Broos déception

Quel Sithole ce match... Appelez l'Appollis

Les 72 matchs de la phase de groupes sont désormais derrière nous. Un total qui équivaut, peu ou prou, à l’ensemble des rencontres jouées lors des Coupes du monde de 1930, 1934, 1938 et 1950 réunies ! Place maintenant à la dernière innovation de la FIFA: les seizièmes de finale. Il faut dire que c’est bien foutu, pour marquer le coup ils se sont démerdés pour que la première confrontation à élimination directe soit à nouveau un match d’ouverture avec un pays hôte en vedette. Après le Mexique-Afrique du sud du 11 juin dernier, on a ainsi eu droit à Canada-Afrique du Sud. Vivement donc la finale opposant les États-Unis à l’Afrique du Sud… ou pas.

Le match en deux mots

Ouf, pas de prolongations !

Ce match a envoyé un formidable message d’espoir à tous les joueurs de 2e ligue inter : ils ne sont peut-être pas si loin d’avoir le niveau pour jouer un jour une Coupe du Monde.

L’homme du match

Stephen Eustáquio.

Le Canado-portugais a délivré tout un pays et les téléspectateurs du monde entier dans les arrêts de jeu d’une frappe soudaine. Il s’est sans doute rappelé au bon souvenir du but de son compatriote portugais Eder en finale de l’Euro 2016.

La dinde du match

Le public.

Je veux bien que le spectacle était « plus que moyen » comme l’a euphémisé Yves Débonnaire en plateau et que le match manquait tellement de mouvement que l’arbitre a parfois été à deux doigts de commencer un décompte de cinq secondes pour perte de temps alors que le jeu se déroulait au beau milieu du terrain. Mais les seules clameurs venues des tribunes ont éclaté lorsqu’une célébrité apparaissait sur l’écran géant du stade. La palme revient à cette supportrice canadienne dont l’iPhone est parti voler quelques rangées plus bas lors d’une Ola tristounette. Le highlight de la soirée selon David Lemos.

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L’esthète du match

Moïse Bombito, de retour dans le onze canadien après une fracture du tibia qui s’oppose physiquement à son entraîneur qui voulait s’en prendre à l’arbitre à la mi-temps pour une histoire de penalty non sifflé. Franchement, c’est la classe. Jesse Marsch, lui, ferait mieux de retourner à son cabinet médical et s’occuper de ses quatre filles.

Le moment MAGA du match

Devinette: Existe-t-il sur cette planète un américano-canado-sud-africain ? Si c’est le cas, le match de ce soir devait avoir pour lui une saveur particulière. Mais je pense pas qu’un tel pedigree existe. Je me trompe ?

Le point commun entre les deux équipes

Les deux équipes, arrivées deuxièmes de leur groupe, auraient été directement qualifiées pour les huitièmes de finale dans l’ancien format de la compétition. Mais non, avec ce mondial à 48 équipes, les voilà à devoir jouer un match de plus.

Même si ils en sont sortis victorieux, en tant que pays organisateur, le Canada a sa part de responsabilité dans cette formule bancale. BLAME CANADA!

Le chiffre à la con

17 heures.

C’est le délai entre le coup d’envoi des derniers matchs de la phase de poules et celui de ce premier seizième de finale. Par le passé, j’avais souvenir d’au moins une soirée de repos entre les deux phases où je me sentais tout bizarre, ne sachant pas quoi faire de tout ce temps libre. Sachez donc que la première journée « off » n’arrivera pas avant le 8 juillet, entre la fin des huitièmes et le début des quarts.

L’anecdote

Le match s’étant joué à Los Angeles, ce fut donc la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde qu’un pays organisateur n’a pas joué sur ses terres. Une situation qui risque de se produire de plus en plus souvent, notamment dans quatre ans lorsqu’on jouera sur 3 continents et dans 6 pays. Vive le progrès !

Si le match avait été une junk food

Le Kota est un sandwich historique des townships sud-africains. Une nourriture bon marché (comme ce match) et facile à ingurgiter (pas comme ce match). En tout les cas hier soir, le Kota de belles actions n’y était pas.

La minute Léonard Thurre

En confiant les commentaires à David Lemos et Léonard Thurre, la RTS semblait avoir parié sur une deuxième place de la Suisse en phase de groupe, qui aurait alors dû disputer ce match. Les deux hommes ont finalement hérité de la plus grosse purge depuis le début du tournoi.

J’ai noté qu’à la 19ème minute, Thurre a trouvé l’Afrique du Sud plutôt libérée. Bienvenue en 1994 Léo!

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Jusqu’ici, je n’avais vu l’Afrique du Sud qu’à l’occasion de sa catastrophique prestation lors du match d’ouverture. Autant dire que sa qualification en seizième m’avait plutôt surpris. L’indice EPSTEIN ne l’avait pas non plus vue venir et le résultat de ce soir confirme logiquement qu’elle n’avait rien à faire là.

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