Nicolas Sarkozy, avide de symboles à deux balles et dont l’ego est décidément trop grand pour sa cellule, a décidé d’emporter Le Comte de Monte Cristo et la bio de Jésus (du coup la Bible ?) pour occuper les longues soirées d’hiver entre les murs de la prison de la Santé. Nous, on a oublié notre bouquin à la maison dans la précipitation de notre départ vers la rue qui concentre tous les sports bâlois sur une cinquantaine de mètres carrés et plus communément nommée St. Jakobs-Strasse. On a donc décidé de pondre un article pour tuer le temps. Si Casper Ruud nous accuse d’avoir comparé le visionnement de son seizième de finale à un séjour prolongé à l’ombre, on niera tout en bloc.
Mercredi
9h48 : Le convoi Bienne-Bâle est remplacé par un minuscule train régional digne d’un parcours Lutry-Villette et prétérite déjà notre article comme on ne peut pas charger notre téléphone pendant 1h07 (enfer et damnation !). On va devoir lire notre livre de remplacement pour éviter d’user la batterie : le mythique Levels of the Game de John McPhee.

« Schweizer Meister » sur l’avant et « Cup Sieger » sur l’arrière. Le flex ultime. Et à Lausanne, on mettra quoi ? « A battu Belfast en CHL et n’a pas fini dernier » ?
10h21 : Plus on s’approche de Bâle, plus on se dit que la taille de ce train de remplacement est décidément problématique puisqu’on ne traverse que des bourgades comme Moutier ou Delémont dont les gens essaient de s’échapper plutôt que de s’y établir, ce qui contribue évidemment au remplissage de notre cheval de fer.

Il nous semble que Roger Federer n’est pas mentionné, ce qui est proprement scandaleux.
12h00 : Après un rapide passage par notre hôtel, s’être fait refourguer une chambre pas nettoyée, en avoir reçu une nouvelle, et avoir avalé la vingtaine de minutes à pied qui nous sépare de la St. Jakobshalle, nous voici dans les gradins du court annexe des lieux, le numéro 1. On a décidé de ne rien manger pour l’instant, il est impossible de prononcer le nom de Botic van de Zandschulp la bouche pleine. La bouche vide non plus d’ailleurs.

« Bordel, ils m’ont encore demandé d’épeler mon nom… »
12h46 : Le court 1 c’est le tennis vrai. Pas une guitare, un piano et Renaud, mais pas loin. Deux joueurs, une balle, un arbitre, six ramasseurs, un score, pas de musique aux changements de côté, pas d’écran géant. On en oublierait presque que les juges de ligne ont été remplacés par une voix robotisée et les challenges par un replay « close call » automatique (ou parfois demandé par un des deux joueurs avec l’espoir aussi vain qu’incompréhensible que l’ordinateur change d’avis). Tout cela élimine une autre source de déconcentration (et de fun): les contestations. Et franchement on devrait être vachement plus inquiet de cette confiance aveugle accordée à une machine au détriment de l’humain. Enfin c’est ce qu’on dirait si on n’avait pas demandé à ChatGPT de torcher ce papier.

Sur le central par contre, au niveau concentration…
13h10 : Premier changement de ramasseurs de balle, c’est aussi bien huilé que le trafic ferroviaire Lausanne-Yverdon. Ah non. Ça doit être leur polo sponsorisé par la Vaudoise qui nous a induit en erreur. Tiens, d’ailleurs les ramasseurs s’occupent à nouveau du linge des joueurs, on pensait que le Covid nous avait débarrassés de cette coutume ridicule, peu hygiénique et honnêtement assez dégradante.

