Entre le deuxième match de groupe et leur 16ème de finale, les stars norvégiennes ont eu 7 jours de repos (agrémenté, pour les viennent-ensuite, d’une sortie exhibition contre la France dite « dernier match de poule »). Un peu comme la troupe à Yakin qui a aussi droit à une semaine peinard avant d’attaquer le sérieux de la compétition. Et Haaland n’a pas fait le caca nerveux que d’autres « stars » auraient fait, lui qui, en jouant contre la très fébrile défense tricolore (cf. le point commun entre les deux équipes de cet article), aurait pu encore améliorer son ratio haalucinant du nombre de buts marqués par match (cf. chiffre à la con de cet article) pour, en plus, recoller au cul de Messi pour le titre du meilleur buteur de cette coupe du monde (cf. l’intro de cet article). Mais je m’égare. Alors revenons à l’essentiel.
Le match en deux mots
Strato-sphérique. Meilleur match de ces 16ème de finale, jusqu’ici. Et on ne jouait pas à Houston.
En résumé, la Norvège sort la dernière équipe qui a battu la France, archi-favorite, et la Côte d’Ivoire ne prend pas une seille alors qu’Haaland avait une moyenne de 2 buts par match sur les 12 derniers matchs officiels de la Norvège et jouait contre une équipe hyper-reposée.
Ça vous donne une idée de la prouesse d’un côté comme de l’autre ?
L’homme du match
Ståle Solbakken, sélectionneur des Løvene (les Lions, aussi logique pour des Norvégiens que Les Écureuils pour des Béninois), stratège parmi les stratèges, visionnaire parmi les visionnaires. Comme toi ou moi, il n’aurait pas parié une couronne sur une victoire de sa sélection contre les Bleus (qui jouaient en vert sale) vendredi dernier, dans l’enfer massachusettois du dé-nommé Gillette Stadium. Alors pourquoi fatiguer son effectif, dans ces conditions ? Pourquoi ne pas faire une « Roger Lemerre » de l’Euro 2000 lors du 3ème match de poule contre les Pays-Bas, Euro qu’il a remporté, comme demandé par 60 millions de sélectionneurs hexagonaux ? Mais je m’égare encore.
Ståle, avec cette victoire aujourd’hui contre les Ivoiriens, tu es rentré dans le club fermé des entraîneurs qui en veulent, de ceux pour qui seule la victoire finale compte, de ceux qui savent qu’à un combat de coqs, le deuxième, il est mort et que bon, mourir, c’est pas cool. #Yakiniste
La dinde du match
Infantino, présent à tous les matchs, parce que polluer à lui seul comme 78, c’est pas un problème, vu qu’il peut récupérer des certificats de pollution des 1200 personnes mortes prématurément durant la canicule de la même période (et qui, manifestement, ne pollueront plus jamais).
L’esthète du match
Un homme, un seul : Granit Xhaka qui a lancé la célébration « fermez vos gueules », reprise à moult reprises depuis (notamment l’exceptionnel Casemiro la veille, lorsqu’il profite du hara-kiri défensif nippon pour refoutre le Brésil sur les rails) et par Antonio Nusa dans le match palpitant de ce mardi soir.
Granit, le roc de la Nati, footballer influenceur.
Le moment MAGA du match
Les Ivoiriens, faisant partie de ceux dont la tête ne revient pas au vieux sénile orange, les USA (dont il est le meilleur roi de tous les temps – c’est Dieu lui-même qui le lui aurait susurré dans son oreille valide lors d’un moment de profonde transe cosmique – à ne pas confondre avec les siestes inopinées et inutiles de son prédécesseur) refusent de leur délivrer des visas d’entrée. Les Éléphants ont donc dû compter sur les supporters de la diaspora sur place et de leurs copains locaux, dont le nombre est estimé à environ 3000. Ça rempli pas un coin de stade, ça.
« Cette situation nous fait très mal car elle nous empêche d’accomplir notre devoir régalien, c’est à dire, supporter notre équipe. Nous aurions pu présenter notre culture, notre savoir-faire en matière de supporter dans les tribunes », ajoute le patron du Comité National de Soutien aux Éléphants (CNSE) sous tutelle du ministère des Sports.
Régalien, rien que ça. Pour info, le terme régalien qualifie les droits, pouvoirs et fonctions souverains qui appartiennent en propre à l’État et ne peuvent être délégués à des entités privées. Dérivé du latin regalis (royal), il désigne originellement les prérogatives exclusives du souverain, comme battre monnaie ou déclarer la guerre.
Football über alles, comme on aurait envie de dire.
Le point commun entre les deux équipes
Le football. C’est beau des équipes qui jouent au football lorsqu’elles sont sur un terrain, dans cette Coupe du Monde 2026.
Ståle, Emerse, si vous me lisez, MERCI. Votre match, je l’ai tellement plus kiffé que le dernier Wohlen-Wil que j’ai regardé, vous pouvez pas savoir…
Le chiffre à la con
Zéro (0)
Pas une fois dans l’Histoire de l’Humanité, les équipes masculines de Côte d’Ivoire et de Norvège ne s’étaient affrontés sur un terrain de football. Et ce soir, on s’est régalé. Grâce à qui ? Grâce à Ståle Solbakken, évidemment qui, en ne cherchant pas à tout prix la victoire contre la France nous a permis d’assister à ce récital du football qui devrait être enseigné dans toutes les écoles de foot qui se respectent.
Parce que oui, sans la clairvoyance de Ståle, on aurait bien risqué d’avoir un vu et revu France-Sénégal et un vu et revu Norvège-Suède. Déjà qu’on se tape 4 Sion-Lausanne par année… #diversité
Ståle Solbakken, si tu nous lis, MERCI !
L’anecdote
Anecdote ivoirienne pour l’occasion, puisque rien-à-voir avec ce 16ème de finale, mais sachez que les Éléphants jouent leurs matchs à domicile au stade Félix-Houphouët-Boigny et, un peu comme notre Nati qui vadrouille de Bâle à Zurich, de Genève à St-Gall, ne joue jamais dans la capitale, mais toujours à Abidjan.
Voilà, je tenais à ce que vous le sachiez. Parce que sachoir, c’est important et que aujourd’hui, vous aurez appris quelque chose.
Si le match avait été une junk food
Un Coca-Cola, servi dans un verre estampillé Coca-Cola, rempli de glaçons, avec un rondelle de citron, par une chaude journée d’été, à la piscine de ton bled. Rien que de lire ceci, tu salives, tu sens le bon goût du Coca de ton enfance qui te glisse le long de l’œsophage et tu souris. Parce que même si « c’est pas bon, le Coca », c’est trop bon le Coca. Et on en redemande.
D’ailleurs, en aparté et sans aucun rapport avec le sujet, tu sais quel est le pluriel d’un Coca ? Des haltères. Un coca, des haltères (je mets ça là parce que certains trouvent que Carton-Rouge c’était plus drôle avant et que comme maintenant, on peut plus rien dire comme avant alors on fait de l’humour pour tous).
La minute Léonard Thurre
« Les Ivoiriens ne veulent pas baisser les yeux devant les Norvégiens ». En même temps, si tu veux au moins voir le dessous du menton des géants Ajer (198 cm), Sørloth (196 cm), Haaland et Berge (195 cm) ou encore Nyland (192 cm), t’as plutôt intérêt à les lever, les yeux.
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)


Encore une fois, intouchable, EPSTEIN!

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