L’Odyssée amère

Marmite & marmalade

Nous, quand on va au Royaume-Uni, c’est pas pour rien. En général on attend le jour le plus chaud du siècle, l’arrivée de la tempête Babet ou encore, comme cette fois-ci, l’intronisation d’un nouveau premier ministre et la mort d’une légende à quelques heures d’intervalle. Après notre instant qui trique consacré à la série documentaire Welcome to Wrexham, on s’est dit qu’on allait voir sur place de quoi il en retournait vraiment. Si les fameux transports britanniques privatisés, héritage de l’infâme Maggie, nous en laissaient l’occasion… Mais comme Hopeful Andy au moment de l’état des lieux de son nouveau studio au 10 Downing Street, on était monstre confiant au sujet de notre déplacement vers le nord du Pays de Galles. Et au pire, on ferait comme Ambitious Andy, un plan sur 10 ans.

Encore bien des transports de joie

Et on a bien fait puisqu’en ce mardi 21 juillet notre trajet fut tellement sans histoires qu’un périple London Euston-Wrexham de 2h27 sur le papier a fini par nous prendre 5h03 et deux changements de train supplémentaires dus à un problème de signalisation dans la région de Stafford. Au moins les gares du Staffordshire et du Cheshire n’ont plus de secret pour nous et on comprend pourquoi le chat local arbore un sourire si crispé maintenant. Allez, la suite en IMAX euh pardon en images:

Le trajet prévu.

Le trajet réel. Google affiche le voyage en voiture sous prétexte que c’est impossible en train. Si, si, on y était.

Le trajet ressenti. Même ChatGPT (qui ne sait à priori pas compter) y a perdu son grec ancien.

On vous met quand même notre réplique préférée entendue de la bouche d’une docte préposée à l’information vêtue d’un chasuble jaune alors qu’on était bloqué avec la moitié de l’Angleterre en gare de Stoke-on-Trent (coucou Xherdan !) lorsque, peu aidé par les affichages électroniques n’affichant que des retards indéterminés et des annulations, on a demandé quand était le prochain train pour Crewe: “It’s on the horizon, it should be somewhere in the queue !” Pénélope n’aurait pas répondu mieux à un de ses nombreux prétendants en scrutant les flots depuis Ithaque.

On ne sait pas pourquoi on posait des questions alors que tout était aussi limpide cela dit.

Il faut laisser ça aux Brits toutefois: pas une plainte, pas un soupir d’exaspération, tout au plus un haussement de sourcils intempestif qui n’était peut-être qu’un tic nerveux sans rapport avec le sinistre. Bref, on aurait cru que l’âme de Leandro Paredes avait pris possession des lieux.

On vous racontera peut-être le voyage du retour dans un prochain article de 3000 mots, mais là le thème c’est Ulysse, pas Hercule.

Mais s’il fallait vraiment vous décrire la partie entre Velars-sur-Ouche et Lausanne avec bonus accident de personne à Dijon en une image…

Le cadre

Wrexham, c’est sympa entre 9h et 17h en gros et, un peu à l’image de Gabriel Attal et Jordan Bardella, les bâtiments ont l’air très jolis de l’extérieur mais c’est tout de suite un peu la merde quand on pousse la porte. Voire même quand on tombe sur la façade la moins exposée aux regards.

L’exemple parfait de notre hôtel, côté face et côté pile. Oui, c’est vraiment le même bâtiment.

Quand vous débarquez à 17h36 un lundi et que tout est fermé à part le McDo, Tesco et la cuisine d’un ou deux pubs téméraires qui poussent jusqu’à 19h45 au mépris de toute conscience syndicale, ça pourrait tout aussi bien être 3h du matin à Yverdon au niveau de l’ambiance. Ou Manitowoc County, Wisconsin en ce qui concerne le manque de diversité ethnique (96% de blancs à Wrexham, on est déçu en bien de voir que ça vote quand même Labour) et les zonards dont la consanguinité sur plusieurs générations fait peu de doute aux abords de la gare.

Un peu de Nord Wauddois.

Quant à notre hôtel, il a effectivement de la gueule (d’un côté de la façade) jusqu’au moment où on se rend compte que les douches et les chasses d’eau de tout l’étage n’ont pas été rénovées depuis leur installation aux environs de 1066 et fonctionnent donc aussi bien que la commission des finances d’un giron fribourgeois.