Ça doit pas être si compliqué de se saisir soi-même d’un linge dans une boîte en carton.
14h11 : Un nombre incalculable de fautes directes plus tard, notre ami Botic (ATP 82) a expédié le pourtant bien mieux classé Jiří Lehečka (ATP 17) 6-2 6-2. On aurait pu ajouter une Korda notre arc et rester un peu sur le 1, mais Humbert averti en vaut deux et on se dirige vers le central avec un pit stop aux stands bouffe exorbitante. Quand tu commandes une sorte de croisement entre un hot dog et un burger (deux tranches de pain mais deux saucisses de Vienne à la place de la viande au milieu) et une bouteillle d’eau et que tu reçois deux… euh… “burger dogs” mais pas de bouteille, c’est que ton allemand n’est pas au niveau. Tant pis, on avait vraiment très faim. Boire (et devoir aller aux toilettes en plein match), c’est pour les faibles. Bref, on arrive sur le central et on a un brin de peine à trouver notre siège. En effet, si les premiers numéros de notre rang n’avaient pas été effacés ce serait trop facile. Heureusement que nos voisins étaient francophones sinon on aurait dû demander en allemand et on se serait peut-être retrouvés avec quatre burger dogs et pas de siège. Pour le reste, entrée sans encombre car les stadiers sont comme saint Thomas, ils ne croient que ce qu’ils voient et ne cherchent pas trop à en savoir plus. La nourriture et les boissons sont donc interdites sauf si elles se trouvent dans ton sac qu’ils ne te demanderont pas d’ouvrir.

L’exposition euh d’art dans le couloir vaut le détour. Le souci du détail est saisissant, on a même pensé à y ajouter la devise du sport professionnel mondial.
15h17 : On ne sait pas ce qu’ils ont mis dans ces saucisses mais on a de puissantes attaques de paupières. À ne pas confondre avec les attaques de Casper Ruud, serveur-volleyeur et chantre du tennis-champagne devant l’Éternel.

Halys est passé à la trappe.
15h30 : Ruud retour à la réalité pour Halys. Fin du voyage dans notre pays merveilleux pour le Français, renvoyé à ses études de littérature fantastique (6-1 7-6). En même temps on n’est pas surpris que Casper monte en puissance à l’approche d’Halloween.

Casper passe rarement au travers sur sol suisse.
16h19 : Nos voisins de gauche (géographiquement, pour le reste on n’a pas demandé), arrivés pour le match numéro 2, sont venus pour discuter. Ils se croient peut-être au baseball. Voilà qui nous rappelle un détail cocasse : c’est quand même assez particulier de ne pas laisser rentrer les gens pendant l’apparition des joueurs avec force fumigènes et musique à pleins tubes mais d’ouvrir les portes entre deux jeux pairs sans changement de côté…

Le grand blond (2,03 m) à la chaussette noire.
18h09 : Le double vainqueur du tournoi (2022 et 2023) Félix Auger-Aliassime a fini de corriger son jeune compatriote Gabriel Diallo (6-2 7-5). Deux décis de cappuccino à 6,50.- (plus 2 balles de consigne au cas où on songerait à chiper la tasse en porcelaine et sa soucoupe, en plus c’est pratique à conserver dans un sac en toile) plus tard, on a un peu plus la Fritz. Tiens, au fait, il y a même une consigne sur les… bouteilles en PET, alors qu’il y a des poubelles spécialement à cet effet un peu partout. On fait apparemment plus confiance à notre radinerie qu’à notre conscience écologique. On a probablement raison. Voilà qui nous rappelle qu’on a reçu un bon de 5.- au shop pour tout achat d’au moins 25.- en début de journée. Inestimable.

« Trop beau, ne reste plus qu’à attendre le service de Cilic pendant des heures au prochain tour ! »
18h15 : En parlant de Fritz, c’est l’heure de l’entrée sur le court de Taylor pour the match of the day. Celui pour lequel 80% des spectateurs se déplacent avant de repartir à la seconde où la dernière balle a doublé. À croire que la Garderobe VIP fait payer l’entrepôt des vestes à la minute. Les bienheureux ont donc une centaine de francs à mettre pour déguster entre 1h30 et 3h de tennis s’ils ont de la chance. Ils auraient pu payer notre cappuccino. Le numéro 4 mondial susmentionné affronte le désormais fameux Valentin Vacherot, monégasque de son état et fraîchement passé de la 204e à la 39e place mondiale en l’espace de 7 victoires (9 si on compte les qualifs) à Shanghai, dont 3 sur des top 20 et une sur l’autoproclamé GOAT serbe. Autant vous dire qu’on est déjà fan.

