Présentation du Groupe K

Dans ce groupe K, vous aurez chers lecteurs et lectrices, le plaisir de vous mettre sous la dent des stars mondiales: le CR7 des dunes, le roi de Bavière (Luis Diaz), l’Oasis de City (Khusanov) mais surtout, la star indiscutable de l’ensemble des nations incluses dans ce groupe quadri-continental: Timothy Fayulu, le seul « Valaisan » sélectionné pour ce Mondial, car comme d’hab, Murat a fait sa sélection un peu éméché à 2h du mat’. Dommage.

Portugal

La star

Bento, le gardien brésilien qui a enlevé le titre à CR7 à la 98ème minutes du dernier match décisif pour le titre du championnat des sables et des chameaux de par là-bas. De bleu, les rires. Le chef-d’oeuvre est ici : https://www.youtube.com/shorts/GYcZtn_xatk

Plus sérieusement, probablement encore CriCri Ronaldo, avec un ÉNORME bémol. Quand on est la quintessence du slip et des bicyclettes vertigineuses, on ne va pas se prostituer en Arabie pour des barils de pétrole qui fondamentalement ne sert à rien à moins d’être raffiné. On aurait pu penser que ses passages au Real, à Man U voire à la Juve lui auraient appris certaines valeurs du foot et de la gestion optimale de fin de carrière. Et bien non. Mais apparemment, c’est la star du foot mondial et portugais.

La tête à claques

Bruno Fernandes.

Qu’a réalisé Manchester United sur la scène britannique et européenne depuis l’arrivée du « génie » portugais en 2020 ? Poser la question, c’est y répondre. User 7 entraîneurs, virer 20% du staff, râler et se faire expulser. Probablement nommé capitaine des Red Devils pour sa capacité à rouspéter sempiternellement sur tout ce qui passe à moins de 20 mètres (arbitres, adversaires, Averell Maguire ou même les jets d’eau d’Old Trafford), l’insupportable Portugais est l’égérie parfaite de la déliquescence du Club Mancunien et du foot moderne qui rémunère la sous-performance à coups de millions.

Qui sera nommé Ballon de Plomb chez les Portugais à cette CM ?

La particularité

Accoutumé à des sans-fautes dans les phases éliminatoires pour les Euros ou les Mondiaux, les Portugais se sont malgré tout pris un soufflet en Irlande qui, selon les journalistes présents ce jour-là, n’avait pas manqué pas d’Eire durant la partie. Laisser des plumes à Dublin sur deux réussites de Parrot et ensuite, pour mieux se venger, enfiler 9 goals aux pauvres Arméniens (sans aucun but de Ronaldo), c’est particulier, non ?

Le conseil Guide du routard

Le Golf club de Vilamoura, à deux swings de Faro, entre le 11 juin et le 19 juillet. Terrain impeccablement tondu, soleil à faire fondre un tee en plastique et, surtout, festival de peaux couleur homard chez les golfeurs anglais, irlandais et écossais, manifestement brouillés avec la crème solaire depuis plusieurs générations.

Au comptoir du clubhouse, entre deux pintes de Guinness, de Carling ou de Stella tiédissant au soleil, les conversations tournent autour des exploits de Gordon Strachan en Argentine, du fameux poteau carré de Wembley ou encore des tacles “tout en finesse” de Roy Keane.

Après une solide ration de fish & chips gras à souhait et un curry vindaloo capable de décaper les toilettes, l’ambiance peut toutefois légèrement se tendre. Car sous les polos pastel et les nu-pieds dégoulinants sommeille un vieux démon tribal : à la moindre défaite des leurs, les antiques querelles celtiques et saxonnes ressurgissent plus vite qu’un mauvais rebond sur le green. Quelques éclats de voix, deux ou trois pintes qui volent et le parking du club prend soudain des airs de troisième mi-temps au rugby.

Le fair-play britannique demeure bel et bien un art subtil.

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Selon notre indice, une élimination en seizièmes est à prévoir pour les moustachus. Cela fera du bien à nos nuits et aux pauvres klaxons des Mercedes fatiguées !

Ouzbékistan

La star

Le Citizen Abdukodir Khusanov. Après son passage sur les corons lensois où il a dégusté du Pierre Bachelet à en devenir malade, il méritait bien l’Oasis mancunien et les chamailleries incessantes entre les frères Gallagher. Premier joueur ouzbek de l’histoire du championnat anglais, il est aussi devenu aussi l’un des footballeurs les plus chers d’Asie centrale. Défenseur central au style aussi élégant que brutal, il mélange tacles sans peur, vitesse de récupération et relances calmes, une sorte de Materazzi cloné avec un Paolo Maldini en quelque sorte. Les supporters ouzbeks l’ont d’ailleurs surnommé « AK45 », un clin d’œil à ses initiales autant qu’à son style de jeu explosif — au point que certains fans plaisantent en disant que les attaquants ne le battent pas, ils essaient simplement d’y survivre

Les têtes à claques

L’arbitre japonais Toshimitsu Yoshida et Joseph Blatter.

