S’il y a une chose que j’aime bien, c’est les dimanches matins de printemps, après un samedi soir victorieux ! Une victoire à domicile le samedi à 19h, quelques solides théories à la buvette, un petit tour au New Club et hop, réveil à 9h dimanche matin et rendez-vous sur un terrain de foot de la région !
Scénario idéal pour moi ce week-end donc puisque le soleil avait déjà fait son apparition à 9h ce matin, heure du réveil dominical. Tant pis pour Telefoot, France 2 Foot et l’horrible Denis Balbir, direction La Fleur de Lys, centre sportif du FC Prilly pour une affiche très alléchante entre les locaux et le FC Thierrens de Jean-Benoît Schüpbach.Prilly prenait d’entrée les choses en main, un centre d’Edin Becirovic trouvant Mirnes Mehmedovic après à peine 200 secondes de jeu ! Le tir du milieu droit était dévié par un défenseur blanc hors de portée de Filisetti et Prilly menait donc 1-0, mon premier café de la journée n’étant pas encore refroidi. Les Violets gardaient le contrôle du match sur une pelouse horrible (désolé au jardinier mais c’est ma foi la vérité) et mettaient à mal un FC Thierrens qui n’aime a priori pas trop jouer le matin et qui n’en a en tout cas pas l’habitude. Il ne fallait pas longtemps aux hommes de Claude Vergères pour doubler la mise grâce à un bon centre de Mirnes Mehmedovic repris en bout de course par Diego Pazos d’un « vieux pointu », tel que l’ont défini les habitués de la buvette et on ne peut que leur donner raison. Un « vieux pointu », donc, et 2-0 pour Prilly, un avantage complètement mérité pour les locaux. A noter la bonne utilisation des ailes par les Prilliérans puisque le premier but était inscrit suite à un centre de la gauche et le deuxième grâce à un centre venu de la droite. Limpide.
On le sait pourtant, le FC Thierrens a un instinct ancestral pour le combat et ne lâche jamais l’affaire même lorsqu’elle est mal emmanchée comme ce matin. Si Jean-Benoît Schüpbach a essayé d’instaurer un jeu plus élaboré à ses protégés, et c’est tout à son honneur, c’est bel et bien avec ses valeurs traditionnelles que le FCT allait revenir au score. Des ballons « dans la boîte », du défi physique et de la combativité sur les renvois de la défense, voilà la recette concoctée par les visiteurs pour la deuxième mi-temps ! Jérôme Ruch, capitaine, ramenait donc le score à 2-1 aux environs de l’heure de jeu en tacklant rageusement un ballon qu’il venait de contrôler dans les 16 mètres suite à un renvoi hasardeux de la défense. L’état du terrain était tel que l’excellent Alex Zoppi voyait ce ballon rebondir au-dessus de son son bras sans qu’il soit le moins du monde fautif ! Quoi qu’il en soit, ce but redonnait de l’ardeur aux coéquipiers de Nicolas Marchello et les situations chaudes se multipliaient devant les buts de Zoppi tandis que Prilly gâchait bêtement quelques jolies occasions de contre. Arrivait donc la 95ème minute et un bon coup-franc pour les visiteurs à 25 mètres environ des cages de Zoppi. Vincent Bellizzi envoyait un véritable mandrin du pied droit dans la lucarne du portier prilliéran mais celui-ci pouvait superbement détourner en corner. Bellizzi s’empressait d’aller le frapper et trouvait la tête de Nelson Longo, lequel pouvait égaliser au milieu d’une forêt de joueurs ! 2-2 à la 96ème et beaucoup de regrets pour le FC Prilly.
Le résultat final est toutefois mérité car si Prilly a dominé la première période, la deuxième fut plutôt à mettre à l’actif des visiteurs comme en témoigne d’ailleurs le score. En tout les cas, la centaine de spectateurs présente n’aura pas assisté à un grand match de football, la faute en partie à l’état du terrain. Prilly, à mon avis, possède des individualités supérieures, notamment en attaque (quel entraîneur de 2ème ligue ne rêve pas du trident Pazos-Becirovic-Viera ?), mais a été désavantagé par la pelouse. Je ne vais pas me faire des amis à Thierrens, mais ma foi c’est mon avis, et j’estime que cette pelouse peu propice au jeu a avantagé les visiteurs, dont le jeu plus direct et plus vertical s’accommode mieux d’une pelouse en mauvais état par rapport à la technique supérieure et au jeu collectif plus affiné de leur adversaire. Voilà, c’est dit, et j’imagine que les Thierranais ne seront pas d’accord avec moi. Qu’ils n’hésitent pas à me contredire, les commentaires sont là pour ça ! Et au pire, je me ferai incendier mercredi soir à l’occasion de Thierrens-La Sarraz…
Voilà, on termine avec les meilleurs joueurs de la rencontre, comme d’habitude. Pour Prilly, mention bien au portier Alexandre Zoppi, très sûr et innocent sur les deux goals. Mention bien également à l’Espagnol Diego Pazos, buteur et organisateur du jeu prilliéran. Du côté des visiteurs, Jérôme Ruch s’est montré fidèle à sa réputation : rapide, accrocheur et habile balle au pied. Mention bien également à Nicolas Marchello, infatigable au milieu de terrain.
La suite ? Thierrens-La Sarraz mercredi (à noter que La Sarraz rejoue deux jours après à Champvent !) et Etoile Broye-Prilly samedi. Chaud !
FC Prilly-FC Thierrens 2-2 (2-0)
Buts : 4’Mehmedovic 1-0, 27’Pazos 2-0, 57’Ruch 2-1, 96’Longo 2-2
Prilly : Zoppi; Ponce, Jaunin, Crettaz, Comby; Mehmedovic (67’Guy de Fontgaland), Swenson, Vergères, Pazos; Becirovic, Viera
Thierrens : Filisetti; Freymond Marin, Gavillet, Corminboeuf, Pillot; Ruch, Marchello, Guinand (46’Jaquier), Freymond Renaud; Longo, Bellizzi
Notes : Christophe Lin, assisté de Nexhat Namoni et d’Igor Markovski, avertit Longo (14′, simulation), Pillot (29′, jeu dur), Jaunin (56′, anti-jeu), Pazos (71, jeu dur) et Marin Freymond (85′, contestations).
La chose est certaine, il ne faut pas texcuser pour le commentaire sur létat du terrain! Au point davoir honte daccueillir les équipes adverses…
match nul au goût de défaite pour les prillérans!
à bientôt, merci pour larticle.
du grand Tim!
merci!
Je confirme que le terrain de la Fleur-de-Lys à Prilly nest pas un billard. Mais loutrage du temps (plus de 50 ans dexistence)ne permet malheureusement plus de lui enlever ces perfides bosses. Un peu de patience, la commune va, cette année encore, déposer un préavis de 2,5 millions (eh Oui …) pour un nouveau synthétique et la réfection complète en herbe du dit terrain.
Encore une chose: pour avoir écumé les terrains de foot de 1ère et 2ème ligue entre 1970 et 1990, jai aussi rencontré des champs de patates qui mont « empêché » de la mettre au fond, mais… jai toujours assumé ma maladresse !
A bon entendeur salut
Alain Gillièron
Syndic de … Prilly
entre 70 et 90, ça se jouait déjà avec les pieds? 😀