégien décida de se mettre au niveau de Pickford en nous faisant une Lammens sur le deuxième but anglais. Une faute de main que même DSK n’aurait pas osé dans une chambre d’hôtel new-yorkaise. Un véritable Harry Kiri pour les Vikings, malheureusement.
Le moment MAGA du match
La poussette de Haaland sur Anderson qui alla invalider le goal d’Heggem à la 55ème minute. A mon avis, la VAR continue de protéger les équipes de renom, car voir ce grand gaillard d’Anderson tomber comme Nadia Comaneci de sa poutre, c’était assez risible. Le reste de la Rédac n’était pas d’accord avec mon interprétation, oui, mais ils ont oublié une chose : c’est moi qui tiens le clavier ce soir.
Le point commun entre les deux équipes
Aux 9 classe mondiale, on préfère le neuf.
Grâce au courage de certains clubs de développer les jeunes de leurs Académies et de les faire jouer (je sais un comble pour un footballeur), la FA récolte les fruits aujourd’hui sur le très haut niveau mondial. Merci donc à Aston Villa, Bournemouth, Brentford et un peu Liverpool d’avoir amené ces talents à maturité. Côté Norvégiens, on a investi dans les terrains synthétiques, c’est moins glamour, mais apparemment ça a marché. Faudra traduire tout cela en italien et l’expliquer aux top management du Calcio.

Le chiffre à la con
60, comme les minutes de sommeil que les acteurs du match de Miami m’ont octroyées cette nuit. Finir le match à 2h du mat’, c’est très irrespectueux pour notre santé physique déjà qu’on tient plus en en place avant ce Suisse-Argentine et qu’on a bien écumé les cartons de fendant qui traînaient à la cave.
L’anecdote
En Angleterre, on parle souvent des Dieux du Stade de Wembley, pour faire référence aux bien trop lisses Bobby Charlton, Gordon Banks ou Gary Lineker. On a essayé pour coller au match de ce soir de trouver des Dieux norvégiens, mais à part Thor, on n’a pas repéré un autre gars, même en demandant à ChatGPT qui a ramé autant que les supporters vikings mais sans succès.
Non, si on veut parler d’un VRAI Dieu, c’est trop tard, il est parti hier, d’un paradis bagnard, Versegères, pour s’en aller égayer le paradis tout là-haut. Notre Roland National, Roland Collombin a pris son dernier envol comme il le faisait si bien sur les bosses alpines. Double champion sur la Streif (pas son bistrot au Bourg !) puis sur le Lauberhorn et ensuite médaillé d’argent olympique sur le Mont Éwina, Roland c’était le Dieu du Cirque, pas forcément Blanc, mais du cirque de l’après-ski où son sens de la fête valaisan, sa désinvolture et sa répartie faisaient crever d’envie les bosseurs sérieux qu’étaient Russi et Klammer. « Les entraînements, la discipline, je détestais ça !» disait-il goguenard aux journalistes.
Le Georges Best du ski suisse d’antan est parti. Il ne sera jamais remplacé. Le Bec des Rosses en a même pleuré cet après-midi. Adjieu Roland, Adjieu CHAMPION.

Si le match avait été une junk food
Un macaroni cheese. Ça n’avait pas l’air d’être trop appétissant à première vue mais vu que t’avais une grande faim et qu’il n’y a rien d’autre à grailler, tu y prends goût à ce mélange entre pâte trop cuite, du cheddar râpé, enrobé d’une double crème d’élan issu du fin fond d’un fjord. Mais au final, cette tentative de cuisine ‘sophistiquée’ finira par te rester sur l’estomac.
La minute Johan Djourou
Sortie de tambour pour Pierre Poullier qui nous affirma que « Rice n’était pas dans son assiette ». Un peu normal pour un joueur qui a eu la coulante floridienne toute la semaine. Il nous orienta vers un sujet moins scabreux et plus mystique en affirmant par la suite que « Le match avait changé d’âme » (ou d’âne s’il se référait à Pickford, mais qui sait ?) A Miami, le ‘chaud patate’ Cédric Moret fit valoir son entrain pour faire décoller le match, malgré un anglais ou norvégien approximatif ‘Haut Raille Lie’ et ‘Chie de Rüppe’ lorsqu’il fallut prononcer des noms de joueurs. Mention spéciale pour son passage ‘Tinder’ lorsqu’il affirma que « Kane a voulu se connecter avec Bellingham ! » puis sa sortie ‘Hanibal’ en apercevant Luis Suarez : « Il aurait aimé ce match car ça lui aurait permis de sortir les crocs »
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
EPSTEIN ne pouvait que montrer son mépris pour ses deux meilleurs potes anglais, le Prince Andrew comme il s’appelait avant quand il faisait le gros coquin avec des jeunettes et Peter Mandelson, l’intriguant de Downing Street. On dit pas merci à tonton EPSTEIN alors pour ce prono totalement faux ?



Toujours un plaisir de lire ces comptes rendus.