La légende dit que Guillaume le Conquérant et Michel Drucker ont associé leurs efforts pour la création du design de cette salle de bain.

Bon. On ira donc dormir en puant la transpi et en ayant bien pris soin d’avoir rabattu le couvercle du trône au préalable. Dormir ? Vous le saviez vous que les mouettes ne dorment jamais et surtout ne ferment jamais leur bec de malheur ? D’ailleurs vu le bruit on se demande si on n’avait pas affaire à des goélands ou même des albatros. Quoi qu’il en soit, on ne sait pas trop ce qu’elles foutent aussi nombreuses aussi loin du fleuve Dee et de la mer d’Irlande. Fort heureusement, elles sont parfois interrompues – une fois par heure pour être exact – par les cloches stakhanovistes de l’église St. Giles qui se trouve – ô bonheur – à 600m de notre hôtel et dont le tintement est à l’idiophone ce que Lara Fabian est aux cordes vocales. Et le tout sans le moindre hydration break, 24 heures sur 24.

Tout est exceptionnel dans l’existence de ce subreddit.

Cela dit, si vous avez parfois de la peine à être objectif dans la vie (pas un truc qui nous arriverait ça), on vous recommande d’écouter les différents sons de cloche de Wrexham.

Et si vous êtes climatosceptique, allez voir à quoi ressemble un parc gallois un 24 juillet.

On rajoutera que si on peut entendre un anus qui fait feu depuis la chambre d’à côté grâce à la magie des murs en papier mâché, on peut aussi capter toutes sortes d’autres trucs, parfois plusieurs fois par nuit, selon les voisins et l’état de leur cardio.

La phrase entendue au petit déj’ qui résume la relation de tout un pays avec l’alcool

« Ne pas boire ne me pose pas de problème, mais quand je commence j’ai de la peine à m’arrêter. J’ai ouvert la bouteille de Jack et… »

Si le gars avait fait l’erreur monumentale de commander les pancakes, probablement fournis par le maçon polonais du coin, on peut toutefois comprendre qu’il ait enchaîné direct au whisky pour faire descendre le bloc de fonte.

Pénélope avait laissé une partie de son nécessaire à tisser d’époque dans la salle du petit déjeuner. Ne croyez pas qu’on brode, tout a un sens dans cet article.

Mais qu’est-ce qu’on foutait là-bas au fait ?

Franchement, on n’est plus trop sûr. Le temps de fouiller dans nos souvenirs datant d’une époque où on était reposé et sortable et… oui, voilà ! On venait voir un tournoi de qualification à quatre équipes pour la Women’s Champions League (WCL) dont la garniture féminine du Wrexham AFC était l’hôte. Enfin plutôt un tournoi qualificatif pour le deuxième tour des qualifications pour la WCL avec possibilité d’ensuite passer au troisième et dernier tour menant à la phase de ligue à moins d’être reversé en qualifications pour l’Europa Cup en cours de route. Bref, on laisse les pros de la BBC résumer tout ça dans le cas de Wrexham:

Voilà, donc en gros c’était foutu d’avance.

Oui, mais enfin pourquoi diable ferait-on plus de 11h de train entre le Pays de Vaud et le comté de Clwyd pour aller voir ça ? Franchement, si on n’a pas vu la série documentaire consacrée au club, impossible de comprendre, mais on est pédagogue, on essaie quand même de vous expliquer: au-delà de la triple promotion consécutive menant les hommes de National League à Championship depuis le rachat du club par Ryan Reynolds et Rob McElhenney en 2020, c’est assez sympa de voir certaines de ces joueuses passer d’amatrices en ligue régionale tout en étant gardienne de prison (true story) ou en faisant la plonge dans les bars du coin pour arrondir les 31 derniers jours du mois en 2021 à semi-pros et autrices du doublé Coupe-championnat gallois en 2025, tout en effectuant le premier transfert payant de l’histoire de la ligue (!) la même année. Oui, les quatre ans d’histoire de la ligue.

Si vous n’avez pas Disney + et que vous êtes quand même curieux de savoir quel est le lien entre Wrexham et le Titanic, ce que ça fait d’être la fille d’un traître à la patrie, pourquoi ces échafaudages au Racecourse Ground, ou encore qui peut bien être Shaun Winter, il y a ce lien sur lequel vous n’avez toujours pas cliqué depuis le chapeau de cet article.