L’un des épisodes d’arbitrage les plus controversés impliquant l’Ouzbékistan s’est produit lors des barrages de qualification pour la Coupe du monde 2006, opposant l’Ouzbékistan à Bahreïn.

Au cours de cette rencontre, à un moment décisif, l’Ouzbékistan transforma un penalty qui lui donnait l’avantage. Cependant, en raison de l’entrée prématurée de certains joueurs dans la surface de réparation, l’action devait être rejouée. Or, l’arbitre Yoshida commit une erreur en invalidant le but et en accordant un coup franc indirect à Bahreïn, une décision contraire aux lois du jeu. En effet, le penalty aurait dû être retiré et non transformé en coup franc indirect. La décision suscita de vives critiques, et la FIFA reconnut par la suite une faute technique, ordonnant la répétition du match.

Cette erreur coûta cher à l’Ouzbékistan, qui fut éliminé de la course à la Coupe du monde 2006, après le 1-1 dans le match rejoué.

La particularité

Le championnat ouzbek, fondé en 1992, est construit autour de 14 clubs de chemin de fer ou de mines et ressemble à la Bundesliga (sans le talent, la bière et Sankt Pauli). Parce qu’entre le Pakhtakor, ultradominant avec ses tonnes de titres (16), et Bunyodkor, qui a carrément recruté Rivaldo pour mettre un peu de samba dans la steppe, il n’existe que peu de suspense quant au vainqueur final. Les matchs de championnat, avec plus de 2,5 buts de moyenne, démontrent également les pauvres dispositions défensives des joueurs locaux. Il faut dire qu’avec des entraîneurs aussi réputés que des Mirdjalol Kasymov, Vitaliy Levchenko ou Maksim Shatskikh sur les bancs, les clubs ne font pas rêver grand monde. Et les importations de vieux coachs claudiquant comme Zico ou Scolari n’ont pas franchement fait décoller la Oʻzbekiston Superligasi. On trouve cela dommage mais en même temps, avec leur équipe nationale, ils ont fait mieux que la Squadra, c’est déjà ça.

Le plov roulé sous les aiselles….bon app!

Le conseil Guide du routard

À Tachkent, le football commence toujours dans les bars enfumés où l’on débat tactique autour d’un plov gigantesque (plat de riz avec des trucs appétissants dedans) et de trois brochettes suspectes. Un vieux supporter de Pakhtakor pourra aussi vous expliquer que Shomurodov court plus vite après avoir ingurgité deux samsas (chaussons salés et roulés sous les aisselles) et quelques bouteilles de Sarbast (la bière locale) — théorie jamais validée par la FIFA mais acceptée par toute l’Asie centrale. Au fond du vieux bar Ponayekhali, les professeurs locaux vous offriront une tournée de Qibray (sorte de bière locale qui a un goût prononcé de reviens-y pas) avant de vous expliquer que l’Ouzbékistan a raté le Mondial 2006 à cause d’une erreur d’arbitrage. Ici, le football n’est pas un sport : c’est une recette épicée où l’on mélange passion, tragédie, bières tièdes et arbitres catastrophiques

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

L’Ouzbékistan sera définitivement éliminée au premier tour, comme quoi, l’indice EPSTEIN est vraiment infaillible.

RD Congo

La star

Timothy Fayulu. Qui d’autre.

Un joueur façonné par le meilleur club suisse en 2026, et sûrement le club romand le plus admiré par l’ensemble de la Suisse, juste devant Vaduz : le FC Sion. Grâce à ses arrêts inspirés très probablement par l’inénarrable Stephan Lehmann lors de ses années en or à Tourbillon, Fayulu est désormais un héros national au Congo. En effet, l’habile gardien arrêta deux penalties nigérians dans le match décisif pour la qualification des Léopards pour les US. Depuis cet exploit, sa statue trône sur la Place de la République de Kinshasa, leur Planta à eux.

La tête à claques

Timothy Fayulu.

Mal luné la plupart du temps dans la cage sédunoise, ignorant les valeurs et consignes de Didier Tholot et vraiment pas précis dans ses relances qui retombaient fréquemment dans la Borgne, Timothy est désormais un sociétaire en sursis au FC Noha en… Arménie. Donc, pas trop la saga Africa pour lui !

La particularité

Charles Pickel, le milieu défensif « suisse » de la Cremonese est devenu un protagoniste involontaire du foot congolais à cause des accusations de l’entraîneur du Nigéria, Éric Chelle. Ce dernier affirma en conférence de presse que « pendant la séance de tirs au but, les joueurs du Congo avaient fait du vaudou, à chaque fois qu’un joueur nigérian s’élançait. ». Il précisa ensuite que Pickel aurait agité une bouteille avant chaque tir au but, ce qu’il associait à une prétendue magie noire. À moins que ce ne fut tout simplement une bouteille d’Orangina ?

