Nous y voilà enfin : dernier des DOUZE groupes de cette Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, voici le groupe L comme Lose dont notre indice de prédiction EPSTEIN a prédit l’inintérêt absolu en en éliminant non pas une, non pas deux, non pas trois, non pas quatre… ah, si, c’est ça, quatre équipes en phase de groupe. Un groupe duquel aucune équipe n’est censée sortir, c’est donc enfin un groupe qui mérite vraiment le qualificatif lieu commun parmi les lieux communs de groupe de la mort, non ? Sans qu’on soit certains que cela vaille vraiment la peine de les présenter pour un si court parcours, voici tout de même les forces en présence.
Angleterre

La star
L’Angleterre en regorge, c’est peu de le dire. À tel point que de n’avoir gagné aucun trophée majeur avec cette ribambelle de joueurs 5 étoiles, ça devrait valoir à Gareth Southgate la prison. Tenez, puisqu’il faut en choisir un, arrêtons-nous sur le Cap’tain Harry Kane, l’attaquant de pointe du Bayern Munich. C’est lui qui a marqué le plus de buts sous le maillot anglais, et de loin (25 de plus que Rooney, en deuxième position, en près de 10 matchs de moins). Cette saison, il tourne en club à 55 buts en 49 matchs, des stats qui, s’il touche enfin le graal que l’Angleterre attend depuis 60 ans, pourraient bien lui valoir le Ballon d’Or et soigner son armoire à trophées étonnamment maigre. Il faut dire que le pauvre bougre doit bien regretter d’être resté à Tottenham aussi longtemps, lui qui a gagné son premier trophée majeur (championnat d’Allemagne) à 31 ans… comme quoi, il n’est jamais trop tard ! Alors oui, Farmers League, tout ça. Mais bon, avec plus de 500 buts en carrière, il méritait bien au moins un trophée, non ?

Oui, on sait, il aurait tout autant mérité sa place dans la section suivante. Mais avec l’Angleterre, il y a l’embarras du choix.
La tête à claques
Allons, comme le prétend l’Olympique de Marseille, droit au but (en passant quand même par des bagarres de vestiaire et quelques entraîneurs virés).
Choisir une seule tête à claques dans l’équipe d’Angleterre, ce serait un peu comme aller dans un pub londonien et choisir une bière : c’est un bon début, mais il y a tellement de variétés à la carte que c’est difficile de s’arrêter en si bon chemin. Alors pour se faciliter la vie, on a simplement décidé de vous mettre tout le onze anglais tel qu’aligné lors du dernier match officiel.
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Parmi ce beau monde, il y a notamment Jude Bellingham (tout en bas à droite), milieu de terrain du Real Madrid qui, allez savoir comment, a une valeur marchande estimée à 150 millions, marque à peu près 5 buts par saison et s’exclame « WHO ELSE ? » (« Qui d’autre ? » pour les fanatiques de Molière) à chacun d’entre eux. Mouais.
Mention spéciale également à Jordan Pickford, remplaçant lors de ce match, mais aussi Jack Grealish et Cole Palmer, deux anciens internationaux qui étaient soit blessés, soit complètement nuls, soit les deux au moment du match en question (et qui le sont aussi en ce moment, ce qui leur vaudra de ne pas participer à la Coupe du Monde), mais dont les bobines sont de véritables aimants à baffes qui semblent, au visuel, bien fonctionner.

