Après avoir joué 45 minutes (et gagné) contre la Jordanie, la Nati a joué 15 minutes (et fait nul) contre l’Australie. Scoop : si on joue 5 minutes contre le Qatar, on perdra.
Le match en deux mots
Avertissement gratuit.
L’homme du match
Dan N’Doye probablement, qui marque sur une ouverture merveilleuse de Xhaka, après avoir déjà planté il y a 6 jours contre la Jordanie.
Ceci dit, je suis peut-être le seul à penser ça, cette façon de fêter un but en « imitant » un lion, c’est malaisant tellement ça frise le ridicule. Probablement que le mot « cringe » a été créé suite à cette célébration.

La dinde du match
Cömert. Il rentre pour le dernier quart d’heure, 15 minutes dégueulasses, ressenti 1’000.
Il y a deux « détails » qui plaident contre une Suisse championne du monde : on n’a plus assez de joueurs qui évoluent dans des tous tous gros clubs, et on a des Cömert sur le banc.
L’esthète du match
Nestory Irankunda. A la 68ème minute, Xhaka est à terre suite à un contact, et ce brave homme, à trois mètres, lui dégage volontairement le ballon dans les parties. Il n’écope que d’un carton jaune et c’est pas pour dire, mais je connais des vegans qui sont moins carencés en fair.
Le moment MAGA du match
L’ambiance toute américaine durant ce match. Pas de kop, pas de fans, pas d’encouragements, pas de bruit, rien.
Le point commun entre les deux équipes
Les deux équipes ont fait un match médiocre, les deux équipes ont planté un but, les deux équipes ont fait match nul… Mais une des deux équipes a pourtant l’ambition d’aller très loin dans ce tournoi.
L’autre point commun entre la Suisse et l’Australie, c’est que les deux pays sont aux antipodes l’un de l’autre. Coïncidence, je ne crois pas.
Le chiffre à la con
75. C’est le nombre de minutes durant lesquelles la Nati a jouotté. Après un premier quart d’heure prometteur, enlevé, après s’être créé des occasions et avoir ouvert le score, on est juste passés en mode « promenade », et évidemment on s’est fait punir par une Australie pourtant bien faible. Au passage, t’as vu l’alignement de la défense sur le goal ? Celui-là, on le prenait aussi contre Curacao…
Je veux bien que ce ne soit qu’un match amical, mais je suis le seul à trouver cela inquiétant ?
L’anecdote
A tous les coups, le match contre la Jordanie a été organisé parce que la Nati jouera le 13 juin contre le Qatar. En gros, on part du principe que ma foi, ces Arabes, ils jouent tous pareil. Pis les Noirs sont athlétiques, les Jaunes se font la courte échelle sur corner, et les Rouges sont des Anglais qui ont pris le soleil à Majorque.
Si ça se trouve on a donc joué contre l’Australie parce que c’est un vaste pays, comme le Canada.
Si le match avait été une junk food
Une crêpe, sans garniture. C’est plat, une crêpe.
La minute Léonard Thurre
David Lemos tout seul au commentaire, parce que la RTS n’a même pas les moyens d’envoyer un consultant aux USA une semaine de plus… Mais on se rappelle que les deux matches de la tournée américaine il y a une année avaient été commentés en studio depuis Genève, donc on n’ose plus trop se plaindre.
Quand la droite aura enfin réussi à baisser la redevance à 75 centimes par mois, tout ça sera de toute façon commenté par une IA qui tournera avec 300 mots de vocabulaire, et tu verras qu’on finira par regretter Djourou (non, je plaisante…)
Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)
106 à 90 pour l’Autralie, donc match nul à l’échelle de cet indice. C’est bien le seul truc qui a fonctionné hier.

On aurait pu jouer contre Saint-Vincent-et-les-Grenadines pour se préparer à affronter un pays avec trait d’union.