Asunción la larme

Paris perdu pour le bunker paraguayen

Avec 37.2 au thermomètre à Philadelphie, on attendait que Dalle de ce 8ème de finale entre les artistes français et les garçons bouchers paraguayens. On n’a pas été déçu surtout que Pierluigi Collina avait commissionné un Borat ouzbèke pour venir semer le petchi au niveau de l’arbitrage. Le Comté n’était décidément pas bon surtout que les attaquants hexagonaux ont presque réussi à nous faire regretter la non-titularisation de Stéphane Guivarc’h. Malgré une résistance qui aurait fait plaisir à Jean Moulin, les Paraguayens ont heureusement fini par baisser leur Panthéon pour se faire fouetter par les hommes de Deschamps qui sont apparus pour la première fois vulnérables dans cette CM 2026. Au final, c’est un beau Paris manqué pour les Guaranís bons, ni mauvais, mais fort mauvais.

Le match en deux mots

JC Dusse.

« On sait jamais, vas-y fonce, sur un malentendu, ça peut marcher. ». C’est ce qu’à dû dire le coach paraguayen à sa troupe de Rambo ainsi que le chef des arbitres Collina en nommant l’andouille de corbeau du soir, Ilgiz Tantashev pour cette parodie de match qui a encore plus dérapé que Pascal Praud et Daniel Riolo réunis sur un plateau de CNews. Grotesque, loser, peu séduisant, Jean-Claude Dusse aurait pu appartenir à ce Paraguay-France dont on peine à trouver les maux justes pour décrire l’horreur footballistique.

L’homme du match

Bradley Barcola.

Merci d’avoir été si transparent et franchement exécrable pendant 61 minutes. En voyant sa performance, on s’est même réjoui d’avoir Aebischer dans le cadre de notre Nati pour ce tournoi outre-Atlantique. Cette nullitude permit à Deschamps de faire un choix facile et faire rentrer Désiré Doué qui a amené littéralement son nom sur le terrain : Désir et Douance (cherchez ce mot dans le dictionnaire et resservez-le à votre chef lundi matin)

La dinde du match

Si seulement il n’y en avait qu’une… En fait on a eu droit à un poulailler complet sur ce match.

  • L’Argentin Gustavo Alfaro pour avoir eu le culot de forcer son équipe à jouer tel un bunker sur les hauts d’Omaha Beach.
  • Matías Galarza qui nous a fait croire être joueur de foot, alors que c’est un voyou déguisé en catcheur prêt à distribuer impunément des manchettes à tout ce qui passe sur son chemin.
  • Le football paraguayen pour s’être déshonoré devant le reste du monde. Ne revenez plus jamais et rendez-nous le Cap-Vert.
  • Le trio Mbappé, Barcola et Dembélé. De Grands Bleus, vous êtes devenus des Glands Bleus. À cause de vous, le match est devenu ce qu’il a été.

Dans ce match flou, même Pierre Richard aurait pu jouer ce soir !

L’esthète du match

Désiré Doué.

Un slalom spécial façon Loïc Meillard et un enfourchage façon Ramon Zenhausern. Toute cette dextérité avec ses pieds pour décrocher un pénalty de raccroc qui sied parfaitement à ce match aussi intéressant qu’un discours de Christophe Darbellay un 1er Août en haut à Evolène. Des millions de gens te remercient ce soir Désiré. Sinon cette purge aurait duré encore des heures et on aurait eu droit à un remake de la Bataille de Nuremberg de 2006 entre la Hollande et le Portugal (16 jaunes, 4 rouges).

Le moment MAGA du match

Aucune civière, voiturette médicale ou hélicoptère d’Air-Glaciers ne sont apparus sur le terrain pour évacuer un coq blessé. Un miracle aux vues de la kyrielle de coups de salopards distillés par les 10 Paraguayens durant 100 minutes.

Le Père Noël paraguayen est une ordure, c’est sûr !

Le point commun entre les deux équipes

Le racisme ordinaire

Si en France, on connaît depuis des lustres toutes les outrances populistes de Marine, Jordan ou Éric, le Paraguay possède aussi des ressources naturelles (RN) pour bouffer du noir ou du « basané », auteurs selon eux de tous les maux et du déclin de leur pauvre patrie. Mais le Paraguay possède aussi son petit Adolf déguisé en ex-gardien de l’Albirroja, José Luis Chilavert. Ce pauvre type décida de sortir son Kärcher pour dégommer par des propos dégueulasses une couleur de peau qui semble incommoder son bon vivre au quotidien :  « À la Coupe du Monde 1998, nous avions affronté des Français mais en 2026, le Paraguay affrontera une sélection africaine ».