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La particularité
Créée en 1872, c’est la plus vieille équipe nationale de football du monde. Elle a attendu presque 100 ans avant de gagner une coupe du monde, et soixante ans de plus plus tard, elle est toujours coincée avec un seul trophée majeur. Pourtant, on peut pas dire que l’Angleterre n’a pas eu le temps de s’entraîner, hein. C’est un peu comme ce pote qui a deux ans et deux têtes de plus que tout le monde en 5e primaire mais dont, sans savoir exactement pourquoi, tu te doutes que c’est pas encore cette année qu’il va la passer.
Le conseil Guide du routard
Dans la liste des sports qui réunissent ce doux mélange de hasard, de sueur, d’adrénaline et de dangerosité mortelle, le tout saupoudré d’un soupçon de vos parents qui s’insurgent d’un « Mais il faut être fou pour faire ça ! » devant leur télévision, j’aurai toujours un faible pour la course au fromage de Cooper’s Hill, près de Brockworth, près de Cheltenham, près de Gloucester, près de Bristol.
Pour ceux qui ne connaissent pas, faisons-en un fromage, pour une fois, car c’est tout simplement incontournable : 20 types aussi cuits qu’on puisse imaginer l’être, et même encore plus vu qu’ils sont anglais, se lancent du haut d’une colline boueuse à la poursuite d’une meule de 3 kilos roulée jusqu’à 100 km/h depuis le sommet et qu’ils doivent, idéalement, rattraper avant d’arriver en bas de la colline. Au fil des ans, les participants ont pris le jeu tellement au sérieux que le but de la course est devenu plus trivial : il s’agit surtout aujourd’hui d’arriver vivant au bas de ladite colline. Et tout ça pour gagner quoi, au final ? La meule ! Une meule de fromage anglais, donc, et, comme si ça ne suffisait pas, affinée dans la boue et le sang. Complètement fou, non ? Allez, on s’en passe un extrait, juste pour le plaisir des yeux (âmes sensibles s’abstenir).
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Ah ! Et pour ceux que ça intéresse, l’hiver, je regarde juste du ski alpin. C’est à peu près pareil, sauf que les types y vont un par un et que le seul fromage qu’il y a au bout, c’est un hot fondue vendu 18 francs 50 dans l’aire d’arrivée.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
Première des quatre équipes éliminées du groupe L par notre indice EPSTEIN avec une 34e place, l’Angleterre n’en demeure pas moins la favorite à l’une des deux places de qualification directe de ce groupe (puisque, n’en déplaise à notre indice fou, il faut bien qu’il y en ait), et même l’une des favorites à la victoire finale.
Mais bon, ça reste l’Angleterre. Autrement dit, l’une de ces équipes sur laquelle aucun homme sain d’esprit ne mettrait un peso dans n’importe quelle compétition, fût-elle la seule à y participer. Notre pronostic ? La classique : défaite en finale, après un parcours poussif sans jamais convaincre face à une opposition étonnamment faible. Sans aucune hésitation.
Croatie

La star
Comme de nombreuses autres équipes de cette Coupe du Monde, la Croatie a son ancienne gloire en quête d’un dernier frisson en la personne de Luka Modric, le Juan Martin del Potro du football puisqu’il a réussi à gagner un Ballon d’Or dans une décennie ou Ronaldo et Messi ont raflé les douze autres.
Mais attention : la Croatie a aussi de jeunes arguments à faire valoir. En défense, par exemple, où Luka Vuskovic (19 ans), du haut de ses 1m93, a compté près de 30 titularisations du côté d’Hambourg et planté 6 buts. Après une belle saison, il espérera sans doute marquer le coup en Coupe du Monde pour ne pas devoir retourner de son prêt dans le plus grand stade de deuxième division au monde – à Tottenham, s’entend. Et au milieu, il y a Petar Sucic, 22 ans, auteur lui aussi d’une saison pleine avec plus de 30 apparitions et un titre de champion d’Italie à la clé avec l’Inter Milan. Lui se fait sans doute moins de soucis, puisque son contrat court jusqu’en 2030.
La tête à Caleta-Claques
Rien de particulier contre lui, qui n’a ni les oreilles de Gholizadeh ni la coupe de cheveux de Grealish. Non, le défenseur Duje Caleta-Car se signale surtout par ses capacités d’adaptation, à ce qu’il semble. Auteur d’une saison tout à fait correcte dans le club tout à fait correct de la Real Sociedad de Saint-Sébastien (qui a même remporté la Coupe d’Espagne), mettez-le à l’Olympique de Marseille, et ça donne ça.
Capacité d’adaptation, qu’on disait. Fort avec les forts, nuls avec les nuls. Pour rappel, c’est le but qui a éliminé l’OM en demi-finales de Conference League en 2022.
La particularité
Qualifiée en finale en 2018 avec une cote pour la victoire du trophée à près de 35, la Croatie est l’une des plus belles surprises de l’histoire récente de la Coupe du Monde. Elle est en effet le deuxième plus petit pays à s’être jamais qualifié pour la finale d’une Coupe du Monde, et le deuxième le moins peuplé. Tout ça pour finir deuxième. Cruel.
Le conseil Guide du routard
Le problème des destinations croates est sensiblement le même que celui de leurs joueurs de foot : les noms ont tendance à accumuler les consonnes au détriment des voyelles et à répartir celles-là ma foi assez inégalement entre celles-ci. Mais bon, si cela ne vous rebute pas, selon le type de voyageur que vous êtes, vous pourrez, en Croatie, survoler avec votre dulciné(e) l’ « île de l’amour » de Galesnjak (ci-dessous), traverser, Hum, la plus petite ville du monde (30 habitants, et non, je n’étais pas en train d’hésiter, c’est juste, Hum, le nom de la ville) et contempler la plus longue muraille d’Europe (celle de Peljesac).