Il y avait ça aussi bien sûr.

Et sinon, ça ne vous suffit pas d’assister aux exploits européens du représentant du 48e pays (sur 51, la Suisse est 13e) au coefficient UEFA, lui-même 125e (sur 130) au classement des clubs du continent ? Et même si on vous dit qu’il affronte les 91e, 95e et 97e de ce même classement (le FC Zurich, YB, Servette et GC sont respectivement 53e, 58e, 73e et 90e) ? Eh bien vous êtes difficiles !

Les adversaires

Riga FC Women 🇱🇻 

Ce qu’on en savait avant de les voir jouer:

On avait fait nos devoirs comme on dit dans le milieu.

Ce qu’on sait maintenant:

La Lettonie semble être le principal point de chute de la diaspora japonaise.

Le quintette nippon du double champion letton en titre, vainqueur de la Coupe, de la Supercoupe et de la Coupe Baltique (le tout alors que le club n’existe que depuis… deux ans s’il-vous-plaît) nous a particulièrement impressionné. Mention spéciale à Miyu Takahira (numéro 11), infatigable piston gauche de son état à l’origine de beaucoup de combinaisons gagnantes de son équipe. La native de Fuji aime l’exotisme (ou simplement le mauvais temps) puisqu’elle débarque tout juste du Fortuna Hjørring au Danemark. Un transfert qui ne nous paraît nippon ni mauvais à première vue.

Wrexham et Riga, deux équipes qui se tiennent… l’espace d’une mi-temps en finale.

Autre mention, bien que contrastée, celle de l’avant-centre-flèche sierra léonaise Kumba Brima. Rapide, puissante, pas trop maladroite techniquement, deux buts en demi-finale, le game-winning goal en finale et, malheureusement, un nombre de simulations et autres enchaînements de roulés-boulés théâtraux qui auraient fait sauter de joie Lionel Scaloni. Le problème dans le foot féminin c’est que si tu fais ça tout le temps, ça passe un poil moins inaperçu que chez les collègues masculins puisque tu es la seule. D’autant plus si ton acting a besoin de boulot avant de devenir véritablement zendayesque.

Kumba Brima la défense adverse pour la énième fois. « Si tu me lâches, je tombe ! »

Cela dit, on a vu pour la première fois lors de ce tournoi une application complète de la règle des 5 secondes avec touche accordée à l’adversaire à la clé et ça nous a fait bien plaisir.

Glentoran Women FC 🇬🇪 

Oui, c’est le drapeau de la Géorgie, celui de l’Irlande du Nord n’est pas inclus dans la base de données de notre iPhone.

Ce qu’on savait avant de les voir jouer:

Euh au moins on avait reconnu le drapeau, ce qui n’est pas le cas de l’équipe qu’on présentera ensuite. Et on était aussi presque sûr que Glentoran n’était pas une marque de whisky.

Le sponsor maillot Macron aura tenté de faire obstacle sur le flanc gauche, mais c’est Riga qui passe au deuxième tour.

Ce qu’on sait maintenant:

Les endécuples championnes de Northern Irish Football League venues de Belfast nous ont mis une sacrée NIFL: leur contingent est uniquement composé de Nord-Irlandaises. Allez expliquer d’où sort leur blason après ça:

On a quand même une vague idée de qui a fondé le club… Après France Gall, voici France Ireland.

En termes de niveau, après 90 minutes de tournoi, on s’était dit que Riga était la meilleure escouade juste devant Glentoran, qui n’aurait à notre sens pas fait tache en première division suisse. Le dernier résultat en date face à un club helvétique (défaite 0-1 contre Servette au même stade de la compétition en 2021) semble nous donner raison.

La morale de ce tournoi mitigé pour les Nord-Irlandaises ? Une Demi Vance vaut mieux que deux tu l’auras. Oui, on a déjà fait mieux, désolé.