Évoluant dans la mouvance bolsonariste ou celle de notre Rickli nationale, cet inculte de Chilavert se promènera sans doute dans les travées du Lincoln Financial Stadium avec un iPhone dernier cri dans les mains (dont le lithium a été extrait de mains d’enfants au Zimbabwe) ou des Nike Air Max aux pieds (cousus par des petites menottes vietnamiennes). L’asymétrie des racistes, c’est beaucoup cela.

Un proverbe africain dit que « La couleur de la peau n’a aucune importance ; ce qui compte, c’est la couleur du cœur. » Donc, merci Johan, Dan, Breel, Manuel, Noah et tous les autres…. Vous êtes nos héros.

Le chiffre à la con

3.

Comme le nombre total de cartons distribués par le comico-incompétent arbitre Tantashev à une seule équipe durant ce match. Et vous ne devinerez jamais à laquelle ? À celle des cousins lointains nés dans des boucheries sud-américaines du style Passarella, Medel, Bedoya, Melo, Vidal ou Montero ou plutôt à celle qui nous a donné des romantiques du ballon rond français du style Zidane, Platini, Giresse, Cantona ou Henry ?

L’anecdote

Deschamps, à part caresser sa chatte, possède une autre passion. La guignolerie. À une journaliste chinoise que lui demandait en 2016 : «Votre défense, aujourd’hui plus âgée, a gagné en expérience depuis le début de la compétition ?»… Il répondit avec aplomb : « Ah bon, je ne m’étais pas aperçu qu’on avait vieilli d’un match à l’autre ! ». Puis, à une question sur l’état pitoyable de la pelouse de Lille, il balança : « Oui-oui, on ne va pas se plaindre que le ballon roule. C’est censé être étudié pour, non ? ». On peut se demander si Deschamps ne mange pas un clown au déjeuner tous les jours.

Si le match avait été une junk food

La Sopa Paraguay, façon Phillie. Malgré son nom, ce n’est pas une soupe, mais un gâteau vachement salé avec de la farine de maïs, des oignons, du fromage (un Bagnes 25 sans aucun doute) et des œufs. Ben ce match fut tout ça avec une équipe qui reste une vaste supercherie et qui ne propose que des pieds-carrés de bas de gamme et une autre qui essaie de concocter quelque chose avec ces aliments surfaits qui ne se combinent pas bien ensemble. Bref, un truc indigeste que tu ne recommanderais pas à ton pire ennemi, sauf peut-être si ce dernier est Gianni Infantino.

En Suisse, avec ces ingrédients, on aurait fait la Polenta du Chalet, façon Manzambi. Un plat qui te déborde de l’assiette mais qui finit au fond de ton estomac te procurant une délectation extatique.

Bleu, Rouge, Blanc. Même les couleurs ont déconné ce soir  !

La minute Léonard Thurre

« On aimerait que le match devienne géant, comme le gigantisme de ce complexe sportif». Si seulement les Dieux du football avaient pu entendre Stefan Renna qui s’est lamenté, tout comme nous, sur ce match à enterrer rapidement au fond de la Fosse des Mariannes. Par dépit, le légèrement acariâtre journaliste de la RTS nous procura le moment « Monsieur Jourdain » de la soirée : « Les Français ne gagnent pas leurs duels car ils ont tendance à en perdre beaucoup». Soit, mais cette approche littéraire malheureuse encouragea Marie-Laure Viola , par ailleurs très à la peine sur le plateau de cette CM 2026, à nous sortir la première phrase d’un quatrain que Rimbaud n’aurait pas renié : « Proche de minuit, proche de l’ennui ». Renna lui aurait vertement répondu :  « Cette relance sur le plateau, chère Marie-Laure, c’est pas 5 étoiles »

Le pronostic d’avant-match selon l’indice EPSTEIN (Epic Post-apocalyptic Soccer Tournament Enormous Index, North america)

Certains laissent une empreinte dans l’histoire, notre indice EPSTEIN laissera de la paperasse. Car aussi improbable qu’il soit, notre indice a de nouveau livré la marchandise. Comme son auteur qui aimait y mettre la main, on dirait que notre indice est un joli panier Guar(a)níe.

A propos Paul Carruzzo 236 Articles
Elle est pas un peu belle notre Nati et tout le bonheur qu’elle nous amène ? Alors, Rickli et compagnie, si vous ne vibrez pas devant cette équipe, vous n’êtes pas non plus monstrement obligés de regarder. Profitez d’un bon match de hornus et foutez la paix à nos joueurs, qui comme vous, ont un joli passeport rouge à croix blanche.

Commentaires Facebook

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.