Pickel en pleine action de déstabilisation, c’est moche

Le conseil Guide du routard

Au Congo, pour se déplacer au stade pour le derby Mazembe contre le Vita Club, inutile de faire confiance à Google Maps ; le véritable GPS local reste le vendeur de brochettes installé devant une pharmacie défraîchie. D’ailleurs, ce match au sommet commence souvent au Coco Jambo Lounge bien avant le coup d’envoi, autour d’un plat de fufu (une sorte de grosse crêpe avec des trucs pas très nets dedans) et de quelques Primus servies à une température théorique. Le match à peine terminé sur le score nul de 4 à 4 en raison de trois expulsions de défenseurs un peu trop « engagés », les gens repartent vuvuzela sous le bras disserter dans les bars du coin avec un sérieux académique relatif sur les malheurs du TP Mazembe, les miracles ratés de Vita Club et les conspirations arbitrales durant la rencontre.

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Malgré Fayulu et son héritage sédunois, une élimination au premier tour est prévue par notre indice EPSTEIN. De là à affirmer que le sélectionneur sera évincé par le Président de la Fédération Congolaise de football en direct à la TV le soir du dernier match, il y a un pas….

Colombie

La star

Luis Diaz.

L’attaquant virevoltant s’arrache le haut de l’affiche munichoise avec Harry Kane. Les 15 goals et 14 assists situent l’utilité du gaillard colombien. En fait, Diaz c’est un peu leur Hischier à eux, la glace en moins. Dribbleur explosif et leader émotionnel, Luis Diaz est le moteur offensif de l’ensemble de Néstor Lorenzo. Avec le prolifique attaquant du Bayern, la troupe colombienne va sans aucun doute faire parler la poudre au pays du Coke.

La tête à claques

James Rodriguez, le milieu de terrain du Minnesota United FC. Rien qu’à le dire, on a le même vomi qui nous remonte à l’époque où Sion avait osé faire évoluer l’imbuvable Vincent Rüfli à Tourbillon. Rodriguez aurait pu être le Res de Madrid ou der König de Munich, mais sa paresse et son sens incongru de la tactique l’envoyèrent plutôt à Everton et au Rayo Vallecano, deux clubs légendaires de losers où le Colombien en profita pour gaspiller son énorme talent. Une sorte de Ben Khalifa colombien pour vous situer le gâchis.

Le conseil Guide du routard

À Bogotá, les jours de match contre l’Équateur commencent dès l’après-midi, sur les terrasses du vieux Mono Bandido qui débordent de maillots jaunes, de pintes d’Águila glacées et de supporters persuadés que Luis Díaz va devenir l’Embolo du pays. Dans les rues de Chapinero, les vendeurs improvisent des empanadas dégoulinantes tout en vendant des hectolitres de Costeña aux titubants du coin. Après un énième match nul 1-1 entre les deux équipes, les supporters se réfugient traditionnellement au Tribuna Bar où, entre salsa et un délicieux bandeja paisa, ils débattent philosophiquement sur James Rodríguez, “génie fatigué” pour les uns, “dernier poète du football sud-américain” pour les autres.

La particularité

Carlos Valderrama et sa marque de fabrique: cette énorme chevelure afro bouclée et blonde, devenue iconique dans les années 1990 (on se fait vieux!). Les fans de Montpellier l’ont même surnommée “le nuage d’or” ou “le balai magique”, parce que sa tignasse bougeait avec lui à chaque passe ou chaque mouvement chaloupé. Un artiste, un vrai de vrai. À part, Michel Aebischer, il n’en n’existe plus.

La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Notre indice EPSTEIN, « fiable » comme son homonyme, nous prévoit une Colombie en quart de finale. Pariez dès aujourd’hui !

Crédit photographique : YouTube et Commons Créative

A propos Paul Carruzzo 236 Articles
Elle est pas un peu belle notre Nati et tout le bonheur qu’elle nous amène ? Alors, Rickli et compagnie, si vous ne vibrez pas devant cette équipe, vous n’êtes pas non plus monstrement obligés de regarder. Profitez d’un bon match de hornus et foutez la paix à nos joueurs, qui comme vous, ont un joli passeport rouge à croix blanche.

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2 Commentaires

  1. -Le paragraphe sur Bento laisse à penser qu’Al-Nassr a définitivement laissé échapper le titre lors de ce match, ce qui est faux. Cricri est champion d’Arabie Saoudite et ça personne ne pourra le lui enlever, même pas un journaliste valaisan
    -Si les sbires de Cannavaro finissent 32e, ils ne seront pas éliminés au premier tour, mais en 16e. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Matt Ematic.
    Mais merci pour tout le reste, j’ai bien ri. Et les conseils guide du routard sentent le vécu

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