YaKing, je Thames quand même !

Dans son pamphlet du 10 septembre 2023 suite au non-match de Pristina, Yves Martin, le pourtant très mesuré et peu-outrancier tenancier de la Nati sur Carton-Rouge.ch émettait des doutes sur les capacités tactiques de notre coach national en allant jusqu’à le tagger d’imposteur dans son papier intitulé : Yakin je te hais. 10 mois plus tard, la pilule est Starmer à avaler avec cette défaite injuste et étripante 5-3 aux penalties, mais malheureusement, la Nati n’avait pas ouvert le bon Manuel pour ces tirs des 12 yards. Malgré ce match attentiste, calculateur et parfois exaspérant, Yakin a conduit la Suisse dans le cours des Grands avec ses tactiques inédites et audacieuses durant cet Euro 2024. Thank You Murat.

Mais pas sûr qu’après cette victoire sans panache on Blair nettement plus le jeu anglais concocté par ce frileux de Southgate. Toutefois, restons courtois et positifs dans la défaite contre cette Angleterre opportuniste: « Nique Starmer et vive cette Breel Nati ! »

Le match en deux mots

Fuck (80ème) et re-fuck (117ème).

Ceux qui ont regardé le match comprendront, pour les autres qui ont préféré aller voir le Festival romand des fifres et tambours à Bourg-Saint-Pierre, le Teletext vous servira de béquille sportive.

L’homme du match

Les hommes du match. Tous les tireurs de penalties anglais qui ont loupé leurs essais lors des déconvenues cuisantes dans des tournois importants sur ces quarante dernières années. En apprenant des camouflets historiques de Southgate, Stuart Pearce, Chris Waddle et plus récemment de ceux de Rashford et Saka, les Anglais avaient décidé d’arrêter de se faire du Mall en pratiquant méthodiquement la technique du péno réussi. Les résultats furent probants avec des essais quasi-inarrêtables de ces Zuber-héros que furent Toney et Palmer. Ce soir maudit de Düsseldorf, les Suisses, Cenovis en la matière, ne crurent pas suffisamment à la Maggi des penalties et, au final, l’addition fut salée pour la troupe de Yakin.

La saucisse du match

Harry Kane a de nouveau excellé dans la médiocrité durant ce match tendu en insistant pour ne pas jouer à sa place. Le seul regret : que Xhaka n’ait pas réussi à le pousser directement dans la glacière sur son body-check le long du banc anglais en deuxième période. En l’évinçant des tireurs choisis pour la série de penalties, il semble que Southgate ait finalement compris d’arrêter de dérouler le tapis rouge pour Kane.

La position sur le terrain où Kane est le moins nuisible… 

Le tournant du match

La rentrée trop tardive de Shaqiri. Un coup de coin magique et un angle de transversale plus loin, les Anglais auraient pu et dû être chocolat et ne pas passer à la raclette. Yakin a trop joué la montre avec Shaqiri et c’est un peu dommage.

L’esthète du match

Durant tout le match, notre Xhaka national a éclipsé la star surfaite du Real, Bellingham. Il faudra d’ailleurs repenser la Place Centrale d’Altdorf en dégoupillant Guillaume Tell pour le remplacer par le GEANT du Bayer. Auteur d’un Euro 2024 aussi goûteux qu’un Bagnes 25 pour la raclette, le chef d’orchestre de notre Nati a même réussi à mener à la baguette le staff médical suisse en les convaincant de le laisser jouer avec une déchirure aux adducteurs. En Granit, la Pierre d’Unsprunnen a certainement trouvé son successeur mythique dans le cœur de tous les Suisses.

Le geste pourri du match

Pickford et ses tentatives de déstabilisation infantiles qui devraient, si la CEDH s’en mêle, amener au retrait du mot fair-play des dictionnaires français. La classe, le portier d’Everton n’en a pas et d’ailleurs je me permets de douter qu’il en ait visitée une dans sa prime jeunesse. En abusant de grimaces, danses bêtifiantes hors de sa cage et autres mouvements de Marsupilami avec ses bras lors de la séance de tirs au but, le portier des Three Lions nous a fait du Bruce Grobbelaar, mais de l’extrêmement pauvre. Si le gardien zimbabwéen avait un talent hilarant d’acteur des pelouses, le natif de Washington n’aurait aucune peine pour se reconvertir en vendeur de (Pick)Ford KA (Kretin des Alpes).