On se souviendra aussi de ces joviales supportrices nord-irlandaises croisées au Turf, le pub du stade, qui avaient fait le voyage de Wrexham via Liverpool (comme quoi certains trains arrivent quand même parfois à l’heure) où elles avaient posé leurs valises pour le week-end histoire de ne pas manquer la finale pour la troisième place du 25 juillet à midi dans laquelle était engagée leur pote Kelly Crompton, numéro 26 de son état. Son entrée en jeu des environs de la 60e minute a d’ailleurs été accueillie par une banderole-poster du plus bel effet et des hurlements qui n’ont pas été loin de déclencher un fou-rire chez la nouvelle entrante. Le Football Vrai.

Փյունիկ Ֆուտբոլային ակումբ

Pardon, ce sera plus facile en français:

FC Pyunik Women 🇦🇲 

Ce qu’on savait avant de les voir jouer:

On n’avait même pas réalisé que ce club nous venait d’Erevan, Arménie. Loin de nous l’idée d’en faire la tête de Turc de cet article malgré tout.

Ce qu’on sait maintenant:

34 ans d’existence, 34 titres de champion d’Arménie. Ah non, ça c’est l’équipe masculine. Chez les femmes, c’est trois titres consécutifs, difficile d’en savoir beaucoup plus à part que le niveau constaté le mercredi n’est guère plus élevé que de la bonne troisième division suisse et qu’il nous semble s’apparenter à de la solide deuxième division le samedi au moment de jouer une petite finale pour du beurre Weight Watchers sans lactose. Même pas de médaille en chocolat noir à la clé.

Les gardiennes sous le mètre 75, ça peut aussi aider à mettre des caisses de buts.

Ah tiens, une autre info quand même: à en croire The Athletic, dont la couverture de Wrexham féminin est étonnamment extensive pour un média appartenant au New York Times, les Arméniennes ont gagné leurs 18 matches en route vers leur dernier titre en marquant la bagatelle de 107 buts. Ah ouais, quand même. Le niveau de la ligue doit être… euh… disons en devenir.

Bilan du tournoi ? 2 défaites en 2 matches et un goal average de 4-8. Un sacré (Ere)vent.

Le premier mais pas le dernier cadeau offert à leurs hôtesses.

On notera tout de même la présence dans les cages de la Texane Amber Lockwood (un nom prédestiné), qui faisait aux dernières nouvelles partie de l’équipe d’Angelo State University au sein de laquelle elle étudiait l’aviation. Ne nous remerciez pas pour ces infos de haut vol.

Un dernier rempart qui porte le numéro 2, c’est pas courant. Bon, vous nous direz qu’à ce poste on marche surtout.

Et le Wrexham AFC dans tout ça ?

Oh, le Football Vrai, encore lui, tout simplement.

Si vous sortez de la Coupe du monde masculine, n’hésitez pas à appliquer le paragraphe suivant sur votre âme meurtrie en guise de cataplasme.

Un exemple tout con: quand il lui a été demandé de quoi elle se réjouissait avant ce mini-tournoi, Liv Fuller, 29 ans, ancienne internationale galloise espoir, ex-capitaine du Liverpool U18 vainqueur de la FA Youth Cup contre Everton en 2014 et actuellement prof à St. Martin’s Academy à Chester, a dit: « Voir mes élèves qui ont fini leur sixième vendredi dernier dans les gradins mercredi. » 🫶

Quand tes élèves avaient oublié de te faire signer leur agenda avant les vacances.

Le niveau de jeu proposé a beau être celui d’une formation de fond de deuxième division suisse par moments et l’équipe a beau jouer la plupart de ses matches sur un terrain appelé The Rock à une dizaine de kilomètres de Wrexham, il y avait exactement 1192 spectateurs (dont deux Lettons) annoncés samedi pour les encourager lors de cette rare double apparition en quatre jours au Racecourse (« Cae Ras » en gallois). Et on vous voit venir, il n’y avait pas que la famille et les potes, même si le flocage #33 de Mikayla Cook (qui a joué comme une cheffe à défaut d’être capitaine) semblait avoir obtenu un prix de gros et le père de la capitaine (la vraie) Jodie Bartle a profité de son week-end à Wrexham pour passer au shop.

Son maillot est floqué « L. Jones » pour éviter la confusion avec Indiana.