La prédiction selon l’indice EPSTEIN
La Croatie pourra-t-elle rééditer l’exploit d’atteindre la finale de Coupe du Monde comme en 2018 ? Non, répond tout net l’indice EPSTEIN. Et on ne peut pas dire qu’on ne soit pas d’accord avec lui. Mais elle devrait malgré tout passer ce groupe, pour aller s’échouer quelque part entre les seizièmes et les huitièmes de finale.
Ghana

La star
Si vous disposez dans votre équipe du meilleur buteur du championnat mais que cela ne suffit pas à décrocher la première place, vous faites quoi ?
A. vous réfléchissez à une façon plus cohérente de construire votre équipe
B. vous virez l’entraîneur
C. vous virez l’entraîneur sportif
D. vous tentez de corrompre le corps arbitral et/ou les instances de la ligue (ou d’augmenter la somme que vous leur versez déjà cas échéant)
Perdu, la bonne réponse était : acheter le deuxième meilleur buteur du championnat.
C’est en tout cas l’option choisie par Manchester City en janvier 2026 : engager pour un montant ronflant (comme le sont souvent les montants pour ce club) Antoine Semenyo pour seconder l’OVNI Erling Haaland. Forcément, depuis, l’ailier ghanéen a découvert que Manchester City avait déjà adopté cette technique avec quatre ou cinq autres attaquants dans le passé, et, la faute à la concurrence, il a reculé à la quatrième position du classement des buteurs de la Premier League. Il n’en restera pas moins le joueur à suivre de son pays cet été pendant plusieurs semaines, yo.
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La tête à claques
Dans une équipe qu’on surnomme les « Étoiles Noires », il n’y a qu’une seule tête à claques possible.
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Ce qui est d’autant plus inquiétant, c’est que de plus en plus de leaders politiques des principales puissances mondiales lui ressemblent, que ce soit physiquement ou idéologiquement.
Bon, et de toute façon, si on en avait vraiment mis une issue de l’équipe u Ghana, tout le monde aurait encore crié au racisme.
La particularité
C’est peu de dire que celle-ci, on a du aller la chercher loin. Le Ghana est le pays le plus proche au monde du fameux point (0;0), comprenez le point de la planète situé à 0 degré nord et 0 degré est. Comme ce point est situé au beau milieu de l’océan, difficile d’aller vérifier ce qui s’y passe et pourquoi on a déterminé tout à fait arbitrairement que cet endroit précis mérite d’être aussi nul, même si je gage qu’il y a sûrement une raison passionnante pour laquelle ce point zéro est situé là. En bref, de quoi prévoir une belle série de 0-0 à venir.
Le conseil Guide du routard
Faites-vous y enterrer. Voilà une phrase qu’on n’aurait jamais pensé écrire. Contexte.
Si vous avez moins de trente ans ou des enfants de moins de trente ans, vous vous rappelez peut-être, sans le savoir, des Dancing Pallbearers, un groupe de porteurs de cercueil ghanéen qui a fait le tour d’internet pour ce genre de séquences.
C’est qu’au Ghana, on ne prend pas les enterrements à la légère. Il s’agit de marquer le coup : on chante, on danse, on fête, et on remet même les sarcophages à la mode, avec une touche XXIe siècle tout simplement géniale. Alors si vous voulez quitter en beauté ce monde de brutes (dans une Nike Air Max, par exemple, article à l’appui) et que vos proches s’éclatent à votre enterrement, choisissez le Ghana.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
Si vous avez bien suivi cet article voire, osons-nous espérer, les précédents, vous commencez à comprendre où on veut en venir. Non, notre indice EPSTEIN n’aime pas ce groupe L, puisqu’il voit chacune de ses quatre équipes prendre la porte en phase de groupe. Le Ghana terminera ainsi entre la Croatie et le Panama à la 39e place de ce mondial. En gros, une petite victoire 0-0 contre l’ancien colon anglais, deux défaites 0-0, et on rentre à la maison avec un zéro pointé.
Panama