À part cela, on pourra épingler Stéphane Henchoz pour qui les pourcentages posent exactement les mêmes problèmes que la sémantique structurale dans la langue de Molière. Le Champignac ne devrait pas lui échapper après son interview dans le Matin.ch car à 50/50, on peut le confirmer, c’est très léger comme avantage pour la Suisse.

Le chiffre à la con

Cela faisait depuis cette Coupe du Monde au Mexique qu’une équipe anglaise n’avait pas réussi un tir cadré en première mi-temps, dans un match à élimination directe dans un grand tournoi. Une statistique qui démontre somptueusement le match pooh-pooh « réussi » par les fort peu à l’Eze Anglais contre les bûcherons Slovaques et contre notre remarquable Nati. Grâce à leur inepte bravoure, les Kane et Foden rejoignent ainsi certains sombres héros mexicains qui garnissaient l’équipe de Bobby Robson à l’époque : les esthètes Gary Lineker et John Barnes mais aussi les Lincolnshire « sausages » Terry Butcher et Mark Hateley.

Embolo décapite Pickford ! Jouissif…

L’anecdote

Au pays de Mister Bean, des Monty Python et du très raffiné et non-sexiste Benny Hill, on sait rigoler de tout. Toutefois, il faut avoir une peau de crocodile pour faire face à la férocité des humoristes en herbe qui patrouillent sur certains réseaux sociaux anglo-saxons. Les performances indigestes des Trois Lions et de leur sélectionneur ont permis à de nombreux drilles de se défouler un peu à la façon du MP Rees-Mogg au crachoir de Westminster. Voici une petite galerie photo qui résume assez précisément leurs états d’âme avec en primeur mon post favori : « You could give Gareth Southgate the choice of Margot Robbie or Jennifer Aniston and he’d choose Susan Boyle ! ».

Si le match était une bière : la Fucking Hell

Une bière peu pétillante qui se laisse boire tout doucement mais qui finit sur un arrière-goût acre et surtout à quatre-pattes devant un bidet à 3h du mat.

La minute Johan Djourou

L’annonce du départ de notre consultant favori met en danger cette rubrique et rien que cela aurait pu lui valoir une nomination comme « saucisse du match ». Toutefois, le Genevois a réussi un quasi sans-faute durant la rencontre quoiqu’il parvint tout de même à se prendre les pieds dans le tapis de ses cinq sens lorsque l’arbitre déjugea un linesman sur un corner : « M. Orsato a cette compréhension des choses qu’on ne peut pas forcément voir ». Observateur à ses heures perdues, l’ex-défenseur d’Arsenal fit remarquer à David Lemos que ce dernier transpirait de stress. La réponse « Oui, mais je ne suis pas le seul » laissa Johann Djourou tout désarmé, toute comme la Rédac de Carton-Rouge.ch désormais orpheline des analyses rigolotes du futur coordinateur sportif de l’équipe nationale féminine. Bonne chance avec nos dames, tu vas nous manquer.

Le pronostic d’avant-match selon l’indice ADOLF (Average Deluxe Omniscient List of Football)

Adolf ne donnait aucune chance à notre Nati avant ce match, il est vrai pénalisée par l’impact d’une notation bien arbitraire en référence à un entraîneur ayant passé quelques mois sur le banc de Schaffhouse. Qu’à cela ne tienne, si Tamise avec entrain sur l’Angleterre chez un bookmaker, tu auras surement rempli ta tire-lire de livres sterling grâce à notre petit moustachu. Quelle traîtrise.

A propos Paul Carruzzo 236 Articles
Elle est pas un peu belle notre Nati et tout le bonheur qu’elle nous amène ? Alors, Rickli et compagnie, si vous ne vibrez pas devant cette équipe, vous n’êtes pas non plus monstrement obligés de regarder. Profitez d’un bon match de hornus et foutez la paix à nos joueurs, qui comme vous, ont un joli passeport rouge à croix blanche.

Commentaires Facebook

1 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.