Mais la vraie héroïne de cette équipe (en tout cas selon le narratif exploité par le documentaire de Disney +) c’est Lili Jones, 21 ans, vice-capitaine, née et élevée à Wrexham et dont le père a tragiquement disparu en 2021 (on laisse Wikipedia vous fournir les détails sordides). Si vous cherchiez encore, c’est elle qui frottait les fonds de plats dans les restos du coin jusqu’à il y a peu pour mettre du beurre dans les épinards. Il a suffi de passer devant sa peinture murale (image de tête de cet article), d’entendre les fans au stade et le commentateur local sur les highlights (« Oh Lili Lili Lili ! She’s one of our own ! ») sur son lob synonyme de 2e but de l’histoire du club en Coupe d’Europe après avoir profité de la Pyunik dans la défense arménienne pour se convaincre que Rob et Ryan n’avaient pas tout inventé.

On ne dira pas que la défense adverse était en chantier ou en ruines devant les attaques de Faye Knox (44, au centre), mais presque.

En ce qui nous concerne, outre la prometteuse avant-centre Katie Barker, venue de Newcastle en WSL2 anglaise (deuxième division) et l’internationale galloise Maria Francis-Jones, passée par l’académie de Manchester City, dans l’entrejeu, on a beaucoup aimé Faye Knox, 20 ans, beaucoup de talent et autre grande artisane de la première victoire galloise en Europe depuis 2019. L’ancienne membre de la sélection de Cymru U19 débarquée des Bolton Wanderers (cinquième division) a marqué 19 buts en 24 matches pour ses nouvelles couleurs la saison dernière et risque de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Elle est fort(e) Knox 🥁

Une victoire, ça s’échafaude sur la durée.

Le saviez-vous ?

Le dernier match européen au Racecourse datait du mois d’août 1995 quand l’équipe masculine et les Roumains de Petrolul Ploiesti s’étaient séparés sur le score de 0-0 en qualifications pour feu la Coupe des Coupes au temps où Wrexham se qualifiait pour la C2 via la Coupe du Pays de Galles, une fraude que le FC Vaduz a largement reprise à son compte de nos jours.

Ce qu’il faut hurler de temps à autre pour vous fondre dans le décor d’un stade britannique

RE-FE-REEEEE !

Une idée de thème pour un épisode de la saison 6 de Welcome to Wrexham

Avons-nous ici le meilleur nom de scène de l’histoire ?

Le résultat final

Merci Wiki !


***
Cher lecteur de foot féminin, de hockey et de tennis (entre autres), si tu as tenu jusqu’ici, tu mérites que je t’annonce mon pas de retrait, en tout cas pour un temps, en ce qui concerne ces colonnes. Tu pourras enfin souffler et lire des articles courts. Merci pour ton soutien depuis plus de 7 ans maintenant et à bientôt peut-être à la buvette de Malley, du Censuy ou encore du Stade Municipal ! 👋 

A propos Raphaël Iberg 260 Articles
"Chaque matin on prend la plume parce que l'on ne peut plus faire autrement sous peine de malaise, d'inquiétude et de remords." Maurice Leblanc

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8 Commentaires

  1. CR perd son meilleurs calemboureur et de loin mais effectivement, ne plus lire ces articles à rallonge, nous permettra enfin de retrouver un peu de temps pour nos hobbys

  2. Un “pas de retrait” du monde merveilleux des calembours ? L’Homère du foot féminin va certes nous manquer. On rêve dès lors d’un blog de voyages Lausanne-Renens, où cyclopes et sirènes côtoient le commun des lecteurs, les “Personne” comme nous, sauvés comme les compagnons d’Ulysse d’une mort médiocre par les vrais artifices du langage.

    On vous souhaite quoi qu’il en soit bon vent pendant que nos trains caca-lents bourrent l’horizon.

  3. Eh ben, c’est une page (A1 au moins, vu la longueur de tes pavés) qui se tourne! Ça nous prenait la moitié de la journée pour lire un de tes articles, mais je n’ose pas imaginer le temps que tu mettais à les écrire! Bon, tu avais des heures à passer dans le train pour ça 🙂
    Merci pour tes anecdotes et le partage de tes connaissances, le journalisme suisse-romand perd son plus grand connaisseur du foot féminin (sauf si tu as été engagé à la RTS)!

    • Un grand merci, ça fait chaud au coeur et ce malgré tout le café qui l’accable pour arriver au bout de mes pamphlets ! Haha non, pas d’offre de la RTS pour l’instant, je vais simplement me taire un moment (je ne sais pas combien de temps avant l’appel irrésistible du stylo, remarque).

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