On se mettrait à couvert si on était vous.
20h50 : Comme dirait Vitas Gerulaitis, un miracle ne se produit jamais huit fois de suite (ou un truc du genre) et Vacherot doit s’avouer vaincu même si la qualification de son adversaire n’a longtemps tenu qu’à un fil. Un comble pour un Taylor. Marco Chiudinelli est brièvement ressorti du formol (mais que fait-il de sa vie entre les tournois de Gstaad et Bâle ?) pour interviewer le top model Hugo Boss et tennisman à ses heures perdues. La salle se vide d’un coup.

« – Tu sais où sont partis les VIP ? – Aucune idée. – Et les autres ? – Arrête, ton coach était encore là il y a 5 minutes. »
21h03 : Comme Jakub Menšík a non seulement sorti Henry Bernet la veille mais en plus déclaré forfait droit derrière, on se passera de découvrir le phénomène brésilien Fonseca, son adversaire du soir, qui passe au prochain tour sans jouer. Ô João ! Ah non, pardon : ô rage, ô désespoir ! C’est donc au tour d’Alejandro Davidovich Fokina de faire son apparition. L’Espagnol a un petit air de David Nalbandian dans le style et la gestuelle, le mental et le bide à bière en moins. Face à lui, l’Américain Jenson Brooksby, l’anti-Nalbandian à la technique de revers aussi suspecte qu’une victoire ajoulotte dans le temps réglementaire en National League. Si Océane Dodin a revendiqué (à tort) être la première joueuse avec la poitrine refaite a remporter un match, Brooksby est probablement le seul participant des Swiss Indoors 2025 à avoir été non verbal jusqu’à l’âge de 4 ans et diagnostiqué sur le spectre de l’autisme. Chacun ses combats.
21h25 : Davidovich Fokina : « Yeah, the machine is not working. » On le remercie chaleureusement d’être le premier de la journée à enfin questionner l’IA.

Si quelqu’un pouvait finir par répondre…
22h39 : On a identifié les héros de la journée : le DJ du stade et Jean-Michel Essuie-Tout. On commence par le second : on est béat d’admiration devant lui et les différents autres préposés aux linges essuie-court après les diverses chutes et plongeons de Davidovich Fokina qui laissent une traînée de sueur dans leur sillage.

Il y a quand même de fortes chances que Jean-Michel se nomme plutôt Hans.
22h59 : Un set partout entre les deux hommes. La centaine de spectateurs encore présents qui croyaient pouvoir bientôt rentrer se coucher se prennent la tête dans les mains. Le DJ, imperturbable, lance What a Feeling au volume maximum.
23h25 : La bataille fait toujours rage. Le DJ, toujours à-propos, nous offre I Will Survive.
23h46 : Davidovich Fokina rate 4 balles de match et se fait débreaker sur une double faute. Mais il rebreake 4 minutes plus tard ! Les 27 fans qui sont restés sont en liesse.
23h52 : Quoi qu’il arrive, c’est le dernier changement de côté avec pause musicale. Davidovich Fokina mène 6-7 6-4 6-5, service à suivre. Soit il conclut, soit on part au tie-break décisif. Le DJ, vous avez deviné, nous sort The Final Countdown de sa boîte à malice. Quel génie.
23h54 : C’est fini ! Au lit ! Ah non pas du tout, il faut marcher 20 minutes jusqu’à l’hôtel. Au moins ce sera au sec comme Benjamin ne se pointe que demain matin (on se réjouit). Et qu’est-ce que 2h48 de match dans un monde où John Isner et Nicolas Mahut coexistent de toute façon ?
Jeudi
11h30 : On se force à sortir de l’hôtel, frêle esquif à deux pattes que nous sommes, en espérant avoir le pied suffisamment marin (comme Cilic) pour arriver à bon port en un seul morceau. Avec cette météo, on avoue qu’on ne serait pas mécontent de se faire essorer (par exemple 6-0 6-0) sur les courts bâlois. Si on était un peu (plus) beauf, on lancerait un grand « Heureusement que c’est pas les Swiss Outdoors, hin hin hin ! » dès notre entrée dans l’enceinte accompagnée du « flic-floc » de nos chaussures trempées.