La star
Nous y voilà. Comme à chaque groupe, plus l’on progresse, plus l’on se rapproche de cette équipe issue du chapeau numéro 4 et pour laquelle on est souvent bien en peine de citer une star, principalement pour la raison que nous n’avons pas le bonheur ni le temps de suivre le championnat d’Irak, de Nouvelle-Zélande ou du Cap-Vert. Le problème, c’est que l’équipe du chapeau 4 du groupe L, elle vient en fait du chapeau 3. Vous suivez ? Eh ! Oui, les joies d’une Coupe du Monde à 48 équipes.
Bon, mais Haïti avait une colonne vertébrale intéressante, la Nouvelle-Zélande… un parcours de qualification un peu trop facile (Avec une « finale » contre la Nouvelle-Calédonie – ils nous ont au moins évité la présence de DEUX équipes françaises au Mondial, alors passons). Et le Panama ? Disons que le Panama a au moins une bonne hanche : le latéral Amir Murillo. Mais de là à parler de star, bon, disons que le bonhomme était considéré comme indésirable à l’Olympique de Marseille. Voilà. Alors disons plutôt que le Panama a une hanche pas trop mauvaise.
La tête à claques
Pour un peu, je me sentirais coupable de le balancer dans cette section, parce qu’il a bonne bouille. Mais avec son nom tout droit sorti d’une comédie espagnole du XVIIe siècle, et un visage au croisement entre Marouane Fellaini, Ben Stiller et Bob Marley, Adalberto Carrasquilla y mérite amplement sa place. Simplement, de toute la liste des têtes à claques que l’on a eu le bonheur de citer jusque-là, ce n’est pas lui que je claquerais le plus fort si j’en avais l’occasion, et de loin.
La particularité
Deux étoiles sur le drapeau, oui, mais pour ce qui est du maillot, il faudra sûrement encore patienter. Il faut dire que le Panama n’en est qu’à sa deuxième participation à la Coupe du Monde et attend toujours son premier point sur la plus grande scène du football international. Sa première participation, c’était en Russie (2018), et elle s’est soldée par un zéro pointé avec deux buts marqués, onze encaissés, et la trente-deuxième place du classement (sur trente-deux, c’était le bon vieux temps). Quant à nous, on commence à croire à la prédiction de notre indice EPSTEIN pour ce groupe L.
Le conseil Guide du routard
Vous aimez le soleil ? Question rhétorique. Détester le soleil, c’est un peu comme détester la France. Il est là, qu’on le veuille ou non, et on ne peut rien y faire. On en a même quand même un poil besoin pour vivre. Bon, en revanche, si vous aimez le soleil, alors sachez que le Panama est le seul pays au monde où vous pouvez, la même journée, du même endroit, le voir se lever sur un océan (l’Atlantique) et se coucher sur un autre (le Pacifique). C’est donc le pays du soleil levant ET couchant. Ou quelque chose comme ça.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN
Des quatre équipes éliminées de ce groupe L, c’est peut-être celle dont on est le moins tentés de contester la prédiction de notre indice EPSTEIN (41e place). Mais bon, au vu de toutes les folies qui entourent déjà cette Coupe du Monde 2026, et les douze groupes (d-o-u-z-e) désormais passés en revue, il n’y a plus qu’à laisser place au jeu et espérer qu’on se sera trompés autant que possible mais aussi peu que nécessaire.
Crédits:
https://en.wikipedia.org/wiki/Harry_Kane
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cole_Palmer
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cole_Palmer
https://en.wikipedia.org/wiki/Gale%C5%A1njak
https://en.wikipedia.org/wiki/Palpatine

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