Les Vikings filent en Draquarts

Auriverde rage

Il y a quelques mois, le Brésil a cueilli son premier titre aux Jeux Olympiques d’hiver grâce au titre de Lucas Braathen, skieur… norvégien à la base. Et qui a changé de nationalité sportive il y a quelques mois. La Norvège l’a mal pris et a décidé de se venger en tapant les Brésiliens dans leur sport à eux.

Le match en deux mots

Haaland, Haaland.

L’homme du match

Difficile de choisir entre le monstre Erling Haaland, qui touche approximativement deux ballons sur le match pour deux goals, et le gardien Orjan Nyland, qui non seulement sort un pénalty qui peut tout changer en début de match, mais fait une performance monumentale derrière, réalisant plusieurs arrêts de grande classe.

Petite pensée quand même pour Alisson, très bon aussi, et Marquinhos côté brésilien. Les deux sont des références mondiales à leur poste mais ont la malchance de tomber avec ce qui est probablement la génération la plus éclatée au sol de l’histoire auriverde. Oui oui, largement pire que celle du 7-1. Et du coup ils ne remporteront vraisemblablement jamais la Coupe du Monde. Le timing, c’est important.

La dinde du match

Le reste de l’équipe du Brésil. Franchement, quand on voit l’effectif actuel, les Pelé, Garrincha, Zico, Ronaldo, Rivado, Ronaldinho, Roberto Carlos, Bebeto, Kaka, Socrates et on en passe plein doivent pleurer ou se retourner dans leurs tombes.

Franchement, en défense tu as comme titulaire le largement surcoté Gabriel, entouré de Danilo, aka le mec qui a joué au Real, à City et à la Juve sans jamais être bon et dont tout le monde pensait que la carrière était terminée depuis 2021, et de l’illustre inconnu Douglas Santos, 32 ans et joueur du… Zénith Saint-Pétersbourg. En gros, le Gartenmann auriverde. Au milieu, tu as un Casemiro complètement rincé et un Guimaraes honnête tâcheron mais qui a autant de technique balle au pied que Stephen Hawking. Et devant tu as Cunha, passé par Sion, et surtout l’affreux Vinicius, toujours en train de se plaindre et de pleurnicher, voire de carrément chercher la merde, bien plus que d’être décisif pour son équipe.

Le constat est que ce Brésil-là est tombé sur plus fort face à la Norvège. Oui, cette phrase existe.

Mais si on ne devait garder qu’une dinde, ce serait Neymar. Sélectionné (comme tant d’autres sur ce Mondial) juste à cause de son statut passé, il aura joué deux bouts de matchs. Mais ce soir, c’est une masterclass. Il rentre, rate tous ses dribbles, se prend un jaune sur une faute à la Xhaka quand il est frustré, marque un péno inutile et provoque les joueurs adverses. Avant de se faire éliminer. Salut l’artiste, tu ne nous manqueras pas !

L’esthète du match

J’avoue ne pas avoir fait attention si à chaque match il y avait des fumigènes qui représentaient les couleurs des deux pays. Mais avec deux nations ayant de si beaux drapeaux, il faut bien admettre que ça donne sacrément bien.

Sinon, on peut aussi citer le tacle du poète Kristoffer Ajer qui offre le pénalty en début de match. C’est le tacle le moins maîtrisé que j’ai vu aujourd’hui, et pourtant j’ai regardé un reportage sur Vinnie Jones cet après-midi.

Le moment MAGA du match

On a souvent été témoins du débat assez stérile sur les joueurs qui chantent ou non l’hymne. Débat qui se termine généralement par la blague du pseudo-connaisseur qui nous sort « hé mais les Espagnols ils chantent jamais eux ! (suivi d’un rire emprunté à Dingo de Walt Disney) ». Mais à titre personnel j’ai beaucoup plus de mal avec les sélectionneurs étrangers qui chantent avant chaque match l’hymne du pays qui les a engagés. J’imagine bien que c’est pour se faire bien voir par les fans du pays d’accueil, mais bon… Quand tu es employé, tu ne vas pas faire un bisou à la chevalière de ton employeur avant d’ouvrir ton PC, non ? Et il me semble que ça ne t’empêche pas de faire du bon boulot.

Alors voir Carlo Ancelotti, né en Émilie-Romagne, qui a entraîné en Italie, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et en France, qui a coaché nombre de clubs plus prestigieux les uns que les autres (et Everton), qui a tout gagné dans sa carrière, chanter à pleins poumons l’hymne brésilien, pays où il a mis les pieds il y a une douzaine de mois à peine, ben je trouve ça bizarre. Heureusement qu’Hervé Renard ne fait pas pareil avec chaque sélection qu’il entraîne, il passerait plus de temps à apprendre des paroles qu’à composer son équipe.

Le point commun entre les deux équipes

Les deux rament sacrément actuellement.

Le chiffre à la con

0. Comme le nombre de victoire du Brésil face à la Norvège, en désormais 5 matchs. Vous connaissez l’expression « bête noire » ?

L’anecdote

À chaque fois que Rinaldi nous parlait de Gabriel, j’avais la chanson de Johnny dans la tête.

Et pour l’ailier Rayan je le voyais lui à chaque fois. Heureusement qu’il n’a pas marqué, sinon il aurait eu peur du moulon.

Si le match avait été une junk food

Pour les Brésiliens, probablement du surströmming, ce fameux encas scandinave préparé à base de hareng fermenté plusieurs mois. Rien que l’odeur fait gerber alors on n’imagine pas l’indigestion au pays demain…

La minute Léonard Thurre

À la toute fin du match, Stéphane Rinaldi, enthousiaste face à la performance du cyborg norvégien, nous dit que « Quand on aime le football, on aime Erling Haaland ». Nous on est prêts à parier que des millions de Brésiliens adorent le foot (quoiqu’un peu moins depuis ce soir), mais ne doivent pas spécialement aimer leur bourreau.

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Duel très déséquilibré sur le papier entre l’immense favori de notre indice et une équipe pour qui la route aurait dû s’arrêter dès les seizièmes. Mais pour le coup, notre pourtant infaillible indice s’est trompé. C’est de notre faute, on n’avait pas intégré dans le calcul que dans la liste des 26 Brésiliens, une bonne vingtaine de sélectionnés a tout juste le niveau pour être recrutés par le Vevey-Sports et ainsi justifier une nouvelle faillite du club.

 

A propos Joey Horacsek 104 Articles
Bon ça va, je vais pas vous sortir ma biographie

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