Le Lion n’avait pas la Dahl

T'en Hamar de ces jeux de mots sans faim ?

Franchement, on n’allait rien écrire. On n’allait même pas aller à ce match. Et puis en même temps, on avait déjà loupé (d’un cheveu) le premier championnat suisse de la coupe mulet et la mine de jeux de mots et calembours en tous genres qu’était la première (et dernière) sortie des Avengers du HC Marvel vendredi dernier. Comme on n’a pas d’araignée au plafond – et qu’un pote papa à l’agenda aussi chargé qu’un cycliste de l’US Postal de la grande époque nous a fait comprendre que c’était ce soir ou en 2025 pour le croiser à la patinoire – on a décidé que les 2749 autres petits veinards présents à Malley mercredi soir ne s’amuseraient pas sans nous après tout. Spoiler alert : ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu envie de se crever les yeux à l’arbalète de chasse sous-marine.

Le match en deux mots

Storhamar Hamar.

Il faut bien avouer que ça sonne mieux que Lausanne Sanne. Et la traduction Google frappe fort:

Finalement l’univers de Marvel n’est jamais loin. Il aurait fallu être m… cinglé pour rater ça.

Les trois étoiles du match

⭐️⭐️⭐️

⭐️⭐️

⭐️

Cette rubrique est en grève au vu de la qualité générale de la partie à laquelle nous avons assisté. Merci de votre compréhension.

En remplacement, on vous offre l’inexplicable logo de Storhamar (à 8/10 sur l’échelle d’Ilves Tampere en termes de qualité graphique tout de même).

Comment ça « ça aurait pu être pire » ?

Le tournant du match

L’annonce du retour au jeu surprise de Michael Raffl, capitaine-courage, leader emblématique devant l’Éternel, poumon inépuisable du LHC, exemple d’éthique de travail à suivre pour Antoine Keller et tous les autres mosquitos du club. Bref, une véritable légende vivante dont la statue est d’ores et déjà annoncée comme le prochain projet architectural d’envergure de la Ville de Lausanne dès que certains menus détails seront réglés (incessamment sous peu) en ce qui concerne le tram, la gare, le cratère de la place de la Riponne, la tour de Malley et la construction d’une dizaine d’établissements d’études gymnasiales avec salles de sport ad hoc. Une icône proche de la sanctification donc, qui n’a rien trouvé de mieux qu’administrer un coup de crosse d’une discrétion non feinte à un adversaire norvégien à 67 secondes de la fin de la prolongation. C’est donc la plume encore tremblante de stupeur qu’on vous annonce que tout ceci a débouché sur le game-winning goal des visiteurs par l’entremise d’Andreas Dahl exactement 13 secondes plus tard. Une excellente nouvelle pour notre département titraille au demeurant malgré la déception qui n’est pas sans rappeler celle qu’éprouverait une coalition de fans westphalo-liverpuldiens si Jürgen Klopp s’engageait dans les rangs d’une multinationale sans scrupules (Dieu nous en préserve !).

L’ailier autrichien était idéalement placé sur le 3-2 adverse.

Le slapshot en pleine lucarne du match

L’imitation presque parfaite du bris de crosse sur la barre transversale de Reto Berra effectuée par son disciple vaudois Kevin Pasche dès la défaite de ses couleurs consommée. Criant de vérité. Un peu plus et on aurait presque cru que les Lions prenaient ce duel au sérieux. Pas si facile de battre des SIL finalement.

Le vieux rotoillon en cloche du match

Le light show d’avant-match (oui, il a été dévoilé il y a bien trois semaines déjà, on débarque) dépourvu de créativité, d’émotion (merci l’IA) et de punch, et ce malgré l’hagiographie aussi rigoureuse qu’objective et neutre récemment publiée par le 24 heures à son sujet. L’air des Lacs du Connemara en version Guggenmusik (!) qui retentit désormais à chaque réalisation lausannoise est également un candidat solide pour une place de choix dans cette rubrique.

Le chiffre à la con

2360. La valeur en francs suisses, au moment de pondre ces quelques lignes, du maillot Spiderman porté par Antti Suomela vendredi dernier et mis aux enchères sur Ricardo.ch au profit de Marchethon et Ilenia My Life. Le Finlandais est officiellement devenu un 3 pièces à louer en région lausannoise.

Une véritable (é)toile montante.

L’anecdote locale 

Les hockeyeurs des Services Industriels de Lausanne (SIL pour ceux qui ne suivaient pas) sont également de redoutables joueurs de Scrabble. Jugez plutôt : leurs buteurs dans le temps réglementaire se nomment Kenneth Pappalardo Gulbrandsen (2-1, 29e minute) et Håvard Østrem Salsten (2-2, 58e). On raconte même que le préposé au flocage des maillots de l’équipe du bord du lac Mjøsa aurait demandé son transfert vers la Hongrie pour obtenir un challenge digne de ses compétences nouvellement acquises.

En Norvège, dans un souci de clarté, le numéro correspond au nombre de lettres composant le nom de chaque joueur.

L’anecdote venue d’outre-Atlantique

Et sinon dans les tribunes ?

Franchement, on ne parle pas assez de l’engouement extrême qui règne autour de cette Champions Hockey League et pousse parfois certains fans jusqu’à l’apoplexie voire la combustion spontanée. La ferveur était palpable jusque dans les transports publics nous emmenant vers l’épicentre de la vie festive locale que devient instantanément la Vaudoise aréna un mercredi soir européen.

Charles de Gaulle avait séché.

La minute Jonas Junland

Le placement du duo Gavin Bayreuther-David Sklenička sur l’égalisation des pensionnaires d’EliteHockey Ligaen. À vous faire regretter la relégation en tribunes de Fabian Heldner, croisé en civil sur la voie 2 de la gare de Prilly-Malley mercredi soir aux environs de 22h27. On tient à préciser que ce n’était pas une voie de garage, pas d’inquiétude à avoir donc pour le natif de Viège (quelle horreur).

Avec autant de déchet dans son jeu, quoi de plus naturel que d’être balayé par les SIL ?

Le coin statistiques avancées

« Au coup de sifflet final, le vainqueur a évidemment 100% de chances de l’emporter », nous glisse le rusé speaker.

La rétrospective du prochain match

Un derby face à Fribourg-Gottéron ce vendredi qui attirera beaucoup de hockyx qui ignorent l’existence même de la Champions Hockey League, impératrice des compétitions de ce monde, phénix des hôtes de cette jungle de béton. Aucun intérêt.

Alors qu’on pourrait s’intéresser aux vrais highlights de la semaine.

Le classement à une journée de la fin

L’honneur est (presque) sauf. Malgré cette défaite abyssale face à une équipe faiblissime (on n’avait pas affaire à des Navy SILs), le Lausanne HC, qui avait besoin d’un point pour entériner sa qualification, fera partie des 16 meilleures équipes du bras spiral d’Orion-Cygne et de ses environs cet hiver.

« q », ça veut dire « en vert sur le télétexte » pour nos lecteurs ayant atteint la partie frisquette de l’automne de leur vie.

A propos Raphaël Iberg 260 Articles
"Chaque matin on prend la plume parce que l'on ne peut plus faire autrement sous peine de malaise, d'inquiétude et de remords." Maurice Leblanc

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2 Commentaires

  1. Il m’a fallu un moment pour découvrir le q au classement, alors qu’en vert sur le teletext, je vois tout de suite. #TeletextUberAlles

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