Benjamin a eu un réveil difficile.
12h00 : On ouvre les hostilités avec un petit Hüsler/Paul-Granollers/Zeballos de derrière les fagots. Vraiment tout derrière hein, on a dû en déplacer pas mal pour le trouver. Le temps que nos tympans s’habituent aux hurlements de Marcel Granollers sur chaque frappe et on est dedans. Les deux hispanophones communiquent tellement entre eux à voix très haute qu’on se demande s’ils n’ont pas pris le court numéro 1 pour un bar à tapas (et s’ils savent que pas mal de monde doit comprendre les tenants et aboutissants de leur tactique secrète). Pour tout ce qui est non verbal, l’Espagnol prend un malin plaisir à forcer son partenaire argentin à passer en revue tous les signes de mains derrière le dos possibles jusqu’à ce qu’il soit satisfait de la stratégie à adopter.

« Mais non Schtroumpf Bêta ! Ça c’est un doigt d’honneur ! »
Au fait, en parlant de bar à tapas, la paire suisse a raté autant de balles de break et de set que le nombre de p’tits shots servis en une soirée au Bamee. C’est quand même une drôle de coïncidence. Et surtout ça ne pardonne pas face aux têtes de série numéro 1 du tableau: 6-4 7-6 en 1h47. Se qualifier pour les quarts de finale c’était une chose pour nos deux locaux, mais éliminer Marcel, c’était une autre paire de manches.

Ces nouveaux juges de ligne sont tout de même un peu antipathiques.
14h07 : C’est au tour du clou du spectacle du jour de faire son entrée sur le terrain annexe des Swiss Indoors : le Canadien Denis Shapovalov. « Shapo » (c’est peut-être lui qui a récupéré le lapin d’Halys), c’est le kif ultime à voir en live : la version miroir gaucher de Grigor Dimitrov, son revers presque à s’en déboîter l’épaule, sa classe et… malheureusement souvent son mental. Le tout saupoudré d’une pincée du Lleyton Hewitt de la grande époque dans sa physionomie, ses tics et ses « Come on ! » rageurs sur les points importants et d’un zeste de Roger Federer quand même au service, avec le petit rebond entre les jambes avant d’armer.

Prendre une photo non floue de Shapovalov, c’est un peu comme essayer d’immobiliser la version cartoon du diable de Tasmanie.
14h50 : Au fait, vous savez comment être sûr qu’il y a des Français dans la salle et établir combien ils sont ? Facile. Vous attendez un moment de silence, vous entonnez un « PO-PO-PO-PO-PO-PO-PO-POPOPOOOOOOOOOOOO » bien senti et vous écoutez ce qui se passe.

Valentin s’est fritté avec son petit tamis.
15h20 : On vient de capter pourquoi l’adversaire de Shapovalov s’appelle Royer (Valentin de son prénom). En plus du fait qu’il doit se sentir comme un poisson dans l’eau avec les conditions météorologiques du jour, il se fait l’auteur du plus beau concassage de raquette depuis Marcos Baghdatis en 2012 à 7-6 2-1 et balle de break en sa défaveur. Oui, la surface est bien abrasive, on en est sûr maintenant. On sent qu’il est tout proche de l’internement psychiatrique au moment où l’arbitre lui demande en plus de virer les débris avec son linge avant de reprendre le jeu. S’il y a des Français qui nous lisent depuis le début et se demandent de quoi on parle, c’est une serviette, pas des vêtements de rechange.

Sympa de revoir ce brave Lleyton quand même.
15h35 : Shapovalov s’impose et on a tout juste le temps de voir quelques balles (et surtout UN MILLION de rebonds de ladite balle, à chaque fois en trois temps et une demi-journée, de la part de Marin Cilic avant de servir) du Auger-Aliassime-Cilic sur le central. 7-6 7-6 FAA, Marin (37 ans) peut retourner à l’hospice, on l’attend pour la promenade. Nous, pendant ce temps, on a bien mérité une glace Mövenpick, étonnamment moins chère que notre cappuccino d’hier. Sûrement parce qu’il n’y a pas de consigne sur le cornet (de toute façon elle a (re)pris sa retraite).

Mais SERS BON DIEU, Marin !
17h35 : Oui, ça fait une sacrée ellipse, on a dû s’assoupir un instant. Notre voisine sur le central est une puriste septuagénaire qui a l’air de physiquement souffrir à chaque faute directe, quel qu’en soit l’auteur. On lui déconseille les matches de Benoît Paire.
17h39 : Munar n’a pas Jaume et file en quarts au détriment de Ben Shelton, pourtant tête de série numéro 2 du tournoi. 6-3 6-4 sans coup férir. Oui, comme le fantasque gaucher américain aujourd’hui, cet article a plus de bas que de hauts. C’est d’ailleurs l’occasion de remarquer que notre voisine du troisième âge semble avoir des accès de joie quasi orgasmiques lors d’une victoire. À moins que ce ne soit que le tâcheron Munar qui lui fasse cet effet. Si tel est le cas, la vieillesse est bel et bien un naufrage.

Leurs positions respectives par rapport à la ligne de fond disent tout de la différence de panache entre ces deux joueurs.
18h08 : On pourrait s’attendre à ce que Casper soit transparent, mais que nenni. Ruud débarque tout de kaki vêtu et on voit dès les premières gouttes de sueur que ce n’est probablement pas la plus riche idée qu’il ait jamais eue. Surtout au niveau du short. Pardon ? Tout à fait, on privilégie toujours les considérations technico-tactiques dans les colonnes de CR.
18h47 : Alors que Wawrinka et Ruud en décousent sur le central devant une foule en délire, on a une pensée émue pour Reilly Opelka et Botic VDZ (on l’a écrit une fois en entier, c’est déjà bien) qui doivent jouer devant une assistance composée uniquement de leurs staffs et de leurs familles sur le 1.

Dernière Bâle en carrière pour Stan ?
18h51 : 6-4 Ruud. On dirait qu’on arrive au bout des miracles dans ce tournoi. Le DJ nous envoie Volare pour nous remonter le moral.
19h04 : Alors que Crypto Stan breake dans le deuxième set, on se demande si le gars devant nous ne porte pas une perruque. Ce serait quand même un hommage un poil (pardon) poussé à Andre Agassi… En tout cas on a le toupet de le penser.
19h08 : Le Bison de St-Barthélémy mène 3-1 et on sent que l’arbitre-star Mohamed Lahyani a très peur qu’on l’oublie. Il monte de 5 décibels et ses « fifteeeeeeeeeen » se font de plus en plus insistants.
19h13 : Stan demande un temps mort médical à 3-2. Le DJ (ou la DJ peut-être après tout !) en profite pour nous sortir Anti-Hero de Taylor Swift, qui débute sur « I have this thing where I get older but just never wiser. Midnights become my afternoons. » Décidément, c’est du génie.
19h24 : Stan se fait débreaker. Réaction du ou de la DJ ? Take On Me (« I’ll be gone in a day or two »). Dans un jeu ou deux plutôt.
19h51 : 6-4 7-6 Ruud. Même les meilleurs contes de fées ont une fin. C’est pas Quentin Halys qui dira le contraire.

Le revers de trop ?
20h26 : On a profité de la pause pour tenter une immersion dans la cuisine locale : cornettes, viande hachée et… compote de pommes. Non, pas après, pendant. Les autochtones doivent être fans des desserts de Rachel Green, c’est pas possible autrement. On a aussi croisé Pascal Droz, héros d’un des épisodes de notre grand bingo, qui partait avec son sac à dos Wimbledon 2017. Une belle année que ce 2017. On a même tendance à penser qu’il n’y a pas eu d’édition du tournoi londonien après celle-là.
21h31 : On ne vous parlera pas du Humbert-Fritz en night session. Les matches qui se terminent avant 23h30 c’est pour les faibles. On aurait mieux fait de s’envoyer un Ugo au bar. Allez, on a quand même bien aimé le « Ça part de là Ugo, allez ! » descendu des tribunes à 2-2, 0-15 sur le service adverse en deuxième manche. Trois minutes plus tard, le Français breakait. Encore vingt minutes à attendre et il empochait la totalité de l’enjeu (6-3 6-4). Bon, plus de tête de série numéro 1 non plus, on se tire.

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