On est en finale ! On est en finale !

Arsenal voudrait engager nos tireurs de penalties

Il en fallait bien un pour couvrir ce match un dimanche après-midi suffocant où l’on ne souhaite que se carapater au frais dans une patinoire chauffée à (rouge et) blanc dans l’attente de la sirène finale sacrant le nouveau champion du monde de hockey IIHF (la ligue B mondiale, quoi). Et ce un, ce fut moi. Pas parce que j’écris mieux que les autres ou parce que je connais mieux la Nati que les autres, mais parce qu’au fond, je suis assez sympa pour dire oui à une telle « gageure ». Et que 4 heures dans les wagons climatisés des CFF par ces chaleurs, ça se refuse pas.

Le match en deux mots

Suisse-Finlande. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’unique match qui compte.

L’homme du match

Ardon Jashari, qui, rentré à la mi-temps, avait, à la 65ème minute, déjà distribué deux caviars lamentablement vendangés par ses coéquipiers. Bien en jambes, disponible, avec une certaine prise de risque dans sa manière de jouer la verticalité, c’est bien dans cette position qu’il est très très fort, un tout bon palliatif à Granit Xhaka.

Pis t’as vu son boulot sur le 4-1 ?

La buse du match

Le FC Thoune, dans son ensemble. Champion suisse 2025/2026 haut la main, mais incapable de placer la moindre de ses « stars » dans le cadre des 26 retenus par Murat. Après, on sait que Yakin est adepte du Football Total (comme vu cet après-midi, n’est-ce pas ?), pas du Football Brutal (parce que regarder ce champion jouer, c’était bien souvent comme être réveillé pendant une opération chirurgical, il faut bien se l’avouer), ceci expliquant peut-être cela.

Le tournant du match

L’hymne national, instant féérique où le peuple rouge et blanc a eu droit à la répétition générale du moment magique où la Nati (l’autre) peut entrer (enfin) dans l’Histoire (RTS2, 20h00). Tout le reste n’est que remplissage (pour le blanchissage, on repassera).

L’esthète du match

L’esthète? Pourquoi un seul alors qu’on peut avoir un trio-pack pour le même prix ? Mvogo-Aebischer-Ndoye. Le trio romand qui nous concocte un truc « tout en verticalité » qui, en finale de coupe du monde, tourne en boucle pendant des jours et des jours sur toutes les télés du monde civilisé. Que dis-je, des jours, des années, les amis, des années !

Le geste pourri du match

Dans ce match bon enfant, siffler ce pénalty contre la Suisse pour main alors que le bras de Widmer est tellement collé au corps qu’on sait même plus si le Silvan en a un, c’est lunaire. Surtout en étant placé à moins de 8 mètres de l’action. Oui, aujourd’hui, le geste pourri du match, c’est ce moment qui m’a fait dire que la VAR, c’est bien (pénalty annulé, évidemment).

Le chiffre à la con

7’000, soit le nombre de personnes supplémentaires qui auraient pu chanter W. Nuss vo Bümpliz du tout helvétique groupe Patent Ochsner à l’intérieur de la patinoire ce soir contre la Finlande si la finale avait eu lieu à Berne plutôt qu’à Zurich. #rabatjoie

L’anecdote

Breel Embolo et Musa Al-Tamari jouent tous les deux à Rennes. Tous les deux en attaque. Tous les deux sont des « héros nationaux ». Et ils étaient tous les deux sur la pelouse du Kybunpark cet après-midi. Deux gars qui ont également en commun leur capacité fascinante à créer le chaos sur le terrain, faisant reculer les défenses, s’exciter les foules, criser les entraîneurs et soupirer les statisticiens de l’expected goal. Des indispensables, je vous dis.

Je sais pas pourquoi j’ai mis ça dans la rubrique anecdote. Fallait bien la remplir et comme c’est le premier match entre ces deux formations de toute l’histoire de l’humanité footballistique, je vais pas pouvoir te balancer les poncifs du nombre de victoires de l’un, de l’autre, de matchs nuls, de buts marqués, etc… etc…

Maintenant, si ce soir, Breel invite Musa à la Swiss Life Arena, on pourra aussi dire qu’outre être un héros national, c’est un chic type. En plus d’avoir de belles dents !

Si le match avait été une série télévisée

Madame est servie. Parce que dans cette série, Tony Micelli dit « Dans la vie, tout est football, Angela ». Donc si Tony le dit, on va pas le contrarier et accepter que ça, cet après-midi, aussi, c’était du football.

La minute Léonard Thurre

La rétrospective du prochain match

C’est pas le prochain match (6 juin contre l’Australie), l’important. C’est celui d’après, contre le Qatar, le 13 juin, à Santa Clara (premier match de la Nati dans cette Coupe du Monde). Mais bon, à part ça, contre les kangourous, ce match états-unien servira surtout à savoir si nos « gladiateurs » sont capables de tenir 90 minutes sous le soleil de plomb californien, match se jouant à 12 heures tapantes, heure locale. Une affiche qui sent bon la crème solaire indice 50, les pauses fraîcheur toutes les sept minutes et les plans serrés sur des remplaçants déjà en sueur assis à l’ombre sans bouger. Heureusement pour les téléspectateurs restés au pays, le coup d’envoi sera donné à 21h00, heure suisse.

A propos Olivier Bender 73 Articles
Si j'étais de bonne foi, croyez-vous vraiment que j'écrirais